Deux grenaches signés Arnaud de Villeneuve

Comme pas mal d’autres événements devant se tenir au printemps, le concours Grenaches du Monde, prévu à la mi-avril à Montpellier, a dû être remis à des dates ultérieures, à la mi-septembre, en l’occurrence.

Cela ne m’empêche pas de réviser mes gammes. Avec deux rosés, deux IGP Côtes Catalanes du même producteur, la cave Arnaud de Villeneuve, à Rivesaltes. Notez que le Grenache se prête très bien aux vins de cette teinte, comme on va le vérifier ici.

Stellaire

La première cuvée s’appelle Stellaire. Un patronyme qui la prédestine à briller! Et en effet, le 2018 a eu la médaille d’or lors de Grenaches du Monde 2019, édition à laquelle j’ai eu la chance de participer. Mais il s’agit là de son petit frère, le 2019.

Ce vin est issu des terrasses caillouteuses du Crest, entre Espira et la côte méditerranéenne, près de Salses-le-Château. Est-ce un mirage ? Les effets du confinement? J’ai l’impression de visualiser ces vignes qui sortent des galets, pour affronter les rayons ardents du soleil roussillonnais, avec au fond, la Grande Bleue. Elles m’appellent, j’arrive…

La robe est assez soutenue, saumonée, avec une pointe d’orangé. Elle donne envie. Au nez, ce sont de belles notes d’agrumes (clémentine), de groseille et de fleurs blanches qui nous accueillent ; ces agrumes se poursuivent en bouche, sans interruption. Ce qui plait le plus, peut-être, c’est l’équilibre entre la fraîcheur acidulée et une sorte de rondeur, d’opulence, qui est la signature du Grenache. Et c’est long en bouche.

En prime, je vous offre le commentaire de ma consoeur britannique Elizabeth Gabay (Master of Wine), qui a goûté ce même vin en même temps que moi, mais depuis l’arrière-pays niçois – une modeste tentative d’alléger notre confinement en organisant des dégustations simultanées à distance. Elizabeth a publié son commentaire sur son compte Instagram, en voici une copie.

8,8 euros à la cave.

Le Gris

La seconde cuvée – un 2019 également – a pour nom «Le Gris».

C’est peut être l’occasion de rappeler ce qu’est un gris, à savoir, non pas un vin de cépage gris (comme le Sauvignon gris, le Grenache gris ou le Pinot gris), mais un rosé de courte macération (d’où sa faible intensité de couleur).

Plus pâle à l’œil, effectivement, que le vin précédent, il n’a rien de dilué ou de fuyant pour autant. La dominante, ici, ce sont les épices, qui soutiennent le vin jusqu’en finale ; ce qui ne nous empêche pas de humer de délicates notes de sureau, d’abricot et de mangue. Ici encore, le Grenache nous offre sa rondeur, mais le vin reste dynamique. Je le qualifierai de tendre et frais. Un peu plus simple, peut-être, que le précédent, mais depuis quand la simplicité est-elle un défaut?

5,5 euros à la cave.

http://arnauddevilleneuve.com/fr/

Hervé Lalau

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