Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


3 Commentaires

Bandol fête son vin, qu’on aimerait davantage rouge

 

img_7906

Il est des fêtes du vin comme des saisons. Cela passe, chaque année, presque comme les marronniers de la presse. Mais ces fêtes ont d’autres pertinences. D’abord l’attachement à un passé lointain où après avoir vendangé et mis en tonneau, il fallait pouvoir proposer ses vins aux acheteurs avant l’arrivée des temps chauds, qui pouvaient poser des problèmes pour la conservation d’un produit périssable et bien fragile avant l’avènement du soufre et de la bouteille industrielle. Puis, bien plus actuel, pouvoir faire, d’une manière très conviviale et agréable, la promotion de ce produit si riche en efforts humains et si porteur d’histoire qui est le vin, malgré les formes de répression qui lui sont infligées quotidiennement dans ce pays par ces puritains obsessionnels qui ne réfléchissent pas plus loin que leur table de statistiques non-affinée.

blake-et-mortimerCette année la Fête du Vin de Bandol était placé sous le signe de la bande dessinée, et certains stands ont très bien joué le jeu, mettant aussi les plus jeunes à contribution  

J’ai parlé ici, il y a deux mois, de la belle fête des vendanges à Banyuls-sur-Mer du mois de septembre. Mais il y a une autre (cette fois-ci, «une fête du vin » et non pas « des vendanges ») qui a lieu tous les ans dans un autre port français de la Méditerranée et qui commence également par un « B » : celle de Bandol.

las-daltons

J’affectionne particulièrement, depuis un bon moment, les vins de cette appellation qui ne vit pas sa vie comme une long fleuve tranquille, car elle est menacée par deux gros dangers selon moi : le mitage de son territoire par la spéculation foncière et la vogue des rosés. Je n’irai pas jusqu’à dire, comme certains, que le rosé n’est pas du vin. Il existe, et on pourrait même dire que c’est la plus ancienne des couleurs du vin, même si elle n’a pas du tout été « inventée » en Provence. Mais c’est bien la Provence qui récolte les fruits de ce style relativement uniformisant (car nécessairement très maîtrisé techniquement) et très rentable, car il récolte (notamment) les suffrages des buveurs qui ne cherchent pas trop à réfléchir sur le contenu de leur verre. Et Bandol, avec ses particularités, fait bien partie de la Provence. Bilan ? Près de 80% des vins de cette petite appellation sont maintenant de couleur rose pâle ! Je déplore cette situation, même si certains rosés de Bandol peuvent être de belle qualité, surtout après quelques années de garde, comme celui ci-dessous.

tour-de-bon-rose-2010-copie

Quand on connaît la capacité de Bandol, autour de son cépage vedette le mourvèdre, à produire de grands vins rouges de garde, on ne peut que se lamenter de ce dégât collatéral de la mode rose et qui risque fort, à terme, de faire perdre son identité à cette appellation. Quant au mitage du territoire, c’est une malheureuse rançon de la gloire pour toute région littorale qui semble obséder les retraités de ce pays et d’ailleurs. Je pense qu’une des solutions au dilemme posé par le premier point aux responsables de l’appellation est d’assouplir les règles assez rigides que règlementent la production des vins rouges. 18 mois d’élevage, de nos jours où les gens veulent des vins plus fruités et plus accessibles dans leur jeunesse, constitue une contrainte d’une autre époque. La culture de la vigne et la vinification ont fait, tous les deux, de tels progrès qu’il n’est plus nécessaire de garder des vins si longtemps sous bois pour les rendre buvables. Un vigneron doit être plus libre dans ce genre de choix, en fonction à la fois du style de vin qu’il souhaite produire et de la matière première dont il dispose. Cette rigidité qui frise la cadavérique dans les appellations a dans ce cas, une grande responsabilité dans la dérive vers le vin rosé, qui peut être vendu dans l’année, même si je pense que les meilleurs, là aussi, méritent parfois quelques années de garde.

Bon j’ai fini (pour le moment) de râler et je vais vous raconter des choses plus positives sur les vins rouges de Bandol, dont j’ai pu déguster un certain nombre, jeunes et moins jeunes, durant ce weekend.

bruno-scavo-copieLe sommelier Bruno Scavo au travail pour désigner les cuvées de Longue Garde à Bandol

Avant de participer avec des collègues (journaliste et sommeliers pour l’essentiel) au jury de la Trophée de Longue Garde qui récompense chaque année trois jeunes vins rouges du dernier millésime qui nous semblent aptes à un longue vieillissement, j’ai dégusté une sélection très extensive de millésimes plus anciennes, justement pour tenter de cerner cette capacité de garde des vins rouges de Bandol. Il s’est agi de 1998 et de 2011, l’un étant vraiment à maturité, l’autre franchement en devenir, mais tous les deux considérés, dans leur jeunesse, comme des millésimes de garde. Je sais bien que l’écart entre les deux ne permet pas franchement une comparaison directe, mais j’ai quand-même cru déceler une nette amélioration dans la qualité moyenne des vins dans les 14 ans qui séparent ces deux millésimes. Il y avait de vins magnifiques parmi les 1998, mais bien plus d’irrégularités de toutes sortes, tandis que la série des 2011 m’a semblé bien plus homogène bien que plus importante numériquement.

vignes-a-bandol-copie

Bandol rouge 1998 (22 vins dégustés)

A noter que 4 bouteilles étaient bouchonnés dans cette série. Près de 20%, sans parler des difficultés à extraire proprement ces affreux morceaux de liège des flacons ! A quand la capsule à vis obligatoire ? Imaginez la déception des clients finaux. Nous, on avait la chance de pouvoir appeler une autre bouteille, mais cela n’arrive pas toujours dans la vraie vie. Et ne parle pas du problème majeur du liège massif qui est l’oxydation variable d’un flacon à un autre. Combien de vins ai-je rejetés dans cette dégustation à l’aveugle parce que leurs arômes et saveurs étaient diminués ou altérés par des doses excessives d’oxygène qu’un bouchon non hermétique avait laissé passer?

Mes vins préférés dans ce millésime (dans leur ordre de dégustation)

Baguiers, cuvée Gaston Jourdan

La Bégude

Bastide Blanche, cuvée Fontaneou

Sainte Anne

Tempier, cuvée Cabassaou

Bastide Blanche, cuvé Estagnol

Terrebrune

Tempier, cuvée La Migoua

cedric-gravier-copieCédric Gravier, du Domaine de Suffrène, qui a choisi un thème cher à mon coeur pour son stand

Bandol rouge 2011 (39 vins dégustés)

Moins de problèmes de bouchon car seulement (et c’est déjà trop !) 2 étaient affectés par ce morceau de liège. Mais plus de 40% des vins notés à plus de 15/20 est un pourcentage qui dit long sur la qualité moyenne des vins de cette appellation, comme il témoigne de l’intérêt de ce millésime clairement taillé pour une longue garde.

Mes vins préférés dans ce millésime (dans leur ordre de dégustation)

Baguiers

Frégate

Pey Neuf

Sainte Anne

La Bégude

Bastide Blanche

Tempier, cuvée Cabassaou

Pibarnon

Terrebrune

Bastide Blanche, cuvée Fontaneou

Salettes

Guilhem

L’Olivette, cuvée Spéciale

Suffrène, Les Lauves

Bunan, cuvée Charriage

Castell-Reynouard, cuvée Tradition

Tempier

Autres remarques

La régularité de certains domaines entre ces deux millésimes est à souligner. Je citerai Baguier, La Bégude, Tempier, La Bastide Blanche, Terrebrune et Sainte Anne.

Enfin un mot sur la dégustation pour déterminer les trophées longue garde, qui est forcément un exercice périlleux car bon nombre de vins n’avaient pas terminé leur malos, sans parler de la période d’élevage. A mon avis, il serait bien plus pertinent pour ce type de vin de tenir une telle dégustation avec un décalage d’un an (avis aux responsables).

Parmi les échantillons que les différentes tables de jurés ont élus pour aller en finale, notre jury a voté d’une manière unanime pour deux vins sur les trois que nous devions désigner, même si je ne sais pas lesquels, l’anonymat lié aux numéros et aux lettres n’ayant pas été levé  au moment où j’écris ces lignes. Une telle unanimité dans un jury est assez rare. Voici les noms des lauréats pour ce millésime 2016 :

Bunan

L’Olivette

Château d’Azur

En conclusion, cherchez attentivement des Bandols rouges dans les bons millésimes et laissez-les reposer un peu dans vos caves. Ils sauront vous récompenser de votre patience. J’ai commencé cet été à boire mes 2001 et ils très bons.

David Cobbold

 

 


2 Commentaires

Quelques cuvées insolites de pinot noir (et autres) (volet 1)

Un ami ayant visité l’Abbaye de Poblet nous a ramené quelques bouteilles de Conca de Barberà et a organisé une dégustation. Comme c’est souvent l’usage, chacun des invités, tous des professionnels, avait apporté sa dernière découverte. Du coup, le thème initial, qui était le pinot noir, s’est élargi de manière fort intéressante. Rien n’a été dégusté à l’aveugle, mais comme la plupart d’entre nous n’avaient jamais entendu parler des vins présentés, le risque d’a priori n’existait pas ou peu.

Nous avons commencé par les vins de la Conca de Barberà, qui est une région méridionale de la Catalogne, dont les vignes couvrent une superficie de 5.888ha. L’appellation englobe plusieurs municipalités de la province de Tarragone, où le climat est marqué par une grande différence de température entre le jour et la nuit.  Les cépages rouges autorisés sont nombreux : Cabernet franc, Cabernet sauvignon, Grenache  Noir, Monastrell, Merlot, Pinot noir, Syrah, Trepat, Ull de llebre (alias Tempranillo), Samsó (une vieille variété de Carignan).

Il en est de même pour les blancs : Moscatel de Alejandria, Macabeu, Chardonnay, Grenache blanc, Chenin, Muscat à petits grain, Parellada, Sauvignon blanc.

d_o_-conca-de-barbera

C’est une appellation peu connue, même en Espagne, et pourtant de grands vins de Torres sont issus de cette zone, comme Milmanda et Grans Muralles, ce qui aurait dû la faire connaitre; mais c’est encore un exemple où la marque est plus forte que l’appellation et la masque . Je pense pourtant qu’avec le changement climatique, elle n’a pas fini de faire parler d’elle.

Les premiers vins dégustés venaient de l’Abbaye de Poblet, ils sont nés grâce à la volonté des moines et à leur intérêt de reprendre la tradition viticole cistercienne dans leur monastère. Une tradition qui remonte au XIe siècle, qui a commencé en Bourgogne et qui a toujours été associée au seul cépage Pinot noir. Une variété insolite dans ce pays. Dans les années 1980, le Groupe Codorniu a convaincu la communauté monastique de prendre en charge l’exploitation de son vignoble, 9 hectares inclus dans les murs du monastère de Poblet. Dans le même temps, a eu lieu une profonde rénovation du bâtiment, construit en 1870. Au printemps de 2002, la première bouteille d’Abadia de Poblet était présentée au marché.

Poblet réunit une série de conditions géologiques et climatiques qui le convertissent en un terroir extraordinaire pour la viticulture : des  sols pierreux profonds, un climat anormalement frais dans le contexte régional, une altitude de plus de 500 m- une l’orientation optimale de ses vignes, en plus de l’influence estivale de la brise marine. Ces circonstances particulièrement favorables pour le Pinot Noir, assurent une maturation lente du raisin et dans les meilleures conditions. Mais, il n’y a pas que du pinot noir à l’Abadia, comme on va le voir.

2122268

ABADIA DE POBLET

  1. Conca de Barberà Intramurs de Poblet Blanc 2015

Ce 100% Chardonnay nous a tous «bluffés», on ne s’attendait pas à une telle bouteille, un vin aux notes florales, herbacées et citriques, frais, mordant, équilibré et gourmand, le tout pour 7€. Une vraie réussite.

img_2205

2. Conca de  Barberà Intramurs de Poblet Negre 2015

Pas de Pinot noir, mais du Tempranillo, du Merlot et du Cabernet sauvignon; ce vin n’a pas réveillé un grand intérêt; certes, il est fruité, mais la bouche est très décevante, très courte et manquant de gras.  7 € aussi, mais je ne le recommande pas

img_2212-1

  1. Conca de Barberà Abadia de Poblet 2012

Celui-ci est un pinot noir 100% issu des 9ha de vignobles plantés à l’intérieur des murs du monastère, les vignes, situées à une altitude de 600m, sont orientées au Nord

Le vin  a été élevé 12 mois en fut de chêne français.

Vol:14,0%

Encore un vin insatisfaisant, d’autant que j’avais en mémoire ceux que je vendais à Barcelone (j’ai oublié le millésime), et que je recommandais beaucoup.

La robe n’est pas très profonde, normal pour un Pinot, mais l’intensité du nez est faible, plutôt évolué, on a des airs de pinot bien sûr, mais en bouche, si le fruit est très mûr, la matière est légère, la finale âpre et sèche. Les moines méritent mieux ! Dommage.

PVP 12,95€

img_2213

  1. Conca de Barberà Les Masies de Poblet 2012

Le haut de gamme, toujours en Pinot noir, et la désillusion n’en fut que plus grande. Il a été élevé 15 mois en barriques de chêne français dont 20% neuves et 80% d’un an. Le nez n’était pas net, notes d’écurie, la bouche était très maigre et la finale sèche. Même son petit air de Pinot n’est pas arrivé à le sauver. Vol: 14,5%

Du coup son prix de 24€ est cher.

img_2215

5 .Bodegas Escoda Sanhuja Conca de Barberà La Llopetera 2013

Joan-Ramon Escoda est la star de la Conca de Barberà, c’est quelqu’un de sincère, de franc, et c’est comme ça qu’il veut ses vins. Il travaille ses 13 ha de Vignobles en biodynamie.  Il fait son propre compost avec du fumier de moutons et de chevaux percherons qu’il a dans sa propriété.  Il a été un des premiers à travailler sans soufre tant à la vinification comme à l’embouteillage! Il est d’ailleurs membre de l’association des vins naturels. Ce qui compte beaucoup à ses yeux, c’est le millésime, il insiste beaucoup là-dessus.

medium-celler-escoda-sanahuja-01

Joan Ramon Escoda

La bouteille qui avait été amenée est une de celle que j’apprécie beaucoup : La Llopetera

C’est un 100% pinot noir, issu d’une seule parcelle, à 600m d’altitude qui donne son nom au vin. Les raisins sont égrappés, la fermentation avec des levures indigènes, se fait dans des cuves en acier inoxydable. C’est un vin qui n’a  presque pas vu le bois,  élevage de 6 mois en barriques françaises car qui veut traduire la pureté du fruit. Il est ensuite mis en bouteille sans subir aucune filtration, ni stabilisation, ni clarification.

Nous n’avons pas eu de chance avec cette bouteille, elle s’est très mal goutée : le nez «puait», la bouche était complètement dissociée, maigre et avec une acidité très dérangeante. Je n’ai pas compris, elle ne ressemblait en rien à la Llopetera que je connais.

Bon, ça arrive assez souvent avec les vins nature.

Vol: 13,5%

Pvp: 20,95 €

 

la-llopetera-250x250

Je terminerai cette série de pinots noirs, par la dernière création d’Hervé Bizeul:

  1. Clos des Fées « aimer, rêver, prier, se taire… » 2015

Il s’agit d’une jeune vigne de pinot noir (1,83ha) de 3 ans, plantée en cordon, sur argile calcaire, à Tautavel, dans les Pyrénées Orientales. Hervé a choisi une sélection massale de pinot fin. Je n’ai pas parlé de ce vin avec lui, et comme il est en Chine, je n’ai pu obtenir davantage d’informations, mais le nom à lui seul est tout un programme : « aimer, rêver, prier, se taire… »

Qu’a-t-il voulu pprouver en plantant du pinot noir à Tautavel?  Ou plus simplement sa curiosité de voir comment se comportait un tel cépage dans cette zone l’a-elle motivé? Qui a-t-il volu provoquer? Lui-même sans doute.  A quoi a-t-il pensé en choisissant un nom si long et si émouvant, qui interpelle et donne à réfléchir? Il faut s’appeler Hervé  Bizeul pour oser une telle étiquette, ça  ne manque pas de prétention et réclame une cuvée à la hauteur. Si la bouteille est le reflet de ce que nous annonce l’étiquette alors, nous sommes devant un grand vin.

Nous allons laisser un peu de temps aux vignes pour le prouver, pour l’instant, il y a beaucoup d’espoir. Le vin ressemble à Hervé, il plait beaucoup aux uns et déplait aux autres. Moi j’ai aimé sa matière mure, sa texture, son goût de fruit mûr, de cerise, j’ai admiré sa persistance en bouche, son côté quelque peu prétentieux, son boisé fin qu’on perçoit comme une touche de parfum en fin de bouche (12 mois en pièces bourguignonnes François Frères de 1 vin). Vous allez me demander s’il « pinote »; est-ce vraiment important ? N’oublions pas la jeunesse de la vigne.  Soyons patients  et rêvons à son futur; pour l’instant, apprécions-le tel qu’il est, franc, atypique, généreux, audacieux, aimons-le parce que c’est un joli projet, un peu fou, taisons-nous, oublions les commentaires et faisons-nous plaisir en silence, ça nous évitera de dire des bêtises à propos d’une bouteille en devenir. Et à défaut d’être capable d’aimer, fermez les yeux et laissez-vous séduire.  C’est que j’ai fait.

IL n’y en aura pas pour tout le monde:  la production totale est de 1.600 bouteilles.

img_2218

En guise de conclusion :

Grande déception en ce qui concerne les quelques Pinots noirs de la Conca de Barberà, notre groupe et moi-même les avons très mal goutés, pourtant la critique nationale et les guides les notent très bien. Si vous les avez dégustés, se serait intéressant de connaître vos opinions.

La semaine prochaine d’autres cuvées insolites, françaises celles-là.

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

conca-del-barbera-logo

 

 

 

 

 

 


1 commentaire

A breakthrough against wine-fraud? Everledger/ Chai Wine Vault’s passport.

 Part of Maureen Downey’s collection of fakes 

Rupert Millar (The Drinks Business) checking 

a label under the guidance of Maureen Downey

 


 « Oh dear this Pétrus 1945 bought
in Deptford Market may be a fake!!! »

Maureen offers Rupert guidance 

Leoni Runge from Everledger explaining the new link up 

between them and Chai Wine Vaults.

Previously Everledger was providing on-line provenance 

for diamonds

 


Providing provenance for diamonds 

 A real 2001 Château Margaux with a
fake 1934 La Tache
(above and below)

On Friday evening there was a brief presentation at 67 Pall Mall, a fashionable wine club in the centre of the West End of London – just a stone’s throw away from Berry Bros & Rudd, of new system from Everledger for providing an ‘immutable’ on-line record of high value wine. This is a partnership between Everledger and Maureen Downey’s Chai Consulting/Wine.Fraud.com. Maureen is one of the world’s leading experts on wine counterfeiting. 

The record is entirely on-line – not on paper, which Maureen does not trust as it can be tampered with. The Everledger/Chai bottle passport sets out to be a tamperproof, immutable record of a bottle of wine providing full record of a wine’s history, who has owned it and where it has been stored etc. that cannot be tampered with as well as who authenticated – has to be an individual not a company – that the contents match what the label claims.
Of course someone could chose not to update the bottle’s record but that would cause a gap in the history and ought to raise questions/suspicions just as a gap in someone’s CV often raises questions.
Although undoubtedly Coravin has it advantages, it also offers a big opportunity to the counterfeiter. Downey disclosed that some estates, including certain Bordeaux First Growths are considering including a chip beneath the cork that would register if it has been pierced.
Pricing for this new service has yet to be decided. Much of the initial authentication will be done by top estates that buy into this system.

If this on-line passport becomes widespread for fine wine, it could also provide wine investors that companies, who have been persuaded them to buy wine as an investment, that this actually exists. This ought to make frauds perpetuated by companies such as The Bordeaux Wine Trading Company and Bordeaux Fine Wine Ltd, who failed to buy wine that their investor clients bought. Unfortunately this is unlikely to be foolproof as fraudsters target the elderly who may well not be aware of this new system.

À suivre !

    

Nick Martin of Wine Owners
Nick thinks that his company may well adopt the new system

The fake 1934 La Tache with the torch
that is an essential tool of trade to authenticate a wine

liz-jim-anthony


10 Commentaires

Viennoiseries

Un court passage dans la bonne ville de Vienne (Isère) m’a permis de faire mieux connaissance avec un cru en voie de renaissance, Seyssuel. La ville de Vienne (ancienne métropole de la romanité gauloise, puis de la chrétienté) mérite le détour; ses vins aussi, tant en blanc qu’en rouge.

img_0468

Le coteau de Seyssuel a revêtu sa parure d’automne (Photo H. Lalau 2016)

 

14 domaines ont à présent réinvesti ces beaux coteaux datant de l’époque romaine et qui, jusqu’au 19ème siècle, tenaient la dragée haute aux plus jolies crus du Rhône Nord. Pour cette première approche, j’en ai choisi quatre: deux blancs de Viognier, et deux rouges de Syrah. Quatre vins qui démontrent que la valeur n’attend pas l’AOP; et si les prix peuvent sembler un peu chers, c’est que les vins sont déjà très demandés, non pour la mention officielle qui ne figure pas encore sur l’étiquette, mais pour la réputation de leurs élaborateurs respectifs. La preuve, par l’absurde, que notre système marche parfois sur la tête. Mais revenons aux vins…

vienne-cuilleron1

Un des instigateurs de la reconquête: Yves Cuilleron (Photo (c) H. Lalau 2016)

Sixtus (blanc) 2013 Les Vignobles de Seyssuel

De leurs deux hectares de viognier orientés au Sud, Les Vignobles de Seyssuel (alias Louis Chèze, Georges Treynard et les frères Marthouret) ont tiré un blanc sec, d’une étonnante fraîcheur. Aucune lourdeur, des notes de pin, de citron, et le vin est parfait à boire aujourd’hui. 17 euros.

 

pichon

Christophe Pichon, Cuvée Diapason 2015

Producteur réputé de Côte Rôtie, de Saint Joseph et de Condrieu, Christophe Pichon fait cependant figure de «petit jeune» à Vienne, puisqu’il y est le dernier arrivé. Son viognier présente un très bel équilibre ; avec ses notes d’abricot et de mangue, il n’est pas sans évoquer le Condrieu, mais avec un surcroît de vivacité (la marque du schiste ou du basalte?). Les 10 mois passés sous le bois n’ont pas trop marqué ce bébé qui vient pourtant d’être mis en bouteille ; il joue les funambules entre tension et gras, et on apprécie l’exercice. Même si, c’est sûr, il vaut mieux encore l’attendre quelques mois. 26 euros.

vienne-cuilleron2

Ripa Sinistra Yves Cuilleron 2014 et 2010

Non, cette cuvée d’Yves Cuilleron n’a rien de sinistre, au sens actuel et français du terme : Ripa Sinistra veut tout simplement dire «rive gauche».

La version 2014 présente un nez très ouvert de violette et d’eau de rose, une bouche charnue, sanguine, et si le bois se montre en finale, il ne domine pas. La même cuvée en 2010 présente des notes dévolution, mais maîtrisée ; elle séduit par la suavité de son chocolat et par son fumé. Les deux sont tout à faits recommandables, on préférera l’une ou l’autre en fonction du moment et du plat ; la première, pour son fruité-floral ; la seconde, pour son ampleur.

Vigne en haute densité (entre 8000 et 10.000 pieds). 3.300 bouteilles. Suivant les millésimes, le vin est déclaré en Vins de Pays des Côtes Rhodaniennes ou en Vin de France (en attendant la consécration de l’AOP?).

 

img_0456

A Vienne, la romanité est bien présente. Les amateurs de vins combineront utilement une visite du temple de Livie…

et une visite de la cave du Temple, sur sa gauche (Photo H. Lalau 2016

Autres vins appréciés : Sotanum 2014 et Heluicum 2014 (Les Vins de Vienne), Lucidus 2014 (Michel Chapoutier),  Viognier Cuvée Frontière 2015 (Julien Pilon) et Asiaticus  2013 (Pierre Gaillard).

 

Et sinon, que voir à Vienne?

Beaucoup de choses: le théâtre antique, le temple, le Mont Pipet (pour la vue sur la ville et sur le coude du Rhône), le musée romain de Saint Romain en Gal (juste de l’autre côté du pont), la cathédrale Saint Maurice, le musée lapidaire, les maisons du vieux quartier. Les gourmets se rendront également au marché, place de l’hôtel de ville, et fréquenteront quelques uns des bons établissement de la ville et de ses environs (on citera La Pyramide, Le Bec Fin, Les Saveurs du Marché, et à Seyssuel, Le Domaine des Sept Fontaines). En pays viennois, la gourmandise est une vertu que l’on cultive comme les cardons, les pommes… et la vigne.

 

Hervé Lalau


7 Commentaires

L’arrivée du Beaujolais Nouveau nous rappelle B.B.B. 2016

Bien Boire en Beaujolais, l’incontournable rendez-vous printanier des fans du Gamay, nous a fait chaud au cœur, et au ventre – car du Beaujolais on en boit, et pas seulement la troisième semaine de novembre. Voici quelques coups de coeur, parmi les nombreux producteurs présents.

Mathieu Mélinand

Au creux des collines de Fleurie se lovent les 10 ha du Domaine des Marrans qui encore une dizaine d’autres partagés entre Juliénas, Chiroubles, Morgon et Beaujolais-Villages. Mathieu Mélinand a rejoint la propriété en 2008 après avoir goûté aux grosses structures australiennes et néo-zélandaises. Un choc entre deux mondes d’où Mathieu a tiré le parti de faire des vins certes plus concentrés qu’avant, mais en oubliant pas l’essentiel, l’élégance.

img_2186

Corcelette 2014 Morgon Domaine des Marrans

Rubis aux reflets carmins, le nez respire un énorme bouquet où se reconnaissent l’iris et le lis, la violette et la fleur d’amandier, les fruits viennent après et se retrouvent en premier en bouche. Mûre, griotte et framboise la maculent, y installent leur fraîcheur juteuse. L’expression florale orne la soie tannique d’aplats délicats, y ajoute la rose. Et puis, il y a cette longueur délicieuse qui reprend fleurs et fruits en leitmotiv presque infini.

Les Gamay de 50 ans, plantés à 10.000 pieds/ha, poussent dans des granits décomposés au sous-sol argileux. Tri sélectif des raisins et égrappage partiel à 20%, macération de 15 jours. Élevage 12 mois en foudres de chêne.

www.domainedesmarrans.com

Les fils d’Alain Gaillot

Un Beaujolais tout court élaboré par les fils d’Alain Graillot, Antoine et Maxime.

img_2187

Beaujolais en Bresset Domaine de FA 2014

C’est leur premier millésime. Pour le prochain, ils sortiront très certainement un Saint Amour, puisque leurs 5 ha sont à cheval sur le cru et son voisin Juliénas. Entretemps, leur 2014 très floral, très primesautier, s’offre tout de go, croquant le fruit, respirant les fleurs. Les tanins fins tissent leur soie en fond de décor, y accrochent baies délicieuses, y dessinent des arabesques épicées. Frais et juteux, voilà un joli coup à boire.

Les vignes ont 40 ans, plantés dans le granit à 8.000 pieds/ha. La vendange entière non levurée cuve de 8 à 10 jours, élevage en foudres de 20hl et 30hl pendant 10 mois

contact@domainegraillot.com

Mee Godard

img_2193

Mee s’est installée à Morgon en 2013, année de son premier millésime. Avant, elle vendait des produits œnologiques. C’est en parcourant le Beaujolais qu’elle a flashé sur ses paysages magnifiques. Et décidé d’y faire du vin.

img_2194

Côte du Py 2014 Morgon Domaine Mee Godard

Rubis sanguin, il respire l’iris et le bouton de rose poudré de poivre blanc, éclaboussé d’une groseille éclatée. La bouche hyper juteuse nous rafraîchit dès la première gorgée. Les tanins ont la texture un rien rêche de la soie sauvage, cela apporte un relief coquin et enrichit agréablement la structure. Fraîcheur et fluidité le montrent à la fois prêt et apte au vieillissement.

Les Gamay issus de 3 parcelles ont 65 ans et poussent entre schiste et pierre volcanique serrés à 10.000 pieds/ha. Égrappage partiel, cuvaison 15 à 20 jours, élevage en barriques, 14 mois d’élevage en barriques.

www.meegodard.com

Jean Foillard

dsc_0736-web 

Quand on parle de vins « Nature », les vins de Jean Foillard en sont une parfaite illustration d’élégance, de gourmandise et de précision, lui qui commença bien avant qu’on en parle tant. Voilà plus de trente ans qu’il suit la ligne suggérée par Jules Chauvet, celle du non commercial, ou mieux de l’authenticité, et cela contre vents et marketing.

img_2198 

Cuvée Corcelette 2014 Morgon  Domaine Jean Foillard

Pourpre violacé, il offre curieusement des senteurs chocolatées au premier nez. Ça le rend d’emblée gourmand, d’autant plus que les gelées de framboise et de groseille s’en couvrent sans hésitation. Un parfum de violette et d’iris lui confère de l’élégance. Élégance qui se retrouve en bouche. Charme simple et délicat accentué par le croquant du fruit, le grain tannique et le trait d’épices. Et puis il y a cette fluidité envahissante qui rafraîchit le palais d’un juteux succulent…

Plantés à 10.000 pieds/ha, les Gamay ont 60 ans et sont vendangés en grappes entières. Vinification en macération carbonique, élevage de 8 mois en fûts non neufs, ni sulfitage, ni filtration à la mise.

jean.foillard@wanadoo.fr

Jean-Claude Lapalu

Une série de parcelles autour de Saint-Etienne La Varenne en plein Brouilly faites de sables granitiques plantées de vignes à haute densité jusqu’à 14.000 pieds/ha pour les plus anciennes. Jean-Claude Lapalu les bichonne ses gobelets beaujolais pour en faire du Brouilly ou parfois du Vin de France comme l’Alma Mater 2014 vinifiée en amphore. JCL n’ajoute pas de soufre, pas même à la mise, ses vins sont droits, nets et fruités, pleins de vie. Le résultat ? Des vins succulents !

beaujolais-juin-2011-129

ALMA MATER 2014 Vin de France Jean-Claude Lapalu

 alma-mater-2013-jean-claude-lapalu-magnum

Robe légère aux teintes rubis velouté qui respire la rose blanche et l’iris avec charme et élégance, elle se poudre le nez d’un soupçon de poivre, souligne le trait de réglisse. La bouche au premier instant n’est que jus, gourmand, charnu. Il faut se laisser faire, le laisser envahir tout l’espace buccal. Puis l’ausculter de toutes ses papilles, pour en détailler toutes les subtilités fruitées, florales, épicées, baignant dans la fraîcheur, le grain tannique en surjet.

La vendange égrappée macère une quarantaine de jours en amphores de 420 L. Élevage de 8 mois en cuve inox.

jean-claudelpalu@wanadoo.fr

Andrew & Emma Nielsen

12074743_901815476564817_1511670132677640243_n

Andrew Nielsen, Australien d’origine, se voue aux vins depuis qu’il a flashé au milieu des années 2.000 sur un Clos de la Roche. Après quelques vinifications autour du monde, il a atterrit en Bourgogne où il recherche avec son épouse Emma les petits terroirs d’exception pour alimenter son micro-négoce. De Beaune où ils sont installés au Beaujolais, il n’y a qu’un pas vite franchi pour une parcelle de vieilles vignes du côté de Lancié au sol fait d’un dépôt alluvial de granit rose et de schiste sur sable granitique.

img_2207

Beaujolais Villages du Grappin 2015

Rubis violacé, très gamay avec ses notes florales de violette et d’iris, son nez de cassis gonflé de sève. La bouche est séduite par la fraîcheur d’entrée, les tanins souples, la longueur sur la réglisse et son dynamisme bon enfant.

Un vin frais et léger qui se boit sans vraiment réfléchir, avec juste ce qu’il faut de croquant pour la charcutaille.

Vinification des raisins entier en cuve béton sans soufre ni levurage. Remontage léger après fermentation. Pressurage après 9 jours de cuvaison en vieux pressoir vertical. Entonné en fûts de 10 vins et +. Élevé sans soufre, mise en bouteille sans collage ni filtration sous capsule à vis avec 5mg/L SO2 ajouté juste avant le mise.

www.legrappin.com

Raphaël Saint Cyr

 saint-cyr-people

Ce domaine familial installé depuis 1963 sur la commune de Anse au sud du Beaujolais passe de père en fils presque tous les 20 ans. Aujourd’hui, c’est Raphaël Saint-Cyr qui mène le domaine. Arrivé en 2008, il a continué à développer le vignoble vers les crus beaujolais et initié la culture biologique.

 Terroir de Bellevue 2014 Beaujolais Domaine Saint Cyr

 Grenat violacé, un nez de gamay qui se partage entre réglisse et violette, entre poivre et groseille, entre girofle et framboise. La bouche suit la même séquence avec une fraîcheur bien installée. Celle-ci souligne et donne du ressort à la série aromatique. Les tanins en retrait tissent leur toile de fond et enveloppent fruits et épices.

Égrappage total de la vendange, macération de 30 jours, élevage en cuve durant 8 mois.

www.beaujolais-saintcyr.com

Marquise de Roussy de Sales

img_2216

À la sortie d’Odenas, au pied du Mont Brouilly, se love dans son écrin de 99 ha de vignes le Château de la Chaize. La géométrie raffinée des jardins à la française,  l’architecture épurée, le bassin circulaire, fait penser à Le Nôtre et Mansard. Ce château de famille appartient à la Marquise de Roussy de Sales. La partie vinification en est séparé et se trouve à l’entrée du domaine. Sous ce grand bâtiment se cache un immense chai d’élevage. Long de 108 mètres, il abrite une succession de foudre de 40 à 100 hl. Le Brouilly y repose avant sa mise en bouteille

Cuvée Vieilles Vignes 2013 Brouilly Château de la Chaize

Rubis violet, de l’encre de seiche, du zan, de la myrtille et de la violette au nez. La bouche grasse, toute en volume avec des tanins serrés pour la structurer. Une assise minérale et un volume fruité qui lui donne de la corpulence. Une fraîcheur insistante qui équilibre les velléités bedonnantes avec de la mâche et du croquant qui nous font craquer.

Les vignes ont de 50 à 80 ans. Macération semi-carbonique des raisins entiers, fermentation a lieu dans des cuves inox. Élevage en fûts de chêne usagés.

http://chateaudelachaize.wix.com/lachaize1

Les Chasselay

img_2177

Tout au sud du Beaujolais, dans la Vallée de l’Azergue, la famille Chasselay occupe depuis plus de six siècles un petit domaine sis au deuxième coin de la « route buissonnière ». Un endroit sympa où les Chasselay proposent autant leurs Beaujolais qu’une série de crus dont ils possèdent ou louent quelques arpents. Mais aussi de vieux millésimes, histoire de nous montrer que le Gamay supporte avec grâce la garde. Cela ne s’arrête pas là, depuis 2007, Fabien et sa sœur Claire ont ouvert chambres et table d’hôte «la culture du vin, c’est manger avec…» comme le dit si bien Fabien.

La Platière 2014 Beaujolais Domaine JG Chasselay

Rubis carminé, un gamay de confiserie, bonbon au sureau, bâton de réglisse et sirop d’érable. Puis viennent les fruits, groseille, mûre, framboise, suivent encore les fleurs, rose, violette et lis. La bouche ronde et suave ne manque pas de fraîcheur. C’est un volume pointu qui fait merveille avec les tanins qui caracolent sur les papilles.

Plantés à une densité de 8.500 pieds/ha, les Gamay ont 60 ans. Égrappage à 80%, vinification à froid et élevage en fûts non neufs.

www.domaine-chasselay.com

Antoine Sunier

sunier-1

Une création récente… Antoine était encore il y a peu dans la téléphonie et l’immobilier, avant de se laisser aller à sa passion, le vin et rejoindre son frère Julien. Ce dernier s’était lancé dans l’aventure viticole en 2008, et c’est là qu’Antoine a compris son amour pour le vin. Après quelques études viticoles et un stage chez Jean Claude Lapalu,  il trouve en 2013 deux parcelles en fermage sur Régnié et Morgon. Son premier millésime sort en 2014.

Régnié 2014 Antoine Sunier

Rubis pourpre, il respire la marmelade de cerise teintée de cumin, la gelée de prunelle où se mêlent l’iris et le cacao. La bouche élégante et délicate nous livre avec grâce ses arômes fruités et floraux, sans oublier le petit croquant qui le rend définitivement charmant. Fraîcheur et notes épicées nous accompagnent tout au long du cheminement gustatif.

Les Gamay âgés de 45 ans poussent sur une parcelle de 3,5 ha dans des sables granitiques. Vinification et élevage sans sulfite. Élevage en vieux fûts bourguignons pendant 8 mois sur lies fines. Vin non filtré, non collé et ajout de 10mg/L de sulfite à la mise en bouteille.

https://www.facebook.com/domaineantoinesunier

img_2183

Le Beaujo, c’est bo, c’est bon!

Ciao

vue-hauts-beaujolais 

 

Marco


4 Commentaires

Beaujolais Nouveaux… au pluriel

Qu’on se le dise, ils arrivent! Mais au pluriel, cette année, dans la communication officielle. Pour bien marquer leur diversité.

Quoi qu’il en soit de leur fruité, de leur vinosité, de leur potentiel de garde, même (puisque c’est un argument entendu dans la bouche de certains vignerons), la sortie des Beaujolais Nouveaux, même moins médiatisée que naguère, reste une excellente occasion de faire la fête au vin.

Alors, vous nous dites comment vous les trouvez cette année?

beaujolais

Hervé Lalau


7 Commentaires

Tim Brown (aka Aaron Timmer Brown) persona non grata in wine

brown1Hatted Tim Brown (aka Aaron Timmer Brown) in Catalonia 

There is a new app called Wine.Pop now doing the rounds. It aims to sign up wineries/producers for an annual fee to bring visitors to them. With the growth of oenotourism this is a sensible idea. Unfortunately, however, there is a massive obstacle to its success – fraudster Aaron Timmer Brown.

Let me explain. This is a story that starts with cycling and ends for the moment in wine. 44-year-old Aaron Timmer Brown was born in Canada. He blagged his way into cycle journalism claiming to have done some racing, although there is apparently no evidence to support this claim.

cyclimas

Brown became involved with a new biking website called Cyclismas with Lesli Cohen as business partner. In 2012 Paul Kimmage, an ex-pro rider and now outspoken cycle racing journalist, was threatened with a libel action by fellow Irishman Pat McQuaid, then president of the Union Cycliste Internationale, Hein Verbruggen, McQuaid’s predecessor at the UCI, and the UCI itself.

Cyclismas rapidly organised a defence fund for Kimmage. This proved to be a very popular cause and some $92,000 was raised from many donors – myself included. Unfortunately Aaron Brown got sole control of this fund. He did pay out $23,164 to Paul Kimmage for legal expenses but the remaining $69,935 stayed either firmly stuck to Brown’s pockets or was used to support him in Spain where he moved in early 2013.

Lesli Cohen successfully brought a legal action against Aaron Brown in Massachusetts to both dissolve the business partnership and raise the disappearance of the Paul Kimmage Fund. Aaron Brown failed to attend the court claiming that it lacked legitimacy! The reality appears to be that his lawyer despaired of getting any straight and truthful answers out of Brown as well as being convinced that she would not be paid.

In early 2015 the court judged that Lesli Cohen shall recover $46,862.06 plus post judgment interest from Brown and that Bill Hue, one of the Kimmage donors who joined the action was entitled to $84,580.25 with post judgment interest – $27.92 a day. As far as I know Brown has yet to pay a cent of this judgment, so that he now owes well in excess to $100,000.  A strong incentive to remain in Spain and not venture back to the USA.

Aaron Timmer Brown is also wary of returning to his native Canada, where he owes at least $77,031 to Jennifer Brown in maintenance/child support. He is due to pay $1700 a month but over the period 17.6.2009 to 22.6.2011 forked out only $248.

Having screwed as many people in cycling as possible and with the doors slammed against him, Aaron Timmer Brown or Tim Brown, as this parasite now calls himself, has decided to reinvent himself as a wine expert with particular expertise and love for the wines of Catalonia. His initial wheeze was to persuade four local wineries to invest 500€ a month for a year in the production of a video called the Grapes of Catalunya supposedly due out in January 2016. To date, unsurprisingly, there is no sign of this video apart from a few snippets on the internet – rather a poor return for 24,000€.
grapes-of-catalunya-coming-jan-16
Brown claims that the video is still in production. This may be but its dedicated website has disappeared and is now up for sale. If The Disappearing Catalunya Grapes video ever does appear I will be happy to give it coverage.
So Wine.Pop is the latest wheeze to involve Tim Brown (aka fraudster Aaron Timmer Brown). Sinisa Curavic is the public face of Wine.Pop. Unfortunately, although Sinisa is fully aware and shocked by Brown’s background he has clearly decided to continue to be involved with Brown. I can only assume Sinisa trusts Brown’s word more than he does court documents ….. Both were reported to attempting to sign up producers to Wine.Pop at the big Verema event at the Museu Marítim in Barcelona yesterday.
sinisa-curavic
Sinisa Curavic, the public face of Wine.Pop
artebacchus-facebook
ArteBacchus to Wine.Pop
The Wine.Pop app started life as ArteBacchus, which was developed by Tomas Volts –Mister Pop on Twitter. It is not clear whether the further development of the app is being funded by Tomas Volts and ArteBacchus. An alternative possibility is that Brown has prised some notes from the looted Paul Kimmage Fund from his sticky trousers and has invested in Wine.Pop. This might explain why Curavic hasn’t yet managed to banish Brown from Wine.Pop. Having met Sinisa in Jerez in back in February, I would have thought he was certainly savvy enough to realise that any association with fraudster Tim Brown would be both detrimental to Wine.Pop and his own reputation. Sinisa Curavic’s continuing association with the fraudulent Tim Brown is thus somewhat of a regrettable mystery.
In contrast to Curavic’s continued association, several of the Ambassadors signed up by Brown and Curavic to persuade wineries to pay an annual fee to become part of Wine.Pop have very understandably put as much distance between themselves and Brown/Wine.Pop as soon as they were aware of Brown’s fraudulent past.
This member of Les 5 du Vin certainly urges producers not to sign up to Wine.Pop, while Tim Brown (aka Aaron Timmer Brown) has anything to do with this app.
Message to Brown – we don’t need people like you in the wine industry. Make yourself scarce. 

Jim Budd
JimVitLoire-Benoît Gautier