Retour de Chasse is « Vegan Friendly »

Si vous lisez régulièrement ce site, vous savez que je n’ai aucune affinité avec le veganisme, surtout quand il s’impose plus ou moins subrepticement dans le vin. Quand une minorité dicte la façon d’élaborer un produit apprécié bien au-delà de cette tendance. Quand le plus petit commun dénominateur devient la règle.

Je ne vais pas refaire l’article – et je précise encore, à l’attention des plus sectaires, que je laisse à chacun le droit de manger et de boire ce qu’il veut, tant qu’il ne m’empêche pas d’en faire de même.

Mais je me dois d’attirer votre attention sur une cuvée trouvée sur un site anglais qui met en avant une liste de vins « vegan friendly »; parmi eux, il y en a un dont le producteur (français) a envoyé au site la notice suivante:

« Nous vous confirmons que nous n’utilisons aucun produit d’origine animale pour la fabrication de nos vins. »

cuisiner-le-gibier.jpg

Là où cela devient drôle, c’est quand on lit le nom de la cuvée: « Retour de Chasse ».

Hervé Lalau

6 réflexions sur “Retour de Chasse is « Vegan Friendly »

  1. pax

    George Orwell a dit « qu’il y a des personnes, comme les végétariens ou les communistes, avec lesquels il est impossible de discuter » La liste des gens affecté par ce blocage – et dépourvu du sens de l’humour concomitant – ne cesse de croître.je crains qu’il ne faille y ajouter les partisans des prétendus « droits » des animaux.

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  2. David Cobbold

    La sagesse d’Orwell continue à m’impressionner. Merci à Pax pour ce rappel !

    Hervé, j’avais aussi vu un vin dont j’ai oublié le nom et qui, sur son étiquette faciale, mentionnait (« Vegan friendly », ou l’équivalent) et dont la contre-étiquette mentionnait que le vin en question allait très bien avec des grillades (de pissenlit peut-être?).
    Le ridicule ne tue pas.

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  3. Hervé, avec les vegan il ne s’agit pas de la composition du vin mais de tout ce qui permet son élaboration. Ainsi, travailler ses vignes au cheval, étant de l’exploitation animale, revient à s’interdire ce label. Et je ne parle pas de la biodynamie qui a recours à toutes sortes de préparations mêlant allègrement matières végétales à divers organes animaux, et ne saurait donc produire des vins vegan.
    D’ailleurs un collage bien fait, suivi d’une bonne levée de colle, élimine toute trace des produits utilisés (les tests Elisa qui suivent le collage au blanc d’œuf ou à la caséine de lait en attestent) … si ces vins ne sont pas vegan ce n’est pas parce qu’ils ont, dans leur composition, des matières d’origine animale mais bien parce que des animaux ont été utilisés pour les élaborer.
    En outre, sans doute le veganisme est il l’une des raisons pour lesquelles on voit apparaître et se développer les colles végétales (pour l’essentiel à base de pois et, plus récemment, de pomme de terre) mais ce n’est certainement pas la raison principale. Ainsi l’arrêt du collage au sang de bœuf n’est pas dû au veganisme, mais à la crise de la vache folle.
    Il me semble qu’il faut aller chercher une explication du côté des crises sanitaires liées à l’alimentation ainsi qu’à la recherche d’une alimentation plus saine et/ou naturelle (= qui ne franchisse pas la barrière des espèces).
    Albumine d’œuf, ichtyocolle, gélatines porcines et caséine de lait ont fait (parfois de très longue date) la preuve de leur intérêt œnologique. Ça ne doit pas empêcher de leur chercher des alternatives au moins aussi efficaces … et parfois plus acceptables par tout ou partie des consommateurs.

    David : je ne comprends pas ce qui pose problème quand un producteur indique que son vin est vegan, mais peut-être bu avec une Côte de bœuf !? (Même si on se retrouvera sur le fait que baptiser un vin vegan : « retour de chasse » est pour le moins curieux).
    Est ce à dire qu’un vin bio ne doit être bu qu’avec des mets bio ? un vin kasher avec de la carpe farcie, et un vin sans sulfite en évitant les abricots secs ?
    Quel est le problème quand on indique que telle ou telle catégorie de personnes peut consommer un produit en respectant ses convictions mais que, pour notre part, on conseille de passer outre pour un plaisir maximal ?
    Mais cette incompréhension vient peut-être du fait que je dois être plus britannique que David puisque, en matière de relation aux animaux, je préfère Bentham à Descartes.

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    1. « Acceptable par tout ou partie ». C’est bien là le problème. Les vegans n’acceptent pas ce que j’accepte. Et c’est mon droit de consommer des produits animaux autant que celui d’un vegan de ne pas en consommer. Pourquoi cautionnerais-je leur démarche? Faudra-t-il demain ne plus proposer que des vins kasher, au nom d’une autre minorité? Ou des viandes halal? Ou de l’eau bénite?

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