Be Ranci 2019 (1): les échos du rancio en Espagne !

Lundi 28 octobre dernier à « Cent mètres du centre du monde » avait lieu le  deuxième salon des vins oxydatifs Européens. Après le succès de la 1ère rencontre de juin 2018, l’édition 2019 se voulait ambitieuse. Personne auparavant n’avait eu l’idée d’organiser un événement international sur ce thème, Be Ranci l’a fait et, avec un certain succès, s’il faut en croire l’ami Michel Smith, qui écrit: Lundi s’est achevé l’un des salons-vins les plus originaux de la planète, faisant de Perpignan la capitale de la «rancitude».

Quand les Rancios secs du Roussillon reçoivent des producteurs de vins oxydatifs venus de France, d’Espagne, d’Italie, de Grèce, de la  Hongrie, et du Portugal ça donne des témoignages d’un long passé paysan, des saveurs de patrimoine ! Ce qui rapproche tous ces vins, c’est une pratique ancestrale, les procédés d’élaboration fondés sur un élevage en milieu oxydatif, le temps…Ce Salon a permis de confronter des cultures, des usages, de faire de merveilleuses rencontres, la MAGIE DE L’OXYDATIF a opéré, outre les Rancios catalans, nous avons pu déguster d’authentiques joyaux dans l’univers des vins oxydatifs secs européens !

Le rancio sec et ses cousins…je commencerai par Le Rancio Sec en Espagne hors Catalogne (volet 1), suivra Le Rancio sec du Roussillon et de Catalogne (volet 2), le Rancio et son écho dans le reste de la France et de l’Europe (volet 3) !

Les échos du rancio sec en Espagne

Rueda

Dans cette partie de la Castille-Léon, une petite poignée de producteurs a récupéré une tradition presque éteinte, celle de produire des vins rancios exquis.

Bodegas Hijos de Alberto Gutiérrez

La famille Gutierrez a maintenue depuis les années 40, une méthode traditionnelle de vieillissement oxydatif en bonbonnes exposées au soleil pendant un an, suivi d’un vieillissement en soleras, préservant ainsi la mère de plus de 70 ans et ça donne “El Dorado”, un 100% verdejo!  Le résultat ne peut pas être plus intéressant et évocateur: des notes de noix mêlées à des touches de liqueurs de différentes saveurs, une acidité surprenante qui équilibre les sensations douces, amères et très longues. De grande persistance. Un spectacle.





Bodegas Menade

C’est le domaine des frères Sanz, Richard (viticulteur), Marco (technicien en viticulture) et Alejandra (responsable des exportations et de la communication). Depuis 2005, ils produisent des vins à Rueda dans le but de retrouver l’authenticité des cépages Verdejo, Sauvignon blanc, Viura et Tinta de Toro. Dans leur gamme, 2 vins oxydatifs: « Adorado et Sobrenatural »

Voici ce qu’ils en disent. D’abord, lAdorado: «Lorsque le vin était un aliment, lorsque il racontait l’histoire des vignerons de la région de Rueda, lorsque le vignoble était un enchevêtrement de vieilles vignes de Verdejo et de Palomino, Adorado est né, en 1967 ! Un vin élaboré à partir de la technologie la plus austère, les mains. Le vin a été muté avant le début du vieillissement en fûts. Chaque année, il recevait une petite potion de rajeunissement, sous un voile de fleur, avec le système de criaderas et de soleras. Il est finalement devenu rancio, oxydé, mais c’est ce qui fait sa grandeur. La Solera d’Adorado date de 1967, mais le premier tirage a été effectué en 2018 Adorado est le vin de mon grand-père, de mon père, des enfants … De la famille Sanz.»

Et voici mon commentaire: Robe ambrée. Style « rancio » ou oxydatif. Arômes de voile, noix, fruits secs. Spectaculaire ! Un vin plein de sensations en bouche. Fin, structuré, salin, rond, très complexe et équilibré. Il est Adoré !

Les Sanz, à nouveau, à propos du Sobrenatural: «C’est un blanc de Verdejo qui est élevé pendant plus de trois ans. Sans ajout de soufre, vieillissement oxydatif pendant 30 mois en cuve et en fût de chêne usagé. Mise en bouteille pendant au moins 6 mois avant la mise sur le marché.»

Et mon commentaire: vieil or,  notes minérales rappellent les sols humides. Arômes de fruits, comme la pomme mûre; et des pommes crémeuses, à la crème pâtissière et grillées. Très volumineux et onctueux bien que la finesse soit son plus grand attribut. Parfait équilibre entre la sensation douce et la salinité très subtile. Un vin infini qui représente la nature dans sa forme la plus pure.

Photos Mathilde Hulot

Alicante

Bodegas Monóvar (MG Wines)

Le Fondillón 50 ans est joyau œnologique centenaire exclusif de la DO Alicante, qui compte cinq siècles d’histoire : C’est un vin muté qui a vieilli dans des fûts centenaires de chêne américain sauvage construits au 19ème siècle. Né d’une sélection de  mourvèdres, surmûris de vieilles vignes situées sur les pentes ensoleillées du Vinalopó, et, d’une sélection de soleras de plus d’un demi-siècle, il offre une personnalité exubérante. Son arôme provocant et sa saveur persistante font que le temps s’arrête pour que nous prenions conscience du plaisir de profiter du moment présent. Singularité et l’exclusivité… Il génère des attentes sans précédent, en apportant des images du passé.

Castille La Manche 

Uva de Vida

Un petit domaine familial et artisanal créé et dirigé par une femme, Carmen López Delgado. Avec son mari, Luis Ruiz Martín, ils élaborent des vins naturels à Santa Olalla (Toledo), à base du Graciano, un cépage autochtone. Des vins qui transmettent la vivacité et l’énergie d’un vignoble cultivé selon les principes de l’agriculture biodynamique. Carmen travaille avec la figure du Mandala: « C’est une représentation géométrique de notre vignoble, ce diagramme complexe représente les vibrations énergétiques du lieu. Pour ce faire, nous partons de la latitude dans laquelle nous nous trouvons (latitude 40) et nous l’utilisons dans nos étiquettes pour protéger le vin au moyen de symboles. »  Leurs vins, UVA DE VIDA, Esencia Oxidativa, maceración pelicular,- UVA DE VIDA, Esencia Oxidativa,  à base de raisins Graciano, cépage autochtone, avec un vieillissement oxydatif laissant environ 20% de la barrique sans ouillage, sont impressionnants d’équilibre et de beauté. Difficiles à décrire tellement ils sont inhabituels à nos palais, mais en les goutant, on ressent une grande émotion. C’est l’impression générale que m’ont transmis beaucoup de dégustateurs.

Photos Mathilde Hulot

Andalousie

Cette région à l’une authentique culture d’oxydatifs était bien représentée sur Be Ranci, avec des vins de Montilla Moriles et de Jerez.

Les Montilla Moriles d’Alvear

Fondée en 1729 c’est la bodega la plus ancienne d’Andalousie. Tous ses vins sont élaborés à partir du cépage Pedro Ximénez, le meilleur héritage de Montilla. Le Fino Capataz  provient de la plus vieille solera  de la cave qui, malgré son âge, garde toujours le voile. Il est racé, plein, sec, savoureux et légèrement amer. Grande persistance finale. La Criadera est un très vieux Fino (plus de 12 ans de vieillissement biologique), dans lequel à la fin a commencé un vieillissement oxydatif  (sans voile de fleur). C’est donc un Fino qui pourrait aller à l’amontillado. Très élégant. Sec, expressif et puissant. Avec des notes salines  qu’il tient de la concentration due à son vieillissement prolongé. Un oloroso élaboré de la même façon que les Fino mais avec la particularité qu’ici l’élevage se fait uniquement par oxydation et non d’une façon biologique sous voile.  Arôme intense et profond, avec de légères notes  de raisins secs provenant du PX. En bouche,  senteurs boisées très élégantes, très long avec de légères nuances douces  et des notes de noisettes et amande grillée. Très persistant,  notes douces du PX qui participe à  son élaboration.

Les Montilla Moriles des Bodegas Robles

Les Bodegas Robles ont été crées en 1927. A la fin des années 90, la troisième génération, Pilar et Francisco Robles, a pris la relève. Partisans d’un retour en arrière, ils ont décidé d’appliquer les principes des grands-parents tout en utilisant la meilleure technologie disponible aujourd’hui. C’est précisément ce qu’ils ont trouvé dans l’agriculture biologique. Leurs vins sont des produits identitaires et exceptionnels.

De leur Fino, parfumé, à la fois délicat et puissant avec ses arômes  de fruits frais qui lui gardent toute sa jeunesse, associés à des notes légèrement oxydatives,  d’amandes, et des senteurs méditerranéennes, à leur Amontillado qui est un vin de caractère, au nez, il est intense, avec des arômes de noix et légèrement épicé, laissant une sensation de douceur. La bouche est ronde, suave et en même temps légèrement amère,  intense et longue. Très bon. Dans le film Le Festin de Babette, l’amontillado est servi avec de la soupe de tortue. Quant à leur Oloroso, puissant et harmonieux. Gras et délicatement suave, bien que sec, frais, gourmand et avec une subtilité aromatique croissante. L’alcool passe inaperçu  ce qui donne un vin doux et très aromatique qui laisse un très long souvenir.

Les Jerez de William Humbert

C’est Paola Medina Sheldon, deuxième génération de la famille Medina, qui possède Williams & Humbert, qui devait être présente. Un problème d’avion l’en a empêchée, mais les vins, eux, étaient là. Pour Decanter, Williams & Humbert « symbolise la Sherry Revolution » et le travail de Paola Medina permet de « savourer le vin de Jerez comme vous ne l’aviez jamais imaginé auparavant ». Directrice technique et vinificatrice de la cave, elle a réalisé son projet de millésimer les Jerez. Nous avons pu en goûter 2, leur élevage mérite une explication. A la différence des Jerez traditionnels, le système de vieillissement n’est pas celui des  « Solera et Criaderas », c’est une exception puisqu’il s’agit de vins issus de vieillissement statique, c’est-à-dire que lors  des récoltes 2010 et 2015  des moûts ont été sélectionnés, ils ont fermenté à 22ºC et été fortifiés seulement à 15º5 avec de l’alcool biologique et au fil du temps spontanément en raison de la présence de levures de flor dans l’environnement, ils ont développé naturellement le voile. Il s’agit donc d’un vieillissement statique pendant 3 ans pour le premier et 9 ans pour le second en fût de chêne américain de 600L. «Ce vieillissement statique permet de profiter de millésimes uniques et irremplaçables. Des vins uniques et différents, qui reflètent la récolte de l’année et ses conditions climatiques particulières et qui contiennent l’essence de notre terre, de notre vignoble et de notre histoire.»

Collección de añadas Williams, Fino añada 2015 ecologico en rama, ce Fino est issu d’une sélection de raisins bio d’un parcellaire, le Pago de Burujena, d’une couleur jaune pâle, aux arômes frais et pointus, en bouche, il est sec, très minéral, élégant et avec une structure très équilibrée. Fino añada 2010 Jaleo (0,5L),  Jaleo, un nom lié au chant flamenco comme il est d’usage pour ces vins à édition spéciale et très limitée, a été mis en bouteille en janvier 2019, (non filtré avant la mise en bouteille). Dans ce cas, les raisins  proviennent de vieilles vignes des Pagos de Aina et Carrascal, de la récolte 2010. Couleur or, arômes très expressifs rappelant les fleurs blanches séchées, pointues, la bouche est sèche, élégante, avec des notes de boulangerie et de vieillissement biologique, très onctueuse et très longue. C’est délicieux, le vin offre une classe superbe alliant puissance avec finesse et un palais pointu. Zoilo Amontillado 12 años, entre l’or et l’ambre, avec des reflets lumineux. Arôme intense et caractéristique rappelant le Fino qu’il a été avec des notes d’amandes et de noisettes. Très sec, jolie acidité, frais et velouté. Très persistant, agréable et généreux. Vin extrêmement expressif.

Les Jerez d’Emilio Hidalgo

Chez Hidalgo, les plus anciennes soleras qui contiennent des oloroso, palo cortado et pedro ximenez d’exception, datent de la seconde moitié du XIXème siècle. Juan Manuel M. Hidalgo membre de la cinquième génération de cette bodega familiale!  De La Panesa, un fino extraordinaire élevé sous voile pendant un minimum de 15 ans dans une soléra qui a débuté en 1961. C’est le nom de l’une des parcelles de ce domaine familial. Couleur jaune doré à or, lumineux; nez de l’évolution biologique, touches herbacées, tourbées. En bouche, il est plein, onctueux, frais et puissant avec des notes amères en finale. Très persistant. El Tresillo 1874especial amontillado viejo, chaque bouteille contient une infime partie de ce premier millésime, 1874, date de lancement de la solera. C’est un amontillado d’une exceptionnelle puissance et finesse. Un nez d’une grande complexité mélangeant des notes d’épices, de fruits secs, de zestes d’orange,  et de bois exotique.  Puissant, vineux mais frais et suave,  et très long. Authentique et unique, il a fait l’unanimité sur le salon. Villapanés Vin emblématique de cette cave c’est un Oloroso mature un vin d’une grande élégance et structuré, un vin d’une énorme personnalité, structure et persistance etracé. Vin non stabilisé. Couleur ambre foncé, acajou d’orange, limpide. Arôme chaud, rond et onctueux, plein. Noix, vanille. Bouche large, charnue, sèche. Marqués de Rodil est un palo cortado MYTHIQUE. Cette cuvée passe en moyenne plus de 15 ans en élevage à la bodega, dont la moitié sous voile, comme un fino. Ce vin singulier est le résultat d’une bonne combinaison des systèmes de Criaderas et Vintages et d’un choix méticuleux de vins de leur cave « Privilegio, la majorité étant des millésimes anciens. D’une extraordinaire complexité aromatique, de belle puissance et d’une grande longueur en bouche, avec une remarquable fraîcheur saline. Couleur cuivrée et lumineux. Nez complexe de  noisette, noix, feuille de tabac, fruits givrés, ainsi qu’une légère touche minérale. Bouche fraîche, large et chaude, très persistante.

Fernando Angulo

Alba Viticultores : l’ovni andalou comme l’appelle Sonia Lopez Calleja.

Fernando Angulo, ex importateur de Champagne, et sa femme Carmen Caballero, ingénieur agricole, font vivre une autre idée des vins andalous, loin de la masse des vins trafiqués ou des standards de la région, qui tentent de survivre dans un marché en crise. Leurs vins naturels oxydatifs, avec ou sans voile, sont, à proprement parler, indéfinissables, mais ne laissent personne indifférent. On est intrigué, agréablement interpellé, perdu, sans ses repères, poussé hors de sa zone de confort et… séduit ou encore perplexe ». Comme le grand maître Alvaro Giron dit de lui, « Fernando Angulo est une roseraie dans le vignoble ». Depuis des années, il recherche les liens entre les vins de Jerez et les vins de Champagne et autres grands blancs du monde (Loire, Bourgogne, Jura…), et il crée l’axe Champagne-Sherry, qui devient le sien. Il travaille d’arrache-pied pour souligner à nouveau l’importance du sol, du vignoble, du raisin et de sa symbiose magique avec le microclimat, le sous-sol, la flore microbienne…

«Je suis intolérant à la Manzanilla commerciale » dit Fernando Angulo. « Aujourd’hui, ils y ajoutent beaucoup d’alcool, plus de tartrique et de gypse sulfureux et elles sont généralement super filtrées. Les Français sont très en avance sur nous, en particulier dans les vins naturels. Je crois qu’ici et dans le reste de l’Espagne, on peut faire des meilleurs vins que ces vins industriels. Bien sûr, les conditions nous sont favorables. » Pour Fernando Angulo, cette croyance est un défi: « Je veux tester et décider si je vais élaborer un mousseux ou si je laisse la fleur ou non en fonction du vignoble et du millésime… », explique-t-il.

Fernando Angulo, photo Mathilde Hulot

Mario Rovira

Mario veut révéler la merveilleuse diversité de l’albariza à travers ses vins. Mais je vous ai déjà parlé de lui! Lui aussi recherche la présence et la personnalité du terroir face aux notes biologiques habituelles de Jerez. Ses trois blancs sont tous issus du Palomino fino à 100%, mais de différentes parcelles ; les trois sont secs, élaborés sous voile, à la manière des vins de Manzanilla, mais non fortifiés; l’élevage et les sols les différencient. En réalité, l’élaboration de vins blancs non fortifiés était une tradition. Lorsque l’on cherche à produire ce type de vin, le vignoble acquiert une importance particulière. Il faut diminuer les rendements par hectare considérablement pour pouvoir concentrer les arômes https://les5duvin.wordpress.com/2018/11/22/la-trilogie-des-toscas-de-mario-rovira-roldan/

Et, ça n’est qu’une infime vision de la richesse oxydative de l’Espagne!

Petite anecdote pour terminer: un journaliste perpignanais nous faisait remarquer que les vins oxydatifs n’attirent pas le public, le mot oxydatif étant à ses yeux, un terme péjoratif. Nous avons aussitôt converti le mot en SEXYDATIF – de quoi attirer les foules!

Photo Mathilde Hulot

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols





 

6 réflexions sur “Be Ranci 2019 (1): les échos du rancio en Espagne !

  1. Moi j’aime bien la Manzanilla. Même celle des grands groupes. Même la Manzanilla « commerciale », comme la qualifie M.Angulo. Il a bien entendu le droit de concevoir le vin comme il l’entend, et de vinifier comme il l’entend, mais je suppose que les consommateurs, dont je suis, ont également le droit d’aimer les produits commerciaux, non? Le fait qu’un grand nombre de gens les aiment (c’est la définition en creux de commercial) est même plutôt pour moi une sorte de label de qualité. Il me semblent avoir le droit au respect, au moins autant que des vins du genre « les puristes parlent aux puristes » – qu’en pensez-vous?
    Le monde du vin finit par ressembler à la politique, où il se trouve toujours quelqu’un pour laver plus blanc, plus écolo, plus national, plus régional, plus pur; ou plus extrême…
    Et à propos des sherries millésimés, j’ai eu l’occasion de déguster sur place des Anadas assez anciennes de Gonzalez Byass, je n’ai pas l’impression que c’est un phénomène très nouveau.
    A part cela, bravo à Be Ranci, qui donne un éclat bien mérité à des produits qui mériteraient d’être mieux connus, quitte à devenir commerciaux, au sens noble, bien sûr.

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  2. A mon humble avis, il y a de la place pour tout le monde, et loin de l’Andalousie, on a le droit d’aimer les Manzanillas commerciales, mais il est plus qu’intéressant aussi d’avoir une vision « plus terroir », c’est autre chose, et les deux peuvent co-exister. Mais je comprends la réaction de Fernando, les rendements, le mépris du vignoble, les additifs…il se peut que nos palais aient été formés à ça, mais parce qu’on ne nous a jamais proposé autre chose. Pour juger, il faut avoir gouté! Quand aux Finos millésimés, non, ça n’est pas la tradition, Gonzalez Byass a suivi William & Humbert et si je ne me trompe pas, les premiers datent de 2010 et Fino de Añada 2011, mais à vérifier! MLB

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    1. J’ai retrouvé cette mention à propos de Gonzalez Byass sur le site anglais Sherry Notes:

      « Oloroso Añada 1964 was released in 1995 and it was only the third vintage ever to be released by the bodegas, after the 1963 and 1966.

      González Byass is the most important producer of vintage sherry, alongside Williams & Humbert.

      Production methods are clearly different from the traditional solera maturation: each barrel is maturing separately and sealed by the Consejo to ensure it is not mixed with other wines. The biggest challenge is not to let the wine evaporate too much. The añada concept was still widely in use until the early 20th century, but it then largely disappeared for several decades ».

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  3. georgestruc

    Ce salon est celui qui, depuis de nombreuses années, m’a généreusement fourni le plus de découvertes, d’émotions, de joies conviviales, de dialogues passionnés ; en bref, de la jubilation.

    Quelle variété extraordinaire dans les profils aromatiques et les touchers de bouche de ces vins de la grande famille des « oxydatifs ». Qui plus est, aucune ostentation ; des vins provenant de caves dans lesquelles règne une microflore spécifique ; une belle alchimie entre le vivant et la matière. Une complicité vigneronne très attachante.

    Aucun des vins dégustés n’était perché et ne coquerinait bruyamment ; discrétion, complexité, confidences, invitation au voyage dans le cœur du vin et des lieux de production, aimables sollicitations à se diriger vers la strate des mets avec lesquels les assembler.

    Immense merci, Marie-Louise, pour votre implication et la « foi » quasi maternelle avec laquelle vous aidez ces vins à trouver grâce auprès des œnophiles.

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  4. Oui, merci Marie-Louise d’animer avec passion ce salon original.
    Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié les finos d’Emilio Hidalgo et ceux de Williams & Humbert, notamment le superbe millésime 1990 « En Rama » mis en bouteilles en janvier 2019 dont on a pu apprécier la matière.
    Reste qu’il m’aurait fallu 3 jours pleins pour tout apprécier de ce salon !
    Michel Smith

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