Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Jefford’s eloquent plea for the UK to remain in the EU + SA celebratory fizz

Stronger in Europe
Boris Johnson No 10
The ex-Mayor of London – Boris Johnson – leads those campaigning to leave 
Johnson has long been a supporter of the EU and his decision to campaign to leave is widely seen as a brazen piece of political opportunism towards his ambition to become Prime Minister of the UK  
 
OK I know that most of this post is not about wine but it may be about something even more important than wine.
In less than a month the UK will vote on whether to remain a member of the European Union or leave. The Referendum will be on Thursday 23rd June 2016. Given that we joined the European Community in 1973 – 43 years ago – holding another Referendum on whether to stay in or not rather underlines our always ambivalent attitude to the European Union and the European ideal.
I have long been a convinced supporter of a European Union and hope that we will vote to remain in the EU. I see myself as a European whose main home is in London. To vote to leave would be a terrible mistake and a disaster.
Fortunately the recent opinion polls seem to be moving in the right direction – Remain now leads Leave where not long ago it was either a dead heat or a small lead for Leave. However, a month is still a long time and much could change. Also opinion polls can get results badly wrong. It does appear that the most significant factor is the economy and the likely economic effects leaving the EU would have. Here those pressing to leave appear to be losing the argument due to uncertainties involved.
AndrewJeffRoeds Andrew Jefford  
On Saturday wine writer Andrew Jefford posted on Facebook an eloquent and wise plea for remaining in the European Union:
‘These are my children’s eyes, photographed by their mother. They are young British citizens who, at present, live as freely in Europe as they could in the UK. They aren’t, of course, old enough to vote in the UK’s June 23rd referendum on continuing membership of the European Union, but their lives will be affected far more than my life will by the outcome. If you are a young British voter, please vote. It will be the most significant vote you’ll ever cast. No General Election will ever have this level of significance.
The economic arguments for Britain remaining in the European Union are many and compelling. Leaving would be an act of economic self-harm. Most of the putative upside – only thinly sketched out by those who wish the UK to leave the European Union – is hopeful fantasy, as would quickly become evident in the slow economic hangover that will follow any possible vote for Brexit. Independent international economists overwhelmingly concur with this view.
EU migration to the UK has been of great economic benefit. Farming, transport, construction and the health service are four sectors among many which would struggle in the UK without EU workers. Migration is not a separate issue to economics, as those advancing the Brexit argument assert.

Read the rest of Andrew’s post here.

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Graham Beck’s Brut Rosé – a wine for celebrations

Brut Rosé

Brut Rosé BL
Over the weekend we have enjoyed three bottles of Graham Beck’s excellent Brut Rosé. A blend of Pinot Noir and Chardonnay it has been an ideal fizz to celebrate a 92nd birthday for Netta Macintyre. The Brut Rosé is clean and very nicely balanced with raspberry and red cherry flavours. Available from Majestic for £11.99 or £9.99 for a mixed six bottles it is very good value.
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Ideal fizz for a 92 year old 

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Un parcours visiteurs exemplaire : le cas Hennessy

On parle de plus en plus d’oenotourisme; Mais combien de visites sont bien pensées, structurées d’une manière intelligente, et intéressantes visuellement et intellectuellement pour une population nécessairement diverse ? Voici un bel exemple…

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J’ai pu visiter, samedi dernier, le nouveau parcours pour visiteurs mis en place à Cognac par la maison Hennessy.  Il est exemplaire à plus d’un titre et je vais y revenir. Certaines personnes tapent trop souvent (et bien trop facilement) sur les grandes marques. Je pense, dans un souci d’équilibre et de justice, qu’il faut aussi saluer la qualité de leurs produits, réalisations et activités, du moins pour les meilleurs. Par exemple, sait-on que le cognac seul représente 20% du chiffre d’affaires des exportations de vins et spiritueux français, et que ce chiffre est largement le fait de 4 marques, avec Hennessy comme leader. Comme en Champagne, ou, dans un registre un peu différent, à Bordeaux, les performances économiques de la filière française des vins et spiritueux doivent beaucoup à des leaders, et ces leaders sont incontestablement les grandes marques. Autant je suis pour la diversité de styles, de tailles et d’approches, autant j’estime qu’il ne faut pas renier la dette que tous doivent aux pionniers, dont cette maison qui vient de fêter ses 250 ans d’existence.

IMG_7516Un tierçon, contenant plus de 530 litres d’un Cognac plus que centenaire. Un parmi des centaines de la sorte qu’un peut parfois voir dans un des « paradis » chez Hennessy. La provenance viticole y figure toujours, comme içi des vignes ayant appartenu à la famille. Quand l’évolution du cognac est jugé suffisante, les eaux-de-vie sont transférées dans des dames-jeanne en verre. 

 

Mais mon sujet du jour est autre : il s’agit de l’éducation du public tel qu’il peut et doit être conduite lors d’une visite à un lieu de production. De l’oenotourisme si vous préférez. Visiter une région de production, et un lieu de production en particulier, doit permettre au visiteur de comprendre le processus de production, ainsi que quelques éléments qui constituent les particularités de ce producteur-là. Un parcours de visite doit être agréable, beau et informatif. Dans le cas d’un producteur historique, ce parcours doit lier le passé au présent, sans faire dans le passéisme et, si possible, en donnant une sensation de dynamisme permanent. Tous ces critères sont réunis dans le nouveau parcours visiteur chez ce grand producteur de Cognac.

IMG_75318 générations de la famille Fillioux ont présidé le comité de dégustation dans cette salle chez Hennessy, entourée de ce qu’on appelle des « orgues » d’eaux-de-vie. Une belle leçon de continuité !

La ville de Cognac est loin d’avoir la séduction de Bordeaux. Modeste et assez délabrée, ce n’est pas pour ses atours que le touriste, amateur de boissons alcoolisés ou pas, s’y déplacerait. La Charente et certes une province agréable, souvent bucolique et bénéficiant d’une belle architecture en pierres blanches parfois un peu noircies par le temps et le vapeurs d’alcool. Mais, pour attirer le touriste de passage et le rendre heureux de son étape, il faut proposer des choses plus élaborées. Bien entendu, les maisons de cognac en ont les moyens, comme, la plupart du temps, le patrimoine pour nourrir de tels projets. Mais la conception et la réalisation du parcours visiteur d’Hennessy me semble assez exemplaire à tous égards. Il utilise habilement le site, aux bords du fleuve Charente, pour initier le visiteur à l’influence géographique et à l’importance de ce moyen de transport dans le développement du commerce des eaux de vie de la région, car le parcours commence par un court voyage en bateau fluvial. Un ancien chai de stockage et de vieillissement a été laissé dans son jus (pierres et poutres noircies par la vapeurs de cognac) pour servir de toile de fond à un parcours à la scénographie très moderne, axée sur une explication visuelle et commentée sur tout le processus d’élaboration de l’eau de vie charentaise. La vigne, bien entendu, la distillation, évidemment, mais aussi la tonnellerie, le vieillissement et le travail extraordinaire d’assemblage. Les modes de consommation du cognac, autrement moins compassées qu’en France, sont aussi illustrées dans un tour de monde aussi visuelle que sonore. Est-ce que cela suffira pour donner un goût pour le Cognac à des français grand buveurs d’une eau de vie écossaise ? J’en doute, mais est-ce l’objet ?

IMG_7534La complexité de l’assemblage et la variabilité des lots d’eaux-de-vie qui y participent, peuvent être démontré d’une manière visuelle et claire

 

La visite se poursuit dans une des de ces chais-cathédrales de tonneaux (pièces cognaçaise de 350 litres ou tierçons de 530 litres) qui impressionnent autant par la vue que par le parfum. Chez Hennessy il y a 350,000 de ces vaisseaux, mais on n’en voit qu’une petite partie. Enfin, avec une belle alternance entre tradition et modernité, on est invité à retraverser la Charente par un pont pour regagner le bâtiment d’accueil moderne, habillement intégré à un ensemble ancien par l’architecte Wilmotte, et ou on peut soit visiter une splendide exposition d’oeuvres d’art contemporain intitulé « Next Stop Hennessy » réalisées après des visites des artistes concernés chez Hennessy et qui intègre une exposition de l’histoire de la maison, soit participer à un atelier de dégustation dans une salle claire, au décor très épuré et assez japonisant qui fait habilement allusion au matériaux de la confection du cognac, cuivre et bois en particulier. On peut bien sur faire les deux !

IMG_7532La salle de dégustation pour les visiteurs est lumineuse et moderne. On se croirait un peu dans un restaurant japonais

 

J’ai particulièrement aimé l’association permanente entre passé et présent qui se perçoit par alternance et parfois en même temps tout au long de ce parcours qui mérite qu’on y consacrer une heure et demie au moins. Cela est d’autant plus pertinent quand on pense qu’une eau-de-vie issu de la dernière récolte pourrait rejoindre, pendant au moins 100 ans, les stocks énormes qui séjournent sous ces toits-là. Un des « paradis » d’Hennessy contient effectivement des cognacs qui datent de 1800. L’avenir se construit aujourd’hui quand on raisonne sur le temps long comme ici. Bien entendu la marque Hennessy est omni-présente dans ce parcours, mais jamais d’une manière lourde ou trop intrusive. J’ai appris des choses et j’ai pris du plaisir. Je pense que cela sera la cas pour tous les visiteurs.

David Cobbold

(texte et photos)

Informations pratiques sur le circuit de visites

Rue de la Richonne – 16100 Cognac – France

Visites en 6 langues : français, anglais, espagnol, allemand, russe et chinois,

Groupe de 25 personnes maximum

Ouvert toute l’année à partir du 23 mai 2016,

Informations et réservations : http://www.lesvisites.hennessy.com

Label tourisme handicap : tout le parcours est accessible aux personnes à mobilité réduite. Labellisé Vignobles et Découverte (label Atout France)

Informations pratiques sur l’exposition « Next Stop Hennessy »

Rue de la Richonne – 16100 Cognac –France

Du 23 mai au 18 septembre 2016

Du lundi au dimanche de 10h00 à 19h00.  Audioguide gratuit à disposition en Français et Anglais. Entrée Libre


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Les concours de vins : une affaire très ancienne

Andeli

Les concours de vin se sont multipliés ces dernières années, au point de devenir peut-être trop nombreux pour être tous crédibles. Et la proportion de médailles accordées dans certains concours frise le ridicule. Je ne vais pas passer en revue les concours actuels dans cet article, mais plutôt vous parler du premier concours dont nous avons trace : La Bataille de Vins d’Henri d’Andeli, un trouvère normand, qui date du début du 13ème siècle. En réalité, il semblerait que ce concours n’ait jamais réellement existé car il s’agirait plutôt d’un « fabliou », c’est à dire d’une figure de style de la littérature du Moyen Age. Mais peu importe, car ce texte est savoureux. Pour information, il est disponible in extenso dans l’excellente recueil de Sophie Guermès intitulé « Le Vin et l’Encre (Mollat 1997).

Le Vin et l'Encre

Si vous avez déjà participé à des concours en tant que juré, vous savez bien qu’on ne peux pas aimer tous les vins, et aussi que les désaccords entre jurés autour d’un même vin sont monnaie courante. Mais il est rare que toute une catégorie de vins se trouve condamnée comme étant indigne et inférieure. C’est pourtant ce qui est arrivé à l’ensemble des vins rouges dans ce récit. Reflet des goûts de l’époque, probablement, ou bien était-ce du à l’absence de soufre et d’hygiène dans les chais ?

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Si aujourd’hui dans les concours codifiés on se contente de cochez des cases pour signifier ses impressions sur la netteté, l’intensité, la longueur en bouche ou l’équilibre générale du vin, les commentaires étaient nettement moins encadrés et plus imagés alors : par exemple un compliment adressé à un vin qui a particulièrement plu, le jury soulignait qu’il était capable de vous perdre un oeil ! Je trouve que cela a une toute autre allure que le style de descriptions aromatiques, largement répandu par de nombreux sommeliers et que je qualifie de « tendance salade de fruits » : cela consiste évidemment à énumérer des longues listes d’arômes, plus ou moins probables et totalement absconses pour la plupart des mortels. Même si on ne souhaite à personne de perdre un oeil lors d’une dégustation, je crois que je préfère cet image à « minéralité tendue, notes de craie au soleil après la pluie avec un soupçon de fleur de vigne ».

De nos jours, les producteurs ou consultants qui sont mécontents des critiques les traitent de tous les noms, individuellement ou collectivement, mais à cette époque lointaine, la balance de pouvoir semble avoir été de l’autre côté car un des juges a même menacé de mort un vigneron à l’origine d’une vin qui a du sérieusement le déplaire ! Je peux être sévère parfois, mais je n’irai pas si loin. Le terme « Bataille » utilisé dans le titre de ce poème est donc bien plus approprié que celui de « concours ».

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Chaque concours doit avoir un patron qui fait régner l’ordre dans la salle. Dans ce cas il s’agissait du roi de France, Philippe Auguste. Et, pour être crédible, il doit aussi être international dans sa conception. Mais si on pense que le 13ème siècle ne jurait que par le local ou le franco-français, on se trompe lourdement. A une époque ou les moyens de transport étaient toute autre que de nos jours, La Bataille des Vins comparait 70 vins dont certains venaient de la Moselle germanique, d’Espagne, d’Italie ou de Chypre. Pour la France, c’est le nord du pays qui dominait nettement l’échantillonnage, même si on trouve, curieusement, un vin de Moissac. On sait que l’absence de moyens de transport et la difficulté de faire tenir les vins au delà d’un an explique largement cela.

Deux personnages tiennent la vedette dans ce concours : le roi de France déjà mentionné et aussi un prêtre anglais qui était apparemment ivre du matin au soir. N’oublions pas que la guerre de Cent Ans était en cours et qu’il ne fallait pas louper une occasion pour tourner l’ennemi (de la France) en dérision. Mais on aussi là une indication de l’ancrage religieux de la culture du vin en Europe.

Alors qui a gagné cette bataille ? Ce fut un vin de Chypre qui remporta la dégustation, suivi du vin d’Aquilée (aujourd’hui en Italie) : tous deux des vins sucrés ce qui est aussi bien un reflet des goûts de l’époque que de la capacité du sucre à bien conserver le vin à cette époque d’avant les bouteilles (et le soufre). C’est aussi la preuve que les français du 13ème siècle étaient bien moins chauvins qu’aujourd’hui. Je reviendrai prochainement sur ce sujet car, dans 15 jours environ, il y aura une dégustation pour commémorer la 40ème anniversaire de l’événement connue sous le nom de « Jugement de Paris » et qui a vu des vins de Californie battre des noms très connues en Bourgogne et à Bordeaux.

 

David


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Farewell Aimé Guibert (Mas de Daumas Gassac) – a giant of new Languedoc

14Mas de Daumas Gassac

Very sad news that Aimé Guibert founder of Mas de Daumas Gassac died last night aged 91. 

Aimé was one of the giants of the new Languedoc. It was the Mas de Daumas Gassac reds in the 1980s that caught the attention of writers like Hugh Johnson and Michael Broadbent MW bringing the changes underway in the Midi to the media’s attention.

I saw Sylvain Fadat of Domaine d’Aupilhac at RAW (London) this morning, who gave me the news. Sylvain stressed what a huge contribution Aimé had made to shaping the Languedoc that we now know.

Les 5’s thoughts and condolences to Aimé’s family and friends. 


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Oz Clarke, London celebrates, Champeau

 Oz, Chris Stroud (marketing manager – 

Europe, New Zealand Winegrowers),  

Sir Alexander Lockwood Smith  

 Sir Alexander Lockwood Smith, 

NZ High Commissioner to UK 

On Friday 6th may Oz Clarke, writer, actor and broadcaster, was inducted into the The New Zealand Hall of Fame at a brief ceremony at the top of New Zealand House. Sir Alexander Lockwood Smith, the New Zealand High Commissioner, made the presentation.

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Press release:

‘Oz Clarke inducted in to New Zealand Wine Hall of Fame

Oz Clarke, the man who helped put New Zealand Wine on the map, will be inducted into the New Zealand Wine Hall of Fame on International Sauvignon Blanc Day, Friday May 6.  

 Oz is the first person in the UK to receive this honour, and only the second non-Kiwi (after Australian David Hohnen in 2006) to be recognised for having made major contributions to the development and enhancement of the domestic and export-based wine industry in New Zealand.

 A passionate New Zealand Sauvignon Blanc enthusiast and advocate, Oz will be presented with his certificate of membership fittingly on International Sauvignon Blanc Day, at New Zealand House in London.

 “There had never before been a wine that crackled and spat its flavours at you from the glass,” Oz said at the inaugural International Sauvignon Blanc Celebration, held in Marlborough earlier this year, where he captivated the audience as a keynote speaker with his first memories of tasting New Zealand Sauvignon Blanc.

 Oz first visited New Zealand in 1987 as a guest overseas judge at the inaugural Air New Zealand Wine Awards, the country’s premier national wine competition. He came again a few years later to judge, and has been a regular keynote speaker at the triennial Pinot Noir International events held in Wellington since 2001.

 Commenting on Oz’s induction, the chairman of the New Zealand Wine Hall of Fame Trust, Bob Campbell MW (who, incidentally judged on the same panel as Oz in 1987) said:

 “Oz is special to Kiwi winemakers because, in 1984 he was among the first to recognise that Marlborough Sauvignon Blanc had added a new style and flavour to the world of wine, and he never stopped saying it to anyone who would listen. Then, in 2001 he rated our best Pinot Noirs as being up there with the best of Burgundy – not better than but comparable with and complementary in style.” 

 « On personal and regional levels, Oz has taken the time and trouble to get to know our wine people and their terroirs, and the synergies are such that we have come to regard him as an honorary Kiwi.”

 

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Celebrating London’s first Muslim Mayor – Sadiq Khan 

Crémant de Loire Rosé, Lamé Delisle Boucard

 

Last night we opened a bottle of the Crémant de Loire Rosé from Lamé Delisle Boucard to celebrate the election early on Saturday morning of Sadiq Khan as the new Mayor of London and the first Muslim to be elected to the post. Sadiq Khan was elected by a landslide despite a very unpleasantly racist campaign by the Conservatives that has been subsequently widely criticised by various senior Conservative figures. Despite these tactics Khan has been impressively dignified.  

Lamé’s Crémant Rosé is made from 70% Cabernet Franc and 30% Cabernet Sauvignon and spends 24 months sur latte. Lovely delicate strawberry and raspberry fruit.

Proud to be a Londoner!     


Views of Sadiq Khan’s London 

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Franck Champeau – Domaine Champeau, Pouilly-Fumé

 Franck Champeau, 

Domaine Champeau, Pouilly-Fumé

(above and below)

I was quite surprised to find a substantial Pouilly-Fumé domaine in the Wines Unearthed section of this year’s London Wine Trade Fair. The Wines Unearthed section described as ‘unsigned talent from the world of wine’ was for producers not represented in the UK. 

Domaine Champeau is based in the village of Saint-Andelain and has 20 hectares of vines – the vast majority being Sauvignon Blanc but they also have 1.40 ha of Chasselas for AC Pouilly-sur-Loire. This makes them the largest producer of Pouilly-sur-Loire – the much reduced appellation for Chasselas that used to be the dominant grape variety here – albeit essentially for the production of table grapes. The domaine was founded in 1942 when Franck’s grandparents started with just 1.70 ha of vines. He and his brother, Guy, are the third generation to run the domaine. 

I met Franck Champeau on the stand. Unfortunately like so many other Loire producers he has been hit by the recent late April frosts, especially that of early in the morning of Wednesday 27th April. « We have lost 50% of our crop, » Franck told me, « and overall throughout the appellation the loss is 50%. »

I was impressed with the wines I tasted with Franck – in particular the mineral 2014 Silex and and the attractively concentrated 2015 Pouilly-Fumé. For anyone looking for that relatively rare beast – a Pouilly-Fumé not imported into the UK – should take a look at these wines.    

Ex-chair


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Penfolds, l’Australien emblématique

Peu de producteurs viticoles peuvent sa targuer de pouvoir symboliser, à eux seuls, la production entière de leur pays. Mais la marque Penfolds tient clairement ce rôle en ce qui concerne l’Australie, actuellement septième producteur mondial. Ce phénomène mérite investigation et explication. Deux dégustations récentes à Paris, une organisée par le caviste Nicolas, et l’autre par le producteur lui-même, m’y incitent aujourd’hui.

Penfolds-Collection

Un peu d’histoire

 

L’entreprise fut officiellement fondée en 1844 à Adélaïde, en Australie du Sud, par un médecin à peine arrivé d’Angleterre, le Dr. Christopher Rawson et son épouse, Mary Penfold. Cette femme jouera un rôle important dans le développement des vins de Penfold, comparable avec celui des grandes dames de Champagne, également dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Le couple était jeune à cette époque (33 et 24 ans, respectivement) et le mari médecin croyait fermement dans les vertus de vin comme fortifiant. Ils avaient acquis un domaine de 200 hectares proche d’Adélaïde sur lequel ils plantèrent des vignes. Une partie de ce domaine originel, qui s’appelle Magill Estate, appartient toujours à Penfolds, ainsi que la maison du couple, nommé Grange. On verra plus tard que ce nom allait jouer, et joue encore, un rôle capital dans la notoriété de la marque Penfolds. Une autre partie a été dévorée par le mitage urbain, à la manière d’un Haut Brion dans la banlieue bordelaise. Les pieds de vigne plantés à Magill provenaient d’Hermitage, via l’Angleterre. Il s’agissant donc de plants de syrah, dont l’orthographe variable de l’époque, largement basé sur la phonétique, aurait donné «shiraz» en Australie. Christopher s’est occupé essentiellement de sa pratique médicale, et ce fut Mary qui s’occupait de la vigne. Beaucoup des vins étaient mutés à cette période, à la manière d’un Porto ou d’un Xérès, mais quelques vins secs non-fortifiés étaient aussi produits, blancs comme rouges.

Penfolds Magill EstateLa winery de Magill de nos jours

A la mort de Christopher, en 1870, Mary a poursuivi l’activité, gérant 25 hectares de vignes plantés d’une large gamme de cépages dont shiraz, grenache, verdelho, mataro (mourvèdre), frontignac (muscat) and pedro ximenez. On se préoccupait aussi de la distribution chez Penfolds et, à la retraite des affaires de Mary Penfold, en 1884, l’entreprise était aussi propriétaire d’un tiers des magasins de vins de l’Etat de South Australia. Au tournant du 20 ème siècle, Penfolds était devenu le plus important producteur de cet Etat, avec une production annuelle de quelque 450.000 litres. D’autres acquisitions de vignobles ont suivi, notamment à McLaren Vale.

Mais une vraie révolution dans les styles des vins produits par Penfolds a eu lieu dans les années 1950, avec un basculement vers les vins secs, surtout rouges. Ce mouvement a aussi été une étape cruciale dans la progression de toute la viticulture australienne vers la conquête de marchés mondiaux, en l’adaptant à la demande étrangère. Un vignoble que ne s’adapte pas à une demande en mutation est un vignoble qui meurt, ou, au mieux, se marginalise. Et nul ne le sait mieux que les Australiens.

Schubert et sa suite

Un homme, le chief winemaker Max Schubert, joua un rôle essentiel dans ce virage. Envoyé en Europe pour étudier les techniques de production à Jerez et à Porto, il a aussi fait escale à Bordeaux et fut tellement impressionné par la capacité de garde et l‘élégance des grands vins rouges de la Gironde qu’il a décidé de mener des expériences dans cette direction avec le cépage les plus proche du Cabernet Sauvignon dont il disposait à cette époque: la syrah. Son premier essai, le millésime 1951, n’a guère été apprécié des dirigeants de l’époque, qui lui ont même ordonné d’abandonner cette voie. Heureusement pour Penfolds (et peut-être aussi l’avenir des vins australiens), il ne leur a pas obéi et a poursuivi ses expériences en cachette. Quelques année plus tard, ces vins, de production très limitée et ayant bénéficié d’un long vieillissement, ont connu un grand succès. La cuvée fut appelé Grange Hermitage, Bin 45. Grange pour la maison des fondateurs, Hermitage pour la syrah et ses origines (ce nom fut retiré plus tard suivant des accords sur le respect des noms d’appellations géographique), et le terme « Bin » signifiant le numéro de lot (en fait, un bac dans lequel on rangeait un lot de bouteilles). Ce dernier terme et largement utilisé par Penfolds pour désigner bon nombre de ses cuvées (Bin 707, Bin 389, Bin 28, Bin 128, etc).

grange-headerGrange

 

Depuis cette époque, les aléas des affaires et les appétits des corporations ont vu Penfolds successivement absorbés dans diverses structures plus ou moins importantes, dont la dernière en date s’appelle Treasury Wine Estates. Au poste d’oenologue en chef de l’entreprise, Max Schubert a connu trois successeurs: Don Ditter, d’abord; puis John Duval; puis Peter Gago, actuellement en poste. De nos jours, deux wineries sont intégrées à Penfolds : l’historique Magill Estate et une autre dans la vallée de Barossa. La renommée et la qualité de la cuvée Grange en a fait un des vins les plus collectionnés au monde, mais la réputation de Penfolds repose aussi, et je dirais surtout, sur la qualité et la régularité de ses vins à chaque marche de l’échelle de prix. C’est la raison majeur qui explique son titre, accordé en 2013 par la revue Américain Wine Enthusiast de «New World Winery of the Year» : demeurer au sommet de la qualité aussi longtemps en produisant autant de vins et une sacré performance, n’en déplaise aux esprits chagrins qui ne jurent que par le « small is beautiful ».

peter-gago-penfolds-FT-MAG0516Peter Gago, chief winemaker chez Penfolds

Si Penfolds opère comme un propriétaire et négociant, achetant une partie de ses besoins en raisins, c’est aussi un gros propriétaire viticole. Voici d’ailleurs une liste de ses quelques 700 hectares de vignes en production avec les cépages les plus plantés:

  • Adelaide
    • Magill Estate (5,34 hectares de shiraz)
  • Barossa Valley
    • Kalimna (153 hectares de vignoble – shiraz, cabernet sauvignon, mourvèdre, sangiovese)
    • Koonunga Hill (93 hectares – shiraz, cabernet sauvignon)
    • Waltons (130 hectares – shiraz, cabernet sauvignon, mourvèdre)
    • Stonewell (33 hectares – shiraz, cabernet sauvignon)
  • Eden Valley
    • High Eden (66.42 hectares – riesling, pinot noir, chardonnay, sauvignon blanc)
    • Woodbury (69.56 hectares)
  • McLaren Vale (141 hectares sur 4 zones – shiraz, grenache, cabernet sauvignon)

Il faut aussi ajouter Coonawarra (environ 50 hectares – essentiellement du cabernet sauvignon et de la syrah)

C’est moins grand que les superficies exploitées par Tariquet dans le Gers, par exemple, mais c’est un vignoble conséquent.

Mes notes de dégustation

Lors de la grande dégustation organisée à Paris par Nicolas, j’ai particulièrement impressionné par les vins de Penfolds présentés à cette occasion. Pour ne prendre qu’un seul exemple, le sommet de leur gamme, Grange, fut présenté dans la même salle que les premiers crus de Bordeaux. Il est vrai que ces derniers avaient commis, à mon sens, une erreur en présentant des millésimes plutôt faibles (sauf Yquem), mais Grange 2010 les surclassaient assez nettement. Je sais qu’il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable, qu’il s’agit d’une syrah (avec une pointe de cabernet) issu d’un pays plus chaud, etc etc. Mais quand-même. Ce vin (cher) est nettement moins cher que les premiers crus de Bordeaux et il donne deux fois plus de plaisir au dégustateur. Cherchez l’erreur !

Maintenant, voici quelques notes prises à une autre occasion. Ne cherchez pas des cuvées issues de « single vineyards » chez Penfolds : malgré des noms qui font allusion, parfois, à des parcelles du domaine. Ici, la règle est l’assemblage, souvent sur des zones assez différentes pour produire de la complexité et une forme de complémentarité, un peu à la manière d’une grande maison de Champagne.

tarrawarra-vineyardTarrawarra vineyard en Tasmanie

Yattarna Chardonnay 2012 : prix 150 euros

Depuis quelque temps déjà, Penfolds souhaite produire un grand vin blanc à mettre sur le même niveau que Grange ou Bin 707 (leur cuvée de cabernet haut de gamme). Une bonne partie des raisins de ce vin viennent de Tasmanie, pour son climat frais.

Nez intense, fin et vif. Le boisé se sent mais est parfaitement intégré. Le style est serré et presque austère; très vibrant. Long et très fin, juteux mais pas exubérant. Je serais intéressé de le comparer à l’aveugle avec certains Bourgognes blancs de très bon niveau et vendus à des prix comparables.

Koonunga Hill 2014 Shiraz/Cabernet Sauvignon : prix environ 12 euros

Cet assemblage classique en Australie doit être le plus vendu et le plus accessible de la gamme. Un bon test qualitatif, donc. Koonunga Hill est un des vignobles historiques de Penfolds, même si seulement une partie des raisins de ce vin en proviennent.

Nez classique, bien fruité mais avec de la finesse. La bouche est plus ferme, avec la structure apportée par le cabernet. Un vin ayant plus de tenue et de caractère que la plupart des vins « de base » des grands producteurs australiens.

Bin 8 2013 Cabernet/Shiraz : prix environ 20 euros

Les nez est plus dense et le palais plus charnu que le précédent. Le fruité est imposant. La richesse de sa matière, bien mûre, donne des sensations intenses.

Bin 28 Kalimna 2013 Shiraz : prix environ 30 euros

Kalimna est un autre vignoble du producteur.  Robe intense. Nez fumé, riche et intense. Beaucoup de densité en bouche et une pointe d’amertume agréable en finale pour ce vin puissant et long. Très bon.

Bin 389 2013 Cabernet/Shiraz : prix environ 60 euros

Nez d’une belle intensité, marqué par un boisé toasté/fumé. Long et charnu en bouche, ce très beau vin allie puissance avec finesse. Grande longueur.

St. Henri Shiraz 2012 : prix environ 90 euros

D’une autre expression que Grange, et qui peut lui être préféré dans certains millésimes (cela m’est arrivé). Nez magnifique, aussi fin qu’intense. Cela se prolonge en bouche avec une très grande durée des sensations et juste une pointe d’amertume qui aide l’équilibre de ce vin. Magnifique.

Grange 2010 (96% Shiraz, 4% Cabernet Sauvignon) : prix environ 550 euros

Pour les amateurs de cette cuvée, c’est incontestablement un grand millésime. Le caractère et très juteux et la texture est de velours, d’une suavité étonnante. D’une parfaite droiture malgré une matière somptueuse. l’apport de très vielles vignes de shiraz est évident, comme une parfaite maitrise de cette matière. Enorme longueur.

Grange 2004

Plus fondu, évidemment. Très complexe, toujours cette richesse et intensité. Une vin splendide pour amateurs fortunés.

 

Conclusion

Oui, on peut être une ancienne maison et rester au sommet. Et oui, on peut produire beaucoup et (très) bon. Que dire d’autre ?

Deux ou trois choses quand-même. On ne peut que respecter un producteur qui, malgré sa taille conséquente, est à la fois totalement fidèle à son origine géographique, avec des vins chaleureux mais équilibrés, expressifs et intenses mais parfois humbles et francs, et qui a aussi su s’adapter au monde comme il va, sans perdre son fibre ni son âme. Les vins de Penfolds ont un vrai style. On l’aime ou pas, mais il est bien là, clair, fermement planté, moderne et respectueux de son passé à la fois. Que demander de plus ?

 

David Cobbold

 

 


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27/4/2016 – une journée noire

Gel27.4.2016

La nature est parfois difficile avec ceux qui pour autant l’aiment encore.
Exemple confirmé à La Charpenterie.
Photo Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin
près de La Chapelle-sur-Loire 

(Photo taken from a post by Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin.
I hope my use of her very sad photo will be acceptable.) 

 

A severe Spring frost is a vigneron’s worst nightmare. Sadly frost struck in the Loire, Chablis and elsewhere in Burgundy as well as Champagne in the early hours of Wednesday 27th April. For those severely hit it must be truly horrible to know that there will there will be no harvest this year!

The signs for 2016 were not good – 13 moons and two horrible anniversaries: the February frost of 1956 – 60 years ago and the April frost of 1991 – 25 years ago.

Parts of the Loire were very severely hit by frost during the night of Tuesday 26th and Wednesday 27th.  Temperatures in a few places fell as low as – 6˚C.

As in April 1991 a lethal combination of damp ground from recent rain, clear overnight skies, very low temperatures in the latter part of the night followed by bright early morning sunshine has virtually destroyed the 2016 vintage in some sectors of the Loire.

Although it is too early to know the full extent of the damage some parts of the Loire have been very badly hit. The worst hit areas appear to be Bourgueil, Montlouis, Saint Nicolas de Bourgueil, Azay le Rideau and Touraine Noble. The important communes of Cravant-les-Coteaux and Panzoult in AOP Chinon are reported also badly affected.

Couly Dutheil, whose vines are mostly in the more western part of the Chinon appellation, reports that 20 hectares of their 90 are affected. In Ligré Jérôme Billard (Domaine de la Noblaie) finds that 20% of his vines have been affected by the frost. Mainly those less good parcels parcels that Jérôme reserves for his rosé. Here the damage is as high as 60%, while in his best parcels of Cabernet Franc for his reds only 10% of the vines appear to have been hit.

Guillaume Lapaque, director of FAV37*, told Decanter: “Noble Joué has lost 94% of this harvest, 70% in Bourgueil and Saint-Nicolas-de-Bourgueil and 50% in Chinon. Overall Appellation Touraine has been much less affected.”

Sabine Corsin, Syndicat de Montlouis reported a 90% loss in Saint-Martin-le-Beau with 50% loss in the appellation’s other two communes. Losses in Vouvray are reported to be less overall and more variable.

Jacky Blot (Domaine de la Taille aux Loups – Montlouis, Vouvray) expects to make 25% of normal if all goes well from here. In contrast the outlook is more optimistic for his Domaine de la Butte (Bourgueil). Here the loss is 20% essentially Pied de la Butte on the flatter ground. The rest of the vines on the steep slope are intact.

In Saumur-Champigny the communes of Chacé, Saint-Cyr-en-Bourg and Varrains have been badly hit. Closer to the Loire damage is much less. “We have lost 10%,” said Florence Chevallier (Château de Villeneuve).

“We have been very badly hit in our vineyards which are close to the River Layon,” said Emmanuel Ogereau (Domaine Ogereau, Anjou). However, we have no damage in Savennières where our vines are on high ground.”

The picture in the Pays Nantais appears to be very variable. Domaine Luneau-Papin (Muscadet) has suffered damage in some parcels, while others haven’t been touched.

“A third of my vines have been badly hit with up to 100% loss in some parcels, one third slightly affected and one third not touched at all,” said Vincent Caillé, Domaine Faye d’Homme (Muscadet). However, fans of Vincent and Christelle Guibert’s Terre d’Gneiss will be relieved that this boutique parcel was spared.

In the Central Loire Vineyards Benoît Roumet, the director of Les Vins du Centre, reports that Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Quincy and Reuilly have all been hit to a greater of lesser degree. Sancerre, in contrast, has largely escaped. However, Roumet cautions that things will be clearer next week.

Although this April frost may not be as extensive as that of 1991, wine stocks would have been much higher after the very good and generous 1990 vintage. Now stocks are low after four small to below average vintages. On top of that you have to factor in the current annual loss from esca, which was not a factor back in 1991. Esca is not only one of the reasons why yields are lower than expected but there is also the constant cost of replacing dead vines.

Negotiations with government and banks to help to see badly hit producers through this crisis will start next week.

PierreetBgelpic

Photo from Pierre & Bertrand Couly

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