Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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To visit: Le Pas Saint Martin, Saumur and Anjou!

Laurent Charrier (Le Pas Saint Martin, Saumur and Anjou)

Laurent Charrier (Le Pas Saint Martin, Saumur and Anjou)

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I’m afraid I tend to treat Doué-la-Fontaine, on the border between Saumur and Anjou, as a series of roundabouts to negotiate when heading to or heading back from the Layon. Although it is the home of Moulin-Touchais, Doué-la-Fontaine is rather far from being one of the Loire’s well-known wine producing sites as it falls between two stools – the area around Saumur, especially Saumur-Champigny, down to Brézé and across to Le Puy Notre Dame. So I was very pleased to ‘discover’ Domaine du Pas St Martin at January’s MillésimeBio. I use ‘discover’ advisedly as the family (Charrier-Massoteau) records, going back to 1700, show that they have been involved in making wine since at least that time.  Doubtless back then the family were involved in polyculture rather than specialising in wine.

‘Le domaine tire son nom de la Croix du Pas Saint Martin, petite construction de pierre élevée en bordure du bois de la pierre frite. Elle était au moyen âge, la dernière étape pour les pélerins de saint Jacques de Compostelle, avant l’arrivée dans la cité mariale du Puy Notre Dame.’

The domaine converted to organic viticulture in 1996 and today has 16 hectares of vines (a mix of Chenin Blanc and Cabernet Franc) – some in AC Saumur (to the east of Doué) and some in AC Anjou. I was impressed by the wines I tasted and will have to try and fit in a visit to the domaine during 2015, so as to get to know the area around Doué a little better.

Tasted:

White: 

2014 Le Pierre Frite, Saumur
My notes (which I trust are accurate!) indicate that this had been bottled a couple of weeks before MillyBio. In a sec-tendre style with good texture and length.

2013 Jurassic, Saumur
Vinified and aged in old wood, very clean and pure.

2013 Le vent dans les saules, Anjou
From vines planted on schist, clean , some tension

2013 les milles rocs, Anjou 
Some honey, weight and more concentration than Le vent dans les saules

Reds:
2012 Le Pierre Frite, Saumur
Mid weight and texture, attractive easy drinking red, a touch herbal

2009 Les Charbonnières, Saumur
Rich concentration of fruit but a bit soupy

2011 Les Charbonnières, 2011
Attractively textured, better balance of fruit and acidity than in the 2009.

2009 Faucon Noir, Saumur 
Named after Foulques Nera (Count d’Anjou), suitably dark, dense and concentrated, structure with tannic grip in finish – needs more time, although with food this would doubtless be different.

2011 Faucon Noir, Saumur
Again I preferred the 2011 to the 2009 Faucon liking its texture and finding it more expressive for the moment than the 09.

 

Recently appointed to handle the domaine's commercial side.

Recently appointed to handle the domaine’s commercial side.

 

JIM


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L’alcool et le vin : les raisins de l’escalade

Nous savons tous que le vin contient de l’alcool. Il fait même partie de sa définition officielle par l’OIV. Pour certains, ce composant constitue une bonne partie de l’intérêt du produit. Pour d’autres, comme moi, c’est plutôt un associé inévitable mais peu désirable qu’on aimerait voire disparaître, ou en tout cas diminuer en proportion.

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Si le degré d’alcool doit être affiché sur tout contenant et pour quasiment tous les marchés, il existe une tolérance quant à l’écart entre le pourcentage affiché et la réalité. En Europe cette « zone de tolérance » est de 0,5%, tandis qu’aux USA elle atteint 1% pour les vins qui dépassent 14% et 1,5% pour les vins ayant moins de 14%. Autrement dit, en Europe, vous avez le droit de libeller un vin ayant réellement 15% d’alcool avec une mention 14,5%, et on ne s’en prive pas.

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Cela dit, je ne suis pas un obsédé du degré. Le plus important est que le vin apparaisse équilibré et qu’il ne donne pas une sensation de chaleur sur le palais quand je le déguste. Il est vrai que certains vins de 12,5% peuvent sembler trop alcoolisés, tandis que d’autres de 14,5% donnent un bien meilleur impression d’équilibre et de fraîcheur. Je pense aussi qu’il est essentiel de déguster un vin avant d’apporter un jugement sur son équilibre et d’éviter de regarder les détails de l’étiquette en premier lieu.

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C’est un fait que le degré moyen de presque tous les vins est en hausse sensible depuis une bonne vingtaine d’année. Les taux d’alcool indiqués sur les étiquettes de bouteilles de vin tournaient souvent autour de 12,5 % alors et. en remontant bien plus loin, les grands bordeaux ne dépassaient que rarement les 11 degrés. Maintenant la norme pour ces vins est plutôt entre 13,5 et 14,5 degrés d’alcool. On parle souvent du réchauffement climatique comme étant largement responsable de ce fait. Mais les faits ne permettent pas de soutenir cette thèse. Une récente étude a analysé les vins distribués par le monopole de la province canadienne d’Ontario, le Liquor Board of Ontario (LCBO), qui est un des plus grands acheteurs de vin au monde. Quand les résultats étaient comparés avec les augmentations des températures moyennes dans les zones de production, les degrés d’alcool dans les vins avaient augmenté bien plus que ne pouvait être expliqué par des modifications climatiques. Il y a donc d’autres causes.

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Le marché mondial de vin croit aujourd’hui uniquement par l’apport de nouveaux consommateurs dans des pays qui n’étaient pas des marchés importants pour le vin il y a une génération. Ces consommateurs buvaient surtout  de la bière, des alcools forts et/ou des jus de fruits ou sodas, seuls ou en mixtures. Tous ces produits ont peu ou moins de tannins qu’un vin rouge traditionnel, et donnent toujours des impressions de rondeur ou de sucrosité plus importants que les vins d’autrefois. Puis des critiques de vins ont émergés dans ces pays, eux aussi venus de cette culture. Et ils ont encensé des vins ayant un caractère fruité prononcé et une rondeur venant d’une certaine richesse alcoolique. Alors on s’est mis, un peu partout, à cueillir les raisins plus tard et à imaginer des techniques pour maximiser l’extraction de saveurs  fruitées sans avoir ni trop d’acidité ni trop de tannins. Un des résultats de cela est une augmentation des degrés d’alcool. Et ce n’est pas totalement neutre pour le consommation du vin, qui chute en France pour plusieurs raisons, mais peut-être aussi un peu à cause de ces bombes alcoolisés dont on peine à avaler un verre.

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Bien sur le climat joue aussi un rôle. Les vins issus de climats chauds ont toujours tendance à contenir plus d’alcool. Le cépage aussi y contribue, car certains variétés ont besoin de rester plus longtemps sur la vigne que d’autres pour atteindre une pleine maturité. Certains génèrent naturellement plus de sucre que d’autres dans une même zone climatique. On voit cela avec le merlot à Bordeaux qui produit régulièrement des degrés bien plus élevés que les cabernets, et des vins de la rive droite qui atteignent les 15% ne sont plus des raretés. Une des conséquences et une augmentation de la part de cabernet franc dans beaucoup de domaines du secteur. Une autre variété qui est particulièrement problématique est le grenache. Je me méfie de plus en plus des vins du Rhône sud par exemple, à cause de leurs degrés qui atteignent régulièrement les 15% et qui peuvent certaines années largement dépasser ce niveau. C’est pour cela que je trouve la règle qui imposent pour l’appellation Côte du Rhône, par exemple, un minimum de 40% de cette variété  totalement débile et inadapté. De plus en plus de producteurs plantent des variétés moins productives en sucre, et l’INRA les aide en travaillant sur cette question et en produisant de nouvelles variétés comme le caladoc, le marselan ou le couston.

Cette réflexion générale m’a été inspiré par la dégustation récente d’un vin délicieux qui semble faire exception à la règle qui voudrait que bonne maturité va nécessairement de paire avec degré élevé.

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Il est vrai que les vins de Loire ont tendance à être nettement moins alcoolisés que d’autres. Mais nous n’avons pas beaucoup l’habitude d’une  touche aussi légère avec ce cépage. Cet exemple nous prouve qu’un vin peut être à la fois foncé de robe, tannique, frais, mûr, afficher moins de 12° d’alcool, et provenir  d’un millésime pas loin d’être désastreux, 2013.  On doit ce petit merveille aux Marionnet, père et fils, vignerons émérites et créatifs de Touraine. Les amateurs de vins de Loire connaissent bien ce nom qui nous a habitués depuis longtemps à ses sauvignons et gamays régulièrement délicieux. Cette fois, c’est le côt (mieux connu sous le nom de malbec) qui est à l’honneur, en version « non greffée », c’est à dire franc de pied et donc exposé au phylloxéra. Faut-il y voir une relation de cause à effet ? Peut-être, et on se fera un plaisir d’enquêter sur la question. En attendant, on a pris beaucoup de plaisir à croquer dans ce fruit intense et juteux, dans ces tanins fermes mais mûrs, parfaitement pris dans le fruit, avec une sensation de légèreté un peu paradoxale pour ce cépage réputé viril. Du bel ouvrage, et un tour de force vue les conditions du millésime. Une vingtaine d’euros qui se  justifient amplement. Et nous avons hâte de déguster le millésime suivant !

David Cobbold


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Various items: supporting ‘Champagne Jayne’, 15-year ban for Gundlach, Sauty de Chalon to be hit with 350K fine

Fund raising site

Fund raising site: http://www.gofundme.com/jaynevgoliath

Fund launched to help Jayne Powell ‘Champagne Jayne’ to fight Champagne authorities 

From the site:
‘Champagne Jayne has spent many years of her life promoting and supporting the Champagne industry by educating and entertaining people from all parts of the world about Champagne. Despite her passionate efforts and support of the Champagne industry she is now being sued by the Comité Interprofessionnel du vin de Champagne (the CIVC) for deceiving and misleading conduct.

As a result of this disgraceful bullying by the CIVC, Champagne Jayne is being forced into bankruptcy. Champagne Jayne is an independent, creative professional being driven out of business by a powerful, global organisation, which has an abundance of funding and an expensive team of lawyers.

Champagne Jayne’s supporters have rallied together to create a fundraising campaign that will specifically raise enough funds to get a top gun negotiator for mediation and for closing, a QC or very assertive litigation lawyer to fight this Jayne vs Goliath battle against this disgusting behaviour of the CIVC.

Please help Champagne Jayne fight this outrageous battle by pressing the ‘Donate Now’ button and then share this campaign on social media. As a precedent not only will you be helping Champagne Jayne but also other businesses facing the same fate as a result of the bullying tactics of the CIVC.

In advance, we thank you deeply from the bottom of our hearts.

Press articles: www.decanter.com/news/wine-news/587838/trial-of-champagne-jayne-halted-for-trademark-talks

Coverage of court case on Jim’s Loire:

Day 4: http://jimsloire.blogspot.co.uk/2014/12/civc-v-champagne-jayne-day-4-fizzical.html 

Day 3 (with links to Days 1 and 2): http://jimsloire.blogspot.co.uk/2014/12/fizzical-battle-day-three-round-3-civc.html

 

The much appreciated English sparkling wine – 2008 Pinot from Chapel Down that we chose to celebrate our Father's life on Friday in preference to Champagne.

The much appreciated English sparkling wine – 2008 Pinot from Chapel Down that we chose to celebrate our Father’s life on Friday in preference to Champagne.

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Portrait of a scam maestro

Ken Gundlach: portrait of a scam maestro

 

Scam maestro Kenneth Gundlach banned for 15 years
31-year-old Kenneth Jean Pierre Gundlach, director of Bordeaux Fine Wines Ltd and number of other companies, has been banned from being a UK director for the 15-year maximum period.

Gundlach’s wine investment company Bordeaux Fine Wines Ltd failed to buy at least 1,750 cases of fine wine sold to its clients as an investment. Investors handed over at least £9.3 million for wine that was never bought.

Instead Gundlach plundered the company’s funds receiving dividends of at least £10.3 million. Gundlach used this money to fund his lifestyle, which included a £2.7 million house in Surrey, expensive cars, racehorses, including the Bunbury Cup winner Field of Dream and the appropriately andhesontherun, private jet hire, and designer clothing and jewellery.

Bordeaux Fine Wines Ltd was formed in September 2008 with Gundlach as the sole director and sole shareholder – £1 of share capital. Gundlach operated a boiler room in central Croydon. In 2012 the firm’s turnover was £19.3 million.

The company was wound up in the public interest on 26 February 2014.

Commenting on the ban Paul Titherington, Official Receiver in the Public Interest Unit, said.

“It was Mr Gundlach and his salesmen who benefited from this company rather than its honest investors.  He continued to sell wine when he knew he had failed to fulfil earlier sales.  Anyone showing such blatant disregard for commercial morality should expect to be banned from running any limited company for a lengthy period time.”

Gundlach was also a director of Invest in Storage Ltd (dissolved February 2014), Capital Wealth Venture Ltd, Sales Recruit Ltd, formerly Dmlg Ltd providing investor leads, Driving Made Simple Ltd (dissolved November 2014) and Hunter & Reynolds Ltd (dissolved February 2014).

Hunter & Reynolds Ltd was registered at the Croydon boiler room address.

The company claimed to be ‘an independent investment brokerage, which specialises in fully managed, high yielding, asset-backed investments’. Although the company was not authorised to give financial advice. anyone interested in a SIPP (Self-Invested Personal Pension) was invited to phone the sales team.

Will the Fraud Squad shortly be fingering Mr Gundlach’s collar?

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Emeric Sauty de Chalon

Emeric Sauty de Chalon

Talking a having your collar fingered by the authorities, it would seem that French law is finally catching up with poor Emeric (known as Emetic to his many friends) Sauty de Chalon, as the Paris Bourse authorities have slapped a 350,000 € fine on him. Couldn’t have happened to a nicer chap!!

‘Les ennuis de Sauty continuent
Le gendarme de la Bourse a requis au total 350.000 euros d’amendes mercredi contre la société de vente de vins en ligne 1855 et son ex-dirigeant Emeric Sauty de Chalon épinglé pour ses publications financières entre 2010 et 2012.’

……

‘Pour sa défense, M. Sauty de Chalon a estimé que l’AMF a procédé à une « très très belle réécriture de l’histoire », insistant sur le fait que la situation du groupe n’était pas la même il y a cinq ou six ans, notamment avant le retrait des actionnaires majoritaires.

Il a indiqué qu’il s’est battu pour faire vivre cette société qui a vendu pour 150 millions d’euros de vins en 20 ans et qu’il n’a jamais tiré profit de la situation.

Philippe Blanchetier, l’avocat de la société et de M. Sauty de Chalon, a quant à lui invité la Commission des sanctions de l’AMF, qui doit désormais délibérer et rendre sa décision dans les prochaines semaines, à dispenser M. Sauty de Chalon de toute sanction, du fait notamment de sa difficile situation financière.’

 See Le Figaro.


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Climats de Bourgogne à l’UNESCO : pour quoi faire ?

Si on m’avait posé cette question il a peu de temps, j’aurai été tenté de répondre par une moue dubitative, voire un peu dérisoire. Est-ce que la Côte d’Or a besoin d’une reconnaissance accrue, elle qui vend ses vins à prix d’or, justement ? Mais j’ai bien changé d’avis, ayant maintenant un avis très positif envers cette candidature et toute la démarche qui l’a précédée. Car cette démarche a démarré à peu près à la base et a surtout eu la bonne idée d’impliquer tous les acteurs, non seulement de la filière vin, mais de la région et au-delà. Le dossier de candidature des Climats de Bourgogne, qui a été préparé sur une période d’environ sept ans, est remarquablement compréhensif et a été mené avec intelligence et, pour l’essentiel, sans arrogance par le comité qui en a la charge. Cette candidature d’une partie du Bourgogne viticole représentera la France, avec celle de la Champagne, devant les responsables du classement des sites remarquables culturelles et mixtes à la réunion de l’UNESCO, qui aura lieu fin juin/début juillet en Allemagne cette année.

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Pour mieux comprendre les enjeux, un bref regard sur l’histoire de ce classement international du Patrimoine Mondial s’impose. Tout a commencé dans les années 1960 avec la construction du barrage d’Aswan en Egypte. Devant la menace que l’inondation qui allait suivre faisait peser sur une série de temples et de tombeaux historiques, dont celui d’Abou Simbel est le plus connu, une solidarité internationale a permit d’en sauver une bonne partie, en remontant les temples ailleurs, parfois dans les pays ayant fourni les fonds. En 1972, Les Nations Unis, largement sous impulsion américaine, a adopté le principe d’une charte pour désigner des sites remarquables, aussi bien culturels que naturels, dans une liste officielle de Patrimoine Mondiale, administré par the United Nations Educational Scientific and Cultural Organisation (UNESCO) qui était aussi chargé d’allouer des fonds à leur préservation, si nécessaire. A ce jour, 1007 sites ont été classés, et dans 161 pays différents. Parmi eux, j’ai réussi à compter seulement 13 qui proviennent de régions viticoles (la liste de ces 13 se trouve en bas de cet article), en tout cas ayant une activité principale ou partielle liée à la vigne, mais je peux me tromper car je n’ai trouvé aucune site que les recense complètement.  Trois d’entre elles, pour l’instant, sont en France : La ville de Saint Emilion et ses environs, Le Port de la Lune à Bordeaux, et le Val de Loire. Nul doute que la Côte d’Or, sous sa partie désignée comme « Climats de Bourgogne », mériterait ce classement tout autant.

climat-bourgogne

Il est significatif, dans le contexte viticole, que la Bourgogne ait choisi d’inclure dans le titre de son dossier de candidature un mot qui nécessite quelques explications, et qui a entraîné des travaux d’historien pour en tracer les origines. Car ce mot climat, qui désigne aujourd’hui une parcelle a vocation viticole, a eu des significations un peu différentes à d’autres périodes. A l’origine il s’agissait de toute un région ou coteau, et pas nécessairement contenant que de la vigne. Mais les bourguignons prétendent être les seuls ayant mis en évidence le rôle précis de chaque parcelle dans la nature des vins qui en sont issus. Je pense que plusieurs régions d’Allemagne, de la Suisse ou de l’Autriche peuvent en dire autant, car toutes sont héritières de la même culture monastique. Mais le débat n’est pas là, même si cette partie contient un grain d’arrogance qui me gêne.  Il est en revanche indiscutable qu’en France c’est la bourgogne qui a poussé ce bouchon le plus loin. Mais est-ce que les français savent vraiment que le vin existe ailleurs, et parfois depuis plus longtemps qu’en France ?

carte bourgogne

La semaine dernière, le comité en charge de ce dossier a eu l’excellente idée d’organiser à Paris une colloque de deux jours autour de thème suivante : « La valeur patrimoniale des économies de terroir comme modèle de développement humain ». On pourrait craindre que cela ne verse dans le pompeux, mais ce ne fut nullement le cas. Et ce n’était pas, non plus, une longue plaidoirie pour cette candidature bourguignonne, car les organisateurs ont eu la grande intelligence d’ouvrir très largement le débat et le contexte. Des conférenciers sont venu d’une douzaine de pays différents et ont présenté des cas très variables, dont beaucoup provenaient non pas de pays riches et de régions connues comme le binôme France/Bourgogne, mais de pays pauvres, parfois très pauvres ou en développement. Et les autres productions agricoles n’avait que peu à voir avec le vin : ylang-ylang, riz, safran, tourisme et production arganier ont fait partie du menu. Les thèmes ont touché non seulement au sujets attendus comme patrimoine et conservation, mais aussi aux choses vivantes comme les sociétés traditionnelles et leur survie, les croyances, les bénéfices économiques, les difficultés de gestion, la nécessité de mobiliser et d’animer tout le monde autour d’un projet et, à la suite d’un classement, les dangers d’un trop plein de touristes dans certains cas.

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Dans le cas de cette candidature bourguignonne, un seul exemple suffira d’illustrer l’utilité d’impliquer et de mobiliser un spectre large d’acteurs autour du projet. Pendant longtemps, une guerre à peine larvée à opposé vignerons et autres habitants de la Côté d’Or aux exploitants des carrières de pierre locales, notamment autour du village de Comblanchien. Mais cette pierre est mondialement célèbre et aura probablement prochainement une protection d’appellation. Les projet Climats a donc inclut les carrières dans les opérations de communication en organisant un spectacle dans une carrière qui a attiré plus de 4,000 personnes en juin dernier. Car cette pierre est bien là, sous les vignes, mais parfois aussi en évidence, et il ne faut jamais oublier qu’elle a bâti toutes les édifices remarquables de cette région, qui sont largement mis en avant dans le dossier de candidature. Elle fait donc partie intégrale de l’identité du lieu.

Ifugao rice terracesIfugao terrasses de riz dans le nord des Philippines : un exemple non seulement d’une site remarquable classé par l’UNESCO, mais aussi d’une tentative de préserver une mode de vie fragilisée, ce qui n’est probablement pas le cas de la Bourgogne viticole.

Mais à quoi peut bien servir une candidature à ce classement de sites remarquables ? D’abord à faire prendre conscience, par la population et par les gouvernants d’une région, voire d’un pays, des atouts de leur environnement et héritage, et, du coup, à en prendre meilleur soin à l’avenir. Mais aussi à impliquer toute la population locale dans cette démarche et du coup créer un lien démocratique qui manque si singulièrement dans bon nombre de pays. Dans le cas de la Bourgogne et la Côte d’Or, les effets commencent, très timidement, à se faire sentir : par exemple les panneaux souvent disgracieux, parfois un peu drôles, qui chaque syndicat d’appellation a cru bon apposer aux entrées des villages ont été remises dans un musée. Il reste le chantier, bien plus considérable, des abords des villes et villages qui, comme partout en France, ont été mités par des zones commerciaux et industrielles qui font que plus aucune ville ne possède une identité propre par ses autours, et la Bourgogne n’en fait pas exception. Mais il ne s’agit pas pour autant de « muséifier » les régions classées : juste de trouver un juste équilibre entre pression commercial sans états d’âme et à court terme et vision plus holistique des avantages et du caractère de telle ou telle zone. En cela, et si le vignoble, les villages et villes de la Côte d’Or obtenaient le classement, cette région deviendrait un laboratoire formidable pour une gestion dynamique et réfléchie d’un patrimoine culturelle et viticole qui reste assez exceptionnelle, même si on peut légitimement considérer que la plupart des vins de Bourgogne ne valent pas toujours leurs prix actuels !

Lors de ce colloque, des interventions et plaidoiries de quelques hommes brillants, comme Erik Orsenna ou Jean-Robert Pitte, ont donné une vision large et ouverte sur le monde des aspects humains et culturelles de cette question des sites exceptionnelles, sans jamais l’enfermer dans un discours prétentieux ni vantard. A ce ton raisonnable mais passionné qui a régné pendant ces deux jours, la présidence d’un homme aussi attentionné et modeste qu’Aubert de Vilaine n’y est certainement pas étranger.

Oui, je soutiens la candidature des Climats de Bourgogne, comme je soutiendrai celle d’une région ou pays bien plus modeste, dès lors qu’elle s’avère capable de produire, sur le long terme, un produit qui fait vivre une région sans l’abîmer, et de donner envie aux autres de faire de même.

David Cobbold

 Annexe : liste des 13 sites classés au Patrimoine Mondiale de l’UNESCO et ayant un lien essentiel ou partiel avec une région viticole.

France : Bordeaux (Port de la Lune). St. Emilion, Val de Loire

Italie : Cinque Terre, Langhe/Monferrato(Piemonte), Val de l’Orcia (Siena), Costa Amalfina (Salerna)

Portugal : Haut Douro, Pico (Azores)

Allemagne : Haut Rhin moyen

Autriche : Neusiedelersee-Burgenland

Hongrie : Tokay

Suisse : Lavaux

(et cela fait maintenant 13 !)

 


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Bulles de Loire (2): Fizzing in the Loire

Triple Zéro – one of my favourite Loire sparklers

Triple Zéro – one of my favourite Loire sparklers

Although Saumur is the centre of the industry, sparkling wine is made through the Loire. From the Pays Nantais, where Gros Plant is often the majority grape, all the way to the Côte Roannaise and Côtes de Forez – made from Gamay or non-AC white varieties. As David wrote yesterday the sparkling wines from the Loire offer good value and frequently a very good price quality/ratio.

Perhaps having a base in the Cher Valley to the east Tours that I tend to drink the sparkling wines of Vouvray and Montlouis, especially the Pétillant. These are specialities of Vouvray and Montlouis plus to a certain extent elsewhere in Touraine. They have around 2.5 atmospheres compared to the more customary 4.5 to 5 for fully sparkling wines, so they are less fizzy. The Triple Zéro from Jacky Blot’s Domaine de la Taille aux Loups (AC Montlouis) I think is particularly successful. Its is called Triple Zéro because there is no sugar added at any stage in its production – initial fermentation, when bottled for the secondary fermentation nor at the final corking. This is because the grapes (Chenin Blanc) are picked at around 12% potential – very considerably higher than is usually the case in Champagne. There is also a Rosé version of Triple Zéro made using the same method.

Triple Zéro, like other good Loire sparkling wines, ages well gaining further complexity in bottle. Indeed I have occasionally had the chance to drink some very old sparkling wines from Domaine Huet – 1959 on at least a couple of occasions and very memorably the 1937 once with the late Gaston Huet during a press dinner in Amboise at the end of the last century to celebrate decades of Vouvrays that had been made in the years 7.

PetNats, short for Pétillants Naturels, have become very popular over the past five years or so in the Loire. All tend to be made without added sugar, customarily with native yeasts and frequently using the méthode ancestrale – the winter cold stopping the fermentation before the returning warmth of the spring restarts it. They vary very considerably in style. Some are bottled and released just after a few months retaining quite a bit of residual sugar, others spend a year or more sur latte and, are drier.

Château d'Aulée, Azay-le-RideauChâteau de l’Aulée, Azay-le-Rideau

Château de l’Aulée in Touraine Azay-le-Rideau is another of my favourite sparkling wine producers. They make both Crémant de Loire and Touraine Méthode Traditionnelle, which is slightly cheaper. However, as none of the Crémants (last time I was there) sell for more than 10€ it is worth paying a little extra for the additional quality. I am especially keen on the Brut Zéro and the 1856 – the year this estate was established.

From our tasting on Monday 2nd February it was interesting that the Crémants made with a predominance of Chardonnay were leaner and more vibrant than those where Chenin was in the majority – these tended to have more complexity. It was also notable that we had 42 Crémant de Loire samples (12 Chardonnay dominant/ 30 Chenin dominant) to taste against only 11 with the Saumur appellation. Although the Crémant de Loire appellation dates from 1976, it took a very long time for it to become really established. Only recently did the production of Loire Crémant surpass that of Saumur. That Saumur already had an established reputation was a factor but also the fact that the rules for Crémant were more strict – less juice per hectolitre, presses without chains, 12 months minimum sur latte compared to nine for Saumur etc. played a part.

Four of Les 5.

Four of Les 5.

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Hervé puts his foot in it!

With one or two exceptions all of the samples we tasted should a good level of quality and were wines I’d be happy to open as an apéro. Not only do these Loire fizzes offer un bon rapport qualité/prix but they are less litigious than those from that large sparkling wine region to the North East of Paris, although two of the Saumur houses do have connections with that zone.

Some favourites from the tasting:

Dom Nature, Domaine Richou, Majority Chardonnay

Dom Nature, Domaine Richou, Majority Chardonnay

Robert et Marcel, Saumur – named after Robert and Marcel Néau, who played a big part in establishing the Cave Coop de St Cyr – now the majority owner of Alliance Loire and thus Ackerman. 80% Chenin, 20% Chardonnay

Robert et Marcel, Saumur – named after Robert and Marcel Néau, who played a big part in establishing the Cave Coop de St Cyr – now the majority owner of Alliance Loire and thus Ackerman. 80% Chenin, 20% Chardonnay

Château de Montgueret, Crémant – 60% Chenin, 20% Cabernet Franc and 20% Chardonnay

Château de Montguéret, Crémant – 60% Chenin, 20% Cabernet Franc and 20% Chardonnay

吉姆·巴德 Photo©MichelSmith

吉姆·巴德
Photo©MichelSmith

 


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Bulles de Loire (1): fines et raisonnables

 IMG_4851Trois des quatre au travail pour cette dégustation. Jim prenait la photo. Hervé réfléchissait à sa prochaine blague. Marc peaufinait ses notes. David s’occupait du service. Un vrai petit ménage à 4 ! (photo Jim Budd)

Il y a quinze jours, 4 membres de ce blog collectif se sont retrouvés à Angers, à l’occasion du Salon des Vins de Loire. L’occasion fut trop belle pour ne pas tenter notre troisième expérience d’une dégustation partagée, après Champagne (2012) et Bourgeuil /St. Nicolas de Bourgueil (2013). Evidemment cela allait concerner une ou plusieurs appellations ligériennes, et nous avons opté pour deux appellations de vins effervescents, vu l’engouement actuel des marchés pour ce type de vin. Il s’agit de Crémant de Loire et de Saumur Brut, qui utilisent tous les deux la méthode dite « traditionnelle », ce qui signifie une seconde fermentation d’un vin tranquille en bouteille afin de générer pression et un peu plus d’alcool. Les règles précises de ces deux appellations diffèrent un peu, comme le démontre le tableau ci-dessous, mais en gros elles sont très proches.

Crémant de Loire

cépages autorisés (avec quelques règles quant aux proportions) : chenin blanc, chardonnay, cabernet franc, cabernet sauvignon, grolleau noir, grolleau gris, pineau d’aunis, pinot noir

aire de production : 1600 hectares

production moyenne : 97,000 hectolitres

rendement : 74/80 hl/ha

rendement au pressoir : 100 litres pour 150 kg

vieillissement sur lattes : 12 mois minimum

reflet-chateau-saumurLes appellations de Saumur, tranquilles ou effervescentes, profitent de l’image du château éponyme, mais sait-on bien à l’étranger que ces vins viennent de la région Loire ?

Saumur Brut

cépages autorisés (avec quelques règles quant aux proportions): chenin blanc, chardonnay, sauvignon blanc, cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d’aunis.

aire de production : 1400 hectares

production moyenne : 90.000 hectolitres

rendement : 67/76 hl/ha

vieillissement sur lattes : 9 mois minimum

 IMG_4844Tous ces vins, ainsi que la production effervescente de Vouvray et Monlouis, portent parfois la désignation suggestive (mais non réglementée je crois) de « Fines Bulles de Loire ». (photo Jim Budd).

La production de ce type de vin en Val de Loire remonte au moins au 19ème siècle, particulièrement à Saumur, qui garde une appellation spécifique de nos jours. Les autres bulles produites dans la région le sont, en général, sous l’appellation de Crémant de Loire, qui a une base géographique plus étendue, c’est à dire Saumur, Anjou et Touraine. Mais on trouve aussi des vins mousseux faisant partie de deux appellations de vins blancs de la région tourangelle : Montlouis et Vouvray. Ailleurs dans les régions de la Loire, quelques producteurs élaborent aussi des vins à bulles, mais sans appellation contrôlée. Ils ont généralement comme désignation « vin mousseux de France ».

IMG_4853Rien n’échappe à l’oeil de Moscou….ou est-ce de Lalau ? (photo Jim Budd)

L’aire d’appellation Saumur concerne 1,400 hectares au sud de la Loire sur les coteaux  calcaires qui entourent la ville de Saumur. Une gamme assez large de cépages est autorisée : chenin blanc, chardonnay et sauvignon blanc pour les blancs, puis cabernet sauvignon, cabernet franc et pineau d’aunis pour les rouges. Si la présence de cépages rouges surprend, je rappelle que les techniques de pressurage et la nature des baies permettent l’obtention d’un jus blanc à partir d’un raisin dont la peau est noire ou rouge. Après tout,  2/3 du vignoble champenois est planté en cépages rouges.

L’aire du Crémant de Loire est un peu plus grande : 1,600 hectares, et pour des sols plus variables. Les cépages blancs ne sont que deux : chardonnay et chenin blanc, tandis que sont autorisés 6 variétés plus ou moins rouges : cabernet franc, cabernet sauvignon, pinot noir, menu pineau et grolleau (gris et noir).

IMG_4848Marc cherche, et va sans doute trouver, une large gamme d’arômes dans son verre de bulles ligériennes (photo Jim Budd)

L’appétit croissant des marchés pour les vins pétillants à bien profité récemment à ces deux appellations, mais il semblerait que cela soit davantage le cas pour les Crémants de Loire, qui ont l’avantage d’inclure le nom de leur région dans leur désignation. Entre 2006 et 2013, les ventes de Crémant de Loire ont doublées, pour dépasser légèrement 13 millions de bouteilles en 2013. Si ceci est à relativiser à côté du géant champenois et ses presque 300 millions de flacons, le Crémant de Loire tient une bonne place parmi les autres Crémants de France (Alsace, Bourgogne, Jura etc).Deux tiers sont exportés et ces exportations ont augmenté de 24% entre 2012 et 2013. C’est le premier exportateur parmi les Crémants de France, avec 26% des volumes exportés. Cela tient à une place de leader sur le très important marché allemand, même si Bourgogne et Alsace le battent ailleurs. Les bulles de Loire (Crémant de Loire et Saumur ensemble) sont aussi leader sur le marché britannique. Les bulles de Vouvray ou de Montlouis se vendent essentiellement sur le marché français.

IMG_4846 Les vins qui m’ont fait sourire étaient assez nombreux dans cette dégustation  (photo Jim Budd)

Notre dégustation

Nous avons demandé une seule cuvée, non-millésimé, de chaque producteur qui souhaitait proposer un échantillon. La dégustation a eu lieu le matin du lundi 2 février, dans les locaux d’InterLoire à Angers. Les vins étaient servis à l’aveugle et ordonnés ainsi : 11 crémants de Loire à dominante chardonnay, puis 30 Crémants de Loire à dominante chenin, et enfin 11 Saumurs bruts à dominante chenin.

Les vins que j’ai aimés et leurs prix (les vins en caractères gras sont mes préférés)

1). Crémant de Loire (à dominante chardonnay)

Renou Frères et Fils (6,40 euros), Domaine de Varinelles (7,80 euros)

2). Crémant de Loire (à dominante chenin blanc)

Château Pierre Bise (9,50 euros), Domaine des Bessons (7,60 euros), Domaine Lavigne 7 euros), Domaine de l’Eté (6,80 euros), Domaine de la Bergerie (8 euros), Domaine Pierre Chauvin (13 euros), Château du Fresne (7 euros), Château de Parnay (8,50 euros), Domaine du Bois Mozé (11,50 euros), Langlois Château (12,50 euros), Château du Cléray (12 euros).

2). Saumur Brut (à dominante chenin)

Domaine de Sanzay (7,90 euros), Domaine Matignon (7 euros), Vignerons de Saumur, cuvée Robert et Marcel (5,80 euros), Ackermann cuvée Jean Baptiste Ackerman (6,50 euros), Domaine Leduc Frouin (6,50 euros), Domaine de la Perruche, La Grande Cuvée(8 euros), Château de Montguéret, Tête de Cuvée(13,30 euros)

 

Conclusion 

On le voit bien, ces bulles-là sont très accessibles en prix (environ la moitié, au plus, des vins de Champagne) et il y avait beaucoup de bons vins dans une série d’une cinquantaine d’échantillons. On peut parfois leur reprocher une certaine neutralité, mais, dans l’ensemble, ils sont bien faits et valent très largement leur prix. S’ils n’ont pas souvent la finesse d’un bon Champagne, l’adage suivant reste valable : mieux vaut un bon Crémant (de Loire) qu’un mauvais Champagne.

 

David Cobbold 

 

 

 


2 Commentaires

Bulles sur la Loire : les 5 enquêtent

bulles sur la Loire

Bulles sur la Loire, bulles de Loire, je ne pouvais pas imaginer meilleure photo pour cette introduction. Le crédit est dûment affiché.

Lors du récent Salon des Vins de Loire, 4 membres de ce blog à 5 têtes (plus ou moins pensantes) ont dégusté, à l’aveugle, une série de vins effervescents issue de deux appellations ligériennes : Crémant de Loire et Saumur. Cette dégustation nous a été préparée par Interloire, que nous remercions.

Le 5ème larron, notre Catalan d’adoption Michel Smith, a suivi son propre chemin qu’il nous narrera à son tour. Ainsi, toute la semaine prochaine, nos articles seront consacrés à divers aspects des vins pétillants ligériens, catégorie dont les ventes sont globalement en augmentation, comme c’est le cas pour les vins à bulles en général. Le phénomène est encore plus significatif que la montée des vins rosés.

Si les avis se discutent presque à l’infini, les faits sont têtus. Je vous livre donc quelques informations de base sur le monde des vins à bulles. La production mondiale de vins effervescents a augmenté de + de 40 % en 10 ans (17,6 millions d’hectolitres en 2013 contre 12,7 millions d’hectolitres en 2003), tandis que celle des vins tranquilles a reculé. Si la consommation de ce type de vin n’a pas tout à fait suivi la même courbe ascensionnelle sur la même période, elle a tout de même pris 30%. Aujourd’hui cette production compte pour environ 7% de la production globale des vins dans le monde.

Le plus grand producteur (et consommateur) mondial de vins effervescents est l’Allemagne, suivi de la France. Les échanges se développent aussi à un bon rythme, et concernent maintenant près de la moitié des volumes produits.

Lundi je vous parlerai uniquement des bulles de Loire, aussi bien sur le plan économique que gustatif. Mes collègues prendront la suite, chacun dans son style inimitable et en explorant des angles différents de la question.

David Cobbold

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