Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Bordeaux, Prix René Renou 2017

Créé en hommage au vigneron et ancien président du Comité Vins de l’INAO (1952-2006), et décerné par l’Association Nationale des Elus du Vin, le Prix René Renou récompense la collectivité « ayant le mieux œuvré, au cours de l’année écoulée, pour la défense et la promotion du patrimoine culturel lié à la viticulture ».

Ayant participé à la création de ce prix, voici 10 ans, avec Marc Olivier, et figurant toujours parmi les jurés, j’y suis très attaché.

Pour cette dixième édition, le lauréat est la ville de Bordeaux.

Faut-il rappeler l’engagement de cette ville pour le vin, produit de culture? La Cité du Vin, qui a ouvert ses portes il y a un an, et qui a déjà accueilli près de 500.000 visiteurs, en est l’illustration. En mai dernier, ici même, notre ami David lui a consacré un article que je vous invite à lire si ce n’est déjà fait.

Mais laissons l’ANEV expliquer la démarche: « Depuis 10 ans, ont été récompensés des projets autour du vin d’ordre éducatif, environnemental ou oenotouristique et ayant valeur d’exemple et de reproductibilité par d’autres. Et si la Cité du Vin semble difficile à être dupliquée ailleurs c’est l’approche et le montage qui, eux, peuvent l’être et doivent servir d’exemple aux autres élus du Vin, qui en France veulent promouvoir cette culture, ce produit et ceux qui le façonnent.

En effet si la ville de Bordeaux a contribué à 38% de l’investissement, un pourcentage que les élus doivent retenir, elle ne contribue pas à son fonctionnement. Elle l’a laissé à la «Fondation pour la culture et les civilisations du Vin» qui a en charge l’animation, la gestion du personnel et toute la marche au quotidien. L’exploitation génère des recettes propres et la Fondation fait aussi appel au mécénat qui représente 10 à 15% du budget total et finance la programmation culturelle. Elle a accueilli la première année 70 évènements culturels ».

Le prix René Renou 2017 sera remis au maire de Bordeaux, Alain Juppé, lors d’un prochain événement autour du vin.

Hervé Lalau


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Le Lalau n’est pas branchouille, c’est là son moindre défaut

Voici la cave qui vient d’obtenir la médaille d’or lors de la Nuit des Best of Wine Tourism (en bordelais dans le texte, car c’est un concours international) pour la mention architecture & paysage. Il s’agit du nouveau chai du Château La Dominique, à Saint-Emilion.

Je ne comprends pas. L’intégration de ce nouveau chai dans le paysage viticole me semble aussi réussie que celle du Ministère des Finances sur les berges de la Seine; ou que la tour Hilton sur le boulevard de Waterloo, à Bruxelles.

Pour moi, c’est le principe du coup de poing dans la figure appliqué à l’architecture, et qui plus est, dans un environnement censé être préservé: choquez, choquez, il en restera toujours quelques chose, on parlera de vous; et qu’importe l’avis de l’amoureux des sites, pourvu qu’une coterie d’initiés branchouilles et de bétonneurs y trouve son compte.

Comment sélectionne-t-on les projets? Quels sont les critères qui définissent une bonne intégration? Et quid de la protection Unesco du « paysage viticole historique » de Saint-Emilion? Comment un tel permis de construire a-t-il pu passer?

Question subsidiaire: à quoi servent de tels prix, à part m’énerver?

Hervé Lalau


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Breton bees in red bonnets (Les Bonnets Rouges) invade InterLoire …..

Christmas appears to have come early at InterLoire’s Tours office….

(Photo credit: Les Bonnets Rouges)

On Friday 13th October around 5pm eight members of Les Bonnets Rouges interrupted business at the main offices of InterLoire in Tours. Claiming that Muscadet is a ‘Vin Breton’ (wine from Brittany) and not the Loire, they demanded that InterLoire should cease to allegedly force producers, under a new rule that came into force on 1st August 2017, to put ‘Val de Loire’ on their bottles of Muscadet, Gros-Plant, Côteaux d’Ancenis etc.

 Jean-Martin Dutour, Président of InterLoire 

 

The invaders demanded that InterLoire immediately change the new rules. They also demanded to meet with Jean-Martin Dutour, the current President of InterLoire.

Dutour reported that « Je leur ai dit qu’ils se trompaient de cible » (They had got the wrong target) and he told them to go and see the Fédération des Vins de Nantes.

Press release (13th October 2017) from Les Bonnets Rouges – Les Frelons:  

‘Le pays Nantais fait partie de la Bretagne depuis plus de dix siècles et aucun découpage administratif ne peut faire disparaître cette vérité. Nier l’appartenance de la Loire-Atlantique à la Bretagne est une pourriture grise, une combinaison d’arrogance bureaucratique et d’inculture.
Muscadet, Gros-Plant, Côteaux d’Ancenis… Ce sont nos vins bretons.  InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire les a annexés. Elle cultive la confusion et le mensonge dans l’esprit des Français et des consommateurs étrangers, au détriment de nos vins traditionnels.
Un fleuve ne crée ni un pays, ni un terroir, ni une identité.
Depuis le 1er Août 2017, les nouveaux statuts d’InterLoire oblige les appellations des vins nantais à indiquer leur appartenance au Val de Loire. Les récents accords interprofessionnels indiquent qu’il est obligatoire de mentionner  « Val de Loire » sur les bouteilles. Tout ceci est absurde et inacceptable.
Les vins bretons n’ont rien à faire avec les vins du Val de Loire.
Le pays nantais n’a rien à faire avec la région des Pays de Loire.
A partir d’aujourd’hui, vendredi 13 octobre 2017, nous occupons les locaux d’InterLoire (qui se situent à Tours. NDLR) pour dénoncer ce double scandale.
Ce que nous voulons dans l’immédiat : la modification des statuts d’InterLoire.’

In response to the invasion of InterLoire’s office in Tours the Fédération des Vins de Nantes issued a statement disassociating themselves from the actions of Les Bonnets Rouges in Tours. The statement points out that the use of Val de Loire is optional and that the Vins de Nantes are both part of the Loire basin and naturally attached to Brittany.

Press release (13th October 2017) from the Fédération des Vins de Nantes:

Suite au communiqué adressé par le groupe des « Bonnets Rouges » concernant le Muscadet et InterLoire et l’action d’occupation des locaux d’InterLoire à Tours engagé par ce même groupe ce jour, la Fédération des Vins de Nantes par la voix de son Président Christian GAUTHIER déclare :

« Nous ne connaissons pas l’identité des personnes qui mènent cette action ni leur relation avec la viticulture. Sur la forme, nous condamnons toute action d’intimidation de ce type pour défendre des idées et porter des revendications. Nous nous désolidarisons des prises de position de ce groupe qui n’est en aucun ni légitimé ni mandaté par notre structure professionnelle.

Sur le fond, la Fédération ne s’engagera sur aucune position politique concernant les enjeux territoriaux car ce n’est pas la nature de sa mission. Les Vins de Nantes appartiennent au bassin du Val de Loire tout en revendiquant leur attachement naturel à la Bretagne, à son identité et à sa culture. Par ailleurs, il est fait allusion dans leur communiqué d’une obligation d’indiquer sur la bouteille la mention « Val de Loire » pour les AOC de Nantes. Nos obligations réglementaires concernant l’étiquetage sont encadrées dans nos cahiers des charges d’appellation et la mention « Val de Loire » est facultative. »

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The organisation Les Bonnets Rouges has had a serious purpose – see history here and here. However, it is difficult to take their action in Tours yesterday seriously as producers in the Pays Nantais are not forced to put Val de Loire on their wine bottles. The use of the term is optional as the Vins de Nantes Federation points out. Furthermore, it is not in the power of InterLoire to compel producers to put ‘Val de Loire’ on their wine bottles/labels. This can only be a requirement in the regulations governing an appellation contrôlée, which would have to have the approval of the INAO.

This appears to have been an ill-thought out stunt that makes Les Bonnets Rouges look ridiculous. It is not clear whether there were any vignerons amongst the eight invaders.

See also this post by our friend Vincent Pousson

Jim Budd

Chinese cap


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5 vins sur l’île de Pierre Arditi

Pour Terre de Vins, magazine auquel il collabore régulièrement, comme notre ami Marc, et pour le restaurant Taillevent, l’acteur Pierre Arditi a sélectionné cinq cuvées mythiques. Les voici:

Champagne Clos des Goisses 2005 de Philipponnat, Pouilly-Fumé «Silex» 2010 du domaine D. Dagueneau, Saumur-Champigny 2005 du Clos Rougeard, Côte Rôtie 2007 du domaine Jamet et enfin le formidable Sauternes «Crème de Tête» 1983 du Château Gilette.

En creux

Une belle liste, sans aucun doute, digne de l’amateur de vin qu’il est. Et même, d’un très honnête buveur.

Une liste qui m’étonne, cependant ; non par ce qui y figure, mais par ce qui n’y figure pas. Aucun Bordeaux rouge ; ni Médoc, ni Graves, ni Saint-Emilion, ni Pomerol. Aucun Bourgogne – ni Echezeaux, ni Pommard, ni Volnay, ni Meursault, ni Puligny…

Aucun Cahors. Aucun Madiran. Aucun Jurançon. Aucun Chignin-Bergeron. Aucun Faugères. Aucun Fitou. Aucun Châteauneuf-du-Pape, ni Gigondas. Aucun Alsace. Aucun rosé.

Aucun vin non français. Ni Rioja, ni Ribera del Duero, ni Priorat, ni Manzanilla. Pas de Riesling de la Moselle allemande non plus. Ni de Blaufränkisch du Burgenland. Pas de grand Chenin de Ken Forrester. Pas de Grand Cru de Chasselas suisse. Et même pas un Chianti, ni un Taurasi, ni un Amarone, ni un Barolo. Pas de Vermentino. Pas de Falanghina. Pas de Vernacchia. Che peccato, pour un Italien – même né dans le 6ème arrondissement de Paris.

Cher M. Arditi, je sais bien que vous n’aviez droit qu’à 5 vins. Mais sur l’hypothétique île déserte où vous pourriez les emporter, je crains bien qu’à votre place, je m’ennuierais. La vie est trop courte pour ne boire que cinq vins, c’est sûr. Et pour ne les choisir que parmi 4 régions de France.

Et si je vous laissais en emporter 25?

Si vous me lisez, M. Arditi, j’aimerais beaucoup que vous me donniez une nouvelle liste, un peu plus longue, et un peu plus variée. Admettons que je vous laisse emporter 25 vins. Quels seraient-ils ? Et pourquoi?

Amis lecteurs, vous pouvez jouer aussi. Et n’oubliez pas de penser aux accords…

Bon week-end et bons vins à tous…

Hervé Lalau


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Huîtres de Leucate et Picpoul de Pinet Carte Noire de L’Ormarine 2016, plaisir garanti!

Je bois si peu souvent, pour ne pas dire jamais des vins de caves coopératives que j’avais oublié combien on pouvait se régaler avec eux! Il y a les vins que l’on boit et ceux qu’on déguste, le Picpoul de Pinet Carte Noire de la cave de L’Ormarine fait partie des premiers.

C’était dimanche dernier, à Leucate, nous y allons régulièrement manger des huîtres. Si vous ne connaissez pas l’endroit ça vaut la peine d’y faire un tour, c’est assez unique! Ce site de production  a été créé dans les années 70 ; au début, il n’y avait que des producteurs de moules, mais très vite, les pionniers de l’époque se sont aperçus que l’étang était un milieu naturel merveilleux pour la culture de l’huître. Il a gardé toute sa typicité avec ses baraquements en enfilade qui chaque année un peu plus, soignent leur décoration.

Depuis le début, nous avons pris l’habitude d’aller chez Allary, maison familiale, producteurs à Leucate depuis plus de 30 ans qui cherche toujours l’innovation. Les huitres y sont d’une qualité et d’une fraicheur parfaites. J’aime bien la « Cap Leucate », huître creuse à la chair fine au gout de noisette, et la « Caramoun » Made in Allary, qui a été primée « médaille d’argent » au Salon de l’Agriculture 2017. La technique consiste à la sortir de l’eau quotidiennement afin de reproduire artificiellement le cycle des marées, pour obtenir des qualités gustatives exceptionnelles : fine, longue en bouche et beaucoup plus craquante, sa chair est vraiment excellente et son gout très prononcé. En revanche, j’apprécie moins les grosses ou les belles moyennes, trop grosses à mon goût, la chair y perd en finesse. Vous ne trouverez dans ces « baraques » que des huîtres et des moules, parfois quelques palourdes, en principe, ils ne sont autorisés à vendre que leur production, et non transformée ; rien de cuisiné, donc. Les huîtres sont affinées dans les viviers pendant 48 heures minimum ce qui permet de diminuer légèrement leur taux de salinité et fait ressortir ce petit goût de noisette soi-disant propre à l’étang de Leucate.

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Là où ça se complique, c’est quand on veut choisir un vin pour les accompagner, la carte est inexistante, l’offre se limite tout au plus à 4 ou 5 bouteilles de blancs, un de Leucate, sans plus de mention, un Muscat sec et 2 Picpoul de Pinet dont cette Carte Noire de la Cave coopérative de Pinet. Le choix a été rapide, le Muscat sec, ça n’est pas trop ma tasse de thé, le blanc de Leucate ça ne me parlait pas, restaient les Picpoul de l’Ormarine, j’ai opté pour la Carte Noire 2016, le plus connu.

La marque L’Ormarine a été créée en 1992, à l’occasion du 70e anniversaire de la coopérative de Pinet. Elle compte maintenant près de 400 coopérateurs pour une surface de 2100 hectares, dont une grande partie en AOC. C’est un blanc issu d’un cépage unique le « Piquepoul ». Le sol argilo-calcaire s’ouvre pleinement sur la mer. Ce qui fait dire que « son terroir, c’est la mer » – c’est elle qui lui apporte l’acidité.

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DÉGUSTATION

J’ai lu sur le site de la coop, que cette cuvée était issue d’une « sélection stricte à la parcelle puis au quai. Vendange nocturne pour préserver fraîcheur et arômes. Macération pré-fermentaire à froid, Fermentation à basse température et conservation dans des cuves thermorégulées. Filtration et préparation des vins pour un conditionnement à la propriété (n’ayons pas peur des mots). »

Pas facile de déguster dans ces petits verres, c’est à peine si on pouvait apprécier la robe or clair, mais vu l’endroit, on l’accepte facilement, et puis, on n’était pas vraiment là pour ça, priorité aux huîtres ! Je ne m’attendais à rien, donc je me suis laissée surprendre par son joli nez frais qui laissait échapper quelques discrètes notes florales et d’agrumes fraîches. Il passe très bien, trop, sa fraicheur et son côté finement acidulé sont très agréables. Il se boit très facilement, il est aérien, vif, séduisant, il faut faire attention à ne pas terminer la bouteille avant l’arrivée des huîtres qui se font attendre, mais c’est bondé, donc il faut se montrer compréhensif ! C’était la première fois que je goutais cette cuvée, même si je la connaissais car elle est devenue incontournable dans l’appellation. Il paraît même, que la cave est en manque de volume, il n’y a pas assez de vin pour satisfaire la demande ! Ça fait plaisir à entendre car ça n’est pas si courant dans le Languedoc !

Les huîtres sont magnifiques, et le vin les accompagne bien, sa rondeur, sa vivacité, ses notes de citron confit et sa légère amertume répondent à la chair des huîtres. Il est capable de résister à leur goût iodé et puissant de façon très honnête. Cette fraîcheur finale finement acidulée, citronnée et très tonique rince la bouche, c’est juste ce qu’il faut. Que demander de plus ?

Quant au prix, il est doux, 9,50€ sur table, je crois que le prix public est aux alentours des 5,50€ la bouteille.

Conclusion : Une valeur sûre sur des coquillages, rapport qualité/prix imbattable. Je suis encore sous la surprise de cette agréable et inattendue dégustation !

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

 


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Cook or coke?

Les deux, selon Gordon Ramsay, qui fait la chasse à la cocaïne dans les toilettes de ses restaurants…

C’est à lire dans Paris Match, ICI

Quant à nous, au risque de heurter M. Amine Benyamina, le Président de la Fédération française d’Addictologie, à qui Europe 1 donnait récemment une tribune, on en restera au vin.

A ce propos, j’ai dégusté ce soir un superbe Chenin de Ken Forrester, la cuvée FMC 2015.
Je vous en reparlerai.

Hervé Lalau


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1855.com – renewed investigation as new judge appointed + need for wider inquiry

 

A rather late news flash:
Unfortunately I missed this most recent development in the long-running 1855.com saga and am indebted to my Les 5 du Vin colleague, Hervé Lalau, for bringing this report by Jérôme Baudouin in the Revue du Vin de France back in early July 2017 to my attention.

On 6th June 2017 the President of the Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris decided to fire the judge, who had been in charge of the enquiry, and to appoint a new one. The President was not impressed that after nearly two years the investigation appeared to be getting nowhere. Hopefully this second judge will be more effective and that there is a proper and thorough investigation into the scandal of 1855.com and its two principals – Emeric Sauty de Chalon and Fabien Hyon. 

When 1855 was forced into liquidation it had debts of over 40 million euros and millions of bottles, many of them Grand Cru Bordeaux, that were never delivered to their clients.

There has long been a strong suspicion that Hyon and Sauty de Chalon have had protection in high places. It looks as though this may have continued. 

 First two paragraphs of the RVF Report:

Affaire 1855.com : le juge dessaisi,
l’enquête redémarre

Tournant décisif dans l’affaire 1855.com, le président de la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris a décidé de dessaisir de son enquête le juge enquêtant sur le site frauduleux depuis 2015 pour la confier à une nouvelle juge qui va reprendre l’enquête.

Alors que depuis deux ans, l’enquête semblait s’enliser dans les méandres de l’inertie judiciaire (voir La RVF n°613 de juin 2017), l’affaire a pris un tournant surprenant et décisif, le 6 juin dernier, lors d’une audience intense de la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Paris.

 

A more general enquiry needed

Arnaque

How come the 1855.com scandal was able continue for so long? It was known for years that the company was in trouble – failing to deliver its clients’ wines and building up debts. These problems dated back at least to 2006/7 when 1855 was caught out by the rapid increase in price of the 2005 Bordeaux vintage as many of their sales were en primeur and their ‘business model’ involved taking clients’ money during the en primeur campaign but only buying the wines when they were actually in bottle.

Furthermore with debts of over 40 million euros where did the 1855 clients’ money go? Into whose pockets?

Numerous complaints were made to La Répression des Fraudes (DGCCRF) with no apparent action taken.  In early August 2012 France 2 broadcast a programme about 1855 with the clear headline ‘Arnaque’ – fraud. Clearly they felt there was no risk of the company successfully suing them for libel.

Why was 1855.com allowed to continue until January 2015 to build up debts of over 40 million euros and with huge numbers of wine orders never delivered? There should be an inquiry into why this this allowed to happen. Did the two principals – Emeric Sauty de Chalon and Fabien Hyon – have friends high up in the French state who provided protection? Why has the enquiry into the company made so little progress over the past two years that a new judge has had to be appointed?

Jim Budd