Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Looming diary dates: VitiLoire + Pinon PO

 

VitiLoire @Tours: 26th and 27th May 2018

 

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VitiLoire

 

Plan

Vitiloire centres around the Boulevard Heurteloup
and close to Tours central station

This coming weekend sees VitiLoire in central Tours. This is the Loire’s biggest consumer Wine Fair with some 150 producers from throughout the Loire. It attracts thousands especially on a fine day and this year the forecast is good. Highs of 28˚C are predicted for both Saturday and Sunday in Tours before an early Monday morning thunderstorm 

There are 135 vignerons showing their wines from appellations from the Pays Nantais all the way up the river to the Côtes d’Auvergne. There is the opportunity to buy with ‘grooms’ available to carry your purchases to your car as well as numerous food stalls when you get hungry. There is also the possibility of arranging to have your wine delivered to your home. Not forgetting 12 chefs demonstrating their art – six on Saturday and six on Sunday.

It is always a fun and convivial event and a great chance to taste a very wide range of Loire wines. I prefer to get there early and then slope off around lunchtime but that is because I’m a boring old fart…… 

More details etc. on Facebook

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Time for lunch

Lunch

MusiciansaMusicians 

Hours: Saturday 10am – 7pm; Sunday 10am – 6pm

 

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François and Julien Pinon: Portes Ouvertes: 26th May 

Message from François and Julien Pinon inviting people to celebrate François’ 30th vintage and the first one of his son – Julien  

Dates: Saturday 26th May

 

‘Nous sommes heureux de vous inviter à nos portes ouvertes du Printemps. Venez fêter les 30 ans de carrière de François et le premier millésime de Julien!

Rendez-vous le samedi 26 mai et le samedi 1er décembre 2018, de 10h à 13h et de 14h30 à 18h.’

Julien Pinon

 

Front view

 

 

 

 

 

 

 


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A few dispatches from a bizarre little island off the north coast of France

Join conference

You may have thought that the government of this bizarre island were convinced that they should get out of the EU. However, in July they will host a conference that seeks to persuade countries from the Western Balkans to join the EU. See below – you couldn’t make it up!

Here are some of the details as reported in The Independent 

‘The British government will host a summit encouraging six European countries to join the EU for the sake of their “security, stability and prosperity”, months before it is due to sign its own Brexit withdrawal deal with Brussels.

London will in July play host to Western Balkans governments including Serbia and Albania, as well as existing EU member states, to discuss reforms to pave the way to future EU enlargement.

The summit is part of the so-called Berlin Process – a series of meetings aimed at supporting the region towards joining the bloc and described by the European parliament’s research arm as “bringing a new perspective and impetus to the enlargement process”.’

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Early example of the new potential Cru Vallet:

 

 

Tasted and enjoyed this 2014 ‘Cru Communaux’ Vallet from Domaine Petiteau this evening. Vallet is one of the latest Muscadet communes to start out on the quest to become a recognised cru communaux. Vallet launched its quest last year. 

The Petiteau’s Vallet spends at least 17 months on its lees. Light gold colour with delicate brioche aromas and attractive appley texture with good concentration, balance and length. The long finish has a refreshing touch of bitterness in the finish. This Vallet clearly has the potential to age well and develop further in the bottle.

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In praise of ebikes

Front view

We had already decided that when cycling became too difficult we would invest in a pair of ebikes. A purchase we saw as for sometime in the future.

My accident on 2nd January when I separated my quads from my left knee cap, brought the acquisition of an ebike forward. Although my knee and quads are now working increasingly well together, I am keen not put too much strain on my left knee. Anyway that is my excuse.

Last Friday afternoon I took possession of a Giant Pro 1 ebike from Cadence Performance at Crystal Palace.

The Giant Pro 1 is a revelation. It makes going up hills easy and a pleasure. There was a time when I was considerably young that I found it easy to climb most hills. I went up some of the classic Tour de France climbs including the Tourmalet, Ventoux and Alpe d’Huez.

Close up battery

View of the battery of the bike while on charge 

Some might see an ebike as cheating, which it would be if you were in a race with a hidden battery but this is certainly not the case with the Pro 1 as the battery and engine are in full view. 

I understand that ebikes are now very popular in Holland and they are becoming more popular in this little island. There is much to be said for anything that persuades people that biking can be enjoyable, especially if they tend to be sedentary and are not super-fit whippets…
Reducing weight should help people to live longer and so drink more wine – in modération, of course.


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Trop de transparence tue-t-elle la lisibilité ?

Je m’interroge sur le bien-fondé des intentions de ces lobbies (hygiénistes?) qui poussent pour une transparence absolue dans l’information fournie au consommateur quant aux ingrédients de nos aliments, vin compris. Je suis sûr que tout cela part d’un très bon sentiment, mais est-ce vraiment si utile que cela, puis, surtout, est-ce vraiment applicable et efficace ?

Je vais vous fournir un exemple réel qui aidera à illustrer mon propos. Cet exemple est tiré du domaine alimentaire, mais on peut, avec un minimum de connaissances des pratiques œnologiques, le transposer au monde du vin si jamais ces défenseurs d’une transparence totale, digne des puritains de tous bords, obtiennent gain de cause en ce qui concerne le pinard.

Lors d’un récent voyage à bord d’un train de la SNCF (un jour de non-grève évidemment), j’ai acheté et consommé un bol de pâtes intitulé ainsi : Penne Tomate, Courgette, Olives Vertes et Basilic. Je vous épargne des commentaires de dégustation sur ce petit plat qui m’a très correctement nourri. Ce qui a surtout attiré mon attention était la longue liste d’ingrédients que le producteur est obligé d’afficher sur son emballage. Pour une fois que cette liste fut lisible sans y appliquer une loupe, je puis vous en livrer le contenu dans sa totalité. On y va ?

(caractères gras et parenthèses sont fidèles à l’original)

Ingrédients : Pâtes penne 45% (semoule de blé dur), tomates 22%, coulis de tomates 10% (tomates 93,5% (pulpe de tomates fraîches 78%, concentré de tomates 15,5%)), courgettes 10%, olives vertes 5% (olives vertes en rondelles, eau, sel, acide citrique E330), échalotes 2%, câpres 2% (câpres, eau, sel, vinaigre), huile d’olive, basilic, ail, maltodextrine (maïs, pommes de terre), légumes 8,1% (céleri, navet, chou, oignon, poireau, carotte), extrait de levure, sucre, huile de palme (matière grasse végétale non-hydrogénée), sel, épices et aromates, jus de citron), sucre, sel, muscade, poivre noir, huile de tournesol, gomme xanthène.

Allergènes : Gluten, céleri, fruits à coque. Produit sur un site utilisant tous les allergènes majeurs.

J’ai eu un peu de mal à faire les additions à l’intérieur de cette liste impressionnante de complexité, et je n’ai pas toujours compris toutes les parenthèses non plus. Mais, au-delà de mes petits problèmes de mal-comprenant, je m’interroge sérieusement sur l’utilité de tout cela. Combien de personnes lisent tout ce qui est écrit sur les emballages de chaque objet qu’on achète ? Et, parmi ces rares (ce n’est qu’une supposition) personnes, combien sont capables d’interpréter correctement les informations qui y sont inscrites, et qui sont probablement utiles uniquement pour un médecin ou autre expert en diététique.

Maintenant, si nous appliquons la même approche à une bouteille de vin, quelle serait la taille d’une contre-étiquette nécessaire à contenir, d’une manière lisible, tout ce qui peut contenir un flacon? On pourrait penser que les vins dits « nature » échapperont largement à ce genre de contrainte. Mais, si on appuie un peu, il faudrait aussi lister les taux d’acidité volatile, le pourcentage de brettanomyces et de bactéries diverses, avec leurs noms en latin, la quantité de CO2, les taux de TCA ou de TCP, etc, etc. Et qui va payer les analyses sophistiquées en laboratoire qui seront nécessaires aux détections de ces substances sur chaque lot ?

En somme, je crains que nous n’ouvrons par cette insistance une sacrée boîte de Pandore, et sans aucune efficacité outre celle de relever encore d’un cran ou deux le phénomène des phobies alimentaires dont on voit de plus en plus les effets.

David Cobbold

 


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Rolet, une institution jurassienne change de mains

Cela faisait un bail que la fratrie Rolet voulait vendre ses 65 ha de vignes, vu qu’aucun de leurs enfants n’avaient envie de prendre la suite. Mais pas facile de vendre un aussi gros domaine en un seul morceau. Et à un repreneur dans leurs cordes, avec le même esprit familial. Ce repreneur, ils l’ont finalement trouvé avec les Domaines Devillard.

On dira encore une institution jurassienne qui part aux mains des Bourguignons. Il est vrai que depuis ces dernières années les investissements bourguignons sont de plus en plus nombreux. Reconnaissance tardive d’un voisin pour un vignoble qui jusque-là ne valait pas une roupie de sansonnet à ses yeux?  Quoi qu’il en soit Éliane, Pierre, Guy et Bernard Rolet vont enfin pouvoir jouir d’un peu plus de loisirs, j’en suis content pour eux. Et j’espère encore les rencontrer, histoire de parler de ces vins du Jura qui sont passés du discrédit à la gloire en quelques années.

Ça fait longtemps

Éliane et Pierre, ça fait vingt ans qu’on se connaît. Ils furent parmi les premiers Jurassiens du vin rencontrés lors de mon premier reportage. Le sujet, c’était le Vin Jaune. Tout un programme, et le leur, sans détour, apparaissait (et apparaît toujours) comme un modèle du style arboisien, ample, frais et savoureux. Le reste de la gamme s’inscrit dans la plus pure tradition jurassienne, mais une tradition évolutive, sans aucun archaïsme. J’espère de tout cœur que les repreneurs garderont cette philosophie qualitative et feront encore évoluer les vins dans ce sens. C’est ce que les Rolet nous affirment dans leur communiqué : «Nous partageons avec les Domaines Devillard la même passion à élaborer nos vins en conciliant tradition et modernisme. C’est une nouvelle ère qui démarre pour le Domaine Rolet Père et Fils avec l’entrée au sein des Domaines Devillard qui ont l’ambition de continuer à développer cette maison, tout en lui conservant son identité et ses savoir-faire».

La tradition se cache derrière la porte qu’ouvre Pierre Rolet…

Les repreneurs

La famille Devillard possède le Château de Chamirey (Mercurey), le Domaine des Perdrix (Nuits Saint Georges), le Domaine de la Ferté (Givry) et le Domaine de la Garenne (Azé), en association avec les familles Flambert (du Groupe Hôtelier Parisien) et Dupuis (du Groupe Venum – Dragon Bleu).

Elle abonde dans le sens des Rolet: «Le Jura était pour nous une évidence car nous avons de nombreux points communs. Deux cépages bien entendu, mais surtout une topographie très proche de la Bourgogne et une réelle proximité géographique. Les vins du Jura bénéficient aujourd’hui d’une excellente image, voire d’un effet de mode. Néanmoins, nous ne souhaitons pas surfer sur une tendance. Par définition, ce qui est à la mode se démode. Nous nous ancrons dans la durée comme l’ont fait, dans notre famille, les générations qui nous ont précédées. Nous sommes très heureux d’accueillir le Domaine Rolet Père et Fils au sein des Domaines Devillard. Ce sera l’évolution, sans la révolution. Le Domaine Rolet bénéficie d’une image excellente et produit des vins de grande qualité. Nous partageons la même philosophie : celle de produire les plus grands vins possibles, dans la plus belle expression de leur terroir, marqués par l’équilibre et l’élégance. Notre volonté est de consolider la réputation, la qualité des vins et la distribution du Domaine Rolet Père et Fils, en France et à l’Export. Une nouvelle page s’ouvre, dans le respect du savoir-faire, dans la tradition et la modernité », précisent Amaury et Aurore Devillard, les dirigeants des Domaines Devillard.

Nous verrons bien, mais ce qui nous réconforte, c’est le maintien du domaine dans le club Vignobles & Signatures. Cela nous donnera l’opportunité de les rencontrer.

Avec toute mon amitié,

Ciao

Marco


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Indigènes II – Salon des vins naturels des Catalognes et d’Occitanie à Perpignan

C’était les 29 et 30 avril dernier à Perpignan, à la chapelle Saint-Dominique. Ils sont revenus, c’était la deuxième édition, j’avais beaucoup aimé l’ambiance bon enfant de la première, celle-ci s’est révélée encore plus agréable, moins de monde, week-end du 1er Mai oblige, même les aficionados des vins naturels font le pont ! Tant mieux, on y respirait mieux !

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Ce salon confirme qu’un vent nouveau souffle depuis quelque temps sur le vignoble du Roussillon, grâce aux nombreuses installations de jeunes vignerons, souvent orientés vers une viticulture bio et une vinification naturelle. Mais, c’est vrai aussi pour la Catalogne du Sud ou l’Occitanie. Ça ne cesse de me surprendre, ils étaient près de 90 exposants, certains déjà bien connus, d’autres,  les « nouvelles pousses », comme les appelle Jean Lhéritier, ne demandent qu’à être découverts. C’est bien que Perpignan s’affirme comme un lieu de rencontre commun à tous ces «indigènes»; pour une fois, nos vignerons catalans n’ont pas à «s’expatrier» pour faire déguster leurs vins !

Un seul regret, les vignerons traditionnels et Dieu sait qu’ils sont également nombreux et de qualité, ne peuvent pas s’y exprimer! Normal, me direz-vous, ils ne sont pas natures! Je répète les propos que je tenais l’an dernier en commentant ce même salon: faut-il vraiment diaboliser, pour employer un terme à la mode, écarter les vins traditionnels, pour mettre en avant les vins naturels ? Les deux peuvent parfaitement cohabiter, et tous les vins traditionnels ne sont pas ultra-standardisés, comme tous les vins nature ne sont pas à mettre à l’évier. Quand les vins sont bons, je ne leur demande pas leur feuille de route et je respecte le savoir-faire des vignerons « normaux », ceux qui vinifient en nature ne détiennent pas le monopole de la passion pour le vin, ni du plaisir des papilles ! Voilà  ceci étant réaffirmé, je peux continuer…28379656_2111527385744195_1435878442457899015_nEn échange d’un droit d’entrée de 8€ et sans aucun besoin de carte professionnelle, j’ai reçu un verre et un petit carnet de dégustation assez pratique, celui-là. Et, c’est parti pour un grand tour de dégustation à l’heure catalane. Je n’ai pas joué du verre d’un stand à l’autre, car à force de courir les Salons,  j’ai déjà gouté pas mal de domaines, et, même si ces vignerons sont nombreux, on retrouve souvent les mêmes d’une manifestation à l’autre : Vin de mes Amis, Affranchis, La Dive ou encore Vins Nus et Bella Terra à Barcelone. J’y viens donc surtout pour des découvertes, pour saluer et pour partager quelques bons moments. Je progresse dans les allées dans une ambiance joyeuse et amicale.

  • Première halte chez Gilles Troullier, c’est un vigneron que j’ai découvert il y a peu lors d’un repérage dans le vignoble roussillonnais, il est pourtant installé depuis 2002,  mais il m’avait échappé, je suis impardonnable sur ce coup là ! J’ai eu un vrai coup de cœur pour ses vins. Ce que j’ai le plus apprécié : une pureté de fruit incroyable que j’ai retrouvé dans toutes ses cuvées. Moi qui ne suis pas une fan de la Syrah dans le Roussillon, je suis obligée de m’incliner devant la personnalité de celle de Gilles. Je vous livre les notes et photos que j’avais prises au domaine, ses vignes sont du côté de Latour de France et de Lesquerde.

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L’Ultim, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2016

Issu de jeunes vignes de Syrah d’altitude (plus de 400m)  sur granite. L’élevage en cuve béton exclusivement, dure 12 mois avant la mise en bouteilles sans filtration. A peine 12,5 %. Intensité du fruit mûr et des arômes,  franchise, précision et fraicheur, tout y est pour un maximum de plaisir. A un prix très accessible 13€

 De Là, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2016

100% Syrah, assemblage de 2 terroirs granitiques de Lesquerde et Trebillac ; élevage pour 20% en barriques, le reste en béton.

Grande complexité des arômes, où  les fruits noirs se mêlent aux notes florales et  d’épices. Pureté et élégance définissent une bouche mi-corsée, aux tanins polie et à la finale toute en fraicheur. 18€

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L’Esprit du Temps, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2015

Une cuvée 100% Grenache  vieux de 100 ans, issu de Saint-Paul de fenouillet. Pas égrappée, élevée uniquement en béton et en cuve.

Dans cette cuvée, la vitalité du fruit est impressionnante, des arômes qui oscillent entre fruits noirs, rouges et la garrigue, avec une touche florale et une ponte épicée ; la bouche est franche, pure, la texture élégante, les tanins fondus. Que du plaisir pour 28€.

Boreal, I.G.P. Côtes Catalanes – Rouge – 2014

Encore un 100% Syrah à 600 m d’altitude sur granite très caillouteux, parmi les plus vielles syrah du coin,  une cuvée parcellaire, 12 mois de fut et 4 mois d’œuf. Je l’ai aimée pour sa pureté aromatique, pour sa densité, pour sa trame et sa texture soyeuse, pour ses arômes à la fois floraux et fruités, ses notes d’olive et ses tanins épicés.  Beaucoup de caractère et de fraîcheur dans cette cuvée élégante à 39€.

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L’Imprévue I.G.P. Côtes Catalanes Blanc 2016

Une cuvée de grenaches gris sur schistes. Riche, tendre, et délicate, jolie acidité, boisé présent mais très léger, il est cependant préférable de l’attendre un peu.

Je n’ai pas trouvé de prix, mais je crois qu’elle vaut aux alentours de 30/40€.

  • Un peu plus loin, j’ai posé mon verre chez Ludovic Engelvin, il m’avait été recommandé par ma fille !

Il est installé sur la commune de Vic le Fesq, tout près de Nîmes, et travaille ses 6 hectares de vignes en biodynamie. Sur les terres du domaine pâturent également son troupeau de brebis, de race typique des cévennes, favorisant la vie du sol et maîtrisant l’enherbement. Les vinifications sont réalisées de manière naturelle, par levures indigènes, sans aucun adjuvant excepté un très léger sulfitage à la mise, pour une meilleure stabilité.

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Cru- Elles, Vin de France – Rouge – 2015

Un assemblage de Grenache Noir (70%) et de Mourvèdre (30%) élevé en cuves. Bonne surprise, ça n’est pas une carbo ! Un fruité gourmand, une bouche assez souple, dotée d’un fruit franc et juteux. L’ensemble est équilibré vivant et gourmand. En résumé : souplesse, gourmandise, sincérité.17,50€

Clos Serre – Cabanis, Vin de France – Rouge – 2016

Un assemblage de Grenache/Mourvèdre, un peu sauvage, profond à la structure très policée, il déploie une chair embaumante tout en conservant une jolie fraîcheur et une belle délicatesse. 24€

 Les Vieux Ronsards 2015 – Ludovic Engelvin

C’est un 100 % grenache issu de vieilles vignes. Élevé 12 mois en fûts et 6 mois en cuve inox.

IL offre une bouche intense, un fruit mur, un jus compact et pulpeux, une matière franche, juteuse et complexe. Une cuvée qui ne manque pas d’envergure, un peu chère, 58€ prix qui se veut justifié par la faible production !

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Et puis, dans les salons, il y a toujours la rumeur qui court, et qui désigne le vigneron chez qui il faut absolument aller déguster, son nom se répète à longueur d’allées, donc on finit par s’y rendre. Cette fois-ci, il s’agissait de Hirofumi et Rié Shoji :

Pedres Blanques, Vin de France 2017

Une révélation selon les dire, beaucoup n’hésitaient pas à parler de nouvelles stars de la côte Vermeille. Rié et Hirofumi Shoji sont japonais et installés à Collioure. Hiro a travaillé quelques années avec Frédéric Cossard avant de se lancer. Ils cultivent deux parcelles, l’une plantée en 1989 et l’autre en 1965, toutes deux sur le sol granitique / schiste. Les vins sont issus entièrement du Grenache Noir. Récolte manuelle, grappes entières, fermentations spontanées, pas de pompe et pas de filtration, élevé sous bois.

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Pourquoi le nier, j’ai été accrochée par ce vin, il est à la fois très pur et très exubérant, plein de fruit frais croquant, profond et charmeur. C’est une très jolie bouteille:  de la finesse, de l’élégance, du fond, de l’équilibre, tout est là pour parler de vin magnifique et différent. Un étonnant mélange entre fruit, fraicheur et intensité ! 25€

Un domaine à suivre sans nul doute, la révélation de ce salon.

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  • Enfin, un ami a tenu à ce que j’aille gouter les vins du Domaine Vinya Ferrer (Terra Alta) : deux amis d’enfance, Marcel Carrera et Ramón Viña qui ont décidé de faire du vin nature ensemble. C’était en 2010, ça représente en tout 2 ha de grenache et 1h de Cariñena et Morenillo ! Ils atteignent à peine 2 000 bouteilles. Chaque année, un nouveau vin sort d’une nouvelle parcelle et ainsi, petit à petit, ils grandissent et s’améliorent. En fait, j’avais déjà dégusté leurs vins au Salon Vins Nus à Barcelona, je retiens surtout :

Nar i Tornar (Garnacha) Negre

Un rouge assez sauvage, aux notes de fruits rouges mûrs et de garrigue, la bouche est charnue, mais coulante, l’acidité est correcte la finale légèrement amère, apporte au vin une certaine vivacité.

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J’ai surtout aimé leur Rancio, avec un nez net et expressif, aux parfums de mon enfance, torréfaction, menthol, fruits secs, une bouche savoureuse, ample avec des notes de noix, de noisettes grillées et zeste d’orange, finale agréablement amère.

 Voilà un bref aperçu des Indigènes 2018, il est ouvert au public, alors je vous le recommande vivement pour l’an prochain. Le plus de ce Salon  « familial », en dehors du lieu (Eglise des Dominicains) qui a lui seul vaut le déplacement, c’est son marché de producteurs Bio, les produits locaux y sont à l’honneur ! Sans compter qu’on peut repartir avec les vins qu’on a aimé, ils sont vendus sur place par les vignerons (je me demande ce qu’en pensent les cavistes perpignanais, mais bon…)

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Ce salon est organisé par Slow Food Pays Catalan et soutenu par la ville, la communauté urbaine et la région !

Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 


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Coldharbour’s English fizz stirs memories

 

Acre Lane from Clapham leads onto Coldharbour Lane,

which heads through to Loughborough Junction

A bottle of ‘Coldharbour’ Classic Cuvée NV (West Sussex) enjoyed on Friday 20th April on the evening of our return to London after our long stay in Scotland stirred old memories.  

For a couple of years back at the end of the 1960s and very early 1970s I lived on Acre Lane in Brixton. The eastern end of Acre Lane finishes at Brixton Town Hall in the centre of the borough at the junction with Brixton Road.    

Memories of Coldharbour were reactivated in 1997 with the debut album from Alabama 3 that featured the fine Exile on Coldharbour Lane. Back in the days when I lived in Acre Lane, an evening stroll down Coldharbour Lane usually produced an invitation from the shadows to buy a wrapped up piece of dope. 

As I never accepted these kind invitations I can’t say whether the proffered dope was anything like as well balanced as Coldharbour’s quite austere Classic Cuvée – a blend of Pinot Noir, Chardonnay and Pinot Meunier as are the majority of Champagnes. The winemaker is Dermot Sugrue, whose Sugrue Pierre, we have greatly enjoyed on several occasions at The Harrow in Little Bedwyn.

Also in passing: 

back on the bike:

Posse of wheels

 

Yesterday was an important milestone in my recovery from slipping on black ice on 2nd January 2018 as it was the first time I had seriously ventured out on a bike since the accident.  After getting rid of the brace on 11th April I had gingerly tried a few revolutions on the bike but while it was possible it was clear that this was towards the limit of movement and that I should be very careful.

I am delighted that nearly a month on from being able to discard the brace and my discharge I was able to ride my Scott mountain bike a couple of times around Crystal Palace Park and cope with its hilly terrain while cycle shoes with cleats. Previously I had been wary about relying on getting my foot out of the pedal.

Malcolm Nicol11.4.18s

Malcolm Nicol – consultant surgeon @Raigmore Hospital, InvernessEW

I continue to be very grateful to the excellent care I received from NHS Scotland – this is a real good news story. I am particularly grateful to the surgeon – Malcolm Nicol – and his team who did such a brilliant job reattaching my quads to my knee. It is also a testimony to the healing powers of the human body. I don’t think I really ever thought that I wouldn’t be able to ride a bike again but it is a wonderful feeling when you are actually able to do so. There is still a way to go before my leg and knee are fully back to normal but I can see real progress.

 

Les 5 - trio


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La preuve par Tintin

En réaction à la vague d’hygiénisme dévoyé dont trop de journaux se font l’écho actuellement, j’appelle à la barre le sieur Tintin.

Plaise à la cour, dans son immense sagesse, de produire devant le jury une aquarelle de George Remy, tirée de l’album « Le Sceptre d’Ottokar », et récemment mise en vente chez Christies; aquarelle dans laquelle le susdit Tintin, reporter passablement affamé, est en fuite dans les montagnes de Bordurie. Et qu’emporte-t-il dans sa fuite? Une miche de pain et une fiasque de vin, bien sûr!

La preuve est faite qu’il s’agit là d’aliments de première nécessité (même dans une oeuvre de fiction).

Alors qu’on peut très bien se passer de Mme Buzyn, de M. Evin, de M. Got, de leurs amalgames et de leurs litanies.

Vive le vin!

Hervé Lalau