Méga-rave de Rennes: on a échappé au pire…

Rassemblement illégal et en contravention avec les règles de confinement; très peu de personnes portant un masque; vente et consommation de drogues, la méga-rave de Rennes a coché pas mal de cases des comportements à risque et de l’incivisme…

Mais ça aurait pu être pire: les fêtards auraient pu boire du vin! Et la presse aurait illustré d’un verre de rouge. Comme ci-dessous. Comme d’habitude.

Hervé Lalau

PS. J’attends avec une impatience non dissimulée que l’ANPAA intente une action contre les organisateurs de cette fête où des stupéfiants ont été consommés, vu que le troisième « A » de son sigle (juste après « Alcoologie », est « Addictologie ». Que l’ANPAA considère le vin comme une drogue, et le mette au premier plan de ses préoccupations, c’est une chose. Mais on ne comprendrait pas qu’elle ne lutte pas contre TOUTES les addictions…

9 réflexions sur “Méga-rave de Rennes: on a échappé au pire…

  1. La France a honte de son passé, de sa culture, de sa religion et de ses fleurons. Heureusement que les étrangers reconnaissent nos richesse dont le vin, ambassadeur d’un épicurisme qui a fait rayonner notre pays partout sur le monde.

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    1. georgestruc

      Ce n’est pas la France qui engendre cette honte, mais une poignée d’écervelés qui s’est donnée pour objectif de construire cette illusion, distillée par des médias complices et des appareils politiques morbides. Et le bon peuple avale tout cela sans trop s’en émouvoir…Honte !!

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  2. Mike Rijken

    Pour le vin, tout est dans l’éducation dans votre jeunesse. En tout cas, dans ma famille aux Pays-Bas, à l’âge de 8 ans mon père m’a autorisé à boire un petit verre de vin pendant le repas de midi, le dimanche. D’abord du vin doux, ça passe mieux pour un enfant, puis un riesling demi-sec. Si j’avais bu d’emblée un grand bordeaux rouge, je n’aurais certainement pas apprécier.
    Mon père me disait: « Plus tard dans la vie tu discuteras avec les gens autour de la table, notamment du vin ». Le vin fait partie de la culture. Certes, j’ai eu des moments dans ma vie, entre 17 et 21 ans, où je me sentais en très mauvais état. Je me suis surpris à hurler pour ma mère dans les toilettes d’une discothèque tellement je me sentais malade. A donner des excuses le lendemain à l’école pour mon comportement étrange, avec une promesse du genre: « Chers ami(e)s, mes excuses pour hier soir, ça ne me arriveras pas une deuxième fois ».
    J’ai senti alors que trop d’ alcool n’était pas bon, et ce fut une bonne leçon. Mais si il n y a aucun contrôle parental ou social par le voisinage, on risque la dérive. Mes grandes filles aujourd’hui ne sont pas vraiment des consommatrices de vin. Elles en boivent de façon très occasionnelle, mais je le laisse faire. En tout cas, elles n’ont jamais abusé de la consommation d’alcool.

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  3. David Cobbold

    Je peux témoigner d’expériences assez proches de celles que relate Mike dans son commentaire. Mon père, marchand de vin en Angleterre, m’autorisait aussi de goûter au vin dès l’age de 8 ans, en toute petits quantités, puis m’enseignait à carafer et à servir le vin et à en connaitre leurs noms. Je tenais même son livre de cave et y rangait les bouteilles. On parlait du vin à table. Puis je ne buvais que peu de vin en jeune homme, faisant beaucoup de sport, puis je le re-découvrit vers 30 ans pour ne jamais le quitter, presque toujours avec modération. Le vin m’a apporté beeaucoup et continue à le faire et mon corps, à 74 ans, me permet de faire du sport et à profiter à fond de la vie tout en buvant régulièrement du vin. l’ANPAA ne connaît pas la complexité, manifestement.

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  4. Je vous bats les gars, mon premier verre, petit bien entendu, c’était à 4 ans. Oh! Scandale ! Je rappelle qu’avant, dans les réfectoires, à l’école, les enfants recevaient du vin à midi. Avant, c à d il y a une bonne cinquantaine d’années, ma femme avait droit à une timbale de vin qu’elle pouvait boire pur ou dilué. Ça n’a pas fait de nous des alcooliques. Marco

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  5. pthomas1954

    On aurait pu faire une fondue-anniversaire dans un chalet d’alpage sur une piste de ski des Alpes vaudoises: c’est ouvert, grâce au ministre cantonal de l’économie, des sports et de la viticulture…

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    1. pthomas1954

      Et scoop du soir: ça ferme dans les heures qui viennent! Aujourd’hui, c’était bondé: plus de monde au bistrot que sur les pistes… Trop de cas dans les hôpitaux…,

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  6. georgestruc

    Curieuse convergence : c’est autour de mes huit ans que mes parents m’ont aussi fait goûter le vin (celui que mon père vinifiait, ce qui ajoutait au plaisir de la découverte) ; ma grand-mère préparait alors du vin rouge, chaud et sucré, lorsque je sortais de mon bain, pour « que ce petit ne prenne pas froid » . Ma première ivresse enfantine : en ce temps-là (celui de la prime enfance, pardonnez la tournure biblique utilisée, mais il y si longtemps) les veillées hivernales entre cousins et amis étaient fréquentes. Certains d’entre eux n’avaient pas de voiture et venaient avec une charrette légère que l’on appelait, chez nous, une « jardinière ». Lors de ces veillées merveilleuses, les histoires fusaient (chasse, vigne, vin, gens et bêtes) et mon père servait un vin effervescent qu’il élaborait à partir d’un bon moût de Grenache : mutage juste suffisant pour bloquer la majorité des levures, mise en bouteilles muselées en sorte que la fermentation redémarrait tendrement et que le vin obtenu plaisait aux hommes et aux femmes (sucre et bulles) ; simplement, le degré d’alcool était monté à 17° ou 18°. Un mois de Février glacial, en fin de veillée, mes parents ont aidé des amis venus en jardinière à s’envelopper dans des couvertures (leur domicile se trouvait à plus de 2 km de chez nous) et j’ai trouvé intéressant de vider tous les fonds de verres de ce nectar effervescent… Quelle délicieuse ivresse ! le souvenir m’en est resté ; stupeur de ma mère qui, la première, a détecté des anomalies dans mon comportement. Mon père, magnanime, a alors déclaré : « tu vois, Jeanne, il a aimé mon vin, c’est bon signe ! mettons-le dans son lit sans punition ». Les décennies se sont écoulées et jamais quelqu’un n’a été obligé de « me mettre au lit » pour cause d’ivresse. Et le vin, la vigne et les vignerons constituent un monde qui a pétri sa propre philosophie, source de bienfaits et d’amitiés, qui est l’une de mes principales ressources.

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  7. georgestruc

    Une chose étrange : la fête en question a duré deux jours !! Les forces de police n’auraient-elles pas pu intervenir pendant de laps de temps ?? Au moins, ils étaient certains d’attraper les organisateurs et de confisquer tout le matériel, ainsi que leurs véhicules ; alors, ordre préfectoral de ne pas intervenir ? pas assez d’effectif ? crainte d’échauffourées ? Défaite, reculade, pleutrerie du pouvoir.

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