La bouteille d’Alexandre Truffer

Notre confrère suisse Alexandre Truffer évoque pour nous son confinement – et ses dégustations, au fil d’une série commencée avec ce texte, le 17 mars dernier, sur Roman Du Vin…

Journaliste sur le vin, spécialisé sur le vignoble helvétique, j’habite à Montreux. Mi-mars 2020, cette petite ville animée sur les bords du Lac Léman est entrée, comme le reste du pays, en dormance, à moins que ce ne soit en dormition (un terme religieux qui désigne une mort sans souffrances) pour cause d’épidémie de coronavirus.

 

Alexandre Truffer (Photo (c) Thierry Porchet)

Travailleur indépendant, rédacteur-en-chef de l’édition francophone de VINUM, père d’une petite fille de trois ans, président d’un concours international (le Mondial du Chasselas), je dois désormais réorganiser à peu près tous les pans de ma vie privée et professionnelle. Traverser le confinement et survivre au cataclysme économique qui le suivra, va être une aventure exigeante dont ce journal de bord entend garder la trace.

La bouteille du jour


La phase de sommeil économique causée par le coronavirus va porter un coup très rude à un vignoble suisse déjà touché par la crise. Afin d’apporter un maigre soutien aux vignerons sur lesquels j’écris depuis quinze ans, j’ai décidé d’ouvrir une bouteille de vin suisse par jour de confinement (deux précisions: j’ai dit ouvrir, pas forcément finir, et vu que ma cave compte près de 600 bouteilles de vin suisse, je ne crains pas trop de tomber à sec).

Les Perches Petite Arvine de Fully 2016 de Benoît Dorsaz

Cépage endémique du canton du Valais, la Petite Arvine est le symbole de la révolution viticole de la région. Occupant à peine 200 hectares, cette variété rare est pourtant considérée par beaucoup comme l’un des grands cépages blancs du monde. Cultivé sur des terrasses qui mêlent lœss (une sorte de sable créé par l’érosion du vent) et gneiss, ce monocépage élevé en cuve possède une remarquable élégance. La robe brillante offre de beaux reflets dorés. Au nez, les agrumes dominent, mais on perçoit aussi des notes délicates minérales et florales. En bouche, on apprécie la tension, la fraîcheur et la salinité, qui sont des traits distinctifs d’une bonne Petite Arvine. On aime aussi la profondeur et la persistance de la finale.

Alexandre Truffer

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