Une jolie bulle pour la Saint Valentin

Le Champagne, un choix certes facile, mais tellement bon. C’est qu’elle peut être coquine, cette boisson à l’âme effervescente, à l’esprit pétillant. Et quitte à fêter les amoureux, soyons langoureux, espérant que cela se termine, comme cela se conclut en général ou presque, toujours de la même façon…

Il nous faut des acteurs

Comme Champagne, l’Extra Réserve de Palmer semble des plus adéquats pour un rendez-vous, certes galant. L’idée n’est pas de se retrouver entre amoureux, mais de chercher l’âme sœur ou le cœur à prendre, lequel, le sien, le mien… On n’en sait trop rien de cette alchimie qui met parfois beaucoup de temps à prendre, moins ou alors ressent l’éclatement immédiat, fantasmagorie d’une rencontre avec ou sans lendemain. Mais dont l’intense instant reste mémorable.

La rencontre 

 

 

Pâle comme un clair de lune, d’émeraude nimbée, la robe s’enlumine de mille bulles d’opale nacrée. Accrochées en chapelets, elles illuminent la gemme liquide. Parfumée d’aubépine, de fleur de sureau et d’oranger, les senteurs s’envolent à chaque remuée. Des fruits exotiques éclatent ensuite, maracuja, mangue, puis l’ananas nous guide jusqu’au pamplemousse rose, au citron vert. La fraîcheur d’agrumes avive la marmelade de poire qui s’étale langoureuse sur les brioches chaudes, une tisane de tilleul au miel d’acacia accompagne. Changement d’attitude en bouche, l’effet d’une douche froide, après nous avoir aguiché, la prestigieuse effervescence affirme son caractère, fait d’austérité et de profondeur, l’élégante densité se mérite, on ne la cueille pas comme une fleur trop vite jetée, c’est avec toute l’attention requise qu’il faut l’aborder, l’investir, c’est alors gage de plaisir ! Elle se laisse conquérir pour mieux nous captiver par sa vivacité d’esprit et sa légèreté d’âme, mais aussi par son galbe onctueux et la promesse de lendemains toastés… On est accroc ! La ballerine nous a envoûté…

Ça donne faim

Nous voilà changés après une nuit passée. Nos regards, l’ambiance nuance le ressenti, me laisse ébaubi devant tant de grâce. Certes pressentie, mais tout le monde sait que la nuit peut être trompeuse… L’Extra Réserve s’est laissée amadouée, peut-on nier ne pas en être flatté. Mais la voilà prête à mordre autre chose, l’heure du déjeuner a sonné, nous voilà bien affamés…

Elle est déjà habillée, prête à partir. Mais c’est sans compter…

La robe verte aux nuances dorées. L’échancré en forme de poire et de pomme, moucheté de coriandre et de baies de sureau. Elle hume le biscuit au beurre salé, la chicorée torréfiée, le tout bien poivré. Sa bouche a du caractère, pleine de sève, la lippe charnue, le baisé croquant, elle révèle sa maturité sans hésiter. Gourmande, elle offre ses fruits, blancs et noirs, l’acidulé de l’agrume, le velouté de l’abricot, la douceur de la pêche, pour recevoir en retour le remerciement pour tant de délectations.

Ventres affamés

La faim nous tenaille trop, amplifiée par les effluves du resto pas loin.

Le Dos de cabillaud royal sur feuilles de chicon braisées fait envie. La cuvée Palmer Extra Réserve en raffole sans hésiter. À en être jaloux. Mais on ne peut qu’espérer en partager la connivence ou participer au plaisir.

L’harmonie des torréfactions impressionne. La chicorée dorée braisée humide de beurre chaud se tend langoureusement vers le grillé croquant du champagne. Le poisson se débarrasse de sa peau, striptease intégral qui fait coller les chairs, se marier les textures. Il ne s’arrête pas là, délicat, il se délite en écaille et s’étale sur les bulles, jacuzzi osé dans mon assiette, je mange ou je mate ? Fragrances citronnées, effluves iodés, bitter finement calibré, ouvrage délicatement ciselé, tant pis, j’en fais une bouchée !

Une Saint Valentin réussie, on ne se quitte plus. Depuis, l’Extra Réserve fille de Palmer m’en a dit sur elle un peu plus. Dans ses veines coulent un assemblage de 50% de Chardonnay, 35% de Pinot Noir et 15% de Pinot Meunier dont une trentaine de vins de réserve. Elle est restée 6 années sur lattes et dose son caractère à plus ou moins 5 g/L.

www.champagne-palmer.fr

Un bécot

Marco

 

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