Le coronavirus, une crise écologique?

Et si, effectivement, tout était lié? Je parle de la perte de confiance dans les médias et leur propension à diffuser des thèses bancales comme celle-ci, où l’agribashing prend des proportions indécentes. En dépit des progrès de l’agriculture, qui n’a jamais nourri autant de gens; en dépit des progrès de la médecine, qui n’en a jamais autant sauvés, juste pour tenter d’étayer des convictions écologiques sans doute respectables, mais, qui, du coup, perdent grandement en crédibilité.

Et puis, est-ce bien le moment de le faire?

Dommage que le glyphosate n’existait pas en 1918, c’aurait été un bon coupable pour la grippe espagnole. Dommage aussi  que la consommation de vin ait tant baissé ces 50 dernières années, on aurait pu lui attribuer la hausse des cancers. Oups, ça a quand même été fait.

« Libération » ou intoxication?

Hervé Lalau

10 réflexions sur “Le coronavirus, une crise écologique?

  1. Effectivement ce Mr Andrieu mélange tout….

    Après il est certain qu’il faut repenser notre mode de vie / consommer, pas seulement en tant qu’individu, mais aussi et surtout influer sur les décisionnels / industriels de cette planète, car les gains en CO2 que l’on constate ces dernières semaines seront annihilés si nombre de centrales charbons (pour ne citer qu’un exemple) sont relancées dans quelques mois car moins coûteuses…

    Sur ces bonnes paroles : Santé à tous !

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  2. Ouiiiiiiiiiii ! Hervé ! On entend en ce moment tous les récupérateurs imbibés d’idéologie, abondamment diffusés sur certains medias en mal de toujours plus-plus-plus d »‘infos » milito-angoissantes. Restons raisonnables, sur tous les plans: Loris Tersi a raison aussi, même si, que nous diminuions nos émissions de gaz à effet de serre ou pas, de toute façon le climat se réchauffera ! Ca fait déjà 10 000 ans que la Terre se réchauffe et elle n’a pas terminé, ça irait juste moins vite. Quel beau sujet pour les catastrophistes qui passent pourtant à côté: le dire ne serait pas militant ! Bien des pendules méritent ainsi d’être remises à l’heure, comme tu le fais. Pour ma part je n’aime pas la panique, je préfère la juste mesure et l’équilibre, comme dans un bon vin…

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  3. Hervé je pense que si c’est le moment de poser ces questions et de réfléchir à la sortie de crise, qui est une crise qu’on peut qualifier d’écologique au sens large : notre rapport à notre biotope. Comme le disait Edgar Morin, à propos en particulier de ses réserves pendant certains conflits « on m’a toujours dit que ce n’était pas le moment, mais si ». Poser des questions ne veut pas dire refuser de se battre collectivement en ce moment, mais essayer de changer de direction à la sortie. La crise du corona pose bien la question de notre rapport à notre biotope, par notre façon d’occuper tous les espaces et notre croyance en notre maitrise totale de la nature. Tu parles des « progrès de l’agriculture », voilà ce que les promoteurs de la « révolution verte » eux-mêmes en ont pensé tous comptes faits : M.S Swaminathan en Inde, http://commentproduire.e-monsite.com/pages/etude-de-cas-la-revolution-verte-en-inde.html et E. Pisani en France, https://journals.openedition.org/ruralia/1000. Les premiers promoteurs de « l’agribashing » sont les politiques qui ont détruit le rapport de l’agriculture à son biotope. L »agribasching », c’est la disparition de 9 millions d’actifs agricoles de 1945 à nos jours, sur 10 millions. Par ces politiques censées assurer la sécurité alimentaire, mais qui ont eu pour résultat l’exode rural, la désertification, les pollutions, les suicides, la destruction de la biodiversité…On ne peut pas en rendre les « écolos » responsables ! Ces politiques, globalement, évidemment pas limitées à l’agriculture, participent aussi au changement climatique.. Si nous gelons 4 années sur 5, quelle viticulture devient humainement et économiquement possible ? Alors oui la science, mais pas sans conscience, pas sans un changement de stratégie. Et c’est bien le moment d’y travailler. Amicalement Patrick

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  4. georgestruc

    Par pitié, pas de mélanges, il y en a assez comme cela. Le covid chinois n’a rien à voir avec une crise écologique ou avec la conséquence de comportements écologiquement irresponsables. Et pourtant, il y en a pléthore de mauvais comportements !!
    Les « réchauffistes », ainsi que les pseudo experts du Giec, structure devenue politique avec toutes les dérives que cela comporte, nous abreuvent de messages torpillés qui sèment la panique dans les rangs du bon peuple. On assise à un déferlement de nouvelles reprises en boucle et lentement édulcorées, en sorte qu’au bout de la chaîne médiatique leur substance en est totalement transformée. Les « petits » et vieux scientifiques, tribu à laquelle j’appartiens, sont effarés de constater à quel niveau se trouve portée l’intoxication du peuple.
    Les écolos, cher Patrick, se trouvent pris dans la même tourmente et ne savent plus qui ou quoi écouter. Ce que tu évoques (sécurité alimentaire, exode rural, développement de la chimie agricole…) est tout à fait juste, mais cela relève de politiques mondialistes auxquelles ont adhéré les gestionnaires, ou réputés tels, d’esprit socialo-communiste et se disant très écolos de l’époque (horrible mélange des genres).
    Bon, stop, c’est un blog dédié aux vins et aux vignerons. Dans mon cher Vaucluse, les feuilles de la vigne émergent des bourgeons ; le soleil rasant allume des milliers de petits lumignons piqués au bout des rameaux dont les plaies de taille pleurent encore. Les ti-ti-u des mésanges résonnent dans les arbres ; elles sont indifférentes au corona et c’est très bien ainsi.
    Je vous prédis un très beau millésime 2020.

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  5. Patrick Baudouin

    Bonsoir Georges. Je n’attaquais aucune formation politique particulière, c’est effectivement une orientation d’ensemble, mais cependant René Dumont a rompu très tôt avec cela, après y avoir participé, comme des syndicats agricoles minoritaires, et d’autres voix écologiques. L’enjeu est de faire autrement. Sinon, pour moi le changement climatique n’est pas un complot du Giec, c’est un message très concret, agronomique, oenologique, brutal, qui met mon entreprise directement en péril, avec celles de mes collègues. Nous avons gelé 3 années sur 4, et cela menace encore cette année chez nous (trois nuits à être sur le qui vive) donc comment construire un Domaine viticole dans ces conditions ? Et il me semble avoir vu que la semaine dernière, le gel a de nouveau frappé « les feuilles émergeant des bourgeons », dans le sud comme à Bordeaux et je ne crois pas que cela soit non plus un « pseudo » gel https://www.vitisphere.com/actualite-91411-Et-comme-si-cela-ne-suffisait-pas-le-gel.htm#utm_source=elettre_filiere. On peut discuter de la nature des interactions, mais je ne suis pas pour faire comme si on pouvait en sortie de crise faire comme « avant », elle est de toutes façons un révélateur des limites de notre action humaine dans notre biotope. Oui ce blog parle du vin et des vignerons, mais justement, si nous continuons sur notre trajectoire, il n’aura plus lieu d’être…Combien de Domaines vont mettre la clé sous la porte, combien d’hectares vont être arrachés ou en friches ?
    Amicalement Patrick

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  6. Dans le même genre que les généralisations de M. Andrieu, on pourrait tout aussi bien dire que le Coronavirus est le résultat de la globalisation, de l’ouverture des frontières, de l’immigration.
    Sauf que la peste se répandait déjà en Europe au moment où la grande majorité des gens ne bougeaient jamais de leur village.

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  7. Les pistes évoquées pour l’instant par les virologues pour le déclenchement de la contagion – un marché urbain d’animaux ou des études sur des chauves-souris ramenées de grottes dans un labo de Wuhan où on étudiait plusieurs virus contredisent la théorie selon laquelle tout serait dû à la déforestation. Les contacts entre les animaux infectés et l’homme se seraient faits en ville, et par négligence humaine. A suivre.

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  8. Ping : Consommation de vin et résistance au coronavirus – Les 5 du Vin

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