Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


5 Commentaires

2015 Burgundy 24/7

charlesii
A rather sardonic and world weary Charles II 
observed the Goedhuis tasting  @ The Philip Mould Gallery in Pall Mall
£48,000 will secure this Charlie

 

This is the week that the London tasting scene really kicks back in with a vengeance following the break from late November as merchants and importers concentrate on their festive sales. The accent in this first week is very firmly on Burgundy. At least 20 en primeur Burgundy tastings are crammed into these five days.

mattwalls

There will be keenies like Tim Atkin MW, Matt Walls and scribes for Jancis Robinson MW Global Purple Pages Inc, who will be scurrying from one tasting venue to the next prior to producing comprehensive reports and assessments on 2015 Burgundy. Some of these scribes will already have spent time late autumn in Burgundy tasting the 2015 with also an early look at 2016 at the same time.

This week is often an opportunity to see the occasionally spotted Michel Bettane in London. Indeed, despite the city’s 24 hour tube strike yesterday the great man was at one of the best of these Burgundy tastings  – Goedhuis & Co.

img_2947-1

Given the price of some Burgundy today – Vide Bourse 1er Cru –
is a wonderfully appropriate lieu-dit
£445 x 12 (in bond)
Lea & Sandeman

Fortunately I don’t have to follow scribes on their Burgundy treadmill. I tend to pick three tastings to attend, which will give me an opportunity to get an impression of the vintage and to taste wines, admittedly many not yet in bottle, that I cannot afford to buy – six bottles of Maison Roche de Bellène’s 2015 Chambertin Grand Cru at £1550 is a fraction above my budget even if the 2015 does have concentration and delicate power…… I knew I should have opted to be a top footballer!

I went to Goedhuis & Co (tasting mainly reds) and Lea & Sandeman (tasting whites only) on Monday and, on Thursday, will be at Haynes Hanson & Clark.

I thought that many of the reds were very attractive with plenty of seductive fruit – mainly red fruit but some black, too. At this stage a lot of the wines, even the Premier and Grand Crus, appeared to be ready to drink young. I was less taken with the whites, many with crowd pleasing roundness but with some lacking balancing raciness in the finish.

A small selection from the wines that I enjoyed (all prices in bond): 

Reds 

img_2939
Marsannay Les Longeroises, Domaine Charles Audion
Attractive easy drinking – £240 (12 bottles)
Goedhuis & Co

img_2941
Fixin Vieilles Vignes, Denis Mortet
Attractive texture, seductive wine
£180 (6 bottles)
Goedhuis

img_2945
Auxey-Duresses, Comte Armand
Red fruits and ready to drink fairly early.
£298 (12 b

img_2940
Charmes Chambertin Grand Cru, Domaine Geantet-Pansiot
Lovely silky texture, structure and length.
£650 (6 bottles)

Whites

img_2949
La Princée, Saint-Aubin, Hubert Lamy
Quite austere but with some concentration and balance
£210 (12 bottles)
Lea & Sandeman

 img_2950
Saint-Aubin 1er Cru Clos de la Chatenière Vieilles Vignes, Hubert Lamy
Lovely texture, mouthfilling concentration and length
£350 (12 bottles)
Lea & Sandeman

img_2948
2015 Meursault 1er Cru Les Genevrières, Domaine Rémi Jobard
Sexy and seductive
£670 (12 bottles)

 


25 Commentaires

Biodynamic bullshit : another one bites the dust

Mon titre est en anglais et fait référence à une chanson rock du groupe Queen (qui n’est pas parmi mes groupes préférés, mais voici la video quand même); mais je pense que tout le monde aura compris : une des théories issues de la croyance biodynamisante vient d’être démontée par une très sérieuse étude publiée par une équipe néo-zélandaise.

De quelle théorie s’agit-il ? Celle qui voudrait que les phases du calendrier inventé par Maria Thun, disciple de l’affreux Steiner (je dis affreux pour son racisme avéré, notamment), et qui se traduisent dans des termes qui font allusion à de la matière végétale (jours racine, jour fruit, etc.), aient une influence sur la manière dont on peut apprécier un vin.

On ne parle pas ici de l’éventuelle influence de ce calendrier sur la plante elle-même, car cette étude s’est confinée à l’aspect gustatif du vin fini, avec un protocole très complet que je vais décrire plus tard. La croyance qui vient donc d’être totalement démontée est celle d’une influence supposée de ce calendrier sur la dégustation d’un vin, en fonction de jours spécifiques. Car j’ai entendu dire, par quelques adeptes de ce dogme ésotérique, que le fait que leur vin ne se goûtait pas bien tel jour était causé par le fait que le jour en question se trouvait dans la phase « racine » ou « feuille » du calendrier, alors qu’il valait mieux attendre un jour « fruit » ou « fleur » pour bien l’apprécier. Et moi qui pensais juste que le vin était terne ou bourré de bretts ou bien d’autres choses encore !

biodynamic-calendar

Voilà un schéma de ce calendrier pour le mois présent. On peut même acheter un petit livre ou une application qui propagent cette croyance débile (When Wine Tastes Best). Selon ce schéma, on ne devrait même pas déguster un vin la moitié du temps ! Heureusement que Steiner était anti-alcool ! Vous me direz peut-être que personne ne tient compte de telles fadaises ? Et bien détrompez vous, car plusieurs enseignes de la GD en Grande-Bretagne le font lorsqu’ils programment leurs journées de presse!

Au vu des résultats de l’étude qui suit, il est à espérer qu’ils ne continuent pas dans cette voie.

Wendy Parr et Dominique Valentin, assistés par Phil Reedman MW, Claire Grose et James A. Green ont recruté 19 professionnels du vin en Nouvelle-Zélande pour déguster, à l’aveugle, 12 vins issus du cépage Pinot Noir à des moments qu’ils (les chercheurs) ont déterminé en fonction du calendrier de Mme Thun.  Les vins étaient issus de différentes approches agricoles: conventionnelle, biologique et biodynamique, mais tous fermés avec des capsules à vis pour éviter des variations dues au liège. Chaque participant a donc dégusté et commenté les mêmes vins 4 fois, 2 fois dans un jour supposé favorable (Jour Fruit) et 2 fois dans un jour supposé défavorable (Jour Racine). Les organisateurs ont fourni une liste de 20 descripteurs, choisis pour couvrir les champs des arômes, des saveurs et des textures aussi bien sur les plans quantitatifs que qualitatifs, en prenant en compte structure, qualité perçue et préférence personnelle. Bien entendu, le but de l’expérience n’était pas connu par les dégustateurs. Après la phase de l’expérience concernée par la dégustation, un questionnaire fut complété par chaque participant afin de déterminer leur niveau de connaissance de la théorie biodynamique de la dégustation de vin. La majorité l’ignorait et les autres ne savaient pas la signification thunienne des jours des séances de dégustation.

Les résultats ont démontré que, bien que les vins aient été jugés d’une manière un peu différente à chaque occasion, ces différences ne correspondaient pas du tout aux présupposés établis par le calendrier biodynamique. Les vins avaient chacun leurs qualités et leurs défauts, comme toujours dans des séries, mais le jour de la dégustation n’avait aucune influence sur ces impressions. Il est donc plus que probable que des anecdotes qui soutiennent cette théorie d’une influence du jour du calendrier sur sa perception soient dues à un effet d’induction: on veut y croire, donc on y croit, un peu comme avec le « goût du schiste » ou le « goût du granit ». Nous savons bien, après l’expérience menée par Frédéric Brochet et d’autres, qu’il suffit de colorer un vin blanc en rouge par des anthocyanes (sans odeur ni saveur) pour voir les descripteurs utilisés par les participants se modifier radicalement. Nous sommes ainsi faits: influencés par tout ce qui nous entoure.

Mais il est peu probable, comme le conclut notre confrère Jamie Goode, que cela fasse abandonner le calendrier biodynamique par ses adeptes; comme l’écrit Jamie, « Quand nous modifions nos croyances, c’est rarement sur la base des faits qui les contredisent ».

Et si vous voulez vous rassurer sur le sérieux de cette étude, voici un lien vers sa version publiée : ICI

 

 

David Cobbold


6 Commentaires

Des bulles en Méditerrannée

C’est officiel: le Conseil d’Etat français vient de rejeter le recours des Crémants de France contre la production de vins mousseux dans l’IGP Méditerranée. Dans le même temps, cependant, il a refusé ce droit à l’IGP Oc. 

Il paraît que cette décision se base sur l’antériorité de la production de bulles dans la zone; vu l’étendue et le côté disparate de l’IGP Méditerranée, qui s’étend de la Corse au Département du Rhône, je me demande bien en quoi la demande est plus légitime à l’Est qu’à l’Ouest du Rhône… Et en quoi le consommateur (à qui, en définitive, sont destinées ces dénominations) sera-t-il mieux protégé.

Lyon, sa sécheresse, son ensoleillement, son vent marin..

Je ne résiste pas au plaisir de publier ici l’article du cahier des charges de l’IGP intitulé: « 7.1 – Spécificité de la zone géographique »

« La zone géographique de l’indication géographique protégée «Méditerranée» recouvre le quart sud-est de la France. Ce territoire est constitué de reliefs variés, encadrés par des sommets élevés tant sur le continent que sur la Corse. Vallées, plateaux et coteaux se côtoient dans une ambiance toujours méditerranéenne. L’architecture, les paysages, la culture, les usages, témoignent de cette histoire commune.climats

Cherchez l’erreur: le climat méditerranéen ne monte pas jusqu’à Lyon… mais s’étend bien au Languedoc

La mer Méditerranée est à l’origine de cette histoire, que ce soit au plan géologique (différentes incursions de la mer sur le continent actuel), au plan historique et culturel (influence des Grecs puis des Romains et des Génois en Corse), et surtout au niveau climatique. La culture méditerranéenne se traduit aujourd’hui dans des modes de vie (alimentation, région de l’huile d’olive) et dans des paysages marqués par une végétation résistante à la sécheresse et des reliefs toujours présents encadrant les vallées où l’agriculture a pu se développer en optimisant les faibles ressources en eau. Au sein de cette zone géographique, le vignoble est installé sous l’influence climatique méditerranéenne, sur des zones soumises à des précipitations irrégulièrement réparties au cours des saisons (concentration en période hivernale, et épisodes orageux parfois très violent aux périodes d’équinoxe et d’intersaison). Ceci entraîne une alternance de périodes de sécheresse plus ou moins longues et de séquences humides. Le climat méditerranéen comprend un régime de vents spécifiques marqué par le « marin », vent de secteur sud chargé d’humidité qui souffle sur le golfe du Lion et la Provence en modérant les excès de température et par le Mistral, vent sec parfois très violent, qui ventile l’axe Rhodanien du Nord vers le Sud en contribuant au maintien d’un bon état sanitaire du vignoble. Sur l’ensemble de la zone, l’ensoleillement et les températures sont exceptionnellement élevés ».

Parler d’ensoleillement et de températures élevés, de végétation résistance à la sécheresse, de vent marin, d’histoire commune et d’huile d’olive, à propos des producteurs situés dans les départements du Rhône, de la Loire et de l’Isère ou même, en ce qui concerne la « zone de proximité immédiate », dans l’Ain, la Savoie ou la Haute-Loire, voila qui ne manque pas de sel!

A ce compte-là, le vignoble (belge) des Agaises (entre Binche et Maubeuge) a toute sa place dans l’appellation Champagne!

J’en sourirais si cela ne me faisait pas sortir de mes gonds, scrogneugneu.

ruffus_brut_wbs

Et si chacun s’occupait de de sa chapelle?

Pour moi, primo, l’IGP Méditerranée n’aurait jamais dû être acceptée sous ce nom (quid de la Méditerranée italienne, espagnole, marocaine, algérienne, tunisienne, turque, chypriote, croate, slovène, bosniaque, albanaise, grecque, maltaise, libanaise, syrienne, israélienne, égyptienne et libyenne?), ni avec un territoire si hétérogène. Je ne comprends même pas que l’Union européenne ait pu entériner un tel choix de nom, ni une telle étendue. Peut-être faudrait-il que M. Juncker et son équipe engagent de nouveaux géographes, climatologues ou géologues… Ou bien qu’ils changent de lunettes.

Secundo, toutes les IGP devraient avoir le droit de produire des vins mousseux. Comment peut-on refuser au Pays d’Oc de produire des bulles sous prétexte d’un manque d’antériorité, quand son territoire englobe celui de Limoux (AOC pour la Blanquette depuis 1938)?  D’ailleurs, certains élaborateurs de Limoux produisent déjà d’excellents mousseux hors appellation – je pense au Piquepoul Frisant de la maison Mas, notamment.

img_4676

Et puisqu’on parle d’antériorité: faut-il exclure le Chardonnay de la liste des cépages du Crémant de Limoux, au prétexte qu’il s’agit d’un cépage bourguignon dont l’arrivée dans la zone ne date que des années 1970? On le voit, la tradition est un concept à géométrie très variable!

Tertio, chacun devrait se mêler de ses propres affaires: libre aux Crémants de réglementer leur production, de se fixer des contraintes, mais qu’ils laissent les IGP, censées offrir plus de liberté aux producteurs, exercer cette liberté! 

Le Conseil d’Etat doit-il devenir le Conseil du Protectionnisme d’Etat? En quoi une AOP est-elle fondée à s’opposer aux règles du cahier des charges d’une IGP? C’est un peu comme si votre voisin allait en justice pour vous interdire de rouler avec une voiture de telle couleur, de telle marque ou de telle cylindrée. 

Festung Appellation

Et quid des offres concurrentes, qui se moquent bien du Conseil d’Etat français? Je pense au Cava, au Prosecco, mais aussi aux jolies bulles chiliennes de Torres, aux sparklings de Gallo ou de Jacob’s Creek, au spumante de Martini. En Belgique, on les voit de plus en plus. Alors que l’offre de Crémants s’est plutôt contractée, ces dernières années. J’ai vérifié au Carrefour Market de Waterloo, cette semaine: pour 6 Proseccos et deux Asti, je n’ai vu qu’un Saumur, un Crémant de Loire, deux Crémants d’Alsace et un Crémant de Bourgogne.

Pour lutter contre cette déferlante, la production de mousseux IGP pourrait être une arme précieuse. Elle permettrait de développer une offre plus large, à des coûts inférieurs, avec un plus grand choix de cépages; elle permettrait aussi aux élaborateurs d’assembler des jus issus d’une zone plus large; et donc, au final, de disposer d’une plus grande réactivité face aux demandes des marchés, tout en gardant une accroche géographique.

Sauf que les ODG des bulles d’appellation, en forteresses assiégées, ont le pied sur le frein. On croirait que la peur de voir des volumes de raisins – et des cotisations – leur échapper est plus importante à leurs yeux que d’assister, quasiment impuissants, à l’effritement de leurs parts de marché. J’aimerais bien savoir combien de Belges, de Danois, d’Anglais ou de Canadiens, par exemple, citent spontanément le Crémant de Die, ou de Limoux, ou de Bourgogne, dans la liste des fines bulles? Combien en achètent régulièrement? Combien leur attribuent une qualité substantiellement supérieure à un Cava, à un Prosecco ou même, à un sparkling chilien ou australien sans AOP?

Et nous, professionnels de la profession, journalistes spécialisés, devrions continuer à raisonner uniquement en termes d’appellations!? A relayer sans broncher des décisions marquées par un colbertisme quasi-maladif. Laissez-moi rire! Et boire l’excellent brut de sauvignon du Domaine Lalaurie (potentiellement, IGP Oc). Ben oui, il faut bien que Lalau rie, de temps en temps…

Hervé Lalaubrut-2


3 Commentaires

New Zealand memories (part 2)

 

wellingtonsHeading across on the ferry from Wellington to South Island 

queencharlottesThe spectacular Marlborough Sound

As promised at the end of last year the second part of my New Zealand memories from the Circle of Wine Writers trip. This time South Island – click here for North Island.

img_6494Woollaston Vineyard – now Mahana Estates 

rabbitislandsRabbit Island 

nelson

seifriedSeifried Estate, Nelson

neudorf-vineyardss
Neudorf Vineyards, Nelson

timfinns
Tim Finn, Neudorf Vineyards

john-stichburywsJohn Stichbury and his wife, Jackson Estate (Marlborough)

marlboroughs
Marlborough vineyards

awateresAwatere Valley, the southernmost valley of Marlborough 

 

 

 


11 Commentaires

New Zealand memories (part 1)

vinesmow
Man of War Vineyards,  Waiheke Island 

to 

Rippon Vineyard, Central Otago

rippons

In November 2007 the Circle of Wine Writers made two week trip to the vineyards and wineries of New Zealand. Apart from getting ourselves there the trip was very generously sponsored by the New Zealand Winegrowers.

It proved to be an amazing trip starting in Auckland towards the top of North Island and finishing in Otago before a final evening at the Air New Zealand Wine Awards in Christchurch. Unfortunately in terms of reciprocal coverage this trip came a year or two too early before the widespread adoption of blogs, Facebook and Twitter meaning that our visit to New Zealand didn’t get the exposure it really deserved. For instance, I didn’t launch my Jim’s Loire blog for another nine months – end of August 2008.

Time, then, for some pictorial memories. This week – North Island

kumea-michaelbtimo
Timo Jokinen (CWW) with Milan Brajkovich (Kumea River)

missionHistoric Mission Estate, Hawkes Bay  
established in 1851 

john-buckJohn Buck, Te Mata, Hawkes Bay

tim-turvey
Tim Turvey, Clearview, Hawkes Bay

vineyardhawkes-bayHawkes Bay vineyard

john-hancockJohn Hancock, Trinity Hill, Hawkes Bay

larry-mckenna-escarpmentvineyard
Martinborough – Larry McKenna’s Escarpment Vineyard 

larry-mckennaLarry McKenna 

jamilltonbsJames and Annie Millton, Millton Vineyard, Gisborne
New Zealand’s Chenin Blanc champion – long-time biodynamic producer

jim-vinho-verde

 

 

 

 


1 commentaire

Zéros + an update on Wine.Pop

triplezeros

Jacky Blot’s very successful Triple Zéro

On 28th November my fellow Cinq – David – decried ‘la dictature du faible dosage en Champagne‘.

I don’t know when the first non dosé Loire sparkling wine was released but certainly this has become a popular and successful category of fizz in the Loire. In my experience sparkling wines from good Loire producers work well with refreshing but not sharp acidity.

I have chosen two examples that I am always happy to drink – Jacky Blot’s Triple Zéro (AC Montlouis) and the Brut Zéro Crémant de Loire from Château de l’Aulée in Azay-le-Rideau. They illustrate why Zéro fizz wines from the Loire work due to low yields and picking the grapes when they are ripe. Both of these wines have no sugar added at any stage of their production, so it is not just a question of zero dosage.

Take Triple Zéro. Its catchy name underlines the point that there is no additional sugar – zero for the vin clair, zero for the secondary fermentation and zero at dégorgement. Blot picks the grapes for Triple Zéro at between 12˚-12.5˚ potential from yields between 3–40 hectolitres per hectare. His grapes have enough natural sugar and ripe acidity to render adjustments unnecessary.

Château de l’Aulée, on the eastern side of Azay-le-Rideau, was founded in 1856 by Cordier, the Bordeaux négociant. It was bought in 1973 by Champagne Deutz, who then sold it to the current owners – Marielle Henrion, an oenologist from Champagne, and her husband Arnaud from Touraine.

Two fine Loire sparkling wines to celebrate not only Christmas and the New Year but to enjoy throughout the year.

img_0878

Brut Zéro, Crémant de Loire Château de l’Aulée
(above and below)

img_0879

•••

Wine.Pop: Tim Brown sacked

tom-voltzTom Voltz – founder and editor in chief of Wine.Pop

On the 18th November I warned about the involvement of fraudster Tim Brown (Aaron Timmer Brown) in the wine tourist app – Wine.Pop. I am delighted to report that Tim Brown is no longer involved in Wine.Pop. He was sacked by Tom Voltz, the founder and owner of Wine.Pop on Thursday 8th December. Brown’s contract, which was due to run to the end of 2016 with a possible extension, was terminated with immediate effect. I can only assume that Brown had been up to his old tricks.

I now hope that Wine.Pop, which seeks to provide a platform for lesser known wineries to attract visitors, will be a success.

As for Tim Brown, the abrupt and early ending of his contract with Wine.Pop, tells you all you need to know about Brown along with his theft of the bulk of the Paul Kimmage Defense Fund and his failure to honour the maintenance payments in Canada to his wife.

This latest episode should persuade anyone in the wine industry in Catalonia and the rest Spain that it is a very bad idea to employ Tim Brown (aka Aaron Timmer Brown) in any capacity whatsoever.

More details on Jim’s Loire here.

chefjimbudd