Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Jefford’s eloquent plea for the UK to remain in the EU + SA celebratory fizz

Stronger in Europe
Boris Johnson No 10
The ex-Mayor of London – Boris Johnson – leads those campaigning to leave 
Johnson has long been a supporter of the EU and his decision to campaign to leave is widely seen as a brazen piece of political opportunism towards his ambition to become Prime Minister of the UK  
 
OK I know that most of this post is not about wine but it may be about something even more important than wine.
In less than a month the UK will vote on whether to remain a member of the European Union or leave. The Referendum will be on Thursday 23rd June 2016. Given that we joined the European Community in 1973 – 43 years ago – holding another Referendum on whether to stay in or not rather underlines our always ambivalent attitude to the European Union and the European ideal.
I have long been a convinced supporter of a European Union and hope that we will vote to remain in the EU. I see myself as a European whose main home is in London. To vote to leave would be a terrible mistake and a disaster.
Fortunately the recent opinion polls seem to be moving in the right direction – Remain now leads Leave where not long ago it was either a dead heat or a small lead for Leave. However, a month is still a long time and much could change. Also opinion polls can get results badly wrong. It does appear that the most significant factor is the economy and the likely economic effects leaving the EU would have. Here those pressing to leave appear to be losing the argument due to uncertainties involved.
AndrewJeffRoeds Andrew Jefford  
On Saturday wine writer Andrew Jefford posted on Facebook an eloquent and wise plea for remaining in the European Union:
‘These are my children’s eyes, photographed by their mother. They are young British citizens who, at present, live as freely in Europe as they could in the UK. They aren’t, of course, old enough to vote in the UK’s June 23rd referendum on continuing membership of the European Union, but their lives will be affected far more than my life will by the outcome. If you are a young British voter, please vote. It will be the most significant vote you’ll ever cast. No General Election will ever have this level of significance.
The economic arguments for Britain remaining in the European Union are many and compelling. Leaving would be an act of economic self-harm. Most of the putative upside – only thinly sketched out by those who wish the UK to leave the European Union – is hopeful fantasy, as would quickly become evident in the slow economic hangover that will follow any possible vote for Brexit. Independent international economists overwhelmingly concur with this view.
EU migration to the UK has been of great economic benefit. Farming, transport, construction and the health service are four sectors among many which would struggle in the UK without EU workers. Migration is not a separate issue to economics, as those advancing the Brexit argument assert.

Read the rest of Andrew’s post here.

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Graham Beck’s Brut Rosé – a wine for celebrations

Brut Rosé

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Over the weekend we have enjoyed three bottles of Graham Beck’s excellent Brut Rosé. A blend of Pinot Noir and Chardonnay it has been an ideal fizz to celebrate a 92nd birthday for Netta Macintyre. The Brut Rosé is clean and very nicely balanced with raspberry and red cherry flavours. Available from Majestic for £11.99 or £9.99 for a mixed six bottles it is very good value.
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 Ideal fizz for a 92 year old 

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Un parcours visiteurs exemplaire : le cas Hennessy

On parle de plus en plus d’oenotourisme; Mais combien de visites sont bien pensées, structurées d’une manière intelligente, et intéressantes visuellement et intellectuellement pour une population nécessairement diverse ? Voici un bel exemple…

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J’ai pu visiter, samedi dernier, le nouveau parcours pour visiteurs mis en place à Cognac par la maison Hennessy.  Il est exemplaire à plus d’un titre et je vais y revenir. Certaines personnes tapent trop souvent (et bien trop facilement) sur les grandes marques. Je pense, dans un souci d’équilibre et de justice, qu’il faut aussi saluer la qualité de leurs produits, réalisations et activités, du moins pour les meilleurs. Par exemple, sait-on que le cognac seul représente 20% du chiffre d’affaires des exportations de vins et spiritueux français, et que ce chiffre est largement le fait de 4 marques, avec Hennessy comme leader. Comme en Champagne, ou, dans un registre un peu différent, à Bordeaux, les performances économiques de la filière française des vins et spiritueux doivent beaucoup à des leaders, et ces leaders sont incontestablement les grandes marques. Autant je suis pour la diversité de styles, de tailles et d’approches, autant j’estime qu’il ne faut pas renier la dette que tous doivent aux pionniers, dont cette maison qui vient de fêter ses 250 ans d’existence.

IMG_7516Un tierçon, contenant plus de 530 litres d’un Cognac plus que centenaire. Un parmi des centaines de la sorte qu’un peut parfois voir dans un des « paradis » chez Hennessy. La provenance viticole y figure toujours, comme içi des vignes ayant appartenu à la famille. Quand l’évolution du cognac est jugé suffisante, les eaux-de-vie sont transférées dans des dames-jeanne en verre. 

 

Mais mon sujet du jour est autre : il s’agit de l’éducation du public tel qu’il peut et doit être conduite lors d’une visite à un lieu de production. De l’oenotourisme si vous préférez. Visiter une région de production, et un lieu de production en particulier, doit permettre au visiteur de comprendre le processus de production, ainsi que quelques éléments qui constituent les particularités de ce producteur-là. Un parcours de visite doit être agréable, beau et informatif. Dans le cas d’un producteur historique, ce parcours doit lier le passé au présent, sans faire dans le passéisme et, si possible, en donnant une sensation de dynamisme permanent. Tous ces critères sont réunis dans le nouveau parcours visiteur chez ce grand producteur de Cognac.

IMG_75318 générations de la famille Fillioux ont présidé le comité de dégustation dans cette salle chez Hennessy, entourée de ce qu’on appelle des « orgues » d’eaux-de-vie. Une belle leçon de continuité !

La ville de Cognac est loin d’avoir la séduction de Bordeaux. Modeste et assez délabrée, ce n’est pas pour ses atours que le touriste, amateur de boissons alcoolisés ou pas, s’y déplacerait. La Charente et certes une province agréable, souvent bucolique et bénéficiant d’une belle architecture en pierres blanches parfois un peu noircies par le temps et le vapeurs d’alcool. Mais, pour attirer le touriste de passage et le rendre heureux de son étape, il faut proposer des choses plus élaborées. Bien entendu, les maisons de cognac en ont les moyens, comme, la plupart du temps, le patrimoine pour nourrir de tels projets. Mais la conception et la réalisation du parcours visiteur d’Hennessy me semble assez exemplaire à tous égards. Il utilise habilement le site, aux bords du fleuve Charente, pour initier le visiteur à l’influence géographique et à l’importance de ce moyen de transport dans le développement du commerce des eaux de vie de la région, car le parcours commence par un court voyage en bateau fluvial. Un ancien chai de stockage et de vieillissement a été laissé dans son jus (pierres et poutres noircies par la vapeurs de cognac) pour servir de toile de fond à un parcours à la scénographie très moderne, axée sur une explication visuelle et commentée sur tout le processus d’élaboration de l’eau de vie charentaise. La vigne, bien entendu, la distillation, évidemment, mais aussi la tonnellerie, le vieillissement et le travail extraordinaire d’assemblage. Les modes de consommation du cognac, autrement moins compassées qu’en France, sont aussi illustrées dans un tour de monde aussi visuelle que sonore. Est-ce que cela suffira pour donner un goût pour le Cognac à des français grand buveurs d’une eau de vie écossaise ? J’en doute, mais est-ce l’objet ?

IMG_7534La complexité de l’assemblage et la variabilité des lots d’eaux-de-vie qui y participent, peuvent être démontré d’une manière visuelle et claire

 

La visite se poursuit dans une des de ces chais-cathédrales de tonneaux (pièces cognaçaise de 350 litres ou tierçons de 530 litres) qui impressionnent autant par la vue que par le parfum. Chez Hennessy il y a 350,000 de ces vaisseaux, mais on n’en voit qu’une petite partie. Enfin, avec une belle alternance entre tradition et modernité, on est invité à retraverser la Charente par un pont pour regagner le bâtiment d’accueil moderne, habillement intégré à un ensemble ancien par l’architecte Wilmotte, et ou on peut soit visiter une splendide exposition d’oeuvres d’art contemporain intitulé « Next Stop Hennessy » réalisées après des visites des artistes concernés chez Hennessy et qui intègre une exposition de l’histoire de la maison, soit participer à un atelier de dégustation dans une salle claire, au décor très épuré et assez japonisant qui fait habilement allusion au matériaux de la confection du cognac, cuivre et bois en particulier. On peut bien sur faire les deux !

IMG_7532La salle de dégustation pour les visiteurs est lumineuse et moderne. On se croirait un peu dans un restaurant japonais

 

J’ai particulièrement aimé l’association permanente entre passé et présent qui se perçoit par alternance et parfois en même temps tout au long de ce parcours qui mérite qu’on y consacrer une heure et demie au moins. Cela est d’autant plus pertinent quand on pense qu’une eau-de-vie issu de la dernière récolte pourrait rejoindre, pendant au moins 100 ans, les stocks énormes qui séjournent sous ces toits-là. Un des « paradis » d’Hennessy contient effectivement des cognacs qui datent de 1800. L’avenir se construit aujourd’hui quand on raisonne sur le temps long comme ici. Bien entendu la marque Hennessy est omni-présente dans ce parcours, mais jamais d’une manière lourde ou trop intrusive. J’ai appris des choses et j’ai pris du plaisir. Je pense que cela sera la cas pour tous les visiteurs.

David Cobbold

(texte et photos)

Informations pratiques sur le circuit de visites

Rue de la Richonne – 16100 Cognac – France

Visites en 6 langues : français, anglais, espagnol, allemand, russe et chinois,

Groupe de 25 personnes maximum

Ouvert toute l’année à partir du 23 mai 2016,

Informations et réservations : http://www.lesvisites.hennessy.com

Label tourisme handicap : tout le parcours est accessible aux personnes à mobilité réduite. Labellisé Vignobles et Découverte (label Atout France)

Informations pratiques sur l’exposition « Next Stop Hennessy »

Rue de la Richonne – 16100 Cognac –France

Du 23 mai au 18 septembre 2016

Du lundi au dimanche de 10h00 à 19h00.  Audioguide gratuit à disposition en Français et Anglais. Entrée Libre


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Du rififi chez Freixenet

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Un peu d’actualité: la querelle des héritiers déséquilibre Freixenet, un groupe qui facture plus de 500 millions d’euros, et qui semble aujourd’hui sur la corde raide. Voila qui nous rappelle qu’au delà d’une certaine taille, le vin n’est plus seulement une affaire de vignerons, ni même une affaire de famille, mais une affaire tout court…

Actuellement, Freixenet est entre les mains de trois branches de la famille: les Ferrer, qui possèdent 42% des actions ; les Bonet, avec en tête José Luis Bonet, le Président du groupe, qui eux détiennent 29% et enfin les Hevia Ferrer, menés par Enrique Hevia, le Directeur financier, qui possèdent les autres 29%.

Les causes de la tension

Les résultats économiques de ces dernières années ainsi que les différents intérêts de chaque partie rendent les choses complexes : les actionnaires reprochent au Président du Groupe, José Luis Bonnet, une gestion malheureuse ; le dernier exercice n’a pas vu de répartition de dividendes.

Comme il s’agit d’un groupe familial, il ne publie pas ses résultats financiers, sauf rares exceptions; mais en 2015, le marché espagnol s’est tassé, ce qui n’a pas été compensé par une augmentation des marchés à l’exportation. La chute des ventes (-5,6%) s’est traduite par une baisse de la rentabilité du groupe: 2,2 millions de bénéfice pour le dernier exercice, contre plus de 30 millions avant la crise ! Sans parler d’une augmentation de la dette qui atteint plus de 150 millions.

Les justifications apportées : d’une part, la crise globale et financière, le boycott depuis 2004 des produits catalans dans le reste de l’Espagne, et en plus, dans le cas de Freixenet, en Catalogne même, suite aux déclarations de José Luis Bonet, défiant les indépendantistes ; d’autre part, la concurrence du groupe Garcia Carrion, avec sa marque Jaume Serra, et ses prix très bas, qui lui ont permis de grignoter une partie du marché de Freixenet aussi bien sur le plan national qu’international ! Notamment, la chute des ventes en Allemagne, le second marché important après l’Espagne, due à une tentative d’augmenter les prix, qui a entrainé une réduction de la facturation de plus de 20%.

Crise, boycott, nouveaux producteurs, prix bas, ont eu raison du binôme Freixenet/Codorniu qui dominaient le monde du cava.

Les deux branches familiales minoritaires sont disposées à vendre si aucun changement significatif n’intervenait dans la gestion. Ensemble, elles représentent 58% du capital, et si donc si ces actions se retrouvaient dans les mains d’une personne externe, cette dernière aurait le contrôle de la compagnie.

La possible sortie du conflit

Le manque d’informations dans les médias ne contribue pas à éclaircir les doutes du marché sur le futur de ce groupe. Plusieurs possibilités :

  • ou bien la gestion change de mains,
  • ou bien la famille Hevia vend ses actions – soit aux autres actionnaires familiaux, ce qui maintiendrait le statut de la société, soit à l’extérieur. Un des candidats extérieurs, justement, serait Henkel & Co. Un groupe allemand, encore plus gros que Freinent, puisque son chiffre d’affaires est de quelque 700 millions d’euros. Mais ce dernier se refuse à commenter «des rumeurs de marché».

Si Henkell voulait s’emparer des 58% des actions, il lui faudrait débourser plus de 300 millions d’euros, semble-t-il.

Aux dernières nouvelles, le débat, durant le dernier conseil d’administration de Freixenet, a porté sur la possibilité de laisser le groupe allemand analyser ses comptes, ce qui lui permettrait de former une offre concrète. Une offre que la branche des Helvia voudrait convaincre les Bonet d’accepter.

Le hic: Henkell ne serait disposé à entrer dans Freixenet qu’à condition que son investissement lui offre le contrôle de la société. Or, tous les membres du clan Bonet ne sont pas prêts à vendre leurs actions, et pensent à une autre solution.

Les Ferrer, quant à eux, ne veulent pas vendre, et sont très réticents à ouvrir leurs comptes à un groupe qu’ils considèrent comme concurrent.

Les actuels propriétaires de la société ont la préférence sur tout autre acheteur extérieur afin de maintenir le capital entre les mains de la famille. Ils doivent juste égaler l’offre de l’acheteur potentiel. Pour cette raison, la branche  représentée par le Président d’honneur José Ferrer, essaie de trouver un financement pour acheter les actions de leurs cousins.

Affaire à suivre…images 100 AÑOS

Hasta pronto

Marie-Louise Banyols

Sources www.mercadosdelvino.comimages

 

 

 

 


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Farewell Aimé Guibert (Mas de Daumas Gassac) – a giant of new Languedoc

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Very sad news that Aimé Guibert founder of Mas de Daumas Gassac died last night aged 91. 

Aimé was one of the giants of the new Languedoc. It was the Mas de Daumas Gassac reds in the 1980s that caught the attention of writers like Hugh Johnson and Michael Broadbent MW bringing the changes underway in the Midi to the media’s attention.

I saw Sylvain Fadat of Domaine d’Aupilhac at RAW (London) this morning, who gave me the news. Sylvain stressed what a huge contribution Aimé had made to shaping the Languedoc that we now know.

Les 5’s thoughts and condolences to Aimé’s family and friends. 


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Giboulot, le vin

Nous avons pas mal parlé, ici-même, il y a deux ans, d’Emmanuel Giboulot.

Mais avant d’être une « affaire » ou une polémique, un homme suscitant la critique ou l’adhésion, Giboulot est d’abord un vigneron.

J’ai eu la chance de pouvoir déguster un de ses vins au Comptoir des Tontons, à Beaune, voici quelques jours. Un établissement qui, justement, s’est fait une spécialité des produits bio – dans l’assiette et dans le verre.

Le vin en question était un Hautes Côtes de Nuits 2014, cuvée En Grégoire.

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Il m’a vraiment séduit.

D’abord, par son nez fringant de guigne, de prunelle, de cassis, qui annonce déjà la charpente acide en bouche; mais il y a autre chose: beaucoup de profondeur, des tannins fermes mais pas secs, et puis un côté fumée, suie; une pointe de pierre à fusil. On retrouve en finale l’astringence de la prunelle, mêlé cette fois à la douceur de la myrtille. Ce vin oscille sans cesse, non du fusil au missel, comme le chantait Brel, mais de la gourmandise du fruit à l’austérité du minéral. On croit le cerner, et hop, il se referme, puis s’ouvre à nouveau. Bref, c’est un vin qu’il faut aller chercher dans le verre.

Domaine E. Giboulot. Tél: +33 3 80 22 90 07

Hervé Lalau

 


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ALIMENTARIA et ses OFF (volet 2)

Cette année, pour la première fois, les OFF se sont multipliés, et on battu tous les records ! Cela, nous a rendu la tâche très difficile, car ils étaient souvent bien plus attrayants que le salon en lui-même.

 1.La Música del vi 2016, 9 ème édition

Ce rendez-vous organisé depuis l’an 2000 par le célèbre distributeur de vins catalan Quim Vila (Viniteca) est devenu incontournable. D’ailleurs, ce jour là, Intervin était pratiquement vide, personne ne voulant rater La Música del vi qui pourtant, coïncidait avec l’ouverture du salon. Cet événement est exclusivement réservé aux professionnels,  qui se battent pour avoir des entrées. Ils sont tous là, des plus illustres aux plus modestes, ils y viennent de toute l’Espagne et de l’étranger, car ils peuvent y déguster tous les domaines distribués par Quim Vila : plus de 160 vins d’Espagne et une grosse vingtaine d’internationaux, parmi les plus prestigieux, avec la garantie de la présence des propriétaires.

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Peter Sisseck et Hervé Bizeul

L’endroit est somptueux, il s’agit de la Llotja de Mar de Barcelona, un bâtiment gothique, datant du XVIII ème siècle, immense, et imposant, mais il faut bien ça : plus de 4000 personnes ont sollicité et obtenu l’accréditation cette année. L’entrée est payante, elle vaut 160€, mais je ne connais pas grand monde qui s’en acquitte, pour autant sans inscription préalable, il est strictement impossible de franchir le barrage installé à l’entrée.  Et, malgré ce vaste espace, même à la première heure il est difficile de déguster tranquillement et d’échanger avec les propriétaires. Les salles se remplissent vite et les vins les plus recherchés tels Pingus, Alvaro Palacios, Benjamin Romeo,  ou Salon… se terminent rapidement ou alors s’ouvrent uniquement à une certaine heure, qu’on ne connait évidemment pas ! Sans compter que quand vous réussissez à vous approcher d’une table, aller jusqu’au crachoir placé derrière dans l’allée, peut vous faire perdre la place.

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Il est évidemment impossible de tout goûter, pour ma part, je suis à l’affût des trous, ils sont rares, aussi, je donne la priorité aux domaines espagnols que je connais peu et j’en profite pour déguster les vins étrangers moins recherchés. Ajoutez à cela, le nombre de connaissances que vous croisez, vous comprendrez facilement qu’arriver à déguster est un véritable parcours du combattant !

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J’ai opté pour ces domaines, et voici les quelques vins que que j’ai retenus :

  •   Commando G

Daniel Gómez Jiménez-Landi, Fernando García Alonso et Marc Isart, fondateurs du projet, se sont donnés pour mission de sauver les grenaches de Gredos (à moins d’une heure de Madrid). C’est très réussi : ils ont atteint leur objectif.

La Bruja Avería 2014, du fruit, de la rondeur et du plaisir : un vin direct et facile à comprendre pour 12,60€

-Rozas 1er Cru 2014, dans un style bourguignon, floral, épicé et frais. 24,90€

-Las Umbrias 2014 (disponible à partir d’octobre), entre 600 y 2.000 bouteilles selon les années. C’est une parcelle d’un demi-hectare qui était à l’abandon. Un vin à la robe d’un pinot noir, floral délicat, élégant, mais pas à la portée de toutes les bourses : 55,90€.

Tumba del Rey Moro 2014, sur le marché à partir d’octobre, 100%  grenache issu d’une vigne franc de pied à 1.100 mètres d’altitude, et des pentes à 50%.  Ici la couleur est intense, le nez offre à la fois des notes de fruits noirs murs, et des arômes floraux, la rose est très présente. La bouche est ample, savoureuse, on y retrouve les mêmes sensations fruitées et florales du nez. Très belle finale sur les fruits, tanins juteux et harmonieux. 46€ en primeur

-Rumbo al Norte 2013, le joyau du domaine, parcelle à 1200m d’altitude, 741 bouteilles, qui se vendent à plus de 90€ chacune. Un vin qui à première vue parait léger, mais qui a du poids. Très fin et élégant, rappelant presque un grand cru de Bourgogne, c’est un vin émouvant. Finale un peu saline : grand !

Dommage que la production de ces vins soit si faible et les prix si élevés car tout le monde devrait pouvoir les gouter.

Comando G

Fernando Garcia Alonso et Daniel Gomez Gimenez Landi

  • Familia Nin Ortiz

Ester Nin est un des grands vinificateurs du Priorat, elle élabore avec Daphné Glorian, le fameux Clos Erasmus mais aussi, avec beaucoup de sincérité et de discrétion, ses propres vins.

Selma de Nin 2012, un blanc d’élevage dont la production varie entre 300/1600 bouteilles, marsanne, roussanne, Xarel.lo et chenin blanc. Un vin magnétique qui séduit dès la première gorgée, il a tout pour plaire. 41,50€

-Planetes de Nin Garnatxes en ámfora 2014, Rouge, c’est un grenache (100%) comme son nom l’indique. Issu de jeunes vignes : fraicheur, élégance et plaisir. 21, 80€

-Planetes de Nin 2013 rouge est un assemblage de grenache/carignan. Un vin sincère, pur, complexe, élégant et équilibré. Beaucoup de caractère, certainement parmi les meilleurs du Priorat dans cette gamme de prix : 29,95€

-Planetes Blanc 2014, c’est un 100% grenache blanc élevé en amphore et sans soufre. 1400 bouteilles. 21,80€ Pour les amateurs de bons vins natures.

-Nit de Nin 2013, encore un assemblage de grenache/carignan, mais cette fois-ci de très vieilles vignes de 110 ans, un cep ne donne pas plus de 200g de raisin, vinifié avec les rafles. C’est un vin qui n’est pas très connu, qui ne fait pas beaucoup de bruit, (la production est faible) mais il a tout d’un grand vin : complexité, finesse, élégance, équilibre, harmonie. 55€

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  • Celler Còsmic, Emporda

Les yeux de Salvador Batlle brillent d’enthousiasme quand il parle de ces vins, qu’il explique ce qu’il a voulu traduire au travers d’une culture en biodynamie, d’une vinification en amphore, ce qu’il a cherché et comment il pense qu’ils vont évoluer. Le nom de chaque vin, n’est autre que les sensations que chacun d’entre eux lui a transmis pendant qu’il les élaborait, et le résultat d’échanges intimes avec eux…

Confiança, Llibertat, Valentia, Paciència et Essència sont les noms de ses vins !

Valentia  2015 : Il s’agit de vieilles vignes de carignan blanc, un vin intense et profond élevé en amphore. J’ai été sous le charme de ses arômes délicats, fruités, avec des touches très méditerranéennes de laurier… puissant, unique et authentique.  16,50€

Confiança est un vin blanc nature de « garnatxa roja », une variété  de l’Emporda.  Chaque gorgée de ce vin est rafraichissante et sincère : un vin franc, pur, intense marqué par le terroir et l’homme. Un festival d’aromes et de saveurs.  13,90€

Gratitud negre 2015, ça n’est pas celui que j’ai le plus apprécié : c’est un cabernet franc du Baix Penedès,  typé, fruité, mais trop végétal à mon gout. 14€

Passió 2015, celui-là, je ne l’ai pas aimé du tout : un marselan du Baix Penedès aussi, trop généreux et déséquilibré. 18,50€

Llibertad 2015: un mono variétal de cariñena,  frais, opulent,  et gourmand. La bouche est un festival de fruits rouges, encore très jeune, il est très prometteur.16, 50€

Paciencia Ancestral 2015, un vin effervescent naturel issu de carignan blanc, méthode ancestrale : Très belle crèmosité, acidité parfaite et bulles agréables. Les aromes de fruits blancs dominent, il ne manque pas de complexité. 20,65€

– Essència 2015 est un vin doux “bullit”, j’ai déjà évoqué cette méthode, on fait bouillir le mout pour qu’il perde une partie de son eau et se concentre en sucre. Il est d’une complexité aromatique assez exceptionnelle, long, vif et frais ! Salvador le définit comme “Excitat i excitant”. 26,95€

La production est de 982 bouteilles pour ce millésime.

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  • Je n’ai pu ensuite déguster qu’un seul vin par table :

Mais ne ratez pas les vins de Norrel Robertson, «El Escocés Volante», son dernier vin Manda Huevos 2014, de Calatayud révèle un grenache très fin, très fruité et expressif, avec une belle acidité finale.

J’ai beaucoup aimé le Gallinas y Focas 2012 (20,40€) de 4Kilos Vinícola (Mallorca), un mélange réussi et très séduisant de manto negro et de  syrah.

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J’ai ensuite quitté l’Espagne pour l’Italie, Ceretto proposait entre autres, un magnifique Barbaresco 2007, et un excellent Barolo Brunate 2011.

Puis, je suis partie gouter les français, parmi les blancs j’ai beaucoup aimé  le grenache blanc Vieilles vignes 2014 du Clos des Fées; les riesling de Bott-Geyl, les Grands Crus Mandelberg et Schlossberg 2011; les Rosiers 2014 et les Vieilles Vignes Eparses 2013 du Domaine Bellivière, pour leur délicatesse, leur élégance et leur harmonie.

 

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Domaine de Bellivière

 

La Maison Romane, Le Chablis Grand cru Côte de Bougros 2011, pour sa richesse, sa délicieuse fraicheur et sa personnalité affirmée ; le Sancerre rosé 2014 du domaine Vacheron, pour son intensité, sa fraicheur et sa couleur.

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Jean-Laurent Vacheron

 

J’ai terminé la journée avec une coupe de champagne, bien méritée, un Delamotte blanc de blancs 2007, très gourmand, juste ce dont j’avais besoin.

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2.Les  Vins “Off the Record »

Ce style de salon, n’existait pas lors du dernier Alimentaria, il faut dire que la plupart des domaines présents sont récemment arrivés sur le marché. L’organisateur Fredi Torres, est un grand habitué de tous les OFF français, La Dive, les Affranchis, le Vin de mes Amis… Barcelona Off est un mélange de tous ces salons: le dénominateur commun étant le vigneron “artisan”.

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Avec l’aide de 3 distributeurs, il a réussi à réunir, 21 domaines venus des quatre coins de l’Espagne, tous animés par la même passion et respect du terroir, dans un lieu assez magique pour la dégustation : une lumineuse et intime Galerie de l’Eixample. Je n’ai pas eu le temps de gouter tous les domaines présents :

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 J’ai aimé:

  • La  cuvée Tradicional Extra brut composée de 55% de Xarel.lo, de 35% de Macabeu, et 10% de parellada; une belle réussite pour ce vin frais et fruité qui représente la tradition. (10,20€). Mon préféré, le Colet-Navazos Reserva extra-Brut 2008(39€) remarquable réussite du mariage du xarello et d’une sélection exclusive de soleras de Jerez.
  • L’élégance et le style très personnel de Roc 2014(25€), la mencía qu’élabore Verónica Ortega dans le Bierzo; ne la perdez pas de vue elle s’affirme de plus en plus.
  • L’audace de Mario Rovira, le catalan parti vinifier dans le Bierzo : son blanc Akilia K 2014 (18€) et ses 4 rouges de Mencia, San Lorenzo 2013 (11,90€), Chano Villar 2012(17,95€), Villarin 2013 et Lombano 2012 (25,30€) sont précis, sincères et laissent transpirer la force tranquille du Bierzo. Mais, surprise, il apparait, là où on ne l’attendait pas, à Sanlúcar de Barrameda où, il a commencé un nouveau projet personnel, un Palomino Fino en Rama élaboré dans des « botas » de manzanilla : ça donne un magnifique Fino sec, gras, riche et gourmand.800 bouteilles en 2015 pour  13€ prix public.

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  • Les irrésistibles et uniques Ardachos: 3 vins de parcelles de la Rioja “El Abundillano 2014” (31,90€), “las Guillermas 2014” (56,90€), “las Paredes 2014” (56,90€) et la simplicité de Xérico 2015 (15,40€, hommage à son grand-père), sont reflet de la personnalité de Roberto Oliván. En peu de temps, il a su convertir Tentenublo, son petit domaine familial, un des plus en vue de la Rioja moderne.
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Roberto Olivan

  • Les subtiles différences, le style élancé, atlantique des albariños de Xurxo Alba(Albamar): Albamar 2014 (13,40€), Finca O Pereiro 2014 (19,60€), Alma de Mar 2014 (19,90€) et Pepe Luis 2014 (19,90€). Sans oublier ses éditions spéciales : Moncha et Sesenta e Nove Arrobas (14,50€) et son rouge plaisir pur, Fusco 2014(10,45€), une mencía de la Ribeira Sacra. Les vins de Xurxo sont réellement savoureux, inoubliables, fruit d’un grand travail dans les vignes et de peu d’intervention dans la cave.
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Xurxo de Albamar

  • Les verdejo de Beatriz Herranz, les vins de son domaine Barco de la Corneta, sont commercialisés sous l’IGP Vinos de la Tierra de castilla y León. Cucu 2014 (8,80€), et Barco de la Corneta 2014(15,95€), à mon sens bien plus personnels et authentiques que la grande majorité des Rueda. Le dernier né Casio 2014, issu de vignes centenaires, impressionnant de volume et d’équilibre n’a pas encore de prix. Enfin, je n’ai pas été convaincu par son rouge Frapetisco 2014, un vin compliqué. Elaboré à partir de vieilles vignes de Juan Garcia.
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Beatriz Herranz

  • L’étonnant Ribera del Duero, Finca El Peruco 2011 (33,50€) de Goyo García Viadero;
  • La vision particulière Alvar de Dios sur les vins de Toro, la fraicheur de ses vins “décalés”, une nouvelle dimension de la Tinta de Toro: Tio de Uco 2015, juteux et gourmand, Aciano 2014 (17,90€) du nom de son grand-père, frais, tannique et nerveux : un vin à suivre, Camino de los Arrieros 2014, est un vin de Las Arribes del Duero (Zamora), une vieille vigne plantée de Juan García, accompagné d’autres cépages autochtones de la zone, comme le Rufete, le Mandón, le Puesta en Cruz, le Verdejo Negro, le Bastardillo Chico… Et cerise sur le gâteau, Vagüera el Maderal 2014, un vin de table blanc issu de 15 cépages, Albillo Real, Albillo Castellano, Albillo Negro, Albillo Rojo, Moscatel de Grano Menudo, Moscatel de Alejandría, Moscatel Rojo, Palomino, Pedro Ximénez, Jerez, Godello, Verdejo y Malvasía. Il m’a semblé que l’albillo dominait, mais le vin a beaucoup de caractère, il est riche, ample et à la fois frais. Le profil aromatique est complexe : fleurs blanches, agrumes, fruits secs, il n’ya que 300 bouteilles à 15€.
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Alvar de Dios

  • La folie contagieuse de Julia Casado œnologue et violoncelliste qui après un millésime à Jumilla a décidé d’émigrer à Bullas où le terroir l’appelait; son in La del Terreno 2015 est sincère, pas compliqué, un peu canaille. La del Terreno signifie monastrell, c’est comme ça que l’appelaient les anciens.
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Julia Casado

 

  • La nouvelle démarche et l’évolution vers la pureté et la simplicité de la nouvelle gamme de vins naturels de Sota Els Angels, sous les conseils de Fredi Torres, Flow blanc 2015, un blanc de noirs de cariñena, assez exubérant, très séducteur et séduisant. (10,50€) un Flow Rosé 2015 très rafraichissant ; Flow Negre 2015 68% Cariñena, 18% Merlot y 14% Picapoll, un rouge au profil jeune, rond, frais et fruité (10,50€).

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  • La nouvelle vision du Priorat et de Montsant de Fredi Torres et l’élégance de ses vins de Galice. Sa nouvelle aventure, maintenant en nom propre est très réussie : son Priorat Classic 2013,  75% garnacha, 20% cariñena, 3% syrah,et 2% Macabeu, ets fin , élégant, garde une très bonne typicité et surprend par son onctuosité, (13€). Montsant 2013 – Antoine Touton & Fredi Torres, composé de 85% de Grenache, 12% de Carignan et 3% de Macabeu. Un vin frais, souple avec une belle présence, très prometteur pour un premier millésime, avec un excellent rapport qualité/prix. (9,30€).

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  • Son Rias Baixas 2014 qu’il élabore chez Xurxo est déjà épuisé, son vin sans DO de la Ribeira Sacra, Silice 2014, issu de vignes complantées 80% Mencía, 20% Albarello, Merenzao, Garnacha Tintorera, et quelques cépages blancs étonne pas sa grande finesse et je l’ai trouvé très typé (13,80€). Dans ce projet, il est associé avec les frères Carlos y Juan M. Rodríguez.
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Fredi Torres

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  •  L’inquiétude d’Olivier Rivière, sa transparence, son honnêteté, sa façon à lui d’appréhender les vignobles espagnols, le résultat : des vins loin des archétypes locaux. En Rioja : Rayos Uvas 2015, se boit facilement, du fruit, de la fraicheur : on ne s’en fatigue pas. (13,50€), Gabaxo 2014, fruité et floral à la fois, mais aussi épicé, long et harmonieux, la bouteille qu’il faudrait toujours avoir à portée de mains (14,40€) ; Jequitibá blanc 2014, un mélange réussi de tradition et modernité(18,60€), Mirando al Sur 2012, son grand Rioja Blanc, fermenté dans des « botas » de Jerez, que l’on retrouve au nez et en bouche(59,95€) Ganko 2013, soyeux, racé(30€),Las Viñas de Eusebio 2013, avec seulement 400 bouteilles, toute la production reste en Espagne (47,25€), Losares 2013, sérieux et complexe, dans un style moderne (105€), ses derniers vins à Arlanza La Vallada 2013 (12€), El Cadastro 2012 (26,95€), El Quemado 2011, (45€), Basquevanas 2010(50€) sont des grands vins purs, dotés d’un fruit mur et d’une belle acidité, pas des vins de comptoir, les quantités sont faibles.

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  • Et pour finir, je vous parlerai de 4 amis, 4 Monos c’est le nom du domaine, et de leur attachement à la zone de Gredos qui est devenue en peu de temps, un des vignobles les plus convoités de l’Espagne. Leur blanc 4 Monos Albillo 2014 est fruité, frais et élégant et d’un bon rapport qualité/prix pour la zone. (15,50€); les rouges 4 Monos Tinto 2014, La Danza del viento 2013 (24,90€) sont plein de franchise, complexes et aériens, des grenaches tels qu’on les aime, du fruit pur, une belle suavité, une bonne fraicheur, une belle precisión.

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La nouveauté dans ce salon, ce qui m’a frappé, c’est la présence de l’esprit vigneron, qui se développe de plus en plus en Espagne, mais aussi et surtout, la tendance à vinifier sans soufre et en amphores, la volonté de présenter des vins différents et personnels, et la référence au terroir. Ça bouge, c’est sur, mais tous ces domaines n’offrent que des productions très faibles, souvent moins de 500 bouteilles, elles trouvent forcément preneur car ils surfent sur une tendance très bien installée en Espagne, surtout en Catalogne, oú les vins naturels occupent chaque jour davantage un « grand » espace.

3.« Del Terroir a la Copa », mardi 26 abril

La deuxième édition de Magnificat, à Espiells a réuni de grands noms du monde du vin et des Spiritueux. Un évènement organisé par Juve & Camps et le distributeur Primeras Marcas : un showroom permanent avec la présence des propriétaires et des distilleries nationales et internationales, dont une grande sélection de vins de châteaux bordelais.

Ce fut un grand succès, plus de 1000 personnes y ont participé.

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Chais de Juve & Camps

Le plus de ce salon : les 7 dégustations organisées tout au long de la journée

– Les 50 ans de Pinot Gris dirigée par Marc Beyer.

– Les grands parcellaires en Espagne dirigée par Sara Perez, propriétaire et œnologue du Mas Martinet, (DOQ Priorat); Miquel Àngel Cerdà, propriétaire et œnologue de Ànima Negra (VT Mallorca); Carlos San Pedro, propriétaire et œnologue de Bodegas Pujanza (DOCa Rioja); Edith Soler, œnologue de Terra Remota (DO Empordà) y Jesús Sastre, propriétaire et œnologue (DO Ribera del Duero).

– Jean-Baptiste Lécaillon, Chef de Cave de la Maison Louis Roederer, a animé la master class « Louis Roederer.

– La dégustation de Juvé & Camps en association avec un chef étoilé Fernando del Cerro, Casa José (Aranjuez), faisait découvrir le mariage des cava et des légumes.

– Giovanni Manetti, propriétaire de Fontodi, a présenté et approfondi  les « Quatre  décades du Super toscan Flaccianello della Pieve. La Grandeur du  Sangiovese

– « Del mito a la copa ». Verticale de Château d’Yquem », par Sandrine Garbay, Chef de Cave de Château d’Yquem.

– Et, pour terminer, Julian Talaveron, commercial de Primeras Marcas et diplômé WSET, nous a expliqué ¿Qué hace grande a un vino blanco? » vins à l’appui.

  • Menade V3 Viejas Viñas 2013 et 2006
  • JermannTunina Venezia Giulia 2013 et 2005
  • Domaine de Chevalier 2012 et 2008
  • Ladoucette Baron de L 2010 et 2000
  • Régnard Grand Régnard chablis 2014 et 2000
  • Louis Latour Corton Charlemagne 2012 et 2006.

Bien sur, il s’agissait de vins distribués par Primeras Marcas, mais j’ai redécouvert certains vins que je n’avais pas dégusté depuis longtemps, ma préférence est allée au Domaine de Chevalier, sans aucun doute.

Conclusion:

J’aurais pu vous parler aussi  de la Garnatxa Night,

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Garnatxa Night

de Vinorum Think, de Jamón, vino y Rioja ’n’ Roll,

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de las Mujeres del vino…

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De très belles journées, chargées certes mais rassurantes : les choses bougent en Espagne, les petits domaines explosent, les grands sont toujours là et évoluent eux aussi, la présence des vins français se porte bien, le secteur semble repartir à la hausse, la morosité n’était pas de mise, du moins pendant ce salon.

 

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

 

 


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Oz Clarke, London celebrates, Champeau

 Oz, Chris Stroud (marketing manager – 

Europe, New Zealand Winegrowers),  

Sir Alexander Lockwood Smith  

 Sir Alexander Lockwood Smith, 

NZ High Commissioner to UK 

On Friday 6th may Oz Clarke, writer, actor and broadcaster, was inducted into the The New Zealand Hall of Fame at a brief ceremony at the top of New Zealand House. Sir Alexander Lockwood Smith, the New Zealand High Commissioner, made the presentation.

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Press release:

‘Oz Clarke inducted in to New Zealand Wine Hall of Fame

Oz Clarke, the man who helped put New Zealand Wine on the map, will be inducted into the New Zealand Wine Hall of Fame on International Sauvignon Blanc Day, Friday May 6.  

 Oz is the first person in the UK to receive this honour, and only the second non-Kiwi (after Australian David Hohnen in 2006) to be recognised for having made major contributions to the development and enhancement of the domestic and export-based wine industry in New Zealand.

 A passionate New Zealand Sauvignon Blanc enthusiast and advocate, Oz will be presented with his certificate of membership fittingly on International Sauvignon Blanc Day, at New Zealand House in London.

 “There had never before been a wine that crackled and spat its flavours at you from the glass,” Oz said at the inaugural International Sauvignon Blanc Celebration, held in Marlborough earlier this year, where he captivated the audience as a keynote speaker with his first memories of tasting New Zealand Sauvignon Blanc.

 Oz first visited New Zealand in 1987 as a guest overseas judge at the inaugural Air New Zealand Wine Awards, the country’s premier national wine competition. He came again a few years later to judge, and has been a regular keynote speaker at the triennial Pinot Noir International events held in Wellington since 2001.

 Commenting on Oz’s induction, the chairman of the New Zealand Wine Hall of Fame Trust, Bob Campbell MW (who, incidentally judged on the same panel as Oz in 1987) said:

 “Oz is special to Kiwi winemakers because, in 1984 he was among the first to recognise that Marlborough Sauvignon Blanc had added a new style and flavour to the world of wine, and he never stopped saying it to anyone who would listen. Then, in 2001 he rated our best Pinot Noirs as being up there with the best of Burgundy – not better than but comparable with and complementary in style.” 

 « On personal and regional levels, Oz has taken the time and trouble to get to know our wine people and their terroirs, and the synergies are such that we have come to regard him as an honorary Kiwi.”

 

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Celebrating London’s first Muslim Mayor – Sadiq Khan 

Crémant de Loire Rosé, Lamé Delisle Boucard

 

Last night we opened a bottle of the Crémant de Loire Rosé from Lamé Delisle Boucard to celebrate the election early on Saturday morning of Sadiq Khan as the new Mayor of London and the first Muslim to be elected to the post. Sadiq Khan was elected by a landslide despite a very unpleasantly racist campaign by the Conservatives that has been subsequently widely criticised by various senior Conservative figures. Despite these tactics Khan has been impressively dignified.  

Lamé’s Crémant Rosé is made from 70% Cabernet Franc and 30% Cabernet Sauvignon and spends 24 months sur latte. Lovely delicate strawberry and raspberry fruit.

Proud to be a Londoner!     


Views of Sadiq Khan’s London 

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Franck Champeau – Domaine Champeau, Pouilly-Fumé

 Franck Champeau, 

Domaine Champeau, Pouilly-Fumé

(above and below)

I was quite surprised to find a substantial Pouilly-Fumé domaine in the Wines Unearthed section of this year’s London Wine Trade Fair. The Wines Unearthed section described as ‘unsigned talent from the world of wine’ was for producers not represented in the UK. 

Domaine Champeau is based in the village of Saint-Andelain and has 20 hectares of vines – the vast majority being Sauvignon Blanc but they also have 1.40 ha of Chasselas for AC Pouilly-sur-Loire. This makes them the largest producer of Pouilly-sur-Loire – the much reduced appellation for Chasselas that used to be the dominant grape variety here – albeit essentially for the production of table grapes. The domaine was founded in 1942 when Franck’s grandparents started with just 1.70 ha of vines. He and his brother, Guy, are the third generation to run the domaine. 

I met Franck Champeau on the stand. Unfortunately like so many other Loire producers he has been hit by the recent late April frosts, especially that of early in the morning of Wednesday 27th April. « We have lost 50% of our crop, » Franck told me, « and overall throughout the appellation the loss is 50%. »

I was impressed with the wines I tasted with Franck – in particular the mineral 2014 Silex and and the attractively concentrated 2015 Pouilly-Fumé. For anyone looking for that relatively rare beast – a Pouilly-Fumé not imported into the UK – should take a look at these wines.    

Ex-chair

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