Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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27th April 2016 – une journée noire

Gel27.4.2016

La nature est parfois difficile avec ceux qui pour autant l’aime encore.
Exemple confirmée à La Charpenterie.
Photo by  Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin
Near La Chapelle-sur-Loire 

(Photo taken from a post by Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin.
I hope my use of her very sad photo will be acceptable.) 

 

A severe Spring frost is a vigneron’s worst nightmare. Sadly frost struck in the Loire, Chablis and elsewhere in Burgundy as well as Champagne in the early hours of Wednesday 27th April. For those severely hit it must be truly horrible to know that there will there will be no harvest this year!

The signs for 2016 were not good – 13 moons and two horrible anniversaries: the February frost of 1956 – 60 years ago and the April frost of 1991 – 25 years ago.

Parts of the Loire were very severely hit by frost during the night of Tuesday 26th and Wednesday 27th.  Temperatures in a few places fell as low as – 6˚C.

As in April 1991 a lethal combination of damp ground from recent rain, clear overnight skies, very low temperatures in the latter part of the night followed by bright early morning sunshine has virtually destroyed the 2016 vintage in some sectors of the Loire.

Although it is too early to know the full extent of the damage some parts of the Loire have been very badly hit. The worst hit areas appear to be Bourgueil, Montlouis, Saint Nicolas de Bourgueil, Azay le Rideau and Touraine Noble. The important communes of Cravant-les-Coteaux and Panzoult in AOP Chinon are reported also badly affected.

Couly Dutheil, whose vines are mostly in the more western part of the Chinon appellation, reports that 20 hectares of their 90 are affected. In Ligré Jérôme Billard (Domaine de la Noblaie) finds that 20% of his vines have been affected by the frost. Mainly those less good parcels parcels that Jérôme reserves for his rosé. Here the damage is as high as 60%, while in his best parcels of Cabernet Franc for his reds only 10% of the vines appear to have been hit.

Guillaume Lapaque, director of FAV37*, told Decanter: “Noble Joué has lost 94% of this harvest, 70% in Bourgueil and Saint-Nicolas-de-Bourgueil and 50% in Chinon. Overall Appellation Touraine has been much less affected.”

Sabine Corsin, Syndicat de Montlouis reported a 90% loss in Saint-Martin-le-Beau with 50% loss in the appellation’s other two communes. Losses in Vouvray are reported to be less overall and more variable.

Jacky Blot (Domaine de la Taille aux Loups – Montlouis, Vouvray) expects to make 25% of normal if all goes well from here. In contrast the outlook is more optimistic for his Domaine de la Butte (Bourgueil). Here the loss is 20% essentially Pied de la Butte on the flatter ground. The rest of the vines on the steep slope are intact.

In Saumur-Champigny the communes of Chacé, Saint-Cyr-en-Bourg and Varrains have been badly hit. Closer to the Loire damage is much less. “We have lost 10%,” said Florence Chevallier (Château de Villeneuve).

“We have been very badly hit in our vineyards which are close to the River Layon,” said Emmanuel Ogereau (Domaine Ogereau, Anjou). However, we have no damage in Savennières where our vines are on high ground.”

The picture in the Pays Nantais appears to be very variable. Domaine Luneau-Papin (Muscadet) has suffered damage in some parcels, while others haven’t been touched.

“A third of my vines have been badly hit with up to 100% loss in some parcels, one third slightly affected and one third not touched at all,” said Vincent Caillé, Domaine Faye d’Homme (Muscadet). However, fans of Vincent and Christelle Guibert’s Terre d’Gneiss will be relieved that this boutique parcel was spared.

In the Central Loire Vineyards Benoît Roumet, the director of Les Vins du Centre, reports that Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Quincy and Reuilly have all been hit to a greater of lesser degree. Sancerre, in contrast, has largely escaped. However, Roumet cautions that things will be clearer next week.

Although this April frost may not be as extensive as that of 1991, wine stocks would have been much higher after the very good and generous 1990 vintage. Now stocks are low after four small to below average vintages. On top of that you have to factor in the current annual loss from esca, which was not a factor back in 1991. Esca is not only one of the reasons why yields are lower than expected but there is also the constant cost of replacing dead vines.

Negotiations with government and banks to help to see badly hit producers through this crisis will start next week.

PierreetBgelpic

Photo from Pierre & Bertrand Couly

Jim-when?


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Du changement chez les 5 du Vin

Notre ami Michel Smith, qui commence une nouvelle vie (l’adolescence l’ayant enfin rattrapé!), a décidé de prendre un peu de recul et de temps libre par rapport à ce blog, dont il a été un des piliers depuis son origine.

1135 - M. Smith

A compter de la semaine prochaine, il cède donc son jeudi à Marie-Louise Banyols, qui intervenait jusqu’ici le dimanche.

Mais Michel ne nous quitte pas tout à fait; il se réserve le droit de revenir, de temps à autre, à sa meilleure convenance.

Le voici donc « 5 d’honneur » – car nous n’avons pas souhaité modifier notre prestigieuse (heum) appellation.

Au nom des 5, je remercie Michel de tout ce qu’il nous a apporté au fil des années; ses coups de coeur, ses coups de gueule, sa passion, sa curiosité insatiable, son amour du vin et de ceux ou celles qui le font. Je lui souhaite du bon temps et de belles bouteilles.

Ce n’est qu’un au revoir, Michel, au plaisir de te lire à nouveau!

Et bienvenue à Marie-Louise, qui fait désormais partie intégrante de notre coopérative d’écriture.

Pour les 5,

Hervé 


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20 ans, 30 ans, 40 ans, qui dit mieux?

Le Roussillon et ses VDN, ça peut être vertigineux.
Dès qu’on cherche un peu, on tombe sur de jolies petites bombes, parfois issues de grosses bonbonnes qui se dorent au soleil.

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C’est le cas du Mas Amiel, où on les cultive en rang serrés, jusqu’à ce que l’azur lumineux leur instille ce petit caractère de rancio qui plaît ou déplaît. Monde oxydatif, quand on s’éprend de toi…

Voici trois flacons qui m’ont séduit lors d’une dégustation chez IVV.

David va encore me taxer de tutti frutti dans mes commentaires, ma non posso parlare diversamente dal vino…

C’est parti!

 

MA VINGT ANS d’ÂGE

20ans2 

La robe café noir aux reflets bistre attire l’œil, invite le nez à y plonger sans plus attendre. Il n’est pas déçu, l’oxydation large s’est agréablement développée. Il y a là cet accent de rancio bien caractéristique, mélange de pâte de noix et d’iode. Il n’y a pas que les embruns lointains, mais aussi de délicats arômes de torréfaction qui  rappellent le caramel un rien brûlé des crèmes catalanes, le candi sombre et le parfum un peu animal du muscovado. Des herbes sèches apportent leur bouquet. La bouche hésite entre douceur, amertume et acidité. Pour ne pas choisir, elle les tresse en une natte serrée qui libère chaque goût avec parcimonie mais régularité. On y reconnaît les amers respirés mais légèrement transformés par les notes minérales et terreuses de gentiane et de réglisse. De l’agrume confit, apparaît aussi, riche de saveurs acides-amères, mêlées de la suavité de la pâte de pruneau. Viennent encore un rien de cuir, d’aiguilles de pin, de figues et dattes sèches, de poivre noir, … ça ne s’arrête jamais.

 

MA TRENTE ANS d’ÂGE

30ans

Un bel ambre ocre brûlé aux reflets brique aguiche l’œil. Une véritable crépitation de suavités à venir agacer le nez, la bouche s’impatiente déjà. Le chocolat surgit en premier, épicé de poivre cubèbe, de graine de coriandre, de quinquina, mais aussi relevé d’élégantes notes herbacées de garrigue nuancées de thym, de sauge et de cade. Puis, des fragments d’algues sèches apportent leur senteur marine. La bouche se révèle sage. Une fraîcheur amère, au goût de gelée de citron et de réglisse, s’y développe tout doucement, tempérée par l’onctuosité de la texture, par la douceur ambiante, par la largeur du vin. Ensuite, une impression tannique et un relief minéral relancent la délicate vivacité, dynamisent les arômes de cacao, de café, ce léger brûlé qui rappelle les biscuits sablés un rien trop cuits, le praliné.

 

MA QUARANTE ANS d’ÂGE

40ans

Plus claire, la robe ocre brun tourne avec raffinement dans le verre. Le nez éveille d’emblée une foule de souvenirs où chacun trouve selon son acuité ici du cuir frotté, là un brin de muguet un peu séché, un bouton de rose, quelques gouttes d’embruns, un lit d’aiguilles de pin, une pincée de tabac, une pointe de Cayenne, … tourne encore avec raffinement, le Maury à chaque giration complète l’énumération. La bouche semble ne pas avoir d’âge, elle paraît fraîche presque juvénile, offrant fruits et fleurs juste mis en bouquet, écorces d’agrumes à l’amertume pimpante. Puis vient la sagesse des torréfactions douces aux mokas onctueux, aux caramels savoureux, aux quinquinas délectables, série amère qui se tresse d’iode et d’éclats de pierre pour affirmer son rancio. Mais avant de nous quitter, le vin nous offre une dernière émotion, une envolée vers un infini éthéré plus léger que l’air, mais immensément présent d’abord sur la langue, ensuite dans notre mémoire.

 

Vinification

Les vins des trois décennies présentent le même assemblage fait de 90% de Grenache, 5% de Macabeu et 5% de Carignan qui poussent dans des sols de schistes décomposés et de marnes noires. Leur pleine exposition au sud leur garantit une maturité optimum.

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La vendange est éraflée. S’ensuit un mutage sur grains suivi d’une macération de 30 jours permettant d’extraire la matière, les arômes, les polyphénols, … contenus dans les baies garant d’une belle structure équilibrée entre fruits, alcool et sucre.

Élevage de 1 an en bonbonnes de verre placées à l’extérieur puis en foudres de chêne de 350 hl jusqu’à la mise en bouteille.

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Mais quand boire des trucs pareils ?

Simplement quand l’envie nous prend, moment de quiétude, réparateur ou de pur plaisir. Ou encore en mangeant quelques fines tranches de jambon ibérique ou un léger toast aux anchois aux câpres. On peut le garder à table et lui faire accompagner une terrine de gibier, une salade de lentilles au museau peu vinaigrée mais bien relevée, pour l’entrée. Ensuite, le rare lièvre à la royale le trouve idéal, plus simplement une viande étuvée, une carbonnade, un hochepot (il fait merveille sur les légumes cuits), le voit d’un bon œil. N’hésitons pas sur les fromages, presque tous lui font la cour. Le dessert certes, mais en harmonie, chocolat amer, praliné, pignons grillés, … Et pour terminer si d’aventure le cigare vous plaît, un puro havanais termine agréablement la ronde des mets.

MA gravé dans la pierre 02                                                      Photo Mas Amiel

Plus d’info: http://masamiel.fr/

 

Ciao!

Europe/France/Languedoc-Roussillon/66/Pyrénées-Orientales/Maury : AOC Maury Mas Amiel- Viellissement en bonbonnes

 

Marco

 


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Sherries to the fore at the Big Fortifed Tasting

Jerez: 

The annual Big Fortified Tasting (BFT), held in London, is always a great opportunity to taste some really interesting fortified wines. However since the wines are high in alcohol, there is a limit to the number I can comfortably taste, even though I am careful to spit out. This year I chose to concentrate on some of the excellent range of sherries on show choosing to taste from those bodegas that I haven’t visited during the #winelover trip to Jerez in mid-February. I then finished with the Quevedo Ports that Oscar Quevedo was showing. 

Firstly – Bodegas Tradición

This is a small bodega, which has recently been revived, but that dates back to 1650. I tasted a lovely fresh, complex Fino, a good Amontillado and a very special Oloroso – see below. 

 

A series of great sherries from Viniberia, selected by Peter Dauthieu:

Attractive, fresh but characterful Fino from Sánchez Romate – just £8.50 a bottle from The Wine Society.

Excellent Amontillado from Sánchez Romate – lovely nutty, texture.

Palo Cortado – an attractive and striking blend of rich texture and an austere finish.

 

Very fine aged Oloroso – texture with a lovely blend of richness, power and austerity. £40 a bottle from The Wine Society.

Valdespino – one of my favourite Sherry producers:

 

The 2015 Manzanilla En Rama showing brilliantly at the moment. 

Palo Cortado Viejo: lovely balance of power and texture.

 

Two very special Sherries with concentration, texture and impressive length.

 

Ports from Quevedo: 

From Port producer Quevedo I particularly enjoyed the complex 30 Year Old White Port as well as the dense Crusted Port with its preserved cherry character. 


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VSIGP (6) Vins espagnols sans DO

Il est difficile de trouver en Espagne l’équivalent en qualité de la catégorie Vins de France, du moins à des prix inférieurs à 5€ : les VINOS DE ESPAÑA, ou VINOS DE MESA répondant à ces deux critères sont  rares !

J’ai cherché dans mes dossiers, visité quelques supermarchés de ma zone, et je suis revenue bredouille ou presque. Il est vrai, que je n’ai pas de Carrefour, ni de Al Campo(Auchan) autour de chez moi, mais quand même un MERCADONA, (Métro)et des enseignes comme Esclat, Eroski… où je pensais pouvoir m’approvisionner.

Je n’ai pu récupérer qu’une seule bouteille!

Ceci dit, l’explication est simple : l’influence de la DO chez le consommateur espagnol, est telle qu’elle est devenue inséparable du vin.   La perception selon laquelle, si le vin n’en affiche pas, c’ est un bâtard, sans pédigrée  est très répandue. Et donc ,  il est de ce fait, considéré comme très peu qualitatif,  inférieur, et sans intérêt ! Résultat, les   vinos de la Tierra de…, se multiplient laissant peu de place au vin d’Espagne ou vin de table bon marché:  ils  ne sont pas vendeurs.  Sans compter que l’appellation étant si facile à obtenir, pourquoi s’en priver… A tel point que le moindre vin à partir de 1€ la bouteille bénéficie d’une DO, que se soit Rioja, Ribera, Navarra, Bierzo…

Aujourd’hui, cette façon de voir les choses n’a plus beaucoup de sens, certains vignerons ne veulent plus s’abriter sous l’aile d’une appellation qui offre tout et n’importe quoi! Ainsi, la très célèbre bodega Artadi a quitté fin 2015 la DOCa Rioja pour s’en différencier; tout près de chez moi, et elle est loin d’être la seule, Glòria Garriga, avec son vin si original «Els Jelipins», s’affiche comme Vi de Taula (vin de table, en catalan) et se vend quand même aux particuliers à plus de 65€, encore faut-il en trouver !

3399057534 Els Jelipins

VI DE TAULA » els jelipins »

C’est une initiative très nouvelle en Espagne, elle est suivie par de plus en plus de vignerons qui veulent sortir du carcan  des DO ou de l’image négative que certaines reflètent. Ils se sont ainsi libérés des règles des DO, mais en contrepartie, ils sont obligés de proposer au marché un vin très personnel et de caractère pour justifier des prix souvent élevés. Pour retrouver une liberté ou une qualité qu’ils ne trouvent plus dans la DO, ils deviennent donc des VINOS DE MESA ou VINOS DE LA TIERRA …

Les VINOS SIN DO de « gros faiseurs »

Il reste quand même en dehors de ces vins de Liberté « chers » des vins sans DO originaires de Zones très productrices comme La Mancha…certains étant  moins médiocres ou pires que ce que j’ai pu en lire, si on regarde la relation qualité/prix. Les vins de J.Garcia Carrión, que l’on peut se procurer on line,  sont un bon exemple de vins plébiscités par un certain public. On les trouve dans les supermarchés ou sur leur site sous la rubrique : VINOS SIN DO.

  • Cappo Shiraz,

La bouteille n’a rien de prétentieux, bien au contraire, elle se veut drôle, et la capsule à vis est bien pour ce type de vin. Elle n’inspire cependant pas à mes yeux, une grande envie d’acheter, ni ne reflète une grande qualité! Le nez est simple, on y décèle même un peu de fruit,  la bouche est ronde, un peu structurée quand même, équilibrée. Un vin à peu près correct, sans plus,  mais limite vulgaire.

Pas de millésime, c’est normal. Vendu par 6: 16, 20€, soit 2,70€/bouteille .

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  • Don Simón Seleccion Tinto

L’étiquette  se veut « classique », ça me paraît raté !

Il s’agit d’un vin 100% tempranillo, la robe est rouge rubis, au nez quelques notes de garrigue, de fruits très murs, mais pas de grande intensité. L’attaque en bouche n’est pas désagréable, sans toutefois une grande présence de fruit, plutôt des notes végétales et une finale alcoolique et astringente. Si le vin n’affiche aucun défaut majeur, il ne présente pas non plus un grand intérêt et surtout ne procure aucun plaisir.

Pas de millésime non plus.

Prix d’achat: 1,45€.

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  • La Caperucita Tinta, Bodegas Torre Oria (Utiel, Valencia),

C’est celui-là, que j’ai trouvé à Mercadona, je dois dire qu’on le remarque de loin sur le rayonnage, son étiquette est tellement différente des autres vins, plutôt classiques, proposés par ce magasin ! La face nous montre le Petit Chaperon Rouge de dos, mais quand on tourne la bouteille, on se retrouve face au Loup!

L’histoire ne dit pas, s’il a avalé le petit chaperon rouge !

C’est un assemblage de tempranillo et syrah dont le prix de 1,60€ le met à la portée de toutes les bourses. On peut au moins le gouter, et nous verrons ensuite si nous avons envie de renouveler l’achat ! E bien, c’est un vin très acceptable pour son prix, qu’en dire de plus ? On peut lire « suave » sur l’étiquette, c’est à dire pas agressif, c’est exactement ça, rond, simple, neutre!

CAPERUCITA

La Caperucita Tinta

 

Simplement que je n’ai pas très envie d’ouvrir une autre bouteille d’aucun de ces 3 vins, le dernier serait encore le plus réussi.

Les vins de petits domaines

Et là, nous sommes quand même, sur un autre registre, la notion plaisir est présente:

  • Gratias Rosé 2014, Bodega Gratias: Sin DO

Un vin 100% Bobal,  moderne par son coté aromatique, et traditionnel à la fois : il a supporté un léger passage en barriques, assez pur, vif, aromatique et structuré.

Prix : 5,80 €, il me parait justifié, vu la vocation artisanale du Domaine et la production limitée, ce que pourtant, en règle générale je n’accepte pas comme étant une justification.

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  •   A Dos Tiempos 2015 , d’Alfredo Maestro, Vino de España

Alfredo Maestro est un viticulteur talentueux, qui élabore des vins très personnels, dans les quatre coins de l’Espagne, en toute liberté, cherchant à exprimer les mystères du terroir qu’il a choisi, sans se préoccuper de la DO. Il faut préciser que c’est un adepte des vins naturels et que donc ses vins sont très peu protégés.

A Dos Tiempos 2015 est un vin d’assemblage: 50% Tinto Fino et 50% Grenache. Les raisins proviennent  de la zone  de Navalcarnero (Madrid) à  une altitude de 671 mètres.

A deux temps, car c’est aussi un assemblage de 2 vendanges, une précoce et l’autre à maturité. Après un élevage de 6 mois en barriques de 2 ans ça donne un vin très frais, sincère, direct et sans maquillage.

La production est de 5.000 bouteilles.

Prix : 10,50

A dos Tiempo Alfredo Maestro

A Dos Tiempos 2015

  • Celler La Salada Roig Boig Tranquil 2015, vin de table

Il nous vient du Penedes, c’est un vin de soif, issu d’une vigne complantée de Xarel·lo, Turbat, Monica, Mandó, Sumoll. Cannonao, non filtré, non stabilisé et non clarifié.

Couleur rouge grenade très attractive, le nez et la bouche offrent un festival de fruits rouges, une acidité à point, qui fait saliver, le tout est d’une grande gourmandise.

Un rouge léger, zéro soufre ajouté, un vin propre, suave, d’une grande finesse, vif et sincère.

Vol 10,5% vol. Un vin étonnant, que je n’attendais pas, merci à Toni Carbò, il a su faire revivre le vignoble hérité.

Prix : 9/10€

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  • Tánagan tinto 2013, Proyecto Envínate

Envinate est un projet vinicole qui regroupe 4 amis et œnologues qui se sont connus à l’université, Laura Ramos, José Martínez, Roberto Santana y Alfonso Torrente, animés par la même philosophie : donner la priorité au Terroir et aux cépages oubliés.

Táganan (“entouré de montagnes“), assemblage de cépages centenaires autochtones comme le Negramol,  le Listan Negro, le Moscatel Negra, le Listan Gacho, le Vijariego Negro entre autres…

Production: 4200 bouteilles

C’est un vin qui a besoin d’aération, après la fermentation malolactique, il est resté en barriques sur ses lies pendant 8 mois, sans soutirage ni ajout de soufre. Il a été mis en bouteille sans stabilisation ni filtration.

La robe n’est pas très profonde, le nez dégage des notes de fruits rouges, d’épices, et mentholées, mais manque un peu de franchise. La bouche est assez fluide, fruitée, mais un peu terreuse, une finale un peu saline. Il est frais et ne peut laisser indifférent:beaucoup de personnalité dans ce vin des Canaries !

Prix: 14,90€

Taganan-Tinto-2013

 

Conclusion

J’ai du mal à tirer des conclusions de cette dégustation, si ce n’est qu’elle confirme ce que je savais déjà : les vins très bons marché (en dessous de 3/4€) ne m’attirent pas vraiment, d’une part parce qu’ils m’apportent rarement un vrai plaisir, une vraie émotion, d’autre part quand je pense au prix auquel le raisin a été payé, ça m’attriste.

Mais, il reste la possibilité de penser que ma vie professionnelle ne m’a pas offert beaucoup d’occasions de gouter cette gamme de vins. Si j’avais travaillé comme responsable d’achat d’une chaîne de supermarchés, j’aurais très certainement une vision différente.

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols


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VSIGP (2): Wine – the very basics + Pierre-Jacques Druet

 

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Sainsbury’s basics red wine: for the table not the cellar 

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I have to say that didn’t approach this week’s post with any great enthusiasm. Tasting the very cheapest wine you can find is not entirely my idea of fun, especially when you are buying them in the UK. Searching the shelves of J.Sainsbury, one of the UK’s largest supermarkets and our nearest store unearthed a few basic wines.

These wines are quite far removed from David’s post on 29th February 2016: Vin de France : une catégorie trop souvent ignorée for the simple reason that the UK’s high excise tax regime means that none of the world’s best selling branded wines are cheap. Following this year’s budget the excise duty and VAT (TVA) on a 75cl bottle of wine is effectively £2.50 – £2.08 (tax) + 20% VAT. So selling a bottle of wine for less than £4 is a real challenge – by the time you factor in packaging, transport plus the supermarket’s profit there is little left to pay for the wine.

This means that all of these best sellers that David cited are well north of £5. So what did I find for less than £4 that wasn’t either without alcohol or alcohol-lite, which attract less duty as this is calculated on the level of alcohol?  I give you Sainsbury’s basics red wine that comes in a squidgy plastic bottle with plastic cap and will set you back £3.65. Basics red wine comes from Spain and has 10.5% alcohol. The package is remarkably unattractive – either designed by a fervent prohibitionist or Sainsbury’s really would prefer you to trade up to a wine with a better margin….

It has light, greenish fruit that is slightly reminiscent of the old gros rouge but in a more modern style. Rightly or wrongly it stirs memories of a night in May 1966 I spent in a wood near Bruges at the start of a three month European adventure accompanied by a cheap and rough bottle of red wine.

Paying 35p more moves you onto Sainsbury’s House Red Wine (£4) in a glass screwcapped bottle . This also comes from Spain but has 12% alcohol and is made from a blend of Tempranillo, Monastrell and Grenache. Both of these reds are bottled by J. Garcia Carrion in Ciudad Real. The House Red has sweeter but rather confected fruit, greater texture. Two dimensional I might well use it for cooking but this is far from what got me interested in wine.

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••• 

PJD+MVas

Pierre-Jacques Druet, a bottle of Bourgueil Rosé
and Marc Vanhellemont: 1st February 2011
celebrating the first anniversary of Les 5 du Vin 

Pierre-Jacques Druet
It was sad to learn last week that Pierre-Jacques had gone bust. It is never good to learn that a talented producer has run into financial problems but Pierre-Jacques going into liquidation is particularly poignant for Les 5 du Vin as he rather unwittingly acted as midwife for this blog. Actually to be rather more precise it was a bottle of his very individual rosé that facilitated the birth of Les 5 du Vin. It was an easy birth at a lunch in the press office at the 2010 edition of Salon des Vins de Loire over a glass or so of Druet’s rosé shared by Michel Smith, Hervé Lalau, Jacques Berthomeau and Marc Vanhellemont. I was seated at another table and on my way out to starting tasting again I was invited to join the putative blog – I agreed even though I didn’t have even a sip of Pierre-Jacques Bourgueil Rosé.

Pierre-Jacques made some excellent Bourgueils as well as a Chinon. Tasting with him was a fascinating and long drawn out process but definitely worth it even though it meant calculating how late one would be for the next producer rendezvous. I fear his commercial acumen and organisational skills didn’t match his winemaking talents. Very sad!

***  

April frost – fingers crossed!

As I finish this post a number of Loire producers will be passing an anxious night with frost forecast overnight with temperatures falling to -2˚-3C in the small hours of the morning. It is ironic that after a very mild winter with almost no frost that April frosts may well strike once again. Fingers crossed!

Buddhaas

 

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