Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Quand les politiques s’inquiètent de la disparition des vieux bistrots

Un sujet qui a eu les honneurs de la télévision, et qui a même justifié le dépôt d’une motion politique pour la sauvegarde des vieux cafés.

Photo Ludovic Péron

 

Ca se passe en Suisse, évidemment…

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vd-les-lausannois-sinquietent-de-la-disparition-de-leurs-vieux-bistrots?id=8840007

Hervé Lalau


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Haridimos Hatzidakis – very sad news from Santorini, Greece

Stone at the Haridimos Hatzidakis winery
Giannis Krassaki

Facebook post from Vasilis Ioannou

I was very shocked and sorry to learn on Friday evening that the inspirational winemaker Haridimos Hatzidakis, based in in Santorini and making wonderful wines – world class Assyrtiko, had died suddenly that day. 

I will treasure the couple of visits that I made to Hatzidakis winery on the Greek island of Santorini. The pleasure of meeting and tasting with him as well as visiting and seeing the remarkable coiled and curled vines on Santorini. 

He was one of the leaders of the recent renaissance of Greek wines and will be sorely missed. 

My sincere condolences to Haridimos’ family and close friends. The cause of Haridimos’ death is as yet unknown.


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Oeufs au fipronil: ma petite histoire

Moi aussi, j’ai ma petite histoire à raconter sur la crise des œufs au fipronil.

Depuis pas mal de temps, j’achète chez Carrefour Belgique des œufs bio à la marque Carrefour BIO ; des œufs français, s’il faut en croire le code d’emballage sur le paquet (FR 80253). Sauf qu’à y regarder de plus près, les œufs à l’intérieur sont néerlandais – ils sont tatoués en rouge du code 0-NL-4399701 (0 pour bio, NL pour Pays-Bas).

Je suis doublement choqué. Je ne pensais pas que pour des produits non transformés comme des œufs, il suffisait de les emballer pour en changer la provenance apparente (car qui regardait, jusqu’à maintenant, le code tatoué sur chaque œuf ?). Et qu’est-ce qui se serait passé si j’avais consommé les oeufs? Une fois les coquilles cassées, il ne me restait plus que l’emballage… français.

Je ne pensais pas non plus qu’une filière dite bio pouvait aller chercher des œufs à 150 km au nord de chez moi, les emballer à 150 km au sud, et me les réexpédier, passant deux fois deux frontières. Quid de l’empreinte carbone? Quid de la certification?

Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec l’histoire des vins espagnols se présentant comme français dans le rayon des vins français.

Certes, dans le cas de ces vins, il n’est pas question de santé publique. Mais qui a encore envie de jouer avec la confiance des consommateurs? Après les crises de la vache folle, du poulet au dioxyde, de la viande de cheval, ce sont maintenant les oeufs qui sont sur la sellette. Les distributeurs sont-ils négligents ou tout simplement inconscients?

Hervé Lalau


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In memoriam Charles Doyard

Nous apprenons avec tristesse le décès de Charles Doyard, de la maison de Champagne éponyme. Il a succombé mercredi à une crise cardiaque, à l’âge de 31 ans.

Charles et Yannick, son père, nous avaient reçus très chaleureusement à Vertus il y a 6 ans, lors des quelques jours que les 5 du Vin avaient consacré à la découverte des vins des Artisans du Champagne, dont le domaine est membre.

Il était notamment le créateur de la cuvée Oeil de Perdrix, un rosé pour lequel il avait obtenu le prix du Jeune Talent de Champagne en 2012.

Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches.

Photo (c) Jim Budd

Les 5 du Vin


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L’actualité du vin : les dernières nouvelles qui m’ont fait réagir (volet 1) !

  •  Michelin acquiert 40% de la société Robert Parker

C’est une nouvelle qui m’aurait grandement interpellée il y a 20 ans, car à cette époque là, le Michelin était pour nous presque aussi important que l’air que nous respirions. Je me rappelle combien nous étions dépendants de ses inspecteurs, qui débarquaient le jour où on les attendait le moins, qui se présentaient ou non à la fin du repas, qui inspectaient les cuisines et repartaient sans aucun commentaire ou presque. Je me rappelle aussi du verdict annuel. Installés à Céret, au fin fond de la France comme nous l’étions, ce guide nous était indispensable, sans lui point de salut, du moins c’est ce que nous croyions. Et, je mentirais si je ne reconnaissais pas que le jour où sont tombées les 2 étoiles a été une de nos plus belles journées professionnelles; c’était aux Feuillants, en 1997. Fierté, émotion, énergie sont les sentiments qui nous ont envahis et que nous avons partagés avec mon mari: je n’oublierai jamais. Tout cela me paraît bien loin, j’ai la sensation qu’aujourd’hui, je réagirais différemment; d’abord, parce le Michelin me semble moins crédible qu’il ne l’était; et puis, parce qu’il y a d’autres moyens de communiquer.

L’objectif annoncé de l’alliance Michelin/Parker, «offrir encore plus aux amateurs de gastronomie et de vin du monde entier, permettre à nos clients amateurs de restaurants haut de gamme mais aussi de grands crus, de vivre des expériences uniques au monde», me paraît plus commercial qu’honnête.  A priori, rapprocher le vin et la gastronomie, voilà qui devrait nous combler de bonheur, mais ce rapprochement entre le monde des critiques de vin et celui des critiques gastronomiques ne me dit rien qui vaille: si les deux secteurs s’entendent, ça ne va pas être triste ! On peut y voir le bon côté des choses et penser que le gourmet sera conseillé, de A à Z, il n’aura plus qu’à se laisser guider selon ses moyens financiers. Mais voilà, je ne sais plus si je leur accorde comme je le faisais avant, ma totale confiance,  la présence, le poids des groupes industriels comme Nestlé et autres, ont changé la donne; et je me demande à quelle sauce financière nous  allons être mangés.  A vrai dire, ça ne me concerne plus et devrait me laisser totalement indifférente, mais je m’en étonne encore. Les temps et les motivations changent. Aujourd’hui, je sélectionne les restaurants en me fiant à des palais que je considère comme sûrs, c’est-à-dire qui partagent les mêmes goûts culinaires que moi.

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  • Foires aux Vins d’automne déjà annoncées:

Tout comme les articles de la rentrée scolaire, ça y est, les foires aux vins de la rentrée sont de retour, les catalogues sont en ligne, les opérations commerciales lancées ! Vous n’imaginez pas le travail en amont et le stress que représente la mise en place de ces foires. Elles proportionnent un chiffre d’affaires important, il est donc interdit de les rater. D’année en année, elles ont pris de l’ampleur, se sont organisées, leur succès ne faiblit pas, bien au contraire. La presse s’en est mêlée, évidemment pour le « bonheur de tous », car elle en est la première bénéficiaire; le bonheur des enseignes ensuite et enfin celui des consommateurs qui bénéficient au mieux d’un éclairage professionnel ou au pire de « publi-rédactionnels ». Enfin, il y aurait beaucoup à dire, sur le rôle de certains magazines qui sont à la fois juges et partie.  Je me rappelle qu’à LAVINIA, et j’imagine que c’est encore comme ça, nous étions sous pression à partir du mois de mai. Il fallait établir la liste des vins que nous allions présenter, laquelle devait être innovante et classique à la fois. Elle devait plaire à la direction, elle était pensée pour accrocher les journalistes, et finalement les clients. Donc un mix entre des vins incontournables dont il fallait trouver les volumes ; de vins classiques, Bordeaux, Bourgognes, Champagnes, Rhône pour rassurer les clients ; des nouveautés ; des vins de vignerons pour « épater » les journalistes, des étiquettes exclusives… Bien entendu, il fallait négocier les prix pour ne pas être plus chers que la concurrence, et en même temps essayer de sauver la marge. Un travail de Titan. Quand, finalement, la liste avait l’aval de la Direction, il fallait commander les vins avant les grosses chaleurs, si possible, et préparer la fameuse dégustation pour les journalistes. La tâche était confiée à un cabinet de Relations Publiques qui se chargeait des invitations, pas si facile que ça de les faire se déplacer, car trop sollicités. Et, quand ils sont là, ils ne goûtent que ce qu’ils ont envie, et ne réagissent pas toujours comme on le souhaiterait, mais, ça c’est normal, c’est le jeu. Ensuite, arrivent les parutions et le verdict tombe, si on est bien placé en prix, et, si, certains de nos vignerons sont en coup de cœur ou non,  on est assuré des retombées, avec une influence directe sur le chiffre d’affaires. Déjà Terre de Vins et Le Figaro Vins donnent en avant-première les dates des principales enseignes et annoncent leurs coups de cœur.

Voici ce que je viens de lire sur Terre de Vins, sous le titre « Coup de cœur Lavinia » (du 5 septembre au 2 octobre 2017):

Vin de France 2016 Domaine Bertrand Jousset – 13 €
Vin de France 2016 Domaine Pattes Loup – 13 €
Les deux cuvées « solidaires », celle de Bertrand Jousset du domaine éponyme à Montlouis sur Loire et celle de Thomas Pico (domaine Pattes Loup) en Bourgogne sont en Vin de France. Les deux jeunes vignerons ont particulièrement souffert des aléas climatiques dans leur vignoble et sont donc allés chercher des raisins ailleurs pour élaborer leur vin : Chez Bertrand Jousset, le chenin et le chardonnay de la cuvée l’Exilé proviennent de raisins bios vinifiés en barriques et peu sulfités ; chez Thomas Pico, les moûts de chardonnay certifiés en bio ont été achetés à des amis du Sud-Ouest et acheminés en citernes calorifugées (les noms des fournisseurs sont sur l’étiquette). De jolis vins de copains et de partage qui méritent un achat solidaire. »

Je me réjouis pour ces deux vignerons que j’ai découvert en son temps et que nous avons tellement mis en avant. La réussite des foires aux vins dépend avant tout d’une bonne sélection, certes, mais surtout des prix et de la confiance que les clients accordent à l’enseigne. Ils y font des affaires, car en général les prix sont intéressants et la qualité est au rendez-vous dans les magasins sérieux. Ces derniers boostent leur chiffre d’affaires, et quelques négociants bordelais et vignerons se délestent de leur stock.

Alors, vive les foires aux vins!

Lise et Bertrand Jousset et Thomas Pico

  • Une nouvelle appellation en Bourgogne: »Bourgogne Côte d’Or »

    L’INAO a validé la création de l’appellation “Côte d’Or”, la 14ème dénomination géographique en Bourgogne. Elle s’étend à travers les vignobles de Côte de Nuits et Côte de Beaune, dans le département de la Côte d’Or et jusqu’aux Maranges, dans la Saône-et-Loire, soit potentiellement 1.000 hectares, en excluant le Châtillonnais et l’Ouest-Dijonnais.La dénomination a été validée par L’INAO, le 15 juin dernier. Les viticulteurs de 19 communes de Côte-d’Or pourront utiliser cette appellation et 17 autres communes dont 4 en Saône-et-Loire, sont quant à elle susceptibles de l’utiliser mais pas dans leur intégralité. Ils pourront afficher l’appellation “Côte d’Or” sur leurs bouteilles dès la cuvée 2017, sous réserve de publication au journal officiel prévue en Novembre 2017.

    Pour eux, il s’agit de se démarquer de l’appellation régionale “Bourgogne” en mettant en valeur la renommée viticole du département Côte d’Or et leur cahier des charges est plus contraignant:  seul le rendement, revu à la baisse de 2 hl/ha par rapport à l’appellation régionale (68hl/ha pour les blancs et 60 hl/ha pour les rouges et rosés), sera modifié.

    Pourquoi pas, si les vignerons la voulaient, c’est qu’ils en ressentaient le besoin. Je trouve quand même que ça fait beaucoup d’appellations, les clients vont s’y perdre. L’appellation Bourgogne me paraissait suffisante, bien sûr comme dans toutes les appellations, il y avait dans celle de Bourgogne, du très bon, du bon et du moins bon. En réalité quand on achète un Bourgogne rouge ou blanc, les paramètres les plus importants à mes yeux étaient :

    • Le producteur
    • Le village de production

    Et, avec ça, je n’ai pas besoin d’une appellation Côte d’Or, mais bon, peut-être que ça avantage les petits producteurs moins connus qui pourtant travaillent très bien. Nous verrons bien ce que ça va donner, une augmentation des prix, ça c’est sûr.

  •  Le vin le plus cher du monde (Journal du Net, le 28 juillet dernier)

Le vin le plus cher au monde est sans surprise, une bouteille du domaine de la Romanée-Conti. Au 1er juillet 2017, il se négocie en moyenne à 12 877 euros. Mais certains vendeurs affichent des prix encore plus élevés. On peut le payer jusqu’à 71 300 euros. C’est la Loi de l’offre et de la demande.

Le deuxième vin le plus cher du monde est un vin allemand. Il s’agit d’une bouteille de Scharzhofberger Riesling Trockenbeerenauslese, d’Egon Muller. Elle se vend en moyenne à 7 726 euros. Quatre autres vins allemands sont présents. Tous sont des Riesling.

On note la très forte présence des Bourgognes 12 au total. Petrus, le premier vin bordelais du classement, n’arrive que 17e. S’il est plutôt bas dans le classement, il se vend tout de même jusqu’à 3 945 euro. Je suis étonnée de n’y voir aucun vin espagnol, pas même le Pingus.  A part l’écrasante majorité des vins de Bourgogne, on y trouve 4 rieslings allemands, 2 Pomerols, et un Porto.

La liste est  issue du site Wine-searcher, à partir d’une base de données de plus de 7 millions d’offres. Classement à partir du prix moyen d’une bouteille standard (75 cl), tous millésimes disponibles.

Classement qui reste très stable et qui n’apporte aucune surprise. Les amateurs fortunés ne s’aventurent pas hors des sentiers battus.

  • Vendanges historiquement précoces dans les P.O et en Espagne

Jamais vendanges n’avaient commencé aussi tôt dans les Pyrénées Orientales :  la récolte a quinze jours d’avance… C’est le Château de Jau qui a donné le coup d’envoi en ramassant ses Muscats à petits grains afin de conserver de l’acidité et de la fraîcheur. En cause, le réchauffement climatique, certes, mais aussi l’élaboration de certaines cuvées atypiques comme le le Sparkling Jau.

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Mais l’Espagne n’est pas en reste, les vendanges ont également démarré aux Canaries et à Montilla-Moriles. Partout, elles seront plus précoces que la normale, de 10 à 30 jours.fotonoticia_20160408104821_1280

Hasta Pronto et bonnes vacances pour ceux qui y sont…

Marie-Louise Banyols

Pour ceux que ça intéresse, ci-dessous, la liste des vins les plus chers du Monde.

Les vins les plus chers du monde
Rang Nom Région Pays Prix moyen (dollars) Prix maximum (dollars)
1 Domaine de la Romanée-Conti Romanée-Conti Grand Cru Côte de Nuits France 15 104 83 628
2 Egon Muller-Scharzhof Scharzhofberger Riesling Trockenbeerenauslese Moselle Allemagne 9 062 17 089
3 Domaine Leroy Musigny Grand Cru Côte de Nuits France 7 271 22 621
4 Domaine Leflaive Montrachet Grand Cru Côte de Beaune France 6 851 17 299
5 Domaine Georges & Christophe Roumier Musigny Grand Cru Côte de Beaune France 6 113 17 847
6 Domaine de la Romanée-Conti Montrachet Grand Cru Côte de Beaune France 5 250 15 565
7 Joh. Jos. Prum Wehlener Sonnenuhr Riesling Trockenbeerenauslese Moselle Allemagne 4 880 8 544
8 Domaine Leroy Chambertin Grand Cru Côte de Nuits France 4 009 22 621
9 Leroy Domaine d’Auvenay Mazis-Chambertin Grand Cru, Cote de Nuits, France Côte de Nuits France 3 917 7 520
10 Domaine Leroy Richebourg Grand Cru Côte de Nuits France 3 490 8 892
11 Domaine de la Romanée-Conti La Tache Grand Cru Monopole Côte de Nuits France 3 359 17 596
12 Coche-Dury Corton-Charlemagne Grand Cru Côte de Beaune France 3 183 8 640
13 Domaine du Comte Liger-Belair La Romanée Grand Cru Côte de Nuits France 3 170 6 144
14 Screaming Eagle Cabernet Sauvignon Napa Valley Etats-Unis 3 046 11 644
15 Egon Muller-Scharzhof Scharzhofberger Riesling Beerenauslese Moselle Allemagne 2 948 5 084
16 Taylor Fladgate Scion Vintage Port Portugal 2 844 8 015
17 Petrus Pomerol France 2 844 4 627
18 Domaine Faiveley Musigny Grand Cru Côte de Nuits France 2 810 37 624
19 Staatsweingut Kloster Eberbach Erbacher Steinberger Riesling Trockenbeerenauslese Rheingau Allemagne 2 805 8 270
20 Le Pin Pomerol France 2 705 7 940


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Le Grand Livre du Vin d’Andrew Jefford

Globe-trotter du vin (il vit d’ailleurs en Languedoc), mon confrère britannique Andrew Jefford possède non seulement une belle plume, mais de bonnes capacités de réflexion.

Il sort un ouvrage aux éditions Eyrolles, sobrement intitulé « Le Grand Livre du Vin ».

Sur 176 pages joliment illustrées, il nous emmène à la découverte des grands vignobles du monde et des arcanes de la dégustation. Des robes, des saveurs et des arômes, mais aussi des prix.

On y trouve également de belles présentations des grands cépages du monde.

Ce livre à la fois personnel et utile se lit avec délectation, comme se boit le vin d’un ami.

 

Hervé Lalau