Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Robert et Marcel wrap up the Clos Cristal deal

ClosCristals
Clos Cristal, Saumur-Champigny 

The deal has been closed. It has been agreed, and will be signed and sealed that Robert et Marcel, aka La Cave des Vignerons de Saint-Cyr, would take a 25-year lease on the famous Clos Cristal, one of two highly unusual vineyards established by Antoine Cristal (1837-1931).

Cristal established two vineyards – Clos Cristal for red and the Clos des Murs for white. As well as enclosing these vineyards with a wall he built walls within the vineyard running west to east. These walls had regular holes which allowed vines to be planted on the north side and trained through through the hole. This means that the roots and base of the vine is in the shade, so helping to keep the roots etc. moist, while the rest of the vine faces south and the sun plus benefitting from heat radiated from the wall.

This agreement ends a crisis that started in early 2016 when L’Institut du Clos Cristal, the company running the Clos Cristal on behalf of the hospital of Saumur got into financial problems. L’Institut du Clos Cristal is now in liquidation with debts of some 300,000 Euros. Clos Cristal had been run since 1996 by Eric Dubois.

In April 2016 the Saumur Hospital appealed for people to make offers for the Clos Cristal on a 25 year long-term rental agreement. This appeal produced a large response – 18 offers. From this five were selected and there was a proposal that le Clos might be managed between a number of partners. In the interim Robert et Marcel were invited to run the Clos, which had been untended for several months, for two years. Unfortunately this was too late to save the 2016 vintage, which will not be released.

Instead of an arrangement with a number of actors, Robert et Marcel will be the leaseholders of Le Clos Cristal for 25 years. The Clos will continue to be run organically, as a separate entity and managed by François Robinson, who has experience of working in Australia and New Zealand. Robert and Marcel will be investing 1.3 million euros and replanting six of the ten hectares. 10% of this will be Chenin Blanc and 90% Cabernet Franc.

in 1957 the late Robert and Marcel Neau were the founders of the well run Cave des Vignerons de Saint-Cyr in Saint-Cyr-en-Bourg. They were president and director respectively. It was in November 2013 that the Cave de Saint-Cyr changed its name. Robert et Marcel are part of Alliance Loire – now an association of seven cave cooperatives from the Pays Nantais through to Touraine, whose headquarters are at St Cyr.  Alliance Loire is also a shareholder in Ackerman, the region’s leading Loire based négociant. Ackerman is in expansionist mode. In particular it has been acquiring individual domaines such as Château La Varière in Anjou and and Château de Sancerre.

Visit to FilipaP

 

 

 


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Cairanne, 3 portraits et photos

À Cairanne, depuis que j’arpente le vignoble, il y a trois domaines que j’ai toujours préférés pour leur qualité, leur constance et le caractère de leurs vins. Ce qui ne veut pas dire que d’autres domaines ne font pas le poids, comme le Domaine des Amadieu, Roche, Delubac, Denis Alary… Mais les trois ci-dessous sont, sans ordre de préférence, mes favoris.

L’Oratoire Saint Martin

 

De pères en fils, dix générations se sont succédées au domaine. Aujourd’hui, ce sont Frédéric et François Alary qui sont à la tête des 25 ha de vignes; et se remettent chaque année en question. Rien n’est jamais définitif, tout est recherche constante, avec pour seul objectif : obtenir la vendange de qualité et dans la foulée, tout simplement un vin qui correspond au terroir. Les parcelles situées en majorité au nord-est des collines avec large vue sur le Plan de Dieu, les Dentelles de Montmirail et le Ventoux, voilà un panorama qui sans nul doute aide à faire de l’excellence. Et ce reflet du sol et de son environnement se retrouve élégamment dans la cuvée Haut Coustias, qui assemble une majorité de Mourvèdre à des proportions presque égale de Grenache et de Syrah. Nez de garrigue où flotte un parfum de genêt et de feuille de figuier. La bouche fraîche qui austère dans les premièrs temps se donne chaque année un peu plus. La garrigue se transforme en saveurs épicées soulignées de réglisse, maculées de fruits rouges, toujours en carrure, mais la main généreuse, prompte à nous offrir quelques un rien de cannelle, un grain de sel, un noyau, une note de menthol, en plus. Quant au blanc Haut Coustias, fait de 40% de Marsanne, 40% de Roussanne, 10% de Clairette et 10% de Grenache, il plaît d’emblée par ses notes de miel de thym, d’aiguilles de pin, de bruyère, de sirop de poire et d’abricot sec. Par sa bouche onctueuse parfumée de rose, rafraîchie de citron confit, épicée de safran, à l’impression légèrement tannique, à la finale sur l’anis. Élevage 12 mois en barriques.

www.oratoiresaintmartin.fr

Domaine Marcel Richaud

Une belle histoire…

Quand la succession est assurée, quelle peut être meilleure récompense pour le projet de toute une vie ? Marcel a toujours incarné l’excellence, le mieux que ce que pouvait exprimer les terroirs de Cairanne. Avec, bien entendu, des recherches continues, rien n’est jamais fini, tout est toujours perfectible. Pas dans la quête d’un absolu, chimère ridicule, mais plus dans l’interprétation la plus juste de ce que peut exprimer le raisin issu de telle ou telle parcelle. L’homme interprète le terroir et Marcel est loin de chanter faux. Et voilà que son fils, et puis sa fille aînée, le premier à la vigne, la seconde à la cave, rejoignent père et mère et s’allouent dans la foulée les rennes du domaine. Un passage réussi démontré par la dégustation des vins. Ces derniers bénéficient aujourd’hui d’un assemblage supplémentaire qui combine les sensibilités des enfants et des parents. Cairanne blanc ou rouge, offrent cette même texture veloutée, la fraîcheur du fruit, la délicatesse des épices. Quant à L’Ebrescade, jeune, il mélange fraise confite à la chair de bigarreau, saveur saline et tanins au caractère un rien sauvage. Et puis après quelques années, le cacao apparaît, les épices se précisent, les tanins commencent à s’assagir, mais pas trop, ils préfèrent garder au vin son caractère farouche, mais pas dénué de générosité.

Domaine Laurent Brusset (pour changer, je vous ai mis le portrait écrit par Hervé, le mien ayant déjà été mis ici en ligne)

Ce domaine familial de 70 ha se répartit entre 5 AOC :  Rasteau, Gigondas, Ventoux, Côtes-du-Rhône et Cairanne. Maintes fois épinglé, pas une année ne passe sans qu’un de ses vins ne sorte en dégustation, il est aujourd’hui dans les mains de Laurent, troisième génération de cette famille vigneronne.

Cairanne, où la cave est située, est au cœur de la gamme : Laurent en propose pas moins de 5 cuvées, tantôt d’assemblage (Les Travers, en blanc et en rouge), tantôt parcellaires (Les Chabrilles, l’Esprit de Papet). Et vous l’avez compris, il n’y a rien à jeter. Au point qu’il nous fut difficile de sélectionner une cuvée.

Nous avons craqué pour Les Travers 2016 qui, sous l’ancien nom du domaine, assemble garrigue et terres d’Aigues, haut et bas de l’appellation en un mariage tout en équilibre – force et souplesse, fruit et épices.

Et puis, aussi, la cuvée « Hommage à André Brusset », toujours dans le millésime 2016. Encore très jeune, ce vin de raisins non éraflés est à la fois dense et très fin, très typé, avec ses notes de prune, de fumé et d’épices, et sa bouche opulente, juteuse et sapide. Il assemble vieux grenache (80 ans) et mourvèdre.

www.domainebrusset.fr

Cairanne aujourd’hui Cru, ne peut rêver de meilleurs ambassadeurs.

 

Ciao

Marco


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Sélection gourmande du Roussillon, de quoi trouver quelques vins pour les fêtes

Les vins du Roussillon n’arrêtent pas de nous offrir de belles surprises, que ce soit en simple Côtes du Roussillon, en VDN ou comme ici en Côtes du Roussillon Villages et en Crus. Et même ces hauts de gamme taillés pour la garde restent abordables, tant au point de vue du plaisir qu’ils nous procurent qu’en rapport qualité/prix. Voici notre sélection du moment.

 

Une poignée de blancs

Un beau triplé pour cette Collioure, une AOC qui englobe les blancs depuis 2002.

 Chrysopée 2016 Collioure Domaine Bila-Haut

 

Vert doré lumineux, il se parfume de citron vert aux accents délicats de vanille et de poivre blanc. Le croquant des fruits, agrumes certes, mais aussi poire et carambole réjouit les papilles. La fraîcheur presque vive souligne les arômes d’un trait minéral. La longueur nous parle des épices qui poudrent les fruits.

Assemblage de 90 % de Grenache gris et 10 % de Grenache blanc qui poussent sur des sols de schistes. Élevage de 6 mois en demi-muids avec des bâtonnages sur lies les deux premiers mois.

www.chapoutier.com

 

Les Canadells 2016 Collioure Domaine de la Tour Vieille

 

La robe dorée aux reflets vertes, doré de soleil comme le citron confit qui parfume le nez. Outre l’agrume, l’angélique, la figue blanche et l’olive verte se sont vues traiter de la même sorte. Mais oublions le traitement pour un moment respirer la note océane d’iode, l’autre terrestre de schistes éclatés mouillés d’embruns, à la fois légères et intenses, elles marquent toutes deux les papilles de leur empreinte minérale. C’est alors un jus frais qui coule en bouche, inondant le palais de saveurs florales et fruitées qui imbibent la texture légèrement ligneuse du vin.

Assemblage de 25% de Grenache Blanc, 25% Grenache gris, 10% Roussanne, 20% Macabeu, 20% Vermentino qui poussent sur la portion congrue des schistes à peine dégradé en surface. Pressurage direct des Grenache Gris et macération pelliculaire pour les autres. Fermentation en barriques pour 30% de la cuvée avec bâtonnages réguliers. Élevage sur lies jusqu’à la mise.

www.latourvieille.com

Inspiration Minérale 2016 Collioure Domaine Saint Sébastien

 

Vert jaune, un nez aux allures de citron confit, de bergamote et de fruits jaunes soulignés d’une pincée de curcuma et de poivre blanc. La bouche fraîche fait penser à une tarte au citron, mêlant vivacité et croquant, tressant suavité et amertume. La note acidulée nous accompagne du début à la fin mettant en évidence les agrumes, la pêche, l’abricot, le melon qui se confisent et transforment la tarte en cassate.

Assemblage de 90% de Grenache Gris et 10% de Grenache Blanc. Pressurage direct des raisins et vinification en 400 L à 18°C. Batonnage quotidien durant 15 jours dès la fin de la fermentation. Élevage de 1 an en 400 L neufs.

www.domaine-st-sebastien.com

Une fournée de rouges

Collioure

Les Collioure rouges gardent ce caractère iodé qui leur est particulier, un don de la Méditerranée et de ses embruns salés…

La Pinède 2016 Collioure Domaine de la Tour Vieille

 

Rubis pourpre, le nez nous annonce tout de suite des senteurs de fruits noirs où l’on reconnaît la figue fraîche, le cassis et le raisin dont la note de muscat nous rappelle celui de Hambourg. Des effluves d’embruns iodés se mêlent aux fragrances fruitées, des épices orientales aussi. La bouche nous ravit par la rondeur pointue de ses tanins qui s tissent comme soie sauvage, fraîche et juteuse. On oscille ici entre austérité et gourmandise.

Assemblage de 60% de Grenache noir, 30% de Mourvèdre et 10% de Carignan qui poussent dans des schistes. Macération longue et élevage en cuve.

www.latourvieille.com 

Arqueta 2015 Collioure Famille Lafage

 Grenat carminé, la fraise noire et la mûre nous accueillent, suivies d’olives et de dates fraîches, de fruits épicés de soleil et de cardamome. La bouche à la texture onctueuse, nous charme par son ampleur. Fruits et épices envahissent le palais, aidés de leur fraîcheur, ils s’installent sans vergogne pour notre plus grand bonheur. Un vin riche et puissant, au caractère généreux.

Assemblage de 70% de Grenache noir, 10% de Syrah, 5% de Carignan et 5% de Grenache gris qui poussent dans des schistes bruns délités et friables. Vinification des 4 cépages dans la même cuve à 25°C et macération de 4 semaines. Élevage de 6 mois en barriques bourguignonnes.

www.domaine-lafage.com

Côtes du Roussillon Villages Latour de France

Terroir de schistes qui donne au vins un tempérament sévère qu’il faut dépasser pour en évaluer toute la générosité.

 SD 2016 Côtes du Roussillon Villages Latour de France Domaine Rancy

Grenat cramoisi, le nez nous entraîne tout de go dans la garrigue où le pistachier térébinthe domine le thym et la sauge, un peu de jus d’arbouse vient teinter les romarins en fleurs. La bouche préfère le caractère lapidaire de la cagnasse qui pousser les plantes aromatiques respirées. Une austérité qui s’assagit grâce au jus délicat des mûres et myrtille, à la maturité des tanins certes serrés.

Assemblage de 45% de Mourvèdre, 35% de Carignan et 20% de Grenache qui poussent dans des schistes bruns. Macération de 3 semaines. Élevage en cuve béton.

www.domaine-rancy.com

Côtes du Roussillon Villages Les Aspres

Le dernier né des Côtes du Roussillon Villages aime transcrire son sol de galets et de cailloutis calcaires dans ses vins. Des vins souvent sauvages mais les meilleurs sont d’une élégance folle.

Les Pierres Plates 2015 Côtes du Roussillon Villages Les Aspres Terrassous

 

Grenat cramoisi, le nez nous charme par ses petits airs de fruits rouges, marmelade de fraises noires et de framboises, mélangées de figues poivrées. La bouche, élégante, reprend les fruits sentis, les rafraîchit d’agrumes et les souligne de réglisse et de poivre. Les tanins délicats ne font aucune entrave au déroulement fruité. Un vin raffiné.

Assemblage de 67% de Syrah, 17% de Grenache et 16% de Mourvèdre qui poussent dans des sols de schistes ou d’éclats calcaires. Macération de 3 semaines. Fermentation malolactique en fût. Élevage en fûts renouvelés dont un tiers de neufs.

www.terrassous.com

Cana 2016 Côtes du Roussillon Villages Les Aspres Domaine Ferrer Ribière

 

Rubis noir, un nez de pierre qui demande patience pour nous livrer quelques bribes de fruits, d’épices, mais aussi de fleurs. Un peu comme une rose ancienne qui pousserait entre les cailloux, les pétales maculés de jus de cassis et de cerise, ombrés de muscade et de cumin. La bouche répond, tanin en tête, à l’impression austère qui semble ne rien vouloir abandonner. Il faut l’amadouer, le faire dans le verre tourner, pour qu’enfin, il nous révèle quelques tournures fruitées, mais toujours bien épicées. Un vin au caractère fort.

Assemblage de 45% de Mourvèdre, 45% de Syrah et de 10% de Grenache. Élevage en demi‐muid.

www.vinferrerribiere.com

Léa 2015 Côtes du Roussillon Villages Les Aspres Domaine Lafage

 

Grenat sombre, des feuilles de figuiers enveloppent le nez, puis une de tomate, puis libéré, il respire la prune noire et la canneberge nuancé de menthe fraîche. La bouche, elle, offre un jus savoureux, groseilles, framboise et cassis s’en donnent à cœur joie et comblent les papilles de leurs fragrances délicates, mais insistantes. Tanins élégants et fraîcheur subtile renforcent l’impression de bien-être. Un vin des plus sympas.

Assemblage de 50% de Grenache, de 30% de Carignan et de 20% de Syrah qui poussent en terrasses suivant les courbes de niveau à 400 m d’altitude. Les jus sont écoulés en barriques bourguignonnes et s’y élèvent durant 15 mois.

www.domaine-lafage.com

Maury sec

 Sec… pour bien faire le distinguo avec le bien connu VDN issu du même terroir. Richesse du fruit et structure bien ancrée sont le dénominateur commun de ces vins.

Kerbuccio 2015 Maury sec Château Saint-Roch

 

Pourpre violacé, le nez explose comme une grenade qui disperse ses parfums légèrement fumés mélangés de fraises, de mûres et de figues. La bouche semble douce et sage, mais c’est trop vite oublier la force des baies qui imposent rapidement leurs fragrances fruitées. Elles se soulignent d’épices et de plantes de garrigue où la sauge et le cade les imprègnent de leur amertume racée. Un vin au caractère bien trempé.

Assemblage de 60% de Grenache, 35% de Syrah et 5% de Mourvèdre d’un âge moyen de 50 ans qui poussent dans les schistes et les marnes noirs. Macération de 4 à 5 semaines. Un tiers du vin est élevé en 500L durant 6 à 9 mois, le reste en cuve ciment.

www.chateausaintroch.fr

N vers le Nord 2016 Maury sec Mas Amiel

 

Rubis sanguin, des notes délicates de fruits rouges sautent au nez, en colorant le bout de framboise, de cerise et de groseille. Cela donne tout de go une impression de fraîcheur. Fraîcheur que la bouche confirme. Elle se répand, juteuse, maculant la soie tannique des fruits sentis, y ajoutant quelques brins de lavande, histoire de rendre le vin encore plus élégant. C’est joyeux.

Assemblage de 90% de Grenache et 10% de Syrah qui poussent dans des schistes gréseux, des calcaires bleutés et des argiles. Élevage en cuve béton.

www.masamiel.fr

Initial 2015 Maury sec Mas Amiel

 

Violet pourpre, le nez un peu fumé, grillé comme un marron, poivré et fortement souligné de réglisse. Le fruit, c’est pour après. De la figue, de la datte, des prunelles, de la pêche de vigne, se révèlent in extremis. En bouche, c’est pareil, le toasté, les tanins serrés, l’amer, parlent en premier, puis se font inonder par le jus et le charnu des fruits. Un jus qui coule sur l’assise minérale, en gomme le relief cristallin, en efface le caractère sévère, pour nous laisser que le plaisir du fruit délicatement épicé. Un vin complexe.

Assemblage de Grenache, de Syrah et de Carignan qui poussent dans des schistes. Élevage de 10 mois pour 10% en cuve bois et 90% en cuve béton.

www.masamiel.fr

Le plus marrant…

Nous sommes partis du même échantillonnage de trente vins fournis par le Bureau d’Information des Vins du Roussillon à Bruxelles que nos confrères du supplément Essentiel Vino, qui est un encarté de quotidiens belges. A l’arrivée, cependant, si l’on trouve quelques rares dénominateurs communs (ils sont en italiques dans la liste ci-après), il y a aussi beaucoup de vins différents dans nos sélections respectives. Voici la leur (la nôtre est parue dans In Vino Veritas).

ROUGES

Mas Lavail, Initiale, AOC Maury sec 2014

Mas Amiel Initial, AOC Maury sec 2015

Kar Magna, Vignerons Catalans, Côtes du Roussillon Villages Caramany 2016

Domaine Modat, Sans plus attendre, Côtes du Roussillon Villages Caramany 2015 (Bio)

Domaine Lafage, Léa Côtes du Roussillon Les Aspres 2015

Domaine des 3 Vallées, Côtes du Roussillon Villages Tautavel 2015

Château Mauléon, Vieilles vignes Syrah, Carignan, Grenache, Domaines Auriol, Côtes du Roussillon Villages Caramany 2015

Domaine de l’Edre, Carrément rouge, Côtes du Roussillon Villages Tautavel 2016

Rocher des Buis, AOC Maury sec 2014, Les Vignerons de Tautavel-Vingrau,

Les Pierres Plates, Terrassous, Côtes du Roussillon Les Aspres 2015

BLANCS

Clos Saint-Sébastien, Empreintes, AOC Collioure 2016

Domaine La Tour Vieille, Les Canadells, AOC Collioure

Ce qu’il y a de bien, autant pour les producteurs que pour l’Interpro, c’est qu’à nous deux, on sort presque toute la sélection!

Ciao

Marco


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Liberty, comme un flambeau dressé sur l’autre Châteauneuf

Notre ami Marc vient de subir une grosse opération chirurgicale; celle-ci s’est bien passée, Marc doit à présent se reposer et faire preuve de patience pour un total rétablissement.

Un petit mot d’encouragement lui ferait certainement plaisir – après tout, lui n’a jamais été avare d’encouragements pour ce qui s’agit des vignerons et des vigneronnes. Comme en témoigne encore aujourd’hui ce billet.

 

 

Ce vin est un clin d’œil de Julien Barrot à Châteauneuf-du-Pape depuis « l’autre » Châteauneuf, Châteauneuf-de-Gadagne.

Un village qui n’a pas tout à fait droit de cité sur l’étiquette – ses vins ne peuvent pas porter leur nom complet, juste « Côtes du Rhône Villages Gadagne ». Le mot Châteauneuf  étant réservé à son homonyme plus célèbre.

Quoi qu’il en soit, c’esrt bien à Châteauneuf de Gadagne, à 125 mètres d’altitude, qu’est née sa cuvée Liberty, grâce à la complicité de son vieux compère vigneron Yannick Alliaud, et à ses vignes. Celles-ci poussent sur le même terroir Villafranchien qu’à La Crau, avec le même encépagement, sur la même rive gauche du Rhône, mais un rien plus au sud-est, presqu’à l’ombre d’Avignon. L’étiquette répond aux mêmes caractéristiques que les Château9 de Julien, ça pourrait être trompeur, mais la qualité y est, et à l’aveugle, on pourrait bien douter…

 

Liberty 2015 Vin de France Domaine La Barroche

Violet pourpre aux reflets améthyste, son nez évoque la chair de figue noire, la datte fraîche et la mûre, relevées de poivre et soulignées de réglisse. La bouche propose des tanins soyeux maculés du jus de baies rouges et noires éclatées sur le minéral anguleux d’un galet disloqué. On y ressent les saveurs délicates du cassis, de la framboise et de la myrtille, accompagné de la texture râpeuse de l’arbouse. Le parfum subtil de la violette renforce l’élégance du vin. La fraîcheur en sublime le raffinement et enchante les papilles par l’inattendu de son propos à la fois simple, immédiat et profond, au caractère fort, mais retenu.

Un vin qui s’apprécie à différents degrés, on peut le boire comme ça, juste pour le plaisir ou y plonger pour l’ausculter et en percevoir toutes les subtilités.

Comment qu’il est fait

Issu d’une parcelle complantée, Liberty assemble 55% de Grenache, 18% de Syrah, 12% de Mourvèdre, 10% de Cinsault et 5% de Carignan dont la moyenne d’âge avoisine les 65 ans. La vendange manuelle n’égrappe que les rafles non mûres. La vinification se fait en cuves béton enterrées avec des macérations supérieures à 4 semaines. L’élevage 18 mois se passe en foudres et demi-muids. Le vin n’est pas filtré à la mise en bouteille.

Avec quoi qu’on peut le boire

Son caractère particulier demande des plats à la fois forts en goût et généreux comme un civet de lièvre au cassis ou un agneau aux herbes. Côté grillade, les saucisses piquantes ou parfumées au fenouil. Quant au plat froids, le carpaccio de magret de canards ou le plus subtil, mais non moins puissant émincé de poulpe aux pois chiches et chorizo.

Ses autres cuvées, Julien Barrot les élabore sur le terroir de Châteauneuf-du-Pape.

www.domainelabarroche.com

 

Ciao

Marco


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Filipa Pato and William Wouters – a fascinating visit

William, Christina and Filipa

The Pato family are never ones to duck away of their name 

Duck hooks in the WC

Sign for the winery 

Winery and home  

 

It was well worth Le Voyage!

It was well worth a group of us on Monday 4th December making a 470-kilometre round day trip to see Filipa Pato and William Wouters at their home and winery in the small town of Óis do Bairro, some 35 kms to the north of Coimbra. 

I first met Filipa when she was just starting to make her own wine when she was working with her father – Luis Pato. I forget the date but it must have been around the end of 2002 or possibly some time in 2003. 

Blurred selfie outside the winery

 

Filipa in the vineyard (above and below)

 Stones in the vineyard 

Vineyards in the valley

Filipa amongst a parcel of old vines in the valley

 

We started our visit with a look at the vineyards in the valley close to the winery. These vineyards, which are planted with white varieties, are on very stony limestone.   

Filipa and William now have 15 hectares of vines in 24 parcels. There are eight or nine hectares of white varieties with around five of red. They have been gradually purchasing vineyard plots, especially parcels of old vines. They have four hectares of very old vines including a parcel with vines that are 130 years old – planted just after phylloxera. They also have some ungrafted vines from which they make a special cuvée. 

In 2014 when William, who is Belgian and a sommelier and chef, moved to Portugal full-time, they started to convert their vineyards to biodynamics in 2014. Previously the demands of commuting between Portugal and Belgium had made it impossible to take such a time consuming step. They decided to move straight to biodynamics rather than moving to organic viticulture first. Filipa and William started converting the parcels closest to their winery first. 

Harmony underpins their philosophy. For instance, for their biodynamic infusion treatments they use local plants as far as possible. Initially they used camomile but this isn’t a local plant, so, for instance, they use aloe vera, fennel and some nettles. Also they use willow ties for holding up the old vines to their supporting stakes. Cuttings from the old vines are used to propagate new plants.

In one of their oldest vineyards, some 15 kilometres from the winery, there are some olive trees. « The olives and the vines interact, » explains Filipa. « The flowering is around the same time and the olive harvest comes just after we finish picking the grapes. » 

A parcel of old vines (above and below)


AC/DC Back in Black

 

The theme of harmony continues in the winery where they choose to use larger size barrels – 500-litre and 12-hl wooden vats to reduce wood influence. They are also using amphores, which again provides harmony as there is clay with the limestone in their vineyards. 


 André Cid and Filipa inside the winery

Filipa and André Ribeirinho

Looking at the array of empty bottles lined up just below the ceiling André Ribeirinho comments that you can see that this is a winery that lives, breathes and loves wine. 

 1964 Quinta Ribeirinho 

Back in 1964 Filipa’s grandfather was the first 

local producer to bottle his wine

Following our quick visit to the winery under Filipa and William’s house we head upstairs for a brilliant lunch, which William has prepared. « We don’t do tastings without food, » Filipa explains. 


Our group @lunch
Filipa’s grandmother, at the far end, joined us for the meal

3B Blanc de Blancs

Blend of Bical, Cerical, Maria Gomes

        

We start lunch with the crisp 3B Blanc de Blancs, which is a field blend of Bical, Cercial and Maria Gomes. 

I asked Filipa about Cercial. « Is it the same as Sercial in Madeira but just spelt differently? » « It could be, » she replied. « Certainly it not the same as the Cercial found in Dão. Someone bought some Cercial vines from Dão and planted them here are they were clearly different to the ones that you find here in Bairrada. Ours in Bairrada appear to be closer to those in Madeira. » 

At the start of the lunch Filipa explained that: « It was very important to help animate the village’s life by choosing to remain in the village and not build a winery outside. We have already lost the village school. » 

 

1st course: Panna Cota with herb jelly 

Paired with 2016 Nossa Calcario Branco 

Made using wild yeasts 12% fermented in barrel 

Attractive texture shouldn’t be served too cold

2016 Post-Quer…s Baga

After the Panna Cotta William served a delicious mushroom and tarragon risotto, which was paired with their very interesting 2016 Post-Quer..s Baga. This 100% Baga sees no wood and is soft and ready to drink now and although the typical rustic Baga tannins are present they have been tamed. The Post-Quer..s name reflects both that no wood has been used and that a Spanish producerobjected to the original Post-Quercus name, as he had a wine of a similar name and alleged that their use of it infringed his copyright, so they took out some of the letters but leaving Qu, which is the Portuguese for arse.

The main course was a beef casserole made using Bairrada wine. This was served with the lovely soft opulent 2011 Tinto Calcario Nossa with its notes of spice and cedar wood. Tannins are present but well integrated in the wine’s long finish.

   2011 Tinto Nossa Calcario


Cheese from Serra da Estrella followed served with the precise 2011 Calcario Branco Nossa with its attractive citric nose, good concentration with some beeswax character. 

A fine lunch-time line-up…

There was a small pot of a Marquise of dark chocolate with three perfect raspberries to finish our great lunch. With had this with the 2013 Espirito de Baga – a reminder that Port isn’t this country’s only fortified wine. Full of black cherries Filipa and William first made this in 2010 with the help of Dirk Niepoort. They use 25% of brandy that is double distilled to 73%. Keeping to the theme of harmony the Espirito is closed with a beeswax seal to reflect the wine’s sweetness.

On our way back to Lisbon we visited with Filipa a couple of the parcels of old vine Baja that they have been acquiring some 15 kms to the south of Óis do Bairro

My grateful thanks to Filipa, William and their staff for a fascinating and great visit. It is great to see the promise that I saw on my first visit being so well fulfilled. 

 The old vine Baga 

(above and below)

Filipa and André in the gathering dusk

  Visit to FilipaP

 


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Muscadet et huîtres : un accord classique qui ne marche pas !

Les accords « classiques » ont la vie dure et longue. Parfois ils fonctionnent assez bien, mais, dans d’autres cas, j’ai du mal a comprendre leur justification gustative. C’est le cas de la combinaison hyper-classique du muscadet avec des huîtres. Le muscadet est un vin blanc assez délicat, voire discret et, pour les meilleurs, peu acide. L’huître, avec certes des variations saisonnières et selon l’origine, a un goût parfois bien marqué par le sel, souvent par l’iode, et qui contient pas mal de cette saveur que les japonais ont nommé umami. L’umami, aujourd’hui reconnu par des scientifiques comme un cinquième goût, est autant une texture qu’une saveur et dont la présence de glutamate est un ingrédient essentiel. Il agit aussi comme un exhausser de goût et, dans le cas de l’huître, cet effet est amplifié par la présence du sel. Je pense que cette combinaison est la source de mon problème avec l’accord huîtres/muscadet. En tout cas, le résultat pour mon palais, et que le goût de l’huître domine systématiquement celui du muscadet, qui disparaît presque totalement. Parfois aussi cette combinaison produit un goût métallique assez déplaisant.

J’ai souvent été déçu par un effet d’écrasement du vin par certains plats, et ceci me semble particulièrement vrai avec cet accord qui, pourtant, est constamment reproduit dans des livres ou articles. J’avoue y avoir cédé parfois par facilité. Pourquoi insister alors sur un tel accord ? Une proximité des régions de production des deux produits peut engendrer ce type de solution de facilité. Bretagne pour les huîtres et Muscadet pour le vin blanc est un cas évident. D’autres cas similaires fonctionnent mieux pourtant, comme Sancerre et fromage de chèvre, ou Gewurztraminer et Munster. Mais la proximité géographiques des produits n’est pas une preuve d’un bon accord.

Très récemment, à l’occasion d’une présentation des excellents vins de Muscadet de Jérémie Huchet et Jérémie Mourat, j’ai pu de nouveau expérimenter cet accord, ou plutôt ce désaccord, et avec des très beaux vins de Muscadet. Cette dégustation avait lieu à Paris et les accords avaient été préparés par l’excellent professionnel qui est Olivier Poussier, avec des huîtres de grande qualité et de différentes provenances, assortis à des muscadets issus des crus communaux, sujet dont mes collègues ont déjà parlé sur ce même site. Les vins provenaient de millésimes qui s’étalaient entre 2016 et 2002, renforçant clairement mon avis déjà acquis que ces vins ont une bonne capacité de garde et que les meilleurs y gagnent en complexité. Les vins présentés ayant beaucoup de qualités, je vais vous les présenter avant de revenir sur le sujet des accords, ou plutôt le problème des accords tels qu’ils étaient proposés à cette occasion.

Muscadet Sèvre et Maine, Clos les Montys 2016

Seul vin de la série à ne pas être issu d’un des crus communaux, son nez fin et délicat est plutôt floral. La bouche est directe, simple, relativement vive et très agréable. Une bonne mise en bouche pour la suite.

Muscadet Sèvre et Maine, Monnières Saint Fiacre 2014

Ce vin était encore en cours d’élevage au moment de la dégustation. Le nez avait donc un caractère de réduction qui me faisait penser à de la cacahuète. Assez intense, ciselé et directe. pas encore très complexe.

Muscadet Sèvre et Maine, Clisson 2014

Pas très aromatique au nez, mais cela semble être un constant pour les muscadets qui, pour moi, se révèlent surtout en bouche. Dans ce cas on découvre une belle suavité, qui est à la fois tendre et complexe, au cœur intense et avec une très belle longueur. Un très beau vin.

Muscadet Sèvre et Maine, Goulaine 2013

Plus « large » dans ses saveurs avec aussi une belle intensité et beaucoup de longueur. Le fond est assez ferme avec une touche  un peu métallique. Du coup le fruit peine à enrober cela et le vin paraît assez austère. En anglais on dirait « steeely » (vous remarquerez mes efforts pour éviter le mot valise de « minéral » !)

Muscadet Sèvre et Maine, Château-Thébaud 2012

Nez plus complexe avec des notes fumées. Relativement riche et savoureux en bouche. Précis et vif avec une excellente longueur.

Muscadet Sèvre et Maine, Gorges 2012

Ce nez m’a semble plus parfumé que les autres, avec un léger fruité de fruits blancs et un accent océanique. Le fond est solide et, dans ce cas, le fruit s’y intègre très bien sans être écrasé. Une combinaison très intéressante entre tendresse et austérité. Très joli vin.

Muscadet Sèvre et Maine, Château-Thébaud 2002

Ce vin était servi à table, juste après la dégustation. Il m’a semblé bien plus riche et puissant que tous les autres, peut-être en partie parce qu’il n’y avait pas d’huîtres pour interférer. En tout cas l’évolution dans le temps lui a été bénéfique, le faisant gagner en puissance aromatique et en complexité. Très beau vin.

Pour plus d’informations sur ces excellents vins, voici l’adresse de leur site dédié : http://www.lesbetescurieuses.fr

 

Les huîtres et la difficulté de ces accords

Les huîtres étaient de très belle qualité, là n’est pas le problème. Il y avait des spéciales de claire d’Oléron et du Bassin d’Arcachon, des spéciales de Bouzigues, des Princesses de Kermancy de La Trinté sur Mer, des Prat ar Coum d’Yvon Madec et des plates de Cadoret. Chaque huître était proposé avec un Muscadet en particulier. J’ai essayé les accords tels qu’ils étaient présentés, puis j’ai fait des croisements pour voir si cela marchait mieux. Sans grand succès.

J’ai trouvé que le meilleur accord était avec le muscadet le plus jeune et le plus simple : le premier vin dans ma liste ci-dessus, à condition de prendre une huître pas trop puissante. La saveur riche et la texture grasse de l’huître plate écrasait tous les vins, et, à moindre degré, toutes les autres huîtres s’avéraient trop puissantes pour tous les vins. Pour trouver un bon accord avec l’huître ne faudrait-il pas essayer plutôt des vins ayant des saveurs plus perçantes, à l’acidité plus prononcée ? Ou introduire un peu de sucre dans l’équation avec un demi-sec, afin de contrer l’effet de l’umami qui agit presque exactement comme le sucre dans les accords. Ou simplement accepter stoïquement la défaite et prendre plaisir avec son huître avant de boire un coup ? Vos idées et expériences seront le bienvenu ici…..

David


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Moi aussi j’étais à La Livinière et j’ai reçu un Bôjô Nouvô

À La Livinière, le vent du Nord, plus froid et plus fort que la Tramontane, tentait d’arracher les dernières feuilles aux vignes. Nous, nous étions ballotés comme les nuages gris et bas par les bourrasques. Un temps à rester au coin du feu à refaire le monde autour d’un verre. À la place, nous avons fait une verticale au Clos des Roques. Les Gastou voulaient nous démontrer que leur Mal Pas – le lieu-dit où nous prenions le vent – avant avait une réelle capacité à vieillir. Étonnante fraîcheur du 2003, millésime qui d’habitude ne survit que par son excès d’alcool et de tanins. A conseiller, également, le 2005, le 2010 et le 2015.

Le lendemain, le vent ne s’était pas calmé, mais les grisailles et l’humidité avaient fait place au soleil. Un soleil froid certes, mais quelle belle lumière! Elle faisait chatoyer le rouge des vignes de Carignans qui se détachait du camaïeu ocre pâle des Syrah et des Grenache. Une autre verticale au Domaine Faîteau, la cuvée Gaston de 2006 à 2015, nous a montré l’évolution qualitative des vins, comme la veille au Clos des Roques, d’ailleurs. On se dit que les 2015 seront meilleurs dans 10 ans que les 2005 aujourd’hui.

Déjeuner au Clos Centeilles avec les vins dégustés à l’apéro La Closerie de Félines 2014 Domaine Charpentier, le Mourel rouge 2015 de Jean-Luc Dressayre, L’Aldénien 2016 du Domaine Rouanet-Montcélèbre, La Cantilène 2015 du Château Sainte Eumalie et bien entendu, le Clos Centeilles 2012; rien à jeter, du fruit, de la structure ou de la gourmandise, c’est selon.

Nous partons ensuite pour le Château Maris – un peu extravagant, mais très sympa, où j’ai beaucoup aimé La Touge 2015 et pour terminer L’Oustal Blanc et sa Prima Donna 2014 succulente.

J’y ajoute quelques vins dégustés d’entrée, au hasard des dégustations et lors des dîners : le Château Cesseras 2014, le Domaine de la Borie Blanche 2014, Le Viala 2015 de Gérard Bertrand, la cuvée Sòmi 2015 du Domaine de la Senche, Le Champ du Lièvre 2014, La Féline 2015 de Borie de Maurel, Line et Laetitia du Domaine Piccinini, le Domaine de la Siranière 2013, le Domaine Lignières-Lathenay 2015.

Comme Hervé, je peux dire que cette fois-ci, j’ai beaucoup aimé les vins dans leur ensemble, bien plus qu’il y a deux ans lors d’un bref passage sur place pour déguster les Livinages.

 

Le Bôjô nouvô qu’il est bô!

 

C’est celui de Dominique Piron, d’un violacé profond, rubicond (le Beaujolais, pas Dominique), au nez à la fois floral et fruité, des résédas, des roses anciennes, de la violette et de l’iris, des mûres mélangées de griottes et de framboises. Parfums que l’on retrouve en bouche et qui maculent de leurs jus généreux l’étoffe tannique aux grains fins qu’on dirait un boutis d’organdi. Il était bien bon, mais très décevant… quant à la quantité! 75cl, c’est bien trop peu pour étancher notre soif gourmande.

« Vais déboucher kek chose, ça m’a donné soif », comme disait le regretté Jean.

Ciao

Marco