Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

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Rhône : Montirius, en quête de Minéral

Comme souvent en ce moment, le voyage commence dans l’allégresse matinale sur cette route là. Fuir le bureau et les soucis de la vie. Avec, au début, pour seules perspectives, d’étranges sculptures dues à l’érosion. On appelle ça des orgues. Une sorte d’allée buissonnière partant de la cathédrale (simple église en réalité) d’Ille-sur-Têt qui va me permettre une fois de plus de grimper à l’assaut du Fenouillèdes.

En route vers Trilla... Photo©MichelSmith

En route vers Trilla… Photo©MichelSmith

Un peu plus haut, ne pas oublier de ralentir pour négocier les virages aveugles tout en profitant d’échappées inédites et spectaculaires sur la Canigou. Une partie de cachecache : tantôt les Corbières et sa vigie (Quéribus), tantôt le Golfe du Lion esquissé dans son lointain brumeux. Route étroite vers la fin du parcours, parsemée de cistes, de bouquets d’immortelles, de lavandes et de thyms entre autres plantes identifiables par l’ignorant botaniste que je demeure en dépit de toutes ces années d’errements dans l’intrigante garrigue pierreuse qui fait la majeure partie de nos terres du Sud. En fermant les yeux, on pourrait se croire aussi bien dans l’arrière-pays de Montpellier, sur les contreforts des Cévennes gardoises ou encore sur ces chemins chantants et parfumés conduisant à la muraille rocheuse à qui l’on donne le joli nom de Dentelles de Montmirail. Comme ça tombe bien !

Les Dentelles. Photos©MichelSmith

Les Dentelles. Photos©MichelSmith

Si je pense à ces Dentelles malgré la distance qui m’en sépare – au bas mot quelques 350 kilomètres – c’est que j’arrive bientôt au but de mon déplacement pépère. Je suis en vue du minuscule village de Trilla jadis cerné de vignes et c’est là que m’attend une dégustation de Montirius blanc, un domaine justement situé au pieds des fameuses Dentelles. Trilla, c’est le lieu d’échouage d’un couple que j’adore tant pour son hospitalité que pour l’acharnement qu’il déploie à faire découvrir ce lieu paisible qui mérite plus d’une excursion. La chose est encore plus visible lorsque les habitants se plient en quatre pour leur fête locale, cette année le 18 Juillet, doublée d’une formidable exposition vivante consacrée au Vieux Cépages, où les vignerons d’ici et d’ailleurs, viennent partager leurs productions et faire goûter qui leurs vieux carignans, qui leurs terrets ou leurs œillades. Une journée de concerts improvisés, de dégustations à tout rompre, de pique-niques sauvages, de rires déployés auxquels je me joins volontiers. C’est pour bientôt donc, et inutile d’insister pour vous dire que nous comptons sur votre présence.

Le cailloux responsable du goût dans le vin ? Photo©MichelSmith

Le cailloux responsable du goût dans le vin ? Photo©MichelSmith

Flyer verso 15

Le couple en partie responsable de tout de tohubohu autour du vin n’est autre que celui formé par Mechtild et André Dominé débarqués d’Allemagne il y a 30 ans. Lui est un journaliste et écrivain spécialisé dans le vin et très actif dans son pays d’origine, elle est saxophoniste amateur dans une troupe de copains, jardinière émérite, conseillère municipale et reine de la couture entre autres passions. Ensemble, ils vous reçoivent chez eux avec les égards que l’on doit aux vrais amis, dans la décontraction la plus totale. Ce jour-là, André avait manigancé une dégustation verticale autour d’une cuvée-phare du Domaine Montirius, connu pour ses vins en biodynamie d’appellation Gigondas (rouges) mais aussi pour ses Vacqueyras (blancs, rouges, rosés). C’est dans cette dernière AOP qui ne compte que 3% de vins blancs que se construit la cuvée Minéral du domaine, à partir de vignes de garrigues, un assemblage de grenache blanc, roussanne, d’un côté, bourboulenc (50%) de l’autre, le tout sans élevage bois. Mais vous en saurez beaucoup plus en allant sur l’excellent site proposé quatre lignes plus haut. Quelques bons camarades assistaient à la dégustation qui s’est déroulée en silence, les nez plongés dans de sublimes verres Lehmann créés pour les rouges par le sommelier Philippe Jamesse.

Photo©MichelSmith

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Je ne vais pas rentrer dans le débat sur la minéralité – cela risquerait de nous mener trop loin -, mais sachez tout de même que ce mot s’est imposé aux propriétaires du domaine au fur et à mesure qu’ils goûtaient les vins de cette cuvée au tirage moyen de 5.000 exemplaires par an. On attaque la remontée dans le temps par un petit blanc de mise en bouche de 2014, La Muse Papilles, sur le fruit et la fraîcheur, pas très long en bouche, mais bien agréable dans le sens où il va aiguiser mon palais. Le premier vin de la série Minéral est un 2014 qui se veut très fin au nez dans le registre pierreux et grillé. Nette clarté en bouche, de la luminosité, de la hauteur, matière serrée mais pas étriquée, pointe de salinité et une finale proche de la peau du raisin.

Les dégustateurs. André Dominé est le seul pieds nus. Photo©MichelSmith

Les dégustateurs. André Dominé est le seul pieds nus ! Photo©MichelSmith

Question plaisir immédiat, le 2013, bien articulé sur la fraîcheur et l’éclat, nous offre un nez plus ouvert sur le pierreux de la garrigue avec une touche florale qui évoque un buisson de genêts au mois de mai. Le vin paraît aussi plus long en bouche. Avec le 2012, la robe semble plus dorée, tandis que le nez s’affine encore sur le même registre calcaire de la garrigue. La rondeur est plus présente, la longueur un peu moins (mais ce n’est qu’une impression, me semble-t-il), alors que la finale se dessine sur des notes assez complexes de miel de garrigue et de tarte meringuée au citron, l’ensemble me paraissant bientôt prêt à boire.

Prêt pour la verticale. Photo©MichelSmith

Prêt pour la verticale. Photo©MichelSmith

Le 2011 donne de manière inattendue une impression d’évolution. La sensation de minéralité est moins aigue, plus glissante, plus fluette et quelque peu saline, du moins à l’attaque en bouche. Puis on a un aspect moelleux (non sucré) qui prend le dessus, des notes de paille, ainsi qu’une légère lourdeur alcoolique jusqu’en finale. Le 2010 offre une robe soutenue, plus dorée, tandis que le nez est plutôt fermé, discret. Sensationnel en bouche, le vin a une matière imposante, une grande persistance et une fraîcheur qui surélève le vin, le portant bien haut vers une finale parfaite quelque peu gironde. Le vin a de quoi tenir et je lui donne ma meilleure note, soit quatre étoiles. 2009 ne démérite pas en dépit de son nez évolué proche de la cire d’abeille. Très épais en bouche, un poil lourd au début, il se redresse vite pour monter en puissance vers de jolis sommets de complexité et de longueur. Magnifique finale, il obtient lui aussi quatre étoiles bien qu’étant plus musclé que 2010.

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Il a fallu deux bouteilles pour venir à bout d’un étrange 2008 à la robe ambrée. Impression décevante et même liégeuse sur la première bouteille ; pas de grand intérêt avec la seconde, c’est un millésime qui semble à part, sans grand complexité, ni grand chose à raconter. À moins que quelque chose ait flanché à la vinification ou à la mise… 2007, renoue avec une belle blondeur de robe. Le nez a un peu viré vers la réglisse et quelques notes lactiques. Certains le voient large et floral, je le sens pour ma part non dénué de fraîcheur, mais plus sur des notes de zeste de citron en rétro-olfaction, tendu et tannique, tandis qu’il est bien long en bouche. 2006 livre une robe dorée assez classique. Il semble assez fermé et dur. Peut-être qu’après une mise en carafe… Reste que s’il est mieux noté que 2008, il déçoit quelque peu.

Les dégustateurs à l'ouvrage. Photo©MichelSmith

Les dégustateurs à l’ouvrage. Photo©MichelSmith

Tout change avec le millésime 2005 : on retrouve une tonalité presque juvénile, sans trop de reflets cuivrés. Le nez s’offre avec grâce : épices, boisé, garrigue, tabac blond… C’est dense et bien épais en bouche, volumineux, heureusement marqué par un bel éclat de fraîcheur et, comme toujours, assez persistant en bouche avec une finale fraîche qui laisse une belle impression de jeunesse. Il fait partie des trois vins notés quatre étoiles. Ce n’est pas le cas de 2004, robe évoluée, quelque peu orangée, que je n’ai pas bien noté pour un goût que j’ai trouvé caramélisé mais qui a intéressé d’autres dégustateurs.

La cuvée Minéral au fond du verre. Photo©MichelSmith

La cuvée Minéral au fond du verre. Photo©MichelSmith

Trois millésimes bien notés donc, pour ce qui me concerne avec, dans l’ordre : 2010, 2009 et 2005. Preuve s’il en était besoin de souligner ce qui fait désormais partie de mon crédo : au grand dam de certains spécialistes qui persistent à croire le contraire, nous sommes de plus en plus nombreux à remarquer l’énorme potentiel qualitatif des terres et des cépages blancs dans le Sud de la France. Que cela plaise ou non, du Roussillon à la Corse, en passant par le Languedoc et la Provence, le grand Sud prouve de plus en plus qu’il est capable de produire de prodigieux blancs, les meilleurs étant bien soutenus par une belle acidité. Quand on constate les prix démentiels de la plupart des vins de Bourgogne, et la difficulté que l’on a à se procurer les meilleurs d’entre eux, il me semble qu’il est grand temps pour un amateur de tourner son regard vers le Sud (sans oublier la vallée de la Loire)  où de grands blancs sont en devenir dans des cadres à couper le souffle.

Michel Smith

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Astonishing! Bourgueil through three centuries: 2011 back to 1893

1947 thru to 1893.

1947 thru to 1893.

This post first appeared in June 2012 on our old Overblog site. I am sure that for all of us this remarkable tasting was one of the high collective points of Les 5 du Vin, so I am delighted to resurrect it on our current site.

Astonishing! Bourgueil through three centuries: 2011 back to 1893
It was on all counts a remarkable experience. To sit in that treasure of a cave deep in the limestone at Domaine Lamé-Delisle-Boucard and taste such a range of wines starting with 2009 and ending with the legendary 1893. Undoubtedly this was the stand-out event of les 5 du Vin’s visit to Bourgueil and Saint-Nicolas-de-Bourgueil in early June.

We started on ground level in the chai of Lamé-Delisle-Boucard (LDB) tasting the promising 2011s from vat as well as a 2009 showing the typical concentration from this warm year.

Then we headed underground – leaving the 21st century for the 20th. First we tasted two 1989s – one from LDB and one from Domaine des Ouches. The two Gambiers ­ – Denis and Thomas – had joined us for the tasting.

1989: LDB – rich, sweet ripe fruit with good colour. The hot summer and autumn of 1989 is evident from the level of maturity in the fruit.

1989: Ouches – still keeping well but lighter. The Gambiers say they think they picked a little too early. Prolonged hot summers like 1989 were rare then, so difficult to get the picking date right.

1975: Sweet cherry fruit, less rich than the more famous and more seen 1976 but attractive. In the Chinon tasting from 1934 to 2005 last September the 1975 Domaine Spelty showed very well.

1976: the famously hot and very dry across northern Europe. The weather broke in September soon after UK Prime Minister appointed Denis Howell as the Minister for Drought. I remember flying into Heathrow from Corfu in late August and being struck by how brown the UK looked. The LDB had still rich fruit with an opulent texture. Showing very well.

1969: The 60s were a mixed bag with some fine vintages like 1961 and 1964 but also some very poor ones – 1963, 1965 and 1968. Curiously this 1969 had a touch of apricot, lovely texture and some light acidity. Unsurprisingly not as rich as the 1976 but again lovely texture and good length.

1964: This is a famous vintage in Chinon and the 1964 from Domaine Dozon showed brilliantly at last September’s Chinon tasting. The LDB was a little less impressive – softly textured but quite marked acidity.

(An update: on a visit to the domaine about 10 days ago Philippe Boucard opened another 1964 which showed very well especially but it needed about half an hour to show its best.)

1961: There were two 1961’s one from Domaine des Ouches and one LDB. Both were impressive with the fruit on the Ouches still remaining remarkably fresh, while the LDB had wonderful delicacy and balance.

All the remaining wines came from Lamé-Delisle-Boucard:

1959: This is one of the fabled Loire years of the 20th century – possibly not quite the level of 1947, 1921 and perhaps 1989. However, there are some that put 1990 above 1989. This Prestige was very impressive with rich, concentrated dried fruits and a very longfinish.

1955: Less rich than the imposing 1959 but still sweet fruit, delicate and fine.

1949: Along with 1947 a great vintage from the 1940s. This 1949 had quite a mushroomy character and again a delicacy to this bottle.

1948: This was a surprise as 1947 and 1949 have high reputations but little is heard of 1948. I don’t remember tasting a 1948 before but was impressive.  Again some mushroom character but less marked than the 49. Attractive red currant fruit with quite marked acidity.Also famous for being the birth year of Michel Smith of les 5 du Vin.

1947: Some fungal character – a blend of rich, powerful fruit and finesse.

1947 rosé: The great surprise of the tasting – a dry rosé from 1947. Although I have drunk a range of Cabernet d’Anjou’s from the 1940s, I have never tried a Loire dry rosé of this age. Onion skin colour, remaining wonderfully fresh with peach and apricot flavours and a touch of moka in the finish. Remarkable!

1934: I first tasted a 1934 Loire red (Domaine René Couly) at the Chinon vertical tasting last September and was amazed by its quality and freshness. This 1934 Bourgueil wasn’t as splendid as that bottle but it still had fruit.

1933: This was better than the 34 with delicate sweet wild red fruits.

1906: Slightly fungal but with a lovely Pinot Noir colour and still an extraordinary finesse.

1893: With what other Loire vintage could such an extraordinary vertical tasting conclude? It had to be 1893, still the earliest Loire vintage known. Picking here at Lamé-Delisle-Boucard began on 2nd September. My guess is that picking 2012 won’t start until early October. This 1893 had attractive fungal, sous bois aromas and still wonderfully opulent, sweet fruit and length. Still a bottle to enjoy and savour 119 years on!

This was a real demonstration that Loire reds, as well as its whites, can indeed age and age attractively. Not all Loire reds are fresh and fruity needing to be consumed when young!

Our grateful thanks to the amazing generosity of the Lamé-Delisle-Boucard team!’

Our very generous hosts

Our very generous hosts

jimeos1s


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Grüner Veltliner, reine d’Autriche

Qui parlait du Grüner Veltliner il y a 20 ans ? Pierre Galet, dans son Dictionnaire Encylopédique des Cépages (édition 2000, chez Hachette) ne le mentionne même pas sous son vrai nom, mais le place sous un nom francisé, Veltliner Vert (alors qu’il est inconnu en France !), en lui accordant royalement une colonne. Pourtant, il occupe près d’un tiers du vignoble autrichien, soit quelques 17.000 hectares dans ce pays, sans compter une présence significative en Hongrie et en République Tchèque, plus la Bulgarie, et, depuis peu, aussi, quelques plantations aux USA, Australie et Nouvelle Zélande.

Wine Grapes, de Harding, Robinson et Vouillamoz, un autre livre de référence, mais plus récent puisqu’il date de 2012, lui donne une place plus en phase avec les qualités multiples de ce cultivar qui est un des nombreux descendants du traminer (savagnin en France), et  possède donc un lien de parenté avec la famille des pinots. La presse, dans beaucoup de pays (sauf en France), lui accorde de nos jours une place très significative parmi les grands cépages blancs du monde. Cette ascension a été fulgurante et coïncide avec la montée en qualité des vins autrichiens depuis 1985.

Grüner_Veltliner

Une récente dégustation à Vienne, à laquelle j’ai fait allusion il y a deux semaines, m’a permis de déguster 74 vins de Grüner Veltliner sur la centaine présentée à cette occasion. Et ainsi de me faire une idée plus précise aussi bien de ses qualités que de sa plasticité, car à certains égards il a des points en commun avec le chardonnay, la variété la plus adaptable de la planète.

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service pendant ma dégustation de plus de 70 vins de grûner veltliner

La dégustation a ordonné les vins de plusieurs catégories, ainsi nommés par les organisateurs : « jeune et élégant », « vins de réserve puissants », « mature » et « innovant et sauvage » . Je reviendrai sur cette catégorisation, globalement utile pour faire son choix parmi le grand nombre de vins présentés. Les sous-régions  ou appellations d’origine étaient mixtes dans chaque catégorie, mais on trouve le grüner veltliner essentiellement dans la partie septentrionale du vignoble autrichien, appelé Niederösterreich, aussi bien dans la région élargie éponyme que dans les DAC spécifiques de Weinviertel, Kamptal, Kremstal, Wachau et Traisental. Il y en a aussi un peu à Vienne et en Burgenland. Cette dernière région élabore également des vins liquoreux avec la variété.

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les séries de vins servis allaient de 3 à 6 vins

La première catégorie de la dégustation concernait des vins jeunes : millésimes 2014 et 2013. Ces vins sont généralement plus simples aussi bien par leur origine viticole que par leur styles. Les prix, à de rares exceptions près, se situent entre  5 et 15 euros la bouteille. Si 2013 est considéré comme une très bonne année pour les vins blancs en Autriche, ce ne fut pas le cas de 2014, rendu très compliquée par des pluies abondantes (un peu comme les 2013 en Loire ou à Bordeaux).

Mes vins et producteurs préférés de ce groupe, sur les 19 dégustés, dont 7 ont obtenu une noté égale ou supérieure à 14,5/20. L’ordre est celui de la dégustation. Le nombre d’étoiles correspond aux niveau de mes notations, en les simplifiant (une, deux ou trois étoiles).

Groiss GV 2014, Weinviertel (*)

Ecker-Eckhof, Ried Steinberg GV 2014, Wagram (*)

Fritsch Weinberghof, Ried Steinberg Rupperstal 2014, Wagram (**)

Birgit Eichinger, Ried Wechselberg GV 2013, Kamptal (*)

Edlmoser, Ried Himmel GV 2013 (**)

Ligenfeld, Ried Himmelreich GV 2013 (**)

panorama_wachau_6__c__vineaWachau est une des appellations vedettes pour la production de Grüner Veltliner; pentes et terrasses font penser parfois au Douro, mais c’est bien plus vert et le fleuve s’appelle Danube

 

La deuxième catégorie concernait des vins dites « de réserve », ayant parfois une origine plus « noble », toujours un élevage plus long et, par conséquence, des prix plus élevés (entre 15 et 30 euros, occasionnellement plus). Les millésimes étaient des 2012, 2011 et 2010. Des bons niveaux de maturité ont règnés en 2012 et 2011, 2010 étant plus compliqué avec des rendements faibles et une belle arrière saison pour sauver la mise. 2009 est considéré comme un grand millésime. J’ai dégusté 28 vins de cette catégorie et ai donné une note de plus de 14,5/20 à 10 vins, avec deux notes au-dessus de 16/20. L’ordre est celui de la dégustation. Le nombre d’étoiles correspond aux niveau de mes notations, en les simplifiant (une, deux ou trois étoiles).

Rudi Pichler, Smaragd Ried Wösendorfer Kollmütz 2012, Wachau (*)

Domäne Wachau, Smaragd Ried Kellerberg GV 2012, Wachau (**)

Ludwig Neumayer, Reserve « Der Wein vom Stein » GV 2012, Traisental (*)

Bründlmayer, Reserve Ried Käterberg « IOTW » 2012, Kamptal (***)

Prager, Smaragd « Wachstum Bodenstein » GV 2011, Wachau (***)

Hurtzberger, Smaragd Ried Honivogl GV 2011, Wachau (**)

Johann Donabaum, Smaragd ‘Limintierte Edition » GV 2011, Wachau (*)

Forstreiter, Reserve Ried Tabor GV 2011, Kremstal (**)

Schloss Gobelsburg, Reserve Ried Grub GV 2010, Kamptal (***)

Salomon Undhof, Reserve « Von Stein » GV 2010, Kremstal (**)

Bernard Ott, Ried Rosenberg ‘IOTW » GV 2010, Wagram (*)

Willi-Bruendlmayer-im-Weingarten-3_01Willi Bründlmayer, dont je n’ai pas le souvenir d’avoir déguste un vin ordinaire. Ses vins ont encore brillé lors de cette dégustation.

 

La troisième catégorie concernait des vins plus âgés, allant de 2008 à 1998. 8 vins retenus (selon les mêmes critères) sur le 18 dégustés. Je ne suis pas convaincu que la vocation de cette variété soit une très longue garde. Il semble à son optimum, pour les vins de haut niveau, entre 3 et 8 ans.

Loimer, Reserve Ried Spiegel « IOTW » GV 2008, Kamptal (*)

Schloss Gobelsburg, Reserve Ried Lamm GV 2008, Kamptal (**)

Brundlmayer, Ried Lamm GV 2007, Kamptal (***)

Schloss Gobelsburg, « Tradition » GV 2007, Kamptal (***). NB. Bien que la plupart des bons producteurs autrichiens utilisent maintenant le bouchon en verre ou la capsule à vis, ce ne fut pas encore le cas à cette époque. La première bouteille de ce vin servi était bouchonné.

F. X. Pichler, Smaragd « M » GV 2007, Wachau (**)

Pfafl, Ried Hundersleiten GV 2000, Weinviertel (*)

Knoll, Smaragd Ried Loibenberg GV 1999 (*)

Setzer « Die Lage » GV 1995 (*)

Dernière catégorie : les vins intitulés « wild and innovative » dans le catalogue. Je serai très tenté de renommer ce groupe « horrible et régressif ». C’était un catalogue de défauts, avec des degrés d’oxydation allié parfois à des déviances bactériologiques et, parfois une acidité volatile féroce. Cela donnait souvent aux arômes des notes allant de la pomme blette à de la paille d’écurie à moitié pourrie, en passant par le cidre. J’ai retenu un seul vin sur les 9 dégustés, mais son prix délirant (plus de 30 euros) par rapport à sa qualité, ne mérite pas qu’on s’en souvienne trop longtemps.

Herbert Zillinger, Reserve « Radikal » GV 2013, Weinviertel (*)

En Autriche aussi, la mode des vins dits « nature » fait des ravages. Les organisateurs se sont sentis obligés de montrer des vins de ce type car il doivent, statutairement, représenter toute la gamme de la production de leur pays. En tout cas, il ont très bien fait de les mettre dans une catégorie à part. Mais parfois, je m’interroge sur la motivation, voire la compétence, de certains (rares) collègues présents à ce type de manifestation. Par exemple, j’avais des voisines de table asiatiques qui n’ont dégusté que des vins issus de cette dernière catégorie. Je me demande alors quelle impression elles peuvent se faire des capacités considérables de ce cépage magnifique ! Ou bien ont-elles été amenées à penser que le vin doit ressembler à du cidre oxydé ? En contraste avec cette approche très peu professionnelle et qui manquait singulièrement de curiosité, j’ai constaté que Monsieur Oz Clarke, dégustateur connu et expérimenté, et qui pourtant n’a plus rien à prouver, a systématiquement noté TOUS les vins qu’il a dégustés, aussi bien lors de cette séance que lors de chacune des autres visites, repas et séances de l’ensemble du voyage. Je ne suis pas parvenu à faire autant !

Comment décrire les meilleurs vins de grüner veltliner que j’ai dégusté ?

La première catégorie, c’est à dire les vins les plus simples et les moins chers, sont souvent marqués par des odeurs et saveurs proches de fruits blancs ou verts, des agrumes, du poivre blanc, plus rarement d’asperge ou d’estragon. Leur profil est clair, net et précis, avec une bonne acidité et, parfois, une légère pointe d’amertume. Ceux issus des parcelles bien exposées ont davantage de rondeur et de plénitude de saveurs. On est un peu à mi-chemin entre un chardonnay de climats frais et un riesling.

Le deuxième catégorie, celle des vins plus complexes, est par définition plus difficile à décrire d’une manière globale, car le processus viti-vinicole, ainsi que la situation du vignoble, ont tendance à augmenter les écarts de style. Les types d’arômes fruités vont davantage vers les fruits jaunes et la gamme d’odeurs est bien plus large et complexe. On trouve des notes de chèvrefeuille, de pêche. Ces vins combinent régulièrement délicatesse et puissance d’une manière remarquable. Longueur et densité vont croissant aussi.

Les vins plus vieux étaient issus de cette dernière catégorie. Ils s’arrondissement bien et d’une manière variable selon le millésime. J’ai déjà assez parlé des vins du dernier groupe.

En résumé : une grande et belle dégustation qui a fait la preuve de la qualité croissante des Grüner Veltliner, qu’on peut bien qualifier de « Reine d’Autriche », même si ce pays, dans le seul domaine des vins blancs, produit aussi des Rieslings et des Sauvignons Blancs de classe mondiale. Je vous parlerai de quelques vins rouges la semaine prochaine.

 

David Cobbold 

 

 


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Deux appellations d’exception dans une séance: Condrieu et Côte Rôtie

 Domaine-du-CouletCôte Rôtie, Domaine du Coulet (pas présent à cette dégustation). Photo domaine et La Note Rouge

Il ne m’arrive pas souvent de déguster une série complète de vins issus de deux appellations aussi rares que discrètes. Cela s’est passé très récemment dans une seule séance et à Paris. J’ai aussi eu cette chance de les déguster dans des conditions presque idéales car j’étais le seul dégustateur présent au moment où je suis arrivé dans la boutique des très chics et chères cuisinières Cornue, dans le très chic et cher 7ème arrondissement. Il faut dire que j’avais du me taper une dégustation de la sélection « Foires aux Vins » d’un enseigne de GD avant, et même si cette sélection contenait quelques (trop rares) bons vins, là, j’allais changer sérieusement de braquet !

 CondrieuVignes à Condrieu vues du Rhône (photo Jack van Ommen)

Le menu contenait 16 vins de l’appellation Condrieu  dans le millésime 2013, et 26 vins de l’appellation Côte Rôtie, très majoritairement des 2012, mais avec quelques vins de 2013, 2011 ou 2010. Faut-il présenter ces appellations ? Bien sûr que si, car je doute que tous nos lecteurs les connaissent bien. Ces deux zones contiguës se trouvent juste au sud de Lyon, sur la rive droite du Rhône. Elles sont aussi d’une étonnante complémentarité, l’une ne produisant que du vin rouge, et l’autre que du blanc. Leur discrétion vient essentiellement de leur petite taille, elle même dictée par une topographie aussi étroite qu’exigeante : Côte Rôtie occupe 300 hectares de vignes et Condrieu 180. Associé à cette rareté, leur niveau de prix élevé reflète autant la qualité reconnue des vins que leur faible production. Les prix public (en France) des Condrieu que j’ai dégustés varie entre 28 euros et 80 euros la bouteille, tandis que la fourchette pour les Côte-Rôtie présents est quasiment identique (30/80). Comme en Bourgogne, les vins peuvent se scinder entre les cuvées de type « village », issus généralement d’assemblages entre diverses parcelles dans l’appellation, et des cuvées mono-parcellaires ou sectorielles, souvent plus chères.

L’encépagement est simple : Syrah pour les Côte-Rôtie et Viognier pour les Condrieu – bien qu’une des particularités de l’appellation Côte Rôtie, partagée avec quelques autres appellations de rouge de la région, est d’autoriser une part de raisins blancs dans le vin. Cette proportion peut atteindre 20% ici, mais la plupart des vins dégustés ce jour étaient des syrahs à 100% et, parmi les 5 cuvées contenant un peu de viognier, aucun ne dépassait 10% de ce cépage si tendre et parfumé.

La syrah a certainement ses origines dans cette région, issu qu’il est d’une mère savoyarde et iséroise (la mondeuse banche) et d’un père ardèchois (la dureza). Le viognier fait partie de la même famille que la syrah (serine) et serait soit son demi-frère ou soeur, soit un des ses grand-parents, car tous les détails de la famille restent à découvrir, même si on les sait liés par la mondeuse blanche.

Cette dégustation a aussi voulu ordonner les vins selon leur localité précise dans l’appellation, dont l’identité  à été déterminée par une sorte d’analyse de la nature des sols. Là nous entrons dans ce qui est pour moi une zone d’ombre et qui me semble obéir davantage à une doxa de la communication actuelle autour du vin qu’à une réalité pertinente pour le dégustateur. L’approche de chaque producteur, aussi bien à la viticulture qu’en vinification et élevage, me semble expliquer davantage les différences de goût entre les vins que les influences différentes entre sols contenant  « migmantitte sombre« , « granite à muscovite » ou « granite à biotite« , pour ce qui concerne Condrieu et selon les termes du carnet qui m’a été remis. Je veux bien étudier cette question sérieusement le jour où un producteur, ayant des parcelles sur les trois zones, me présente des vins issus de ces trois zones et  dont tout le processus d’élaboration, y compris l’âge des vignes et la nature de la matière végétale (clone, porte-greffe et tout), serait identique. On tiendra aussi compte de différences d’altitude, d’exposition et de drainage, facteurs qui sont, à mon avis, bien plus importants que la nature précise de différentes sortes de granites.

Mais passons à l’essentiel qui est la très grande qualité de l’ensemble des ces vins, à quelques exceptions près (il en fallait bien pour montrer que tout n’est jamais parfait dans ce monde).  Je vais parler d’abord des vins que j’ai préférés, et ils sont nombreux, puis faire quelques remarques plus critiques sur quelques rares  cuvées qui me semblaient d’un niveaux inférieur, et sur une qui a des soucis d’ordre technique. Un mot d’abord sur les conditions de ma dégustation. Les vins étaient servis à découverts. Les condrieu étaient un peu chauds, ce qui permis de voir lesquels ne dépendaient pas uniquement de la température de service pour la sensation de fraîcheur qui doit exister dans le vin pour son équilibre. Pas de problème avec les vins rouges en revanche. Je ne vous embêterai pas avec les notes sur 20 que j’ai attribués à ces vins. Je trouve ce système utile pour se souvenir de mes appréciations relatives mais je sais aussi ses limites. Mais je vous indique que, pour les vins que j’ai aimés, mes notes allaient de 15/20 à 18/20.

 

Vins blancs

 

1). Les Condrieu d’assemblage préférés

 

Domaine Christophe Pichon, Condrieu 2013

prix 30 euros

Riche, avec une belle qualité de fruit et une très belle texture soyeuse. Un vin parfumé et plein, sans excès d’alcool.

 

Guigal, Condrieu 2013

prix 36 euros

Un beau vin avec une jolie acidité qui lui donne l’équilibre naturel essentiel. De loin le plus grand producteur de l’appellation, avec 120,000 bouteilles ce qui, à mes yeux, est une sacré performance à ce niveau de qualité.

 

Les Vins de Vienne, Condrieu La Chambée 2013

prix 35 euros

Un vin fin et précis, avec beaucoup de fraîcheur.

 

2). Les Condrieu parcellaires préférés

 

Domaine Faury, Condrieu La Berne 2013

prix 40 euros

Très parfumé et fine de texture avec une structure souple. L’acidité et un peu faible à mon goût.

 

Domaine du Chêne, Condrieu Volan 2013

prix 33 euros

Vif et alerte, un vin délicat qui a beaucoup de finesse

 

Domaine François Villard, Condrieu Le Grand Vallon 2013

prix 35,50 euros

Parfumé, frais et long, avec une superbe texture. Un de mes vins préférés et qui démontre que le viognier,  ici et entre de bonne mains, peut être tout le contraire de ces soupes lourdes qu’on peut trouver trop souvent ailleurs.

 

Cave Yves Cuilleron, Condrieu La Petite Côte 2013

prix 28,50 euros

Aussi un de mes préférés. Très vif et avec un toucher toute en finesse, c’est un très joli vin.

 

Montez, Domaine du Monteillet, Condrieu Chanson 2013

prix NC (vin pas encore en bouteille)

Fin et bien aromatique, il a aussi une belle acidité pour ce type de vin.

 

Domaine Christophe Blanc, Condrieu Les Vallins 2013

prix 28 euros

Un vin concentré mais très fin qui donne une sensation dynamique très intéressante par son acidité intégré. Un des meilleurs de la série, et un des moins chers aussi !

 

Domaine Christophe Pichon, Condrieu Caresse 2013

prix 50 euros

Un beau vin qui semble assez intense, encore un peu serré et qui sera sans doute plus expressif dans une paire d’années.

 

Domaine Guigal, Condrieu la Doriane 2013

prix 63 euros

Ce vin est un assemblage de plusieurs parcelles. C’est assez dense et j’ai noté une présence d’alcool dans l’équilibre finale, ainsi qu’une note d’amertume. Aura probablement besoin d’un peu de temps aussi, mais j’avoue que j’attendais ce vin à un niveau supérieur, même s’il est bon.

 

Domaine Vernay, Condrieu Côte de Vernon 2013

prix 80 euros

Pour moi le meilleur vin de la série, mais c’est aussi, et de loin, le plus cher. Tout cela n’a rien d’inéluctable, mais cela arrive. Intense et avec beaucoup de fraîcheur et une très grande complexité dans les saveurs. C’est aussi long que fin. Un grand vin !

 

 

3). Les Condrieu que j’ai moins aimés

 

Domaine Louis Chèze, Condrieu Brèze 2013

prix 31 euros

J’ai trouvé que ce vin avait une texture plus ferme que d’autres et donnait une sensation un peu trop chaleureuse en finale

 

Domaine Mouton, Condrieu Côte Châtillon 2013

prix 30 euros

Rond et facile mais assez plat

 

Domaine Perret, Condrieu Clos Chanson 2013

prix 40 euros

M’a semblé assez simple et manquant de finesse. Il a cette finale d’amertume qu’on peut trouver dans ce cépage et qui fait le bonheur des asperges.

 

Vins rouges

 

1). Les Côte Rôtie d’assemblage préférés

 

Domaine Jasmin, Côte-Rôtie 2012

95% syrah, 5% viognier

prix 32 euros

Un très beau vin classique, d’une facture solide. Ce n’est peut-être pas le plus suave de la série mais c’est un des plus longs.

 

Guigal, Côte-Rôtie Brune et Blonde 2010

96% syrah, 4% viognier

prix 40 euros

Avec une production de 220,000 bouteilles par année, cette cuvée fait figure de géante dans l’appellation, ce qui ne l’empêche pas d’émerger parmi les très bonnes cuvées que j’ai dégusté. Sa petite part de viognier ainsi que son vieillissement supplémentaire (36 moins minimum en fûts dont 50% sont neufs) doivent en partie expliquer sa grande suavité. Mais ce vin est aussi dynamique, grâce à une belle vivacité et possède une bonne longueur.

 2). Les Côte Rôtie parcellaires préférés

 

Cave Yves Cuilleron, Côte-Rôtie Coteau de Bassenon 2012

90% syrah, 10% viognier

prix : 38 euros

Une qualité de fruit splendide et un fond ayant beaucoup de complexité. Le bois de son élevage est parfaitement absorbé même si  sa structure destine ce vin à une attente en cave de quelques années. Très bonne longueur.

 

Domaine Vernay, Côte-Rôtie Maison Rouge 2012

100% syrah

prix 78 euros

Je n’ai pas les moyens  d’acheter des vins comme celui-ci, mais je dois dire que je le regrette ! C’est fin, complexe et plein de saveurs intéressantes. Aussi riche que bien équilibré.

 

Domaine Duclaux, Côte-Rôtie Maison Rouge 2012

100% syrah

prix 56 euros

Une expression très pure du cépage dans cette région, donnant un vin fin mais ayant beaucoup de précision et de relief. Il a un petit côté rustique qui peut plaire aussi. En tout cas un très beau vin.

 

Guigal, Côte-Rôtie Château d’Ampuis 2010

93% syrah, 7% viognier

prix 82 euros

Ce vin cher est assez somptueux, intense et complexe, avec pas mal d’extraction et une sacrée longueur en bouche. A attendre impérativement.

 

Domaine de Bonserine, Côte-Rôtie La Garde 2011

100% syrah

prix 60 euros

Un vin avec une bonne intensité dans ses saveurs, de belle facture mais encore austère par ses tannins et qu’il faudra attendre.

 

Domaine Lafoy, Côte-Rôtie Rozier 2012

100% syrah

prix 36 euros

Vin intense et assez vif.

 

Domaine Gerin, Côte-Rôtie La Viallière 2012

100% syrah

prix 50 euros

Les nez est un peu réduit et marqué par son élevage, mais en bouche on découvre une belle intensité et des notes boisées agréables. Encore un vin qu’il vaudrait mieux attendre au moins 5 ans pour le voir s’épanouir.

 

Domaine Clusel, Côte-Rôtie Les Grandes Places 2012

100% syrah

prix 80 euros

L’acidité m’a semblée plus importante dans ce vin que dans la plupart. C’est long et tannique, le tout dans un style austère mais avec une bonne dose de finesse. Pas le plus sexy, mais bien fait et nécessitant de la garde. Un peu cher cependant.

 

 

3). Les Côte-Rôtie que j’ai moins aimés

 

Domaine Bernard, Coteaux de Bassenon 2012

100% syrah

prix 32 euros

Le nez très fumé reste très marqué par son élevage et ce vin assèche un peu le palais en finale

 

Domaine Stephan, Côte-Rôtie Coteau de Tupin 2011

100% syrah

prix 70 euros

Pour moi, ce vin est indigne de l’appellation. En plus, c’est un des plus chers ! Au nez, j’ai soupçonné l’ usage de la macération carbonique, technique qui fait que tous les vins ont à peu près la même odeur. La fiche technique le confirme. Il a en plus une acidité volatile décapante. Maigre, acide et sans fruit. Est-ce un accident sur cette bouteille ? Je l’espère pour les clients qui l’ont acheté.

 

Domaine Barge, Côte-Rôtie Le Combard 2012

93% syrah, 7% viognier

prix 38 euros

Un style relativement austère et tannique qui donne un vin ingrat pour l’instant par rapport aux autres. Peut-être qu’après quelques années …..

 

Domaine Bonnefond, Côte Rozier 2013

100% syrah

prix 40 euros

Un peu rustique et avec des tannins asséchants.

 

Domaine Semaska, Château de Montlys 2012

100% syrah

prix 55 euros

Nez de bois fumé un peu exotique. J’ai aussi senti un peu de CO2. Ne semble pas très résolu comme vin.

 IMG_6828Mauvaise photo (de moi) mais fine équipe qui est montée à Paris avec les vins des deux appellations. Les voici avec la série de condrieu posée sur un « piano » Cornue qui vaut le prix de trois Ducati Panigale R ! Je sais que je pendrai la plus légère des ces options si j’avais une telle somme.

Conclusions générales

1). Je ne connais pas la mode de sélection des 42 vins que j’ai dégusté (16 Condrieu et 26 Côte Rôtie), mais je pense que cet échantillonnage est assez représentatif des deux appellations.

2). Il est très rare pour moi de trouver un pourcentage de l’ordre de 80% de vins qui me semblent bons ou très bons, voire excellents, dans une telle série.

3). La fourchette de prix ne reflète pas systématiquement la qualité du vin. Comme toujours, d’autres facteurs comme la renommée du producteur et son réseau de distribution jouent un rôle non négligeable.

4). Les Condrieu sont des vins blancs à boire assez rapidement, et même si quelques cuvées pourront bénéficier de 2 ou 3 ans de garde supplémentaire, la plupart des vins ci-dessus sont déjà à boire.

5). Pour les Côte-Rôtie c’est plus compliqué et mes notes ci-dessus tentent de refléter ces variations de style.  On ne peut même pas déduire de la présence d’un part de viognier que le vin sera plus souple, nécessairement. Il est certain qu’il s’agit sont des vins de garde, même si on peut prendre plaisir à en voire certains dès maintenant.

David Cobbold

Le mont Baudille vu du Mas des Quernes. Photo©MichelSmith


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C’est meilleur en Terrasses !

Dès que le nom de Gignac apparaît sur le panneau, mon sang ne fait qu’un tour et mon cœur se met à palpiter tel un oiseau pris dans le filet. C’est là, vite ! Enfin ! Faut que je sorte d’ici, que je quitte l’autoroute ! Il y a des noms comme ça qui sont capables de vous mettre en transe, avec le mont Baudille plein la vue, de l’olivier en fleur et de la garrigue plein les narines. Saint-Guilhem-le-Désert, Saint-Saturnin-de-Lucian, Saint-Jean-de-la-Blaquière, Saint-Félix-de-Lodez, Puéchabon, Octon, Aniane, Arboras, Montpeyroux, Jonquières… Stop ! Assez ! N’en jetez plus ! Je sais que je vais me régaler.

Le mont Baudile vu du Mas des Quernes. Photo©MichelSmith

Le mont Baudille vu du Mas des Quernes. Photo©MichelSmith

Partout, le Languedoc célèbre. Il pavoise, triomphe même, déclenchant d’étourdissantes olas médiatiques dans les gradins, s’offrant dans la foulée quelques éblouissantes tribunes internationales. Je sais, j’exagère, comme toujours. Pourtant, même le Wine Advocate du père Parker y va de son encensoir. Enfin, il s’intéressait surtout il y a peu et non sans enthousiasme au Roussillon. Nul doute que le Languedoc voisin en profitera tôt ou tard. Bref, ce n’est pas moi, militant de la première heure, qui vais faire la fine bouche. Et tandis que la fête officielle pour le trentenaire s’annonce tantôt en fanfare, tantôt dans la discrétion, certaines appellations mettent le turbot. C’est le cas des Terrasses du Larzac, le tout nouveau cru tout juste sorti des fonds baptismaux grâce à la ténacité de son ex-président, Vincent Goumard. Une appellation-phare qui émerveille déjà la planète vin…

Vincent Goumard (Mas Cal Demoura) au service. Photo©MichelSmith

Vincent Goumard (Mas Cal Demoura) au service. Photo©MichelSmith

Pas étonnant qu’il y ait autant de monde pour assister à cette sorte de master class à laquelle j’étais convié dernièrement. Elle fut orchestrée de mains de maître au Château de Jonquières, chez le jeune couple, Charlotte et Clément de Béarn-Cabissole dont les parents, enfin ceux de Charlotte, louent de belles chambres d’hôtes à ceux qui veulent excursionner dans le Haut-Languedoc le long de la vallée de l’Hérault. C’est mon pote Olivier Poussier qui s’y colle sans aucun mal, assisté par un service efficace de présidents passés et de la nouvelle présidente, Marie Chauffray. Trois vagues successives de vins, tous choisis par notre maître en sommellerie et présentés dans trois millésimes différents : 2013, 2012, 2011. Températures exemplaires et dégustations en silence commentées par Olivier à la fin de chaque vague avec discussions rapides entre les participants. Présent sur place parmi d’autres journalistes ou assimilés, l’ami Marc reviendra certainement sur le dernier voyage de presse organisé pour l’occasion.

Charlotte et Clément de Béarn au Château de Jonquières. Photo©MichelSmith

Charlotte et Clément de Béarn au Château de Jonquières. Photo©MichelSmith

Mais avant, quelques mots sur mes choix. Presque tout était bon des 28 échantillons. Enfin, à mon goût. Cependant, quelques uns jaillissaient du lot. Le premier à retenir mon attention dans sa version 2013, se révéla ne pas être une surprise puisqu’il s’agissait du Pas de l’Escalette de Delphine Rousseau et Julien Zermott deux amis cueillis, si j’ose dire, à leurs débuts d’installation en bio à Poujols, presque à l’entrée du causse, et déjà cités dans ce blog. Leur cuvée Les Clapas, pour moitié Syrah, puis Carignan et Grenache (14 €), fermentation et élevage de 10 mois en cuve tronconique en chêne, a été pour ma part la plus remarquable (à ce stade) de ce millésime : nez ample, épicé et soyeux, belle unité en bouche, très légère amertume, fraîcheur, harmonie, finesse, longueur, ce vin a « du potentiel » comme dirait un entraîneur de foot bien connu. Dans le même millésime, il convient de souligner aussi l’expression tendre et jouissive (Grenache à 70 %), la grande fraîcheur et le bel aspect des tannins du Clos Maïa (20 €) de Géraldine Laval dont le vignoble bio est également en relative altitude. Autres vins bien notés : le Clos du Serres de Béatrice et Sébastien Fillon, le Clos Ventas et le Mas Jullien, cuvée Carlan.

Olivier Poussier, chef d'orchestre de la dégustation. Photo©MichelSmith

Olivier Poussier, chef d’orchestre de la dégustation. Photo©MichelSmith

Avec 2012, on sentait les vins un poil plus faibles en intensité. Or, cela n’a pas empêché à plusieurs de se distinguer. D’abord la cuvée Réserve de La Réserve d’O (biodynamie) également en relative altitude (400 m), Syrah, Grenache et 10 % de Cinsault : pureté de la matière, hauteur, persistance, petits tannins poivrés, élégant, j’ai trouvé ce vin de cuve (24 mois d’élevage) idéal à boire dans les quelques mois qui viennent (14,40 €). Plus dense encore, plus chaud, plus garrigue aussi, la cuvée Le Mas du Mas du Pountil, un domaine en bio, fort de 5 cépages dont principalement Grenache, Carignan et Syrah, le tout élevé d’abord 12 mois en cuve puis 12 mois en barriques usagées et demi-muids, se révèle être un formidable rapport qualité-prix puisqu’il ne dépasse pas 11 € au domaine ou chez un caviste. Fermeté en bouche, matière serrée, puissance, tannins fins et bien consolidés, longueur, finale joliment épicée, on rêve d’en avoir en cave pour une garde de 5 ans au moins ! Splendide, ample, très fruité cerise bigarreau, altier, droit, élégant jusqu’en finale, le Mas des Brousses, fidèle à son habitude, très Syrah-Mourvèdre avec un peu de Grenache, associe deux terroirs : ceux de Puéchabon et d’Aniane. Élevé 13 mois en barriques usagées de 400 litres, on pouvait se le procurer au prix de 15,50 €. Pour 13 € départ cave, on peut aussi s’offrir, s’il en reste, L’Enfant terrible 2012 du Domaine d’Archimbaud, cultivé en bio par Marie Cabanes et bien marqué par le Mourvèdre (60 %). Servi en magnum, ce vin était d’une incroyable douceur et fluidité, tout en unité et notes d’orange sanguine. Autres beaux vins dans ce millésime : le Garric du Domaine de l’Argentelle, le Querne du Mas des Quernes, les Combariolles du Mas Cal Demoura et le Domaine Saint-Sylvestre.

Guilhem Dardé, du Mas des Chimères, en mission estivale ! Photo©MichelSmith

Guilhem Dardé, du Mas des Chimères, en mission estivale ! Photo©MichelSmith

Lorsqu’arrivèrent les 6 échantillons de 2011, tous bons, j’ai compris ce que je savais déjà : ce millésime est l’un des plus beaux, des plus complets. Deux grands vins à signaler. D’abord le Domaine de l’Hermas, à Gignac, pour son assemblage Syrah (60 %) et Mourvèdre de jeunes vignes mais de très faibles rendements sur un plateau calcaire orienté nord (16 €) : robe solide ; joli nez comme enfoui, complexe, discrètement épicé ; bouche fraîche, parfaitement équilibrée, dotée d’une grande longueur. Ensuite le Domaine de Montcalmes, Syrah à 60 %, le solde se partageant entre Mourvèdre et Grenache (23 €) sur le même type de plateau calcaire lacustre sur Puéchabon et Aniane : c’est dense, riche, tannique mais sans aspérité, légère amertume et très long en bouche. Autres belles réussites dans ce millésime et dans l’ordre de préférence : la cuvée Caminarem du Mas des Chimères, Les pierres qui chantent des Chemins de Carabote, les 3 Naissances du Domaine de Familongue et La Traversée de Gavin Crisfield.

Deux complices des Terrasses : Vincent Baumard et Olivier Jullien. Photo©MichelSmith

Deux complices des Terrasses : Vincent Goumard et Olivier Jullien. Photo©MichelSmith

Que dire en conclusion ? Rien, si ce n’est que je ne suis pas peu fier de vanter les mérites du Languedoc et du Roussillon depuis 30 ans. Nous tenons dans ces Terrasses et ailleurs des sites viticoles à vous couper le souffle et nous pouvons dire que désormais nous sommes bien établis dans un style de grands vins vus par des vignerons en phase avec leurs cépages et leurs terroirs. Ah si ! Je remarque tout de même qu’hormis quelques exceptions, je n’ai pas sorti les vins les plus chers, ni les domaines les plus réputés. Comme quoi tout change à l’aveugle…

Michel Smith

*Quelques chiffres indispensables en pareil cas pour mieux saisir la chose : officialisée en Juin 2014 à partir des vins rouges du millésime 2014, l’appellation Terrasses du Larzac concerne 5 caves coopératives et 60 domaines ou caves particulières sur un vaste territoire couvrant 2.000 ha plantés sur 32 communes des premiers contreforts du causse du Larzac, au nord-ouest de Montpellier sur des altitudes variant entre 80 et 400 mètres. Écrire tout cela en une phrase, fallait le faire !

Le bateau d'Alain, toutes voiles dehors. Photo©MichelSmith

Le bateau d’Alain, toutes voiles dehors. Photo©MichelSmith

Et puisque nous sommes dans le Sud, restons-y ! Avec un petit supplément en Provence plus à l’Est en souvenir d’un copain, un vrai navigateur, sur terre comme sur mer… Alain est parti en une folle course vers l’éternel, une course en solitaire. Capitaine-Vigneron, je le revois comme si c’était hier. Alain Combard sur son voilier traversant le bras de mer qui sépare Hyères de Porquerolles. Heureux, un verre de rosé à la main, l’œil pétillant de bonheur, entouré de sa famille et de quelques amis. Qu’est-ce que j’ai pu en boire de ce rosé ! Le Vieilles Vignes en particulier que j’aimais pour sa bonne tenue en bouche et que l’on éclusait ce jour-là sous les pins, à deux pas des rochers. La curiosité d’Alain était grande, largement ouverte. Son amitié aussi. Côté vignes, il les voulait propres, sans herbicides ou pesticides. Côté caves, il bichonnait ses cuves en se servant de son instinct de dégustateur. La technique, la recherche, l’innovation, il osait tout du moment que ses vins en profitaient et nous avec. Et puis, il y avait ces trop rares soirées que nous passions à refaire le monde chez lui, les petits plats provençaux de Gaby, les magnums ouverts aux pieds des Maures dans cet attachant vignoble qu’est Saint-André-de-Figuière où enfants et petits enfants – je les embrasse – sont disséminés aux quatre coins du domaine. Tes vignes sont en de bonnes mains, Alain. Tu vas pouvoir voguer paisiblement. En attendant, tu m’auras bien fait rire. MS


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Vitiloire à Tours ce weekend – le 30 et le 31 mai

2015 Vitiloire

2015 Vitiloire

This weekend the centre of Tours hosts the largest consumer fair for Loire wines – Vitiloire. This is a great opportunity to taste wines from 150 Loire producers in a relaxed atmosphere right in the centre of Tours – close to the railway station. 150 producers stretching from the Pays Nantais up to Saint-Pourçain, along with the chance to enjoy local specialities sitting in the sunshine – fingers crossed.

Christophe Baudry (Baudry-Dutour) showing off their new sparkling rosé @2014 edition.

Christophe Baudry (Baudry-Dutour) showing off their new sparkling rosé @2014 edition.

Wines from new AC Touraine-Chenonceaux on show last year

Wines from new AC Touraine-Chenonceaux on show last year

Lunchtime in front of Tours station – time to relax with local dishes and a glass or two of wine

Lunchtime in front of Tours station – time to relax with local dishes and a glass or two of wine

 Samedi de 10h à 19h – Dimanche de 10h à 18h 

Place de la Gare – Boulevard Heurteloup – Jardin de la Préfecture 


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Ici commence la Loire…

Je peste assez souvent contre la perte d’énergie occasionnée par le Clochemerle des appellations, pour ne pas me féliciter des trop rares initiatives communes. Comme souvent, l’exemple vient d’où on ne l’attend pas, de quatre petites appellations du centre de la France, réunies l’espace d’une opération : Ici commence la Loire.

ICI COMMENCE LA LOIRE

Les 4 du Vin des sources de la Loire

Cela se passait lundi dernier, au bord de la jeune Loire, à Saint Jean Saint Maurice, porte Sud de la Côte Roannaise. Outre des domaines de ce cru, étaient proposés des vins des Côtes de Forez, mais aussi des Côtes d’Auvergne et de Saint Pourçain.

J’aime à penser que cet événement – à la fois sympathique, convivial et formateur – préfigure un rapprochement plus durable, sous la forme d’une véritable interprofession. On voit mal, en effet, ces quatre confettis du vignoble français continuer à jouer cavalier seul, ni même se rattacher à d’autres vignobles proches: le Beaujolais? Quelle place pourrait-il leur offrir? Le Centre Loire? Trop loin, et trop blanc (les quatre appellations partagent le Gamay).

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La vigne du château de Saint Jean Saint Maurice (Photo (c) H. Lalau)

Non, pour moi, c’est ensemble qu’ils doivent se mettre, pour mieux se faire connaître, dans ce qu’ils ont en commun et dans ce qui les différencie. En mettant bien sûr l’accent sur leurs spécificités. Le Tressallier, à Saint Pourçain, dont je ne comprends vraiment pas pourquoi il ne peut pas être majoritaire, voire seul dans une cuvée; les détails de l’histoire de l’obtention de l’AOC me semblant futiles par rapport au potentiel de qualité et de différenciation que revêt ce cépage. Le Gamay Saint Romain, à Roanne et en Forez, ou le Gamay d’Auvergne, en Côtes d’Auvergne, qui me semblent tous deux présenter des traits bien particuliers par rapport au Gamay Beaujolais (épices et charpente acide, en particulier). Sans oublier les sols de ces contreforts du Massif Central: granit et basaltes, notamment. Et pour faire bonne mesure, les vignerons et les vigneronnes eux mêmes, irréductibles Gaulois de vieux vignobles jadis prospères, mais qui auraient bien pu disparaître.

En attendant ce regroupement institutionnel, des actions communes sont déjà programmées: une montée à Paris, l’an prochain; puis une autre journée de dégustation dans le vignoble – probablement à Saint Pourçain. Vous l’avez compris, je n’attends plus que les dates pour les mettre à mon agenda.

Pour en revenir à la manifestation de cette année, voici mes vins préférés, regroupés par zone d’appellation; j’ai inclus également les IGP Urfé, seule alternative pour le blanc en Côte Roannaise et en Côtes du Forez (et là encore, je me demande bien pourquoi ces blancs n’ont pas l’AOC, comme à Saint Pourçain…).

Côte Roannaise

Alain Baillon, Chardonnay IGP Urfé 2014***, Côte Roannaise Cuvée Montplaisir 2013**

Domaine de la Rochette,Chardonnay IGP Urfé 2014**, Côte Roannaise 2014**, Cuvée La Combe 2014*** et Rimoz 2013***

Jacques Plasse, Côte Roannaise 2013**

Lapandéry, IGP Urfé Chardonnay et Pinot 2014*

Domaine Sérol, IGP Urfé Viognier de Butte en Blanc 2014**, Côte Roannaise Cuvée Originelle 2014***, Eclats de Granit 2014** et Oudan 2013***

Domaine de la Paroisse Côte Roannaise Cuvée 1878 2013***

Domaine Desormière Côte Roannaise  Cuvée Les Têtes 2014***, Montolivet 2013**

Domaine des Pothiers, IGP Urfé Cuvée Aris 2014***,Côte Roannaise Cuvée Référence 2014***, Clos du Puy 2013**

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Romain Paire (photo (c) H. Lalau 2015)

Saint Pourçain

Christophe Courtinat Saint Pourçain Blanc 2014, Chardonnay 2014 **

Domaine de Bellevue Saint Pourçain Blanc 2014, Saint Pourçain Rouge Cuvée Roches Grises 2012**

Grosbot Barbara, Saint Pourçain blanc Les Maltotes ipp 2013**, Saint Pourçain Blanc Cuvée SAS Lobkowitz 2013***

Olivier Gardien Saint Pourçain Blanc 2014 Le Nectar des Fées **

Famille Laurent, Saint Pourçain blanc Puy Réal 2014* et Cuvée Calnite 2014***

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Calcaire + Granite = Calnite (Photo (c) H. Lalau 2015)

Côtes du Forez

Domaine de Fontvial, IGP Urfé La Mircadel 2013**, Côtes du Forez Les Perrières 2013**

Clos de Chozieux, IGP Urfé blanc 2014*, Viognier Granit 2014***, Côtes du Forez Terroir Basaltique 2014**

Les Vins de la Madone, IGP Urfé Sauvignons gris et blanc Vignes sur Volcan 2014**, Roussanne 2014**, Côtes du Forez Gamay sur Volcan 2014*** et Migmatite 2014***.

Vin & Pic/Mondon Demeure, Cuvée Lie 2013**, Aldebertus 2014**

Verdier Logel, Côtes du Forez Cuvée Poycelan 2013**

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Jean-Luc Gaumon, Clos de Chozieux (Photo (c) H. Lalau 2015)

Côtes d’Auvergne

Domaine Bonjean Côtes d’Auvergne Châteaugay Rouge Cuvée Brin d’Amour  2010***

Cave de Saint Verny Côtes d’Auvergne Blanc Cuvée Les Volcans 2014**

Domaine Miolanne, Côtes d’Auvergne, Cuvée Volcan 2014**, IGP Puy de Dôme Pinot Noir 2014**

FullSizeRender Stéphane Bonjean (Photo (c) H. Lalau 2015)

Il y a bien longtemps que je n’avais pas dégusté autant de vins inconnus et avec autant de plaisir – celui du goût, et celui de la découverte.

En résumé, une belle journée, de belles rencontres, sans oublier l’espoir de lendemains qui chantent et qui entonnent bon. Ici commence… le bon boire.

Et ce qui ne gâte rien: les prix sont encore très démocratiques. Alors un bon conseil: retournez vite aux sources de la Loire avant que tout le monde s’y précipite…

IMG_6157Hervé Lalau

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