Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Harley heaven in the Glens

A couple of lovingly cared for Harleys @Aviemore

A couple of lovingly cared for Harleys @Aviemore

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This post is a nod to one of the other passions of David – our Monday scribe. Every year during the last weekend of August several thousand motorcyclists gather in Aviemore up in the Scottish Highlands for Thunder in the Glens. Many of them riding Harley Davidsons with the event hosted by Edinburgh’s Dunedin Chapter of Harley Davidson owners.

For those brought up on Hunter Thompson’s Hells Angels – Strange and Terrible Saga of the Outlaw Motorcycle Gangs you might think that the locals would batten down the hatches, hide in their houses and even pull out drawbridges if they live in baronial halls!

This is, however, far from the case as the Harleys and their riders are made very welcome and it has become a major festival. Many of the riders are now grey-haired grandparents and into their 60s.

Chapters and verse...

Chapters and verse… Chicago and Dunedin Edinburgh

A chapter from Antwerp

A chapter from Antwerp

Moto-camp

Moto-camp

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God Protect Those who Ride in the Wind

God Protect Those who Ride in the Wind


Wine choices for Harley riders?
Although not anything like as wild as Thompson’s Hells’ Angels I would still associate Harley and other powerful motorbike riders as amateurs of robust wines, especially as the weather in Scotland over the weekend wasn’t particularly warm. Recommendations have to include Barossa Shiraz, Toro reds, Priorat, Rasteau and powerful Californian Zinfandel – not forgetting Portuguese reds from the Alentejo and Douro.

Reflecting on Cheonceau

Reflecting on Chenonceau

 

Sarah Clément, jeune sommelière en Avignon. Photo©MichelSmith


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Le jeu d’audaces et de plaisirs du sommelier

La sommellerie, j’en suis convaincu, n’est pas un métier des plus faciles. Non seulement, il faut être un bon acheteur afin de constituer une carte équilibrée correspondant le plus possible au style de restaurant pour lequel on travaille, ou plutôt à sa clientèle, mais il convient aussi d’être un bon gestionnaire dans le calcul des prix ne serait-ce que pour justifier pleinement l’utilité de son poste ainsi que l’emploi du personnel rattaché à ce service, un second sommelier, par exemple ou un commis. Il faut aussi savoir goûter le vin, le décanter, conseiller en fonction du plat choisi, en tenant compte parfois des préférences, des manies ou des habitudes du client. Être sommelier, c’est savoir jongler, savoir écouter, savoir interpréter. Un peu de Languedoc et de Sud-Ouest roturiers, un soupçon de Loire au milieu de crus huppés drapés de leur suffisance… Du cher pour riches clients, de l’extraordinaire pour l’œnophile exigeant, et du moins cher pour monsieur et madame tout le monde.

Sarah Clément, jeune sommelière en Avignon. Photo©MichelSmith

Sarah Clément, jeune sommelière en Avignon. Photo©MichelSmith

Fort heureusement, la mission du sommelier ne s’arrête pas là, comme le montre un petit livre électronique à l’intitulé un brin pompeux : Ma vie, ma passion, livre que je viens de recevoir par l’entremise de son auteur, Jean-Charles Botte, lequel a travaillé dans quelques beaux établissements en France avant de s’épanouir dans son métier en Norvège. Je ne vais pas m’étendre sur l’intérêt qu’il développe dans son ouvrage pour les vins dits « natures » ou « naturels », car cela risquerait d’enflammer les esprits et de donner l’impression que je suis en manque d’audience alors que nous avons été plutôt bien servis de ce côté là pas plus tard qu’hier… En revanche, à la lecture, le livre s’avère fructueux puisqu’il recèle pas mal d’informations et de conseils aussi pratiques que psychologiques, conseils que bien des apprentis sommeliers devraient étudier et prendre en compte. Je ne vais pas les détailler, vous n’avez qu’à acheter son ouvrage en allant sur son site (voir plus haut).

En revanche, j’ai saisi cette perche tendue par le sommelier Jean-Charles Botte pour aller un peu plus loin. Comme dans tout métier de service, la sommellerie déclenche bon nombre d’idées reçues, d’idées toutes faites devrais-je dire, qui font que l’on oublie souvent l’essentiel de sa mission : l’art de considérer au mieux un client qui vient au restaurant non seulement pour dépenser du fric, parfois même ses économies, mais surtout pour se faire plaisir. Réflexion banale, allez-vous me dire. Pourtant, les rares fois où je puis me permettre une sortie dans un restaurant où officie un sommelier, ou une sommelière (de plus en plus fréquent, et c’est tant mieux !), je constate qu’il est franchement difficile de satisfaire un bon-vivant tel que moi. Suis-je trop exigeant ? Trop concerné par les choses du vin ? J’ai déjà évoqué me semble-t-il ce sujet sensible dans l’une de nos premières chroniques, mais je me sens tellement concerné que je souhaite développer pour vous ma façon d’aborder le moment délicat de la confrontation avec un (une) sommelier(ère). Faire ou se faire plaisir ne veut pas dire sombrer dans la facilité, la rapidité, la futilité ou la simplicité. Cela demande un effort. Comme dans l’amour, en matière de choix et de service du vin, les préliminaires sont redoutablement efficaces.

En Catalogne, à Villa Mas. Photo©MichelSmith

En Catalogne, Nuria Lucia à Villa Mas. Photo©MichelSmith

La bouteille connue d’un négociant ou vigneron lui aussi connu, quand il n’est pas encensé par la critique, fait partie de ces facilités qui ruinent mon plaisir. J’aime découvrir. Et si je me risque dans un restaurant, c’est que je tiens à explorer la cave sans m’ennuyer. J’aime jouer. Mais sans me ruiner non plus, car j’aurais alors la désagréable impression de vouloir en mettre plein la vue. M’amuser, sans être sans cesse importuné par les discours qui consistent à réciter des fiches techniques bien apprises. Sans avoir à subir les avis sans appels prononcés par un personnage pédant qui se croit détenteur du savoir bachique. Restons humbles des deux côtés et jouons cartes sur table. C’est pourquoi, même si je suis en charmante compagnie, j’annonce franchement la couleur. Non pas celle de mes sentiments, mais celle de mon portefeuille. Et je dis à l’homme de l’art, avant qu’il nous abreuve de bouteilles d’eaux minérales glacées, que nous sommes ici pour arpenter un chemin vineux tout ce qu’il y a de plus ludique dans l’univers mystérieux des goûts et des saveurs.

Autrement dit, je suis un chaud partisan du vin servi au verre tout en laissant au sommelier le choix des armes. En grande partie, mon plaisir consiste à offrir au sommelier cette possibilité rare de nous étonner. « Allez-y ! Je dispose de tant pour le vin et débrouillez vous ! Étonnez-moi Benoît ! Mais regardez-moi bien avant, ne vous trompez pas de client et faîtes en sorte qu’à l’issue du repas j’éprouve l’irrésistible envie de revenir… » Dans ce jeu-là, un jeu fait d’audaces et d’aventures, le sommelier a tout à gagner. Mois aussi d’ailleurs.

Baptiste Ross-Bonneau, de La Barbacane à Carcassonne. Photo©MichelSmith

Baptiste Ross-Bonneau, de La Barbacane à Carcassonne. Photo©MichelSmith

Bien sûr, pour pimenter le jeu du vin, aussi pour laisser la place à la conversation intimiste que je compte avoir avec la personne qui m’accompagne, j’exige, je l’ai déjà dit il me semble, que le service au verre se fasse à l’aveugle et à la bonne température, sans aucune mention de quoi que ce soit ni autres commentaires et dérangements inutiles du style « Alors, Monsieur, ce vin était-il à votre goût ? ». Attention, je n’intime pas au sommelier l’ordre de rester muet. Il peut et doit parler, mais uniquement pour vérifier s’il peut débarrasser tel verre aux trois-quarts vide ou si la température de service me convient. Pour le reste, il fait son show. À moi de savourer ! Si je tombe sur quelqu’un d’intelligent et d’ouvert, sur un sommelier passionné qui joue vraiment le jeu et qui va chercher à me surprendre, quitte à me piéger, quitte même à me servir un rosé de l’Ardèche, alors je ne regrette jamais cette expérience et j’en garde un souvenir ému. J’aime aussi quand, à la fin du repas, avant de régler l’addition, l’homme en noir tend à chacun des convives présents un petit carton imprimé sur lequel figurent les noms de tous les vins goûtés avec les plats, les millésimes et l’identité du vigneron, ainsi que la date de notre dîner. Je trouve cette attention d’un raffinement suprême au point que je suis prêt à décréter que la sommellerie est l’un des plus beaux métiers du monde !

Michel Smith

PS Je ne voudrais pas froisser mes nombreux amis sommeliers en dressant une liste de ceux connus ou méconnus dont j’apprécie le service du vin, liste dans laquelle je risquerais d’omettre untel ou untel. Pourtant, je tiens à déclarer ici même que le premier sommelier, très jeune à l’époque, qui m’a procuré ce goût particulier pour le jeu du vin à table, s’appelle Didier Bureau. Il a d’ailleurs entraîné – il paraît qu’il faut dire coaché – quelques uns de nos champions internationaux. Et comme il a bon cœur, je me souviens qu’il nous servait souvent bien au-delà des limites financières fixées au moment de la réservation. Il n’exerce plus son art en salle et travaille toujours à Paris où il officie pour le compte de la maison de Champagne Duval-Leroy. Respect.

-Une note de tristesse : Marie Richaud, « l’âme » du Domaine Richaud, sis à Cairanne, Marie la douce, Marie l’énergique, Marie qui combat en silence une maladie dévoreuse de forces, Marie s’est envolée. Elle était là encore il n’y a pas si longtemps, vaillante comme toujours, souriante face à mes questions stupides. Elle était là aux côtés de Marcel, son homme. Je m’étais promis d’aller passer une demie journée au moins en leur compagnie cet été. Je ne sais même plus tenir les promesses que je me fais à moi-même, alors c’est grave. Marie, je vais ouvrir une bouteille spéciale ce soir. Rien que pour toi. Et on trinquera pour que Marcel ne soit pas seul face aux vendanges qui viennent en courant. Je pense à vous tous qui travaillez au Domaine Richaud, un domaine que j’ai suivi dès le départ et qui j’en suis sûr vivra, vivra très longtemps.

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Photo©MichelSmith


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2015 Prospects for Loire Vintage – weather figures from Tours + gracie Franco!

End of a sunny day on the Loire near Saumur.

End of a sunny day on the Loire near Saumur.

There is optimism in the Loire, as well as other parts of France, about for the prospects for the 2015 vintage. It is still too early to make firm predictions as things can always go wrong at the last minute* and, although picking of the early varieties should start around the beginning of September, Cabernet Franc in Saumur, Chinon, Bourgueil etc. won’t start until the last week/10 days of September.

There is still time for the weather to turn bringing continuous heavy rain, with the danger of grapes splitting through a sudden abundance of water after long dry spells. Hail, too of course, remains threat. Speaking of which there have been high winds in Indre et Loire today with 5000 homes without electricity with the Loches area particularly hit – apparently Amboise and Tours have been less affected.

So, while we keep our fingers crossed, here are some weather stats from the Met station at Tours from June, July and August to date. Averages throughout are based on 1981-2010

June 2015
Rain: 28.9 mm (average – 46.1mm)
Max temps: 24.9˚C (average 22.8˚C) Hottest day: 35.7˚C (30.6) Max temps in 2003 – 28.8˚C
Sunshine hours: 310.6 (average 228.0)

July 2015
Rain: 14.0mm  (average: 53.2mm)
Max temps: 27.5˚C with hottest max: 37.5˚C (average: 25.5˚C
Sunshine: 256.4 hours (average: 239.4 hours)

August 2015 (to 23.8)
Rain: 38.6mm (average: 42.5mm)
Max temps: 27.3˚C (average: 25.4˚C)
Sunshine hours: 154.7 (average: 236.46)

Over each of the three summer months it has been drier, warmer and sunnier – with the marked exception of August so far. It would seem very likely that August’s rainfall in Tours, at least, will be above average by the time this month is out.

To date rainfall over the three months is well down on the average: 61.5 mm has fallen so far compared with the average of 141.8.

* Just like they can go right at the last minute as they did in 2014 with a very fine September.
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UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco – all apparently made by Veuve Clicquot…. 

Franco, Veuve Clicquot and Prosecco
Very pleased that our good friend and fine writer – Franco Ziliani picked up on my recent post on Veuve Clicquot and Prosecco. Franco’s post is here. 
Reflecting on Cheonceau

Reflecting on Cheonceau


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Vous avez dit « Sürkrüt » ?   

Ce samedi, nous accueillons un excellent ami  alsacien, sommelier de formation, et aujourd’hui digne collaborateur de la revue In Vino Veritas, j’ai nommé Jean-Michel Jaeger. Et devinez un peu de quoi il nous parle?

L’Alsace retient son chou-ffle

L’Alsace se tourmente, Mamama est préoccupée… 

En pleine lecture de la presse du week-end, mes yeux sont attirés par un entrefilet : «Alsace, la canicule fait peur aux producteurs de choucroute». Mon sang d’Obernois ne fait qu’un tour. Mais force est de le constater, le danger est réel, les Alsaciens risquent de manquer de chou cabut cette année. En cause, les températures estivales, qui, si elles profitent aux vacanciers et au tourisme, n’arrangent pas du tout les producteurs.

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A Krautergersheim, et nulle part ailleurs… (photo Bernard Chenal)

En direct de Krautergersheim, capitale mondiale de la choucroute (25% de la production française), après une discussion à fourchette rompue, on me confirme qu’aujourd’hui, en plaine, les choux pèsent à peine 2kg alors qu’ils devraient atteindre allègrement 6 à 7 kg en cette période. La récolte, elle, devrait déjà battre son plein, les garennes et autres lièvres devraient déjà profiter du festin des feuilles extérieures laissées sur place. Rien, calme plat. Les pluies annoncées résoudront-elles le problème ?

Mais fi des mauvaises nouvelles! Sürkrüt il y aura. 

 Plat emblématique des cuisinières alsaciennes, la choucroute préparée le dimanche restaure la tablée familiale des fatigues de la semaine; elle demande des crus du terroir à l’expression fraîche et franche.

Quant à la choucroute préparée avec une savoureuse perfection par quelque ‘grande toque’ en recherche de révolution culturelle, elle mérite les flacons  d’exception.

La technique de transformation du chou date de plus de 2000 ans, elle nous vient de Chine, importée par l’envahisseur Mongol. En France, incontestablement, la choucroute est bas-rhinoise. Fort de ce constat, en accord avec le plat, je vous suggère trois cuvées issues du dit département. 

Ch‰teau du Loewenstein : vue vers le sud, Gimbelhof

Le, Gimbelhof (Photo (c) Alain Collet)

Suggestion n°1: un Auxerrois de Cléebourg

Cap au nord. Rustique à souhait, escortée de leverknepfle*, la choucroute servie au Gimbelhof, face aux ruines du Flekenstein à Lembach, en pays d’outre-forêt, au sein du parc naturel des Vosges du Nord à 60km au Nord de Strasbourg, trouvera en un fringant auxerrois un rafraîchissant compagnon. Fort opinément, l’auxerrois est l’une des bannières de la cave de Cléebourg, il donne un vin sapide, délicieusement tendu, au fruité très agréable. Guilleret et léger, d’évidentes qualités de droiture et de pureté du fruit viennent émailler sympathiquement ma dégustation. Il me plaira de revenir dans ce petit vignoble de Cléebourg, le plus septentrional d’Alsace  (189 ha près de de Wissembourg), pour faire connaissance de façon plus complète avec les vins de la cave.

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Suggestion n°2: un Riesling du Steinklotz

Au tout début de la route des vins d’Alsace, inaugurée en 1953, se trouve Marlenheim. La cité du mariage de l’Ami Fritz. Ce succulent roman populaire des sieurs Erckmann et Chatrian reste un profond plaidoyer de l’art de vivre, de la gastronomie et du vin en Alsace. L’heur : ouvrir un flacon de riesling du tout premier des Grands Crus d’Alsace sur la route du vin : le Steinklotz. Dominant le village, ce fier coteau caillouteux repose sur un bloc de muschelkalk. Le vin choisi en millésime 2013 dans la gamme de la Maison Arthur Metz explose d’expressions. Belle attaque fraîche, pure et profonde, suivie d’une matière riche et élégante. Le côté minéral passe la main à de belles notes de poivre blanc. La finale est longue, ample, marquée d’un trait de sucrosité. Un grand vin ; mais quelle choucroute lui proposer ? Par bonheur séant officie un chef étoilé et ‘Au Cerf ’ la choucroute est renommée. Composée, bien sûr, de chou quintal d’Alsace, adouci par l’oignon braisé pour en effacer l’acidité, embellie par une garniture particulièrement choisie par Michel Husser : cochon de lait rôti, boudins noirs à la cannelle, foie d’oie chaud fumé et moelleux pied de cochon farci … Finesse et délectation, du grand art. Incontournable.

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Suggestion n°3: un Sylvaner de Dambach

Presque à l’extrême sud du département, bien ancrée dans le vignoble, voici Dambach-la-Ville, jolie cité de caractère. Bien souvent, en randonnée, je me restaure à l’Arbre Vert, adresse gourmande et sérieuse, gentille et peu chère, au cadre simple et rustique. On y mange une cuisine typée. Et si vous avez le bonheur de tomber sur la choucroute en plat du jour… Un chou blanc et croquant, des viandes savoureuses, un lard fumé épais, onctueux et moelleux. Quel plaisir. Le terroir révélé à l’accent alsacien, au caractère rural ! Autre émotion, dans le village à quelques pas, lors de votre promenade digestive, n’omettez pas de rendre visite à mes amis Beck Hartweg. 14 générations de vignerons se sont succédés dans cette maison. Aujourd’hui, Florian vous recevra. Comme ses parents il est un persuadé de la biodynamie. Il vous expliquera, de façon enjouée et avec force détails, sa façon de conduire la vigne et d’y exalter cépages et territoire. A découvrir le sylvaner Plettig qui offre dès le nez de beaux caractères de vendange mûre, aux belles effluves de pomme jaune et de mirabelle chaude. Sec et direct, ample et gras, il termine de façon gourmande sur une finale longue et expressive au goût de reviens-y! Un Sylvaner d’exception.

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Florian Beck-Hartweg. Nettoyage des foudres avant vendanges

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Petit lexique à destination des étrangers et Français de l’intérieur

*Mamama : grand-mère

*sürkrüt : choucroute

*leverknepfle : quenelles de foie de porc

*muschelkalk : calcaire coquiller.


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Compare and contrast Riedel (Atkin + Walsham) and the CIVC (Powell) + Osborne ad on Mull

$3000 rapidly raised for a theoretical court case involving alleged libel.

$3000 rapidly raised for a theoretical court case involving alleged libel.

Equivalent of $1400 raised for actual court fees

Equivalent of $1400 raised for actual court fees

The Anglophone wine mediascape has been much taken up in the first half of August with the fracas involving Tim Atkin MW/Ron Walsham and Riedel. Walsham in his guise as The HoseMaster of Wine is a satirist. Walsham is a regular contributor to Tim Atkin’s site.

Walsham’s latest target was the array of Riedel glasses apparently scientifically designed to suit particular grape varieties as well as soft drinks. There is already a specially designed Riedel coke glass and doubtless there will be ones for 7-UP and Irn-Bru along shortly.

Unfortunately despite Walsham’s well known penchant for satire, Riedel failed to recognise that Walsham’s attack on Riedel glasses was satirical and their lawyers duly fired off letters to Atkin and Walsham threatening legal action. Later Riedel claimed to have a good relationship with Tim Atkin, so you have to wonder why they didn’t contact Tim discreetly before engaging lawyers.

Naturally once they engaged their lawyers there was a wholly predictable social media storm and within a couple of days the whole issue was sorted. Despite many having doubts over Walsham’s satirical pieces – I find them decidedly patchy – the wine community rallied round in support.

The level of support enjoyed by Ron Walsham and Tim Atkin MW is is very marked contrast to that offered to Jayne Powell (aka Champagne Jayne) who has been taken to the Federal Court in Australia by the CIVC, who allege that due to her use of the moniker Champagne Jayne, which she successfully trademarked in Australia, that she has tarnished the reputation of Champagne and deceived consumers because she occasionally talks about non-Champagne sparkling wines.

Although I can understand the desire of the CIVC to oppose the Champagne Jayne trademark, I find the heavy handed resort to taking Jayne to to Federal Court abhorrent and a crude example of corporate bullying by the Champagne producers. The CIVC has registered its opposition to the Champagne Jayne trademark, so it would surely have been sufficient to allow this challenge to take its course.

Courageously Jayne decided to stand up to the CIVC – truly David against Goliath. Predictably this action has been financially ruinous for Jayne – but this is precisely to advice many gave to Tim and Ron to stand firm to their principles. Jayne has had to sell her home and is now effectively bankrupt. Furthermore she now has to go through the long drawn out process, while Justice Jonathon Beach comes to a judgment. Beach has already had more than four months to come to a conclusion. While Beach ponders Jayne’s life is in limbo.

In very stark contrast to Ron Walsham’s funding efforts – $3000 raised on the threat of court action, fundraising for Jayne has raised the mere sum of the equivalent of $1400 for actual legal fees – shamefully little.

For some inexplicable reason most of the wine community appears to be content to watch the CIVC (Champagne producers) grind Jayne into the dust….. Fortunately it isn’t too late to show your support and donate a few dollars to Jayne’s defence fund.

See also Jim’s Loire.

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Scottish version of famous Osborne bull ad – a feature of Spanish roads

Scottish version of famous Osborne bull a feature of Spanish roads

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En vin, rien ne vaut un spécialiste… même à l’AFP

Vous avez sans doute entendu parler de ce classement des vins les plus chers du monde, abondamment relayé par les radios et les gazettes.

Faut-il que l’intérêt de la presse généraliste pour le vin soit superficiel – ou la période bien calme! – pour qu’elle mette en avant ce genre d’infos!

Car elle ne concerne que très peu de gens, et très peu de vrais amateurs de vin – non, il ne suffit pas d’être un investisseur friqué pour entrer dans cette catégorie. C’est un peu comme si moi, je me faisais une idée de la Femme (je met une majuscule autant par respect que par affection) à travers la vie de kim kardashian ou de paris hilton (tiens, mon clavier n’a temporairement plus que des minuscules).

Bref, tout semble être parti – en Francophonie, du moins, d’une dépêche AFP.

Je l’ai lue sur le site du Monde, mais elle figure aussi sur le site du Figaro, ce qui prouve que ce genre de nouvelles n’a rien de politiquement clivant.

Malheureusement, les lecteurs des deux journaux, qu’ils soient de droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs ont tous été induits en erreur par cet article. Equitablement, en quelque sorte.

En effet, on y lit la chose suivante:

« A noter que deux vignerons allemands, tous deux mosellans, Egon Müller et M. Prüm, figurent chacun à deux reprises : Egon Müller à la 4e place pour son Scharzhofberger Riesling Trockenbeerenauslese (vin blanc demi-sec, à 6 060 euros) et aussi en 34e pour un vin de glace (Eiswein), Prüm en 7e position pour son Wehlener Sonnenuhr Riesling Trockenbeerenauslese (4 301 euros) et également au 44e rang, pour un Beerenauslese ».

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Or, qualifier un TBA de demi-sec est une ânerie digne d’un échotier de quartier, dont la connaissance intime des vins allemands est à peu près la même que ma connaissance intime de la bumiputra. Pour ceux que ça intéresse, il s’agit une sorte de préférence nationale, institutionnelle, basée sur la race et la religion. On en parle peu, bien, que cela donne une nouvelle et intéressante acception au mot… malaise.

Mais revenons au TBA. La réglementation allemande, qui aime la précision, prévoit cinq mentions (prédicats) pour les vins QMP; elles découlent de la maturité du raisin. On partant de la maturité normale, et en montant sur l’échelle de la suramaturité, on a:

Kabinett, Spätlese, Auslese, Beerenauslese et Trockenbeerenauslese (TBA pour la famille).

Les vins de cette dernière catégorie sont issus de raisins passerillés et le plus souvent botrytisés, dont le degré Oeschle est supérieur à 150 (plus de 35% de sucre dans un gramme du moût!). Il s’agit donc de la catégorie de vins présentant le plus de sucre de toute la production allemande.

Le degré Oechsle est une mesure de la teneur en sucre dans le moût, et non dans le produit final, fermenté. Mais 150° Oechsle correspond à plus de 19 Baumé, soit un alcool potentiel (théorique) de plus de 21, et un niveau de sucre de plus de 360g/litre.

Dans le vin fini, compte tenu de la difficulté de la fermentation dans de telles conditions, la teneur en alcool peut être très basse (on rencontre assez fréquemment des TBA à 6% alc. vol). Mais la teneur en  sucre, jamais (un niveau de 200g par litre n’est pas rare).

Les meilleurs ont cependant une belle tenue, et même de la finesse, grâce à un bon niveau d’acidité.

Bref, ce type de vin n’a rien à voir avec un Demi-Sec, dont la définition européenne, rappelons-le à nos confrères de l’AFP (ou à ceux des journaux qui publient leurs dépêches, avec les vérifications d’usage), va de 4 à 12 grammes de sucre.

Ensuite, de 12 à 45, on entre dans la catégorie des Moelleux. Enfin, au dessus de 45g (et il y a donc encore de la marge jusqu’à notre TBA), cela s’appelle un Liquoreux.

Personne, dans le milieu viticole, ne confondrait un Cabernet d’Anjou et un Sauternes ou une Sélection de Grains Nobles.

Ce n’est pas parce qu’il s’agit de vins allemands (fridolins, boches, frisés…), bref, ne répondant pas aux critères de la préférence nationale, que cela excuse la méprise, même pour l’Agence France Presse. Quand on ne sait pas, on se renseigne.

Hervé Lalau


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Summer shorts: Les Grandes Tablées + Veuve Clicquot – a major producer of Prosecco…..

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Just about a third of those at Les Grandes Tablées on Wednesday night (5th August)

Just about a third of those at Les Grandes Tablées on Wednesday night (5th August)

More diners @Les Grandes Tablées 2015

More diners @Les Grandes Tablées 2015

It was good to be invited to the 2015 edition of Les Grandes Tablées de Saumur-Champigny ten years after I was invited to the 2005 edition. Although it has grown enormously since then, the formula remains the same along with the friendly conviviality. Back in 2005 this was a one-day event now it is held over two days with all 6500 tickets sold out well in advance of the event.

As the 2014 edition had nodded towards Belgian cuisine, the Saumur-Champigny producers decided that in 2015 they should look across La Manche for inspiration.

I have to say that their interpretation of ‘classic’ British dishes was rather similar to a free jazz interpretation of a standard, especially the pork pie.

Part of the picnic with the 'interpretation' of a pork pie.

Part of the picnic with the ‘interpretation’ of a pork pie – slice of terrine (very tasty) and a separate piece of pastry.

Red fruits crumble

Red fruits crumble – much more authentic than the ‘pork pie’

François retired master baker now responsible for organising all the baking involved for Les Grands Tablées

François retired master baker now responsible for organising all the baking involved for Les Grands Tablées with a reviving glass of Saumur-Champigny

Not the 2010 as shown but the delicious 2014.

Not the 2010 as shown but the delicious 2014.

The 2014 Cuvée des 100 Saumur Champigny was the principal wine served during the evening and very delicious it was. However despite being very drinkable no-one amongst the throng of picnickers appeared to be drunk or at all disorderly.

Three  UK based wine writers blending into the background.

Three UK based wine writers blending into the background.

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Snap!: Veuve Clicquot and  Moneto Prosecco

Snap!: Veuve Clicquot and Moneto Prosecco

I am continually amazed by the amount of Prosecco that appears to be produced by Veuve Clicquot, which I had always understood to be a Champagne house and part of LVMH. UK supermarket shelves are now groaning with Prosecco flaunting yellow/gold/orange labels.

I can only assume that Veuve Clicquot have moved into the Prosecco market because of its current popularity. According to a study by Laithwaite’s, the UK’s largest mail order business, and published in The Drinks Business Prosecco is now the overwhelming choice for a marriage toast:

‘PROSECCO NOW WEDDING TOAST OF CHOICE

In the study, Laithwaite’s found that 63% of couples now toast their nuptials with a flute of Prosecco, compared to just 8% who raise a glass of Champagne.

According to Laithwaite’s, sales of the Italian fizz have grown by over 25% in the last 18 months, overtaking Champagne sales at weddings as far back as 2013.

English Sparkling wine is also giving Champagne competition, accounting for 5% of all sparkling wine drunk at UK weddings, with its popularity rising every month.’

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco…oops I think there might be a Champagne amongst these but I can’t be sure – I’m so confused!

Ciro (right hand label) is not made by Veuve Clicquot instead by a small producer in Campania. Ciro received legal letters from Veuve Clicquot alleging that their label could be confused with Veuve Clicquot.  Moral of the story: Ciro should have called their sparkling wine Prosecco and presumably VC wouldn't have said anything.

Ciro (right hand label) is not made by Veuve Clicquot instead by a small producer in Campania. Ciro received legal letters from Veuve Clicquot alleging that their label could be confused with Veuve Clicquot.
Moral of the story: Ciro should have called their sparkling wine Prosecco and presumably VC wouldn’t have said anything.

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