Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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The essence of wine?

A tablebLunch in the cool of the Boulevard Napoléon winery 

J+T-Quail gatherersChef John and Trevor Gulliver braving both
the heat of the Minervois and the barbecue
to bring guests delicious quail  

Joseph PailléJoseph Paillé checking out the 2014 Grenache Gris, Boulevard Napoléon

Wine is, of course, many things – an agricultural way of life and a product that can live for decades even, in rare instances, for centuries. One of the rare agricultural products that has glamour.  Wine is also a worldwide global commerce as typified by this week’s Vinexpo gathering in Bordeaux.

It is all of these things and more but its essence is surely one of enjoyment. Enjoyment of three Gs:  a good glass or two, good food and good company. Of course you can enjoy wine alone but it isn’t the same.

Over the weekend we were at Boulevard Napoléon’s annual fête des vins in La Livinière, the only cru of the Minervois. This convivial fête sums up the essence of wine.

Boulevard Napoléon is the French arm of the St John Restaurant group headed by Trevor Gulliver and Fergus Henderson. Trevor has had a house in nearby Homps, on the Canal du Midi, for some 15 years. It was in 2010 that he was persuaded to buy some vines high up in the hills and the following year Boulevard Napoléon made its first vintage.

Last year we were kindly invited to their now annual Fête des Vins, which was when we conceived the idea of riding from Pauillac to La Livinière to raise money for Parkinson’s UK as Fergus has had Parkinson’s since 1998. Our fundraising ride has currently hit £5,332.50 including gift aid – an additional 20% that the UK Government puts in for UK taxpayers.

Group@Trevor'sThe Pedallers’ team @the finish with Fergus 

Fergus17.6.17Fergus Henderson

2014 Grenache Gris2014 Grenache Gris, IGP Hérault – very attractive, medium weight,
well balanced white with good crisp acidity.
You are not aware that it is 14.5%

14Bien AutreThe soft and juicy red: 2014 Bien Autre, IGP Hérault
The domaine’s second wine – best chilled especially in a heatwave   

Jim+Carole-Cité


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Une histoire de tomate, mais pas que…

Mon premier boulot après l’armée, ce fut à Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse, au sein d’une coopérative agricole: Le Cabanon, spécialisée dans la conserve de tomate. C’était en 1985.

Ce n’est que bien plus tard que je me suis intéressé au vin, au travers du journalisme.

Ceci, pour vous expliquer que mon attention ait été attirée sur l’article du Figaro consacré au livre de Jean-Baptiste Malet, L’Empire de l’Or Rouge, et dont le point de départ est justement… Le Cabanon.

L’Empire de l’Or Rouge, chez Fayard

Mais à lire cet article, je me dis que la tomate est loin d’être un cas isolé; j’ai pensé au jambon serrano issu de porcs hongrois ou hollandais; aux fraises andalouses plus gorgées de pesticides que de goût; aux huiles d’olives grecques rebaptisées italiennes, aux conserves françaises de haricots chinois… et au vin, bien sûr.

Nous pestons souvent ici – moi le premier – contre les règlements souvent abscons qui régissent notre production de vin, contre tout ce qui peut décourager l’initiative dans la viticulture française. Je n’ai pas changé d’avis. Mais je me demande pourtant si, en évitant que le vin ne soit une simple commodité, une matière première comme les autres, cet encadrement ne permet pas d’éviter certaines dérives comme celles auxquelles on assiste dans la tomate. Et si le contrôle de l’origine était quand même une protection pour le consommateur?

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Hervé Lalau


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Parkinson’s Fundraising Ride: Pauillac to La Livinière – 1er Etape: Pauillac to Langon

Parkinson’s team: Carole supported by
Lynda and Derek on either side
Lafite in background

Jim and Carole – the pedallers before the start

Derek and Lynda: support team 

 Well we are now on our way. After a short photo opportunity on the D2 road in front of Château Lafite we set off just before 8.45am. Originally we had planned to leave a little later but with the heat of Saturday and Sunday we decided it would be best to start as early as we reasonably could, so to avoid the hottest part of the day.

However, this morning turned out to be considerably cooler than the previous days as well as being overcast, so we enjoyed a very pleasant ride from Pauillac to Langon, the market town of Sauternes.

From Lafite we headed down the D2 – Route des châteaux – past many of the Médoc’s famous domaines until we reached the turning to Macau, which we opted for as this road is quieter than the lower part of the D2. 

Getting through Bordeaux proved to be pretty straightforward, especially once we reached the new Pont Chaban-Delmas, which includes a cycle lane that connects to a cycle track that runs for miles along the eastern bank until it joins the D10 to the south of the bridge that carries the Bordeaux by-pass to the eastern side of the. London is making some progress with its cycle super-highways but, from our experience today, lags behind Bordeaux.

It was an interesting ride down the D10 with the vineyards of the Côtes de Bordeaux followed by the lesser known sweet wine appellations like Cadillac, Loupiac and Saint Croix de Mont. 

After a brief stop in the centre of the old town of Cadillac we reached today’s finish at the Hotel Claude Darroze just before 2pm.

Words from Parkinson’s UK that underlines why we are riding:
‘People with Parkinson’s need a new treatment, the science is ready and we have the expertise.


Current Parkinson’s drugs aren’t good enough. They don’t stop, slow down or reverse the condition – they just mask it for a time. And they can have distressing side effects.
 

While there are a range of therapies, the main drug people rely on hasn’t changed for over 50 years. There has been lots of work to understand Parkinson’s, but not enough investment or leadership to join up the best ideas and deliver new treatments.

We’re now at the tipping point. With decades of research we’ve unlocked key discoveries that could transform lives. Parkinson’s UK is ready to drive forward the research community in a radical new approach to develop better treatments, faster as part of their We Won’t Campaign, which is raising vital funds for Parkinson’s research.’

We are delighted that our total now stands at £3,185.00 (£3,818.75 including gift aid). We are very grateful to our 70 generous donors. If you haven’t donated please do consider doing so and help us hit our ambitious target of £6000. 

All donations make a difference! Our fundraising page is here

    

 

Manicured Lafite 

Lafite and the Giant Defy

The market building in Cadillac

Derek finds that support can be tough….

 

Carole:Jim@Lafite


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Pourquoi le soufre est-il devenu un enjeu dans le vin ?

Il y a peu de temps, hormis chez quelques très rares producteurs, on ne parlait pas des dosages en soufre dans le vin. Maintenant, cela semble être devenu une sorte de mode : on ne compte plus les cuvées « sans soufre » (je mets volontiers les guillemets car il est, je crois, impossible d’obtenir un vin totalement dépourvu de soufre : on devrait donc qualifier ces cuvées de « sans soufre ajouté »).

On dirait que ce produit, issu de la croute terrestre et donc « naturel », est devenu le diable en matière de vin ! J’ai des expériences diverses avec des vins sans soufre ajouté, parfois bonnes, plus souvent mauvaises, ce qui interroge en soi. Mais avant d’en parler, je voulais rappeler quelques faits qui peuvent expliquer, en partie, les raisons de l’usage de cette substance fort utile, mais aussi les origines de la méfiance qu’elle semble susciter auprès de certaines personnes.

C’est beau, le soufre, non ? Et c’est du naturel aussi

 

Qu’est-ce que le soufre ? (merci, en grande partie, à Wikipedia)

On parle d’une manière imprécise quand on parle simplement de « soufre » dans le vin, car la substance est utilisée en œnologie dans des formes combinées, et notamment dans la forme SO2, c’est à dire comportant un atome de soufre et deux atomes d’oxygène. A la base, le soufre est l’élément chimique numéro atomique 16, portant le symbole S. C’est un non-métal multivalent abondant, insipide, et insoluble dans l’eau. Le soufre est surtout connu sous la forme de cristaux jaunes et se trouve dans beaucoup de minéraux (sulfure et sulfate) particulièrement dans les régions volcaniques. L’essentiel du soufre exploité est cependant d’origine sédimentaire. C’est un élément essentiel pour tous les êtres vivants ; il intervient dans la formule de deux acides aminés naturels, la cystéine et la méthionine et, par conséquent, dans de nombreuses protéines.

Le dioxyde de soufre (synonymes: anhydride sulfureux, SO2, sulfite, bisulfite, oxyde sulfureux) est un additif alimentaire qui, du fait de ses propriétés, est largement utilisé en œnologie tout comme dans l’industrie agroalimentaire en général (fruits secs, charcuteries, moutarde, préparations culinaires pré-emballées, crustacés, céréales) ou dans l’industrie chimique. Son emploi en vinification est due à deux propriétés qui sont très utiles :

1). C’est un antiseptique qui agit contre le développement des microorganismes. Son usage permet donc de sélectionner des microorganismes avant les fermentations, et de protéger le vin contre des bactéries (lactiques ou acétiques, par exemple) ou des levures pendant sa conservation. Ces levures peuvent provoquer des re-fermentations ou bien impliquer l’action de souches peu désirables comme les brettanomyces qui peuvent former des phénols volatiles, à l’odeur si déplaisant)

2). C’est un antioxydant, ayant la capacité de combiner l’oxygène dissous et de permettre d’éviter une oxydation prématuré du vin. Cette propriété est à mettre en relation avec sa capacité à combiner l’éthanal, molécule produite dans le vin notamment en cas d’oxydation.

Par ailleurs, le dioxyde de soufre possède une activité antioxydasique, ce qui permet de diminuer l’activité d’enzymes naturelles du raisin et néfastes pour la qualité du vin : la tyrosinase et la laccase.

 

On peut rajouter du SO2 à différentes étapes du processus, et essentiellement :

Sur les grappes vendangées, sous forme de metabisulfite. Le but est de protéger les raisins d’une oxydation, et aussi d’inhiber des levures pouvant se trouver sur cette vendange ou bien sur les caisses ou bennes et ainsi empêcher des débuts de fermentation non-contrôlés.

Au foulage ou au pressurage, pour les mêmes raisons.

Pendant la fermentation, mais surtout à la fin pour bloquer l’action de bactéries qui opèrent la transformation d’acide malique en acide lactique.

Pendant l’élevage, éventuellement, surtout en cas d’élevages longues.

A la mise en bouteille pour protéger de l’oxydation ou d’une action microbienne. Dans le cas de vins doux, aussi pour empêcher une re-fermentation.

 

Pourquoi vouloir rejeter le soufre, ou en tout cas chercher à limiter son usage ?

1). Le soufre, à haute dose, a une mauvaise odeur. Il peut sembler métallique (donc minéral !), ou, dans des cas plus extrêmes, rappeler le chou, voire l’œuf pourri !

2). Dans ces cas de trop forte dose, il arase les arômes d’un vin et lui retire donc de son caractère.

3). Il peut aussi, chez certaines personnes sensibles, provoquer des maux de tête et être dangereux pour des asthmatiques.

4). On pense que le soufre peut participer du phénomène de la « gueule de bois », même si l’alcool y contribue également.

Après, comme souvent, tout est affaire de dosage, d’habilité dans l’usage, puis de goût. Les vins rouges nécessitent peu de rajout de SO2, grâce à l’effet antioxydant des peaux. L’amélioration de l’état sanitaire des vendanges, comme celle de l’hygiène dans les chais, ont chacune grandement contribué à la réduction importante des doses de SO2 utilisés dans les vins contemporains. Les protocoles de vinification « bio » tolèrent des doses de SO2 inférieures à celles de la vinification « classique ». Certains veulent aller plus loin et éliminer totalement l’emploi de SO2. Ils courent plusieurs risques, notamment sur la conservation des vins qui ne doivent pas être stockés ou transportés à des températures qui dépassent les 14°C. Je me demande comment font ceux qui vendent des vins étiquetés « sans soufre » dans les linéaires des supermarchés. Ils doivent avoir un secret de fabrication en tout cas. Je pense que le CO2 peut jouer un rôle protecteur dans ce domaine, mais je n’en suis pas sur.

Quelques expériences autour de vins sans soufre rajouté

Un des arguments mis en avant par des producteurs de vins sans soufre rajouté est l’exaltation des arômes et saveurs fruités qui serait rendu possible par l’absence de la substance honnie. A cela je répondrai « peut-être ». Car ces arômes très fruités sont certes délicieux mais sont aussi fragiles. Il y a aussi une tendance à « simplifier » les vins en les transformant en « fruit bombs » sans beaucoup de fond derrière. Je ne sais pas si cela est inéluctable ou simplement le reflet des quelques vins « sans soufre » que j’ai dégusté récemment.

Un premier exemple : François Lurton produit en ce moment deux vins du Roussillon de son domaine Mas Janeil, un rosé et un rouge, les deux portant sur l’étiquette faciale la mention « sans soufre ». Une première bouteille du rosé 2016 m’a semblé déplaisant au nez, comme fortement réduite. La deuxième était bien, assez aromatique mais pas franchement plus que la moyenne des vins rosés de la zone. Bonne longueur en bouche et le vin tient sans problème plusieurs jours après ouverture dans la porte du frigo. L’assemblage comporte grenache gris, mourvèdre, carignan et syrah (dans leur ordre d’importance). C’est un bon vin, sans être exceptionnel et donc j’ai un peu de mal à comprendre son prix qui me semble très élevé à 24 euros. Le rouge 2016 est plus raisonnable à 16 euros, mais reste dans une gamme de prix élevé pour un Côtes de Roussillon. Il est effectivement puissant dans son fruité, avec une bonne structure. Cela dit, je ne sais pas trop ce que l’absence de soufre lui apporte réellement (il faudrait pour cela déguster la même cuvée avec du SO2 à côté), en dehors d’un marché de niche, et il reste à prouver sa capacité de garde.

Deuxième exemple : Première Vendanges, un Gamay de Touraine 2016 « sans sulfites » d’Henry et Jean-Sébastien Marionnet. Ce domaine familiae élabore des vins sans soufre rajouté depuis longtemps, en tout cas bien avant la mode actuelle, et je n’ai jamais été déçu par une seule bouteille. Le gamay prend ici un éclat particulier, léger et simple, sans complexité mais délicieux. Et ce vin vaut dans les 9 à 10 euros. Curieusement, ces vins semblent snobés par les bobos adeptes du sans soufre : pas assez « tendance » pour eux ?

Troisième exemple : une ancienne expérience chez Marcel Lapierre à Morgon qui date un peu mais qui m’avait beaucoup intéressé. Lapierre nous avait fait déguster deux cuvées dans trois millésimes différents, dont la plus ancienne devait avoir pas loin de 10 ans. Une des cuvées était sulfitée, l’autre pas. Je ne me souviens pas du dosage et peu importe. Des deux cuvées du millésime jeune, j’ai préféré la version non-sulfitée car son fruité était beaucoup plus expressif. Avec le temps, en revanche, la cuvée sulfitée prenait nettement le dessus, et surtout dans le cas du millésime le plus âgé, le « sans sulfite » était un peu aplati par l’action de l’oxygène et du coup plus simple, moins profond dans ses saveurs. A case of horses for courses ?

Quatrième exemple : lors d’un déjeuner récent sur le thème du dosage en Champagne en tenu par l’excellente maison Drappier, Michel Drappier et sa fille nous a servi deux versions de leur cuvée Brut Nature Zro Dosage, dont une sans soufre (notez la précision rare de la mention sur son étiquette). Je n’entrerai pas ici dans l’autre débat autour du dosage en Champagne que cette dégustation peut solliciter. Mais il y avait une différence assez marquée entre ces deux versions de la même cuvée et qui est manifestement le résultat de la présence ou l’absence de sulfites. La version non-sulfitée avait un nez de fruits blancs et jaunes, plaisant mais qui, pour moi, tendait aussi vers la pomme blette. Il m’a semblé un peu mou en bouche. Agréable mais simple (prix 39,50 euros).  La version « soufrée » semblait plus vive et fraîche, droite et longue, sans aucune mollesse, et se vend, curieusement, un peu moins cher que l’autre (35 euros). Est-ce que l’absence de soufre a un réel coût dans la production, ou bien s’agit-il d’une astuce marketing ?

Dernier exemple : lors de la présentation de la sélection pour la Foires aux Vins de l’enseigne Auchan, qui contenait par ailleurs d’excellents vins, j’ai dégusté un Picpoul de Pinet appelé Ormarine (2016) et libellé « sans soufre ». Ce vin illustrait le pire de ce qu’on peut trouver dans cette catégorie : jaune paille en couleur (c’était pourtant un millésime 2016 !); nez déplaisant, oxydatif et déviant, avec des arômes de paille moisie, puis bouche plate et sans saveurs à part de l’amertume et de l’acidité conjugués. Il semblerait que sur 100 échantillons de la catégorie dégustés par l’enseigne, seulement 4 sont jugés acceptables. Celui-ci a du échapper au radars : le sans soufre a-t-il la capacité d’un avion furtif ?

 

Conclusion

J’avoue que tout cela me laisse un peu perplexe. J’ai eu pas mal d’autres expériences semblables au denier exemple donné ci-dessus. Mais aussi, de temps en temps, j’ai rencontré des vins sans sulfites rajoutés éclatants de fraîcheur et de fruit. Je n’en ai jamais trouvé qui tenant bien dans le temps en revanche. Peut-être est-ce devenu un faux problème dans cet époque de « tout, tout de suite ». Là ou je demande quel est l’intérêt réel d’éviter tout usage de sulfites, hormis pour des clients asthmatiques, est le risque que cela fait prendre au niveau du stockage et du transport. Peut-on livrer de tels vins en période estivale, par exemple ? Et il existe un autre risque important pour le consommateur : la variabilité dans la qualité entre plusieurs bouteilles du même vin. Pourquoi prendre tous ces risques, alors ? Je sais bien que la religion n’a rien de rationnel, mais quand même…

David Cobbold


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Supermarché belge, vin espagnol, étiquette et rayon français

Les vignerons du Midi de la France se plaignent que les vins espagnols qui concurrencent les leurs ne soient pas toujours très bien identifiés.

Dans le cas du Cabernet-Sauvignon-Merlot de Cambras, et pour l’enseigne Carrefour, en Belgique, on ne peut leur donner tort.

Certes, la contre-étiquette porte bien la mention Vin d’Espagne. Mais le vin est rangé dans le rayon des vins français (à côté d’un Beaumes-de-Venise), et la réglette porte toujours l’acronyme VDTF (Vin de Table de France, une mention désuète depuis 2009). Plus fort encore, sur son site Carrefour Drive, pour la même référence (05104841), le distributeur indique comme origine « France ».

Est-ce de la négligence ou un choix délibéré?
Réponse souhaitée.

Hervé Lalau


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Marques & Coop en Belgique

L’association Marques & Coop, qui regroupe 12 coopératives françaises, est venue ce mardi à Louvain, chez Couvert Couvert, pour présenter ses vins à la presse. Les représentants des douze mousquetaires avaient fait le déplacement, de même que quelques journalistes français (juste retour des choses, puisqu’en 2015, c’est nous qui étions descendus à Paris déguster les vins de l’association, comme vous vous en souvenez peut-être).
« Jouer collectif », voilà qui est dans l’ADN de ces coopératives, en interne; ce qui l’est moins, c’est de fédérer ces collectifs; c’est cependant ce qu’elles font avec Marques & Coop;  pour se montrer, au travers de dégustations comme celle-ci, ou de salons; mais aussi pour échanger des savoirs-faire, à tous les niveaux.
Chaque coopérative présentait deux de ses cuvées.  Voici mes préférées. Comme vous le constaterez si vous vous amusez à comparer avec mon article de 2015, il s’agit parfois des mêmes qu’en 2015 (sur un nouveau millésime). La démonstration d’une belle régularité dans la qualité, de la part leurs producteurs.

Loire Propriétés Muscadet Le Pallet 2014

Le Muscadet d’expression, plein, racé. Confirme la belle impression de 2015.

Estandon Côtes de Provence Cuvée Légende 2014

La preuve qu’il y a une vie au delà de la soif, pour le rosé de Provence; celui-ci est plein, puissant, épicé – un des plus beaux rosés que j’ai bus cette année.
Philippe Brel (Estandon) présente son belle cuvée Légende

Tutiac Petit Verdot Le Verdot 2012

Ce cépage le plus souvent complémentaire donne ici toute sa mesure – fruit noir, très beaux tannins juteux, et une carrure d’athlète!  Et quelle jeunesse pour un 2012…

Chassenay d’Arce Champagne Confidences Brut

On ne change pas une équipe, ni un assemblage qui gagne! J’avais aimé cette cuvée présentée à Paris il y a deux ans; je l’ai adorée cette année – crémeuse, onctueuse, mais aussi pleine de vivacité, la quadrature de la rondeur tranchante.
En Confidence(s)
Cellier des Princes Châteauneuf du Pape Les Hauts des Coteaux 2012
Belle idée que de présenter un 2012 – son fruit mûr, très grenache, s’est paré de quelques notes d’évolution, mais aucunement dérangeantes; les tannins sont bien présents, mais joliment enrobés; avec en prime, des notes minérales et de réglisse. Et ce qui ne gâte rien, un très beau rapport qualité-prix pour son appellation.

Beaujolais Villages Louis Tête 2013 (Agamy)

Une belle cuvée où le Gamay, sans rien avoir perdu de sa jovialité fruitée, atteint une autre dimension, une certaine structure – 2013 fut peut-être un millésime médiocre à Bordeaux, mais pas ici.

Vignerons Ardéchois Terre d’Eglantier Viognier 2016

Toujours beaucoup de vivacité pour ce Viognier, très floral. L’abricot et la pêche complètent un beau tableau olfactif. Le terroir ardéchois réussit décidément très bien à ce cépage, et y présente pour moi plus d’intérêt que le Chardonnay.

Vinovalie Astrolabe Cahors 2014

Voici deux ans, c’est le Gaillac doux de L’Astrolabe que j’avais préféré. Cette année, ce fut son Cahors, puissant mais raffiné. Dynamique, aussi.
Avec ce Cahors Astrolabe, Vinovalie garde le cap…

Sans oublier…

Ont également été appréciés: Ortas Rasteau Prestige 2012, Cave de Saint Emilion Château Tourde Yon 2014, Tutiac Malbec Ter Pointe 2015, Vignerons de l’Ile de Beauté Prestige du Président rosé 2016, Loire Propriétés Chinon Le Fauteuil Rouge 2014, Estandon Côtes de Provence Zénith 2016, Chassenay d’Arce Champagne Confidences Rosé Brut 2009.
Après le temps des dégustations, est venu le temps des accords; les chefs de Couvert Couvert, Laurent et Vincent Folmer, et notre ami Marc Vanhellemont nous avaient concocté quelques belles associations, avec deux vins proposés pour chaque plat. Certains mariages semblaient aller de soi, d’autres étaient plus inattendus (le rosé de Provence sur la pintade, par exemple), mais ils fonctionnaient bien. La preuve était administrée, encore une fois, qu’en matière d’affinités gourmandes, pas plus qu’en matière d’amour, il n’y a de règle intangible. Bravo, Marc!

Hervé Lalau


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Poet, premier vin-thé au monde

Je vous livre une information que j’ai lue le 28 mai dernier dans la presse, plus précisément dans LA VANGUARDIA, et qui m’a interpellée au point que j’ai voulu la partager avec vous. Je dois cependant vous avouer que je n’ai pas gouté ces « produits », je ne fais que retranscrire toutes les informations que j’ai pu glaner ci et là. J’ai interrogé plusieurs professionnels mais en vain, personne n’avait connaissance de ce Poet. Peut-être Hervé, Marco ou Jim pourront-ils nous éclairer?

Né à Barcelone au début de cette année, Poet est le premier vin avec du thé qui est apparu sur le marché. Un curieux mélange créé par deux amis : Tadeo, expert et importateur de thés, et Taigi, impliqué dans le monde du vin. Il leur aura fallu près de deux ans de recherche pour combiner les propriétés bénéfiques des deux boissons et en même temps offrir une expérience culinaire différente. L’entreprise responsable de cette boisson, Winetea, a développé trois variétés de vins, mais les fondateurs reconnaissent que c’est un « produit » difficile à introduire sur le marché espagnol, et ils se disent surpris par le succès qu’ils rencontrent en Belgique et au Royaume-Uni où ils le vendent à des restaurants curieux de s’ouvrir à d’autres expériences gastronomiques. Ils affirment avoir vendu près de 3.000 bouteilles depuis février 2017, date de lancement. L’entreprise emploie 2 personnes et élabore une gamme de 3 vins/thés dans différents domaines situés en Navarre, Catalogne et La Rioja. Les vins sont commercialisés au travers de leur site et directement à la restauration. L’objectif prioritaire de la start-up est d’introduire ses « vins » chez les cavistes.https://vinoyte.es/

Leur finalité avancée étant d’offrir de nouvelles nuances à nos palais et de favoriser l’ouverture des sens. Pour faciliter le choix des consommateurs, ils ont divisé leurs mélanges en trois catégories différentes et ont eu recours à trois des variétés de thé les plus représentatifs dans le monde.

Trois blends

Poet est une collection de trois mélanges qui représente chacun une culture différente et qui s’inspire de la poésie la plus caractéristique de chacune. Conçus pour envelopper les sens dans une expérience épicurienne, ces nouveaux vins sont le fruit de recherches approfondies et d’une analyse organoleptique complexe visant à trouver les variétés les plus appropriées. Mélanges qui améliorent le goût du thé, sans le dénaturer : le grenache est le choix parfait pour Soneto, tandis que Haiku se marie avec le chardonnay et que le merlot est le raisin idéal pour Ghazal.

Haiku Sencha ❦ Chardonnay

–      Haiku, le premier mélange vin/thé inspiré par la poésie du même nom. Il est idéal pour les clients très exigeants qui recherchent des saveurs subtiles. Sencha est un thé vert japonais, un des plus consommés au quotidien dans ce pays. Il, dégage un arôme floral et un beau bouquet ;  ce thé est allié á la légèreté des raisins blancs, du chardonnay. Un mélange parfait pour marier avec les sushis et les poissons.

01-2 VINO HAIKU

Soneto Earl grey et Garnacha

–      Soneto, est élaboré à partir de vin rouge avec du thé noir anglais Earl Grey, un mélange de thé noir aromatisé à la bergamote représente la distinction et la tradition anglaise. Il offre une structure élégante et un équilibre parfait entre l’acidité et le fruité. Il serait parfait pour boire à 18h et conviendraient aux buveurs de thé les plus exigeants !

02-1 VINO SONETO

Ghazal Chai Masala ❦ Merlot

–      Ghazal, est le troisième vin, il mêle l’art et le mysticisme de l’Inde dans un vin rouge issu de merlot associé à l’intensité apportée par le thé Indien Chai Masala, composé de thé noir et d’un mélange d’épices. Délicatement ses notes épicées créent un arôme et une saveur intense, et un équilibre intéressant. Ce mélange serait parfait pour ceux qui cherchent davantage de richesse et d’intensité et qui voudraient le marier avec des aliments « piquants ».

glass-bottle-ghazal

  • Prix de 3 Bouteilles 33€

Leur argument de vente s’appuie sur les qualités organoleptiques apportées par ces boissons qui seraient idéales pour développer l’éducation de nos palais : ces vins auraient le pouvoir d’ouvrir nos papilles gustatives, de les enrichir comme jamais elles ne l’ont été, car ils offrent une plus grande quantité de notes, d’arômes et de saveurs étonnantes « La nourriture est une poésie, que les sens doivent interpréter, dit Tadeo Cortés, le créateur de Poet qui remarque que les gens passent la plupart de leur temps à manger de la restauration rapide qui offre peu ou pas de saveur. On oublie souvent le plaisir de goûter quelque chose de très savoureux et nous finissons par manger juste pour nous nourrir. Face à cette situation, les notes douces et expressives de Poet infusent de nouvelles saveurs en combinant de variétés de cépages et de thé délicieusement choisis »

La température : « Il est conseillé de boire Sonnet et Ghazal chauds. Haiku peut également être apprécié chaud, mais notre suggestion est de le boire froid, en dessous de 15°C »

Bien évidemment, je n’ai fait que traduire ce que j’ai lu et j’aimerais beaucoup gouter ces vins/thés; je vais m’en procurer 3 bouteilles et je vous dirai. En attendan,t si l’un de vous les a goutés et peut nous faire part de ses impressions, elles seront les bienvenues…

Hasta Pronto,

 

MarieLouise Banyols

 

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