Les 5 du Vin

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QUELQUES IMAGES DE VINEXPO 2017

VINEXPO 2017 vient de s’achever, je ne connais pas les chiffres pour tirer un bilan sérieux, mais si on excepte la canicule qui s’est abattue sur Bordeaux et qui a beaucoup perturbé l’envie de déguster, j’ai trouvé ce Salon réussi et très convivial.

Je vous livre quelques images de stands et de bouteilles qui m’ont interpellée.

Dimanche 18 juin, j’ai commencé par HAUT LES VINS, un OFF, le seul que je me sois autorisée cette fois-ci, je n’y suis restée qu’une paire d’heures, c’était au chateau Grattequina, tout près de VINEXPO.

Très bon niveau, général, si j’en juge par les quelques domaines que j’ai dégustés:

Domaine René Bouvier, Bourgogne

     Les Déplaude de Tartaras, Coteaux du Gier, une vraie belle découverte

J’ai l’habitude de me garer au Palais des Expositions et de traverser la passerelle, c’est très agréable quand la température est normale, mais là j’avoue avoir souffert! Les services de sécurité étaient très présents, les conditions de contrôle et d’accès au site étaient un impératif de premier ordre, ça occasionnait des queues, mais personne ne protestait, et n’oubliait que nous étions en plein état d’urgence. Au bout de la passerelle, on tombe sur le stand Cliquot toujours très réussi-

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Il n’y a pas foule, mais c’est dimanche, je me promène dans les allées, j’en prends plein les yeux, le stand de Georges Dubeuf par exemple est magnifique, mais, il est vide, c’est surprenant.

Je tombe sur le stand catalan  de Roqueta, Imma Llopart, la directrice Export est là, je m’y arrête, c’est une amie, elle me fait gouter entre autres, le dernier né de la gamme, un blanc de Grenache de Terra Alta, désaltérant, gourmand, une vraie réussite.

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Je continue de progresser dans les allées, sans but précis au gré des rencontres, c’est merveilleux de n’avoir aucun agenda ! Prochaine halte chez les Champagnes Louis de Sacy, je découvre, une affaire familiale le père, le frère et la sœur font bloc, je retiens la Cuvée Nue, 55% Pinot Noir, 10% de Pinot Meunier et de 35% parce que sans liqueur de dosage, je l’ai trouvé racé et idéal pour l’apéritif :

Puis je me dirige vers le hall 3, pour découvrir la zone BIO, appelée WOW! (World of Organic Wines) c’est une bonne idée, elle est près des salles de conférences et à l’entrée du Hall, il y avait foule. Les vignerons étaient très contents, leur stand était petit mais à un prix très abordable. Pas de découverte, mais beaucoup de très bons domaines.

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Lundi 19 juin,  la canicule continue, mais je ne me laisse pas décourager… je commence par La Passion des Terroirs, ma relation avec les Lurton est ancienne, elle date des Feuillant et nous avons toujours gardé des contacts très étroits.

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Bérénice était là, elle m’a expliqué qu’elle avait gelé à 100% à Climens, pas de récolte cette cette année, il y avait Louis aussi et Marie-Laure, je vous parlerai des Vins de Marie-Laure un autre jour. Bruno David m’a fait gouter plusieurs vins que je ne connaissais pas, j’ai retenu ce Château Rochers de Joanin 2015 absolument délicieux, gourmand et séducteur:20170619_105319_resized

Bruno David, « grand manitou » de la Passion des Terroirs  que j’ai interrogé hier en fin de Salon était très content de ce cru, il a vu beaucoup d’importateurs étrangers,  et concrétisé de nombreuses commandes, il est extrêmemetnt satisfait du chiffre réalisé et pour lui, c’est le meilleur VINEXPO depuis 1996, date de son arrivée.

Vers midi, asur le stand de Vignobles et Signatures, Michel Drappier débouchait un Mathuzalem 1989, absolument merveilleux, très complexe, frais, iodé avec de fortes notes de coquilles d’huitres, long et envoutant. Merci Michel pour cet apéritif de qualité.

Je suis allée ensuite assister à une conférence sur les Grenaches du Monde animée par Guillermo Cruz, meilleur sommelier d’Espagne, un peu décevante, car en fait de grenaches du Monde, il y avait 5 vins espagnols, un australien et un VDN; en outre, il nous a servi un magnifique Rivesaltes 1969 Dom Brial en plein milieu de la dégustation, je n’ai pas bien compris  ce choix, mais bon, il avait certainement une bonne raison.

Après une pause sandwich, je suis allée gouter quelques vins Chinois, de la région de Ningxia, les étiquettes très colorées représentaient des coqs, puisque 2014 était l’année du cop en Chine. Des vins de cépage, très moyens,  sans grand intérêt, par exemple on reconnaissait bien le chardonnay, mais il était très boisé et asséchant, et chaque bouteille se vend à 70€ prix public.

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Et quelques vins Sud-Africains. J’ai retenu Overhex Wines,  des vins de négoce, mais très bien fait, et à mon sens très commerciaux, des vins technologiques certes, mais pas des caricatutes, et d’un rapport qualité/prix imbattable. Je crois qu’ils se vendraient très bien en supermarché. 1,95€départ cave.

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Puis, je suis retournée vers l’Espagne, je me suis arrêtée sur un stand, pris d’assaut, qui affichait une marque, Casa Rojo, qui m’était inconnue, mais qui à en juger par les dégustateurs présents, doit bénéficier d’une bonne réputation à l’étranger.  Une équipe de professionnels, qui vinifient dans la plupart des D:O espagnoles. J’ai gouté la gamme entière, je comprends que les vins puissent plaire, mais ils ne correspondent pas tout à fait à ce que je recherche.

Mardi 20 juin, j’ai commencé la journée par le stand des Dubourdieu, Jean Jacques était là, j’ai pu apprécier ses qualités lors du stage qu’il avait fait à LAVINIA Barcelona à mes côtés, j’y ai rencontré Jean-Luc Colombo qui partageait le stand. Nous avons refait le monde, il est encore plein de projets dont je vous parlerai dès qu’ils se concrétiseront un peu plus. Jean-Jacques m’a fait gouter entre autres la cuvée qu’il élabore avec Laure Colombo, une grande amitié les réunit. Carnivore 2015, 55% syrah, 45% Cabernet Sauvignon, un tirage très limité, 600 bouteilles en Vin de france, mais intéressant car c’est un vin de caractère, les deux cépages ne s’en laissent pas compter, le vin est élégant, structuré, et bien équilibré. Prix public 29€

J’ai passé un bon moment sur le stand de Lionel Osmin, oú j’ai rencontré David, beaucoup de monde sur ce stand aussi, mais c’est là un succès mérité, Lionel représente tous les Vins du Sud Ouest, mais en plus une gamme de vins étrangers des plus intéressants. (photo inutilisable)

Après quelques haltes inintéressantes et un très bon  déjeuner chez nos amis Corses, un ami m’a amené gouter un Corbières très connu, Château Ollieux Romanis, mais que je n’avais plus eu l’occasion de déguster depuis bien longtemps, et franchement, il a bien fait d’insister. Toute sa gamme est passionnante, je crois que je vais aller chez lui avant peu, en attendant j’ai beaucoup aimé cette cuvée de Pierre Bories, Le Blanc: puissante mais délicate avec beaucoup de personnalité.20170620_124905_resized

Pas très loin, j’ai retrouvé les Vivanco,  leur nouvelle déclinaison des grenaches en blanc, rouge et rosé qui  est très réussie. Elle s’appelle La Maldita, car en Rioja, les viticulteurs n’aimaient pas le grenache, trop compliqué à cultiver.

 

Voilà, je n’en rajouterai pas, je n’en démords pas, c’est un bon Salon pour les professionnels, un lieu de débats et de rencontres.

En dernière minute, je lis que le Directeur de VINEXPO   Guillaume Deglise, a convié la presse à découvrir les premières conclusions sur cette édition bordelaise, et a annoncé, entre autres améliorations futures, une réflexion sur un changement de date de l’événement. « C’est une très belle édition, d’un très bon niveau, c’est le retour que j’ai eu de la plupart des gens que j’ai pu croiser, a affirmé Guillaume Deglise. Si les chiffres de fréquentation définitifs ne sont pas encore connus, le salon battant encore son plein, 30 000 personnes environ ont arpenté quotidiennement les allées du salon des vins et spiritueux à Bordeaux du 18 au 21 juin. Le salon a joué pleinement son rôle de créateur et facilitateur de business, avec plus de 2 000 rendez-vous « wine to wine meetings » organisés, « ce qui est très supérieur à 2015, où était proposé pour la première fois ce service », a expliqué Guillaume Deglise. Il explique  que « Vinexpo n’est plus seulement un organisateur de salon, c’est un vrai acteur de la filière vins et spiritueux, un lieu de business, d’échange et d’innovation. Notre rôle est de favoriser les rencontres internationales. Plus de 150 nationalités étaient représentées dans les allées du salon, en tête la France, suivie de la Chine et des USA, des marchés dynamiques en pleine progression. Les pays européens  ont notamment manifesté un intérêt fort pour les innovations et nouvelles tendances, notamment présentées dans le hall 3. »  Pour la première fois, Vinexpo a aussi proposé des stands de plus petite taille, plus accessibles (6 m² à partir de 3 300 €), un signe en forme de « main tendue vers les petite structures et vignerons. » Guillaume Deglise s’est également félicité de la capacité qu’a su démontrer Vinexpo à « fédérer les acteurs », autour de thématiques fortes d’actualité, conférences (changement climatique, Brexit, biodynamie…), ou encore de la signature de l’accord Alibaba dimanche.    La qualité a marqué les professionnels présents. C’est primordial, car monter en qualité était l’un de nos engagements. » « Certains importateurs européens, par exemple de Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, ne sont pas venus cette année, il faut travailler à les faire revenir. .. Les conditions ont été extrêmes, la chaleur impactant l’accès, les dégustations et la restauration en plein air. Dedans, la climatisation a tenu bon, fort heureusement ! a déclaré Guillaume Deglise. Mais cela pose le problème de la date du salon. Il faudra sûrement la changer pour mieux travailler. » En 2017, Vinexpo inaugure également un nouveau format, baptisé « Vinexpo Explorer », non pas un nouveau salon mais une convention d’acheteurs. Pendant deux jours, une centaine d’acheteurs parmi les plus importants au plan mondial seront invités par Vinexpo à découvrir un vignoble du monde, et suivront un programme entre travail (rendez-vous d’affaires), et exploration (visites, dégustations, master class). L’ambition, à terme, est de créer une communauté d’une quarantaine de nationalités.

SOURCES TERRE DE VINS :  http://www.terredevins.com/actualites/vinexpo-2017-lheure-bilan/http://

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

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A Frontignan, et nulle part ailleurs…

Frontignan est une des 4 appellations de Muscat du Languedoc (les trois autres étant Saint-Jean-de-Minervois, Mireval et Lunel). C’est également  la plus importante en surface (avec un peu moins de 800 hectares) aussi bien qu’en volume de production (18.500 hl).

Comme son homologue de Mireval, le vignoble s’adosse au massif de la Gardiole et fait face aux étangs, au Sud. Il s’agit de terrains secs et caillouteux.

Comme les autres muscats du Languedoc, le Frontignan est produit à partir du seul Muscat de Frontignan, alias Muscat à Petits Grains. Comme eux, ses vins doivent titrer au minimum 15 degrés d’alcool, et 110 grammes de sucre par litre. Mais l’appellation Frontignan présente une particularité unique dans le monde du Muscat en France: outre le procédé du vin doux naturel (mutage à l’alcool pendant la fermentation alcoolique), elle peut également utiliser celui de la mistelle (mutage avant fermentation). Pour cette spécialité, qualifiée de Vin de Liqueur (et plutôt rare) le taux de sucre minimum est de 185 grammes par litre.

Lors de mon passage à Pézenas, pour Terroirs & Millésimes en Languedoc 2017, j’ai pu déguster plusieurs vins de cette appellation singulière. Voici ma moisson.

 

Cave de Frontignan AOC Frontignan « Premier « 

J’ai l’impression d’avoir toujours connu ce vin, cette étiquette et cette bouteille torsadée (la légende voulant que ce soit Hercule qui l’ai tordue pour en extraire la dernière goutte !). Mes parents en buvaient – et cela n’a rien de péjoratif pour moi, bien au contraire. Et si ma mémoire est bonne, il y avait un petit extrait d’un poème de Paul Géraldy sur l’étiquette.

Déguster ce vin, c’est donc un peu comme remonter dans le temps – sauf que je n’ai bien sûr plus le goût de l’époque. Je veux dire que je ne me souviens guère avec précision de ce à quoi il ressemblait ; que son goût a probablement évolué avec la technique, et parallèlement, que mon goût a changé.

Quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui un vin d’une grande sincérité : vous aimez le goût du raisin frais, le voici. La richesse, la douceur, le fruité – ils sont à vous.

Le Muscat dans ce qu’il a de plus muscat, sans aucun artifice.Vendu chez Nicolas

Cave de Frontignan AOC Frontignan 20 ans d’âge 

Là, on entre dans un tout autre monde. Une maison de café, peut-être. Ou une distillerie de whisky. Aux notes de moka s’ajoutent le caramel, les noisettes, les amandes, le rancio. Il paraît que Voltaire réclamait du Frontignan « pour sa survie ». Si c’était ce genre de Frontignan, je peux comprendre…

Château de Peyssonnie AOC Muscat de Frontignan

Le nez puissant évoque le raisin mûr, par une chaude journée d’été ; il offre aussi quelques jolies notes de laurier, un peu de miel, et une belle amertume finale.

Ce domaine de 20 hectares, propriété de la famille Astruc, est affilié à la Cave de Frontignan, qui vinifie environ 80% des volumes de l’appellation.

http://boutique.frontignanmuscat.fr/vins-doux-naturels/18-chateau-de-peyssonnie.html

 

 

C’est à vous de voir… et de boire

Il est grand temps de redécouvrir les Frontignan! L’été est là, c’est le moment de faire une cure. Ce n’est pas parce que la mode est au sec qu’il faut renoncer au plaisir de ces douceurs, d’autant que ces vins ne sont pas « bêtement sucrés », mais souvent complexes. C’est juste une question de moment, d’accords, de contexte. On les imagine bien sur un fromage (bleu, par exemple), un foie gras, une poire flambée, une crème brûlée, ou avec une macédoine de fruits exotiques, ou encore sur des fraises, avec une feuille de menthe. Servis bien frais, mais pas glacés, non plus, pour ne pas tuer les arômes.

Il y a là tout un patrimoine qu’il ne sert à rien de protéger par une AOC, un cahier des charges, de la paperasse, si vous, amis oenophiles, ne pensez plus à en boire !

Hervé


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Vinexpo, pas si nul que cela

Vinexpo et Prowein. Certes, on peut toujours comparer deux salons dans deux pays différents et qui se produisent à des moments différents. Pourquoi pas.

Mais il serait intéressant aussi de voir la fréquentation des visiteurs par pays et par continent pour voir lequel de ces deux à le plus grand rayonnement international. Le nombre ne fait pas tout dans cette affaire, à mon avis.
Je viens à chaque édition de Vinexpo (et pas dans les « offs » ou il faut avoir une voiture et bouffer de l’essence, comme du temps) depuis ses débuts vers 1991. Je suis allé une fois à Prowein, en 2016. Ce dernier salon est très professionnel, très bien organisé, mais, à mon avis, est moins « fun » que Vinexpo. Ce n’est qu’un avis personnel bien entendu, et il est vrai, comme le dis Hervé, que Bordeaux est une ville nettement plus intéressante, belle et amusante à visiter que Dusseldorf.

Tout dépend de ce qu’un veut faire lors d’un salon de vin. Si c’est le business pur, alors peut-être bien que Prowein peut faire l’affaire. Peu ou moins de distractions. Si c’est pour se baigner dans le milieu, prendre plaisir tout en faisant des affaires dans un environnement agréable, participer à plein de dégustations thématiques, ou, en même temps, visiter des domaines viticoles, alors Bordeaux tient la corde. On ne vient pas dans un salon pour manger, mais entre un sandwich de jambons debout et seul dans une cour glaciale (Prowein) et un plateau de sushi assis avec un copain oenologue sous un auvent un peu chaud au bord d’un lac, mon coeur balance (nettement vers le sushi).

On ne peut pas tout faire avec un salon, et tout dire à propos de sa fréquentation, mais Vinexpo est aussi un salon formidable et je m’en fous que cela soit le plus grand ou le plus ceci ou cela, ou bien son contraire. Et ce premier jour (dimanche) je n’ai jamais vu autant de monde de tous les pays lors d’un jour d’ouverture.

La semaine prochaine je vous parlerai de mes coups de coeurs dégustés à Vinexpo, avec peu de temps dont je disposais entre d’autres engagements professionnels.

David

 

 

 

 


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Vinexpo, premier salon mondial du vin, vraiment?

Pour l’inauguration de Vinexpo, la presse vineuse française, et même la presse généraliste, qui reprend une dépêche de l’AFP, y vont de leurs superlatifs: « Bordeaux, capitale de la planète vin ». On y retrouve quelques belles formules des organisateurs, qui parlent de « lieu de rencontre de l’excellence », se félicitent d’avoir conçu cette année un espace spécialement consacré aux vins bio (WOW), ou encore, du retour d’un stand officiel des vins du Beaujolais.

Loin de moi l’idée de vouloir gâcher la fête, ni de cracher dans la soupe bordelaise, mais les chiffres sont têtus: Vinexpo, cette année, va réunir 2.300 exposants, et attend 45.000 visiteurs; mais Prowein, en mars dernier, a attiré 6.200 exposants, pour 58.500 visiteurs.

Comment expliquer qu’un salon à vocation internationale basé dans la région de production la plus réputée au monde joue aujourd’hui les seconds rôles face à une foire organisée à Dusseldorf, en pays brassicole? Côté agrément, sorties dans le vignoble, visites de châteaux, escapades gastro, il n’y a pourtant pas photo. Par contre, pour ce qui est de l’ouverture du marché national aux vins étrangers (ce qui peut intéresser les exposants venus d’ailleurs, et leurs clients potentiels), la France est loin derrière.

D’ailleurs, en 2017, la part des exposants étrangers est de 84% à Prowein, contre 47% à Vinexpo.

L’excellence est un très beau concept. Et cela se décline sans doute aussi sur le plan de l’efficacité. Même si cela ne dépend pas des seuls organisateurs.

Je souhaite au sympathique M. Déglise et à ses équipes un franc succès dans leur reconquête de la « planète » des salons de vins. Mais que l’AFP désigne Vinexpo comme « plus grand salon mondial des vins et spiritueux« , voila qui ne tient pas la route. Ou pas encore.

Hervé Lalau


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Quelques rouges légers pour cet été

L’été on pense surtout aux blancs ou aux rosés, je vous en proposerai dans une prochaine chronique. Mais, aujourd’hui, j’ai envie de mettre en avant quelques rouges frais et légers, appelés vins de Soif, à vrai dire je n’aime pas trop cette terminologie, mais elle semble avoir été unanimement adoptée. Ils ne sont pas sans me rappeler ces vins d’à peine 10º que mon grand-père et mes oncles plongeaient au fond d’un puits pour les rafraichir et qui faisaient partie de leur consommation quotidienne : mieux c’était leur boisson désaltérante aux champs. Aujourd’hui, on redécouvre ces rouges, ils ne sont plus apanage des ouvriers ou des paysans, ils sont très tendance. J’en ai sélectionné quelques-uns, mais ils sont très nombreux sur le marché.

Côté français :

1.Roug’ E-clair Domaine Ledogar Vin de France 

Je me suis laissée séduire par ce vin que j’ai gouté à Perpignan, aux Indigènes. C’est un clairet des Corbières, ni rouge, ni rosé, très fluide et rafraichissant. Une saignée de 50%carignan et 50% mourvèdre, qui donne un jus très fruité. Voilà une bouteille qui fera une parfaite alternative au Rosé cet été, accessible à tous, une vraie gourmandise.

PVP 9€

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2.Domaine Fond Cyprès Cyprès de Toi 2016 Vin de France

Du fruit et de la générosité et de la fraicheur ! Un pur grenache gourmand à souhait avec une prédominance de fruits noirs, des tanins gouleyants et veloutés, une pointe d’épices en finale. Un vin frais et léger, à déguster à tout instant et notamment en été.

Une découverte qui vaut le détour dans les Corbières

PVP 10€

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3.Domaine Gauby Les Calcinaires 2015 IGP Cotes Catalanes

 Vous allez penser que j’ai un faible pour Gauby et vous aurez raison, je trouve ses vins frais et digestes et c’est particulièrement vrai pour ce Calcinaires Rouge 2015 issu de Syrah, Mourvèdre, Grenache, Carignan. Je le trouve à la fois complexe et charmeur, sensuel et gourmand ! Il offre la finesse et l’immédiateté : bourré de fruits noirs et d’épices, la bouche offre une texture légère, moyennement charnu, il termine sur la fraicheur et les épices. Un vrai régal, il mérite mieux que la catégorie « vin de soif ». PVP :15€

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4.MODESTE 2016 DOMAINE DU CLOS DES FEES IGP Côtes Catalanes

Cet assemblage de cépages roussillonnais,60 % Grenache noir, 20 % Syrah, 20 % Cinsault (vignes de 35 ans) offre un vin inattendu, très désaltérant. Avec les défauts en moins, il me rappellerait assez celui que faisait mon grand-père justement à cause de ce côté clair, léger et rafraichissant. La comparaison s’arrêtera là, car ce rouge d’une extrême fraicheur, est éclatant de fruits et s’exprime avec une grande finesse, la bouche est ample et gourmande et le fruit omniprésent. C’est un vrai bonheur. Volume : 13 %

PVP : 8,50€ TTC

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5. « Primo Senso » Rouge 2016 Clos des Grillons, Vin de France.

Primo Senso est la cuvée qui évoque -selon Nicolas Renaud le millésime en termes sensoriels. Ce 2016 est issu d’un assemblage Cinsault 80% et de mourvèdre, vinifiés en macération carbonique, avec un peu de soufre à la mise, sans déviation aucune. Le nez développe des arômes de fruits rouges frais, que l’on retrouve en bouche. Gourmand et moyennement corsé, le vin affiche une jolie amplitude et une certaine rondeur équilibrée par une vivacité qui laisse une joyeuse impression de fraîcheur. De l’éclat et de la personnalité, le tout pour  un PVP de 12,50 €

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6.Eos Domaine Laguerre Rouge 2016 Côtes du Roussillon

Et pour terminer, un classique, un vin d’Eric Laguerre, un vin bio né sur le terroir de Saint-Martin de Fenouillet, en Roussillon, issu de grenache noir 80%, et de lladoner pelut

Il développe des notes de fruits rouges avec un coté floral, la bouche aux tanins soyeux se révèle toute en fraicheur et en tension. C’est un vin rouge de soif, très digeste, et il ne manque ni de finesse ni d’élégance. PVP: 12€

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Côté espagnol :

Si vous décidez d’aller en vacances en Espagne, voici quelques suggestions. Des vins savoureux que vous « boirez » sans vous prendre la tête.

7.LA MALDICIÓN Tinto para beber 2016 Madrid

La Maldición, c’est le nom de l’endroit, un lieu pratiquement inaccesible et très difficile à exploiter. C’est à Valdilecha, dans la DO Madrid, à part ça, les vignes situées à 750m d’altitude sont des « trésors ». Marc Isart a voulu avec ce vin prouver que l’Espagne était capable de produire des vins « plaisir » ave la plus grande fraicheur possible. Il est très fier de ce rouge issu de 85 %Tempranillo / 15% Malvar (cépage blanc très présent à Madrid), qui a passé 7 mois en cuves ciment. Il n’hésite pas à marquer sur la bouteille : « Tinto para beber  de Marc Isart »: Rouge à boire de Marc Isart. C’est un vinfranc et direct, bourré de petits fruits noirs frais,  auxquels viennent s’ajouter des touches florales de violette, en bouche la finale est fraiche, balsamique,et épicée. Compte tenu de son prix, je peux comprendre sa fierté. C’est un vin très digeste qui s’exprime sur des arômes fruités, facile à boire, gourmand et moyennement corsé, inespéré dans la DO Madrid. Le vin affiche une jolie amplitude et une certaine rondeur équilibrée par une vivacité qui laisse une joyeuse impression de fraîcheur. Une vraie réussite. PVP :7,55€

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  1. LA BICICLETA VOLADORA 2016 Rioja

La Bicicleta Voladora, c’ est le projet de Germán R. Blanco en Rioja. Très connu pour ses Ribera del Duero Quinta Milú. Un assemblage de Tempranillo et Viura traditionnel en Rioja. German veut des vins frais verticaux, et fluides, il se définit comme « embouteilleur de paysages », un peu prétentieux, je vous le concède, mais quand on connaît l’homme, on croit à sa sincérité, à sa volonté. Non boisé, élevage cuves ciment et œufs flextank.Le résultat est un vin à la couleur rouge cerise, très attractive, presque translucide frais et léger.Un nez qui évoque la fraîcheur avec des arômes fruités et floraux bien présents. Facile à boire, très souple rond, juteux avec des tanins doux, des saveurs fruitées qui envahissent le verre. C’est un rouge riche, jeune, frais et sans complexe. Rien à voir avec la Rioja classique, un vin plaisir surprenant, sans se prendre la tête. Parfait pour l’été, et pour tous les publics. Attention, il se boit très facilement et la bouteille descend assez vite. PVP : 7,95 €

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9.Artuke Tinto 2016 Rioja

Un vin rouge gourmand, très frais et particulièrement fruité. Cette cuvée est juste ce que l’on attend d’un vin parfait et dont on ne se fatigue pas ! Explosion d’arômes fruités, et une fraicheur incroyable. Plein de fruits rouges, groseilles mûres et fraises et cerise, des tannins ronds croquants et épicés, une matière savoureuse et pleine de fraicheur réveillent l’appétit. J’ai été séduite par le côté à la fois canaille et typé de ce vin . PVP:5,20€

 

10.Finca Parera Fosc 2016 Penedes

Il s’agit d’un vin d’assemblage de Syrah, Ull de Llebre et Sumoll.
Un vin d’une fraîcheur insolente avec des notes de fruits rouges (framboise, cassis), des notes d’épices, charnu, un rouge où l’acidité apporte l’élégance et la dynamique à ce vin souple, profond et fin. Cela est dû, entre autres, au Sumoll. Doté d’un bel équilibre et d’un fruit éclatant, c’est un vin qui se goute très bien et qui se boit très facilement. PVP :8,20 €

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11.Vins Nus, Siuralta Rouge, 2015

Sirualta Vins Nus est le nouveau projet d’Alfredo Arribas à Montsant. Un grand architecte converti en grand viticulteur, qui n’arrête pas de nous surprendre. Il nous propose un rouge très spécial, presque rosé, fruit d’un assemblage de grenache (90%) et de Trepat et de parcelles issues des plus hautes vignes du Montsant.

Pureté absolue du fruit, finesse et élégance. Le nez est très frais, fruité, avec des notes d’épices et un fond de minéralité. Ce grenache est délicieux, c’est un vin redoutablement agréable… Du fruit frais, léger et facile à boire, mais avec beaucoup de personnalité que demander d’autre ? PVP :12,50 €

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Conclusion :

La température de service de ces vins est évidemment très importante, il faut les servir à 10 ° – 12 °C., impérativement frais, presque à la température d’un blanc ou d’un rosé pour en apprécier tout le potentiel et retrouver le plaisir de boire.

Hasta Pronto,

MarieLouise Banyols

 

 

 

 


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Parkinson’s Fundraising Ride: Pauillac to La Livinière – 1er Etape: Pauillac to Langon

Parkinson’s team: Carole supported by
Lynda and Derek on either side
Lafite in background

Jim and Carole – the pedallers before the start

Derek and Lynda: support team 

 Well we are now on our way. After a short photo opportunity on the D2 road in front of Château Lafite we set off just before 8.45am. Originally we had planned to leave a little later but with the heat of Saturday and Sunday we decided it would be best to start as early as we reasonably could, so to avoid the hottest part of the day.

However, this morning turned out to be considerably cooler than the previous days as well as being overcast, so we enjoyed a very pleasant ride from Pauillac to Langon, the market town of Sauternes.

From Lafite we headed down the D2 – Route des châteaux – past many of the Médoc’s famous domaines until we reached the turning to Macau, which we opted for as this road is quieter than the lower part of the D2. 

Getting through Bordeaux proved to be pretty straightforward, especially once we reached the new Pont Chaban-Delmas, which includes a cycle lane that connects to a cycle track that runs for miles along the eastern bank until it joins the D10 to the south of the bridge that carries the Bordeaux by-pass to the eastern side of the. London is making some progress with its cycle super-highways but, from our experience today, lags behind Bordeaux.

It was an interesting ride down the D10 with the vineyards of the Côtes de Bordeaux followed by the lesser known sweet wine appellations like Cadillac, Loupiac and Saint Croix de Mont. 

After a brief stop in the centre of the old town of Cadillac we reached today’s finish at the Hotel Claude Darroze just before 2pm.

Words from Parkinson’s UK that underlines why we are riding:
‘People with Parkinson’s need a new treatment, the science is ready and we have the expertise.


Current Parkinson’s drugs aren’t good enough. They don’t stop, slow down or reverse the condition – they just mask it for a time. And they can have distressing side effects.
 

While there are a range of therapies, the main drug people rely on hasn’t changed for over 50 years. There has been lots of work to understand Parkinson’s, but not enough investment or leadership to join up the best ideas and deliver new treatments.

We’re now at the tipping point. With decades of research we’ve unlocked key discoveries that could transform lives. Parkinson’s UK is ready to drive forward the research community in a radical new approach to develop better treatments, faster as part of their We Won’t Campaign, which is raising vital funds for Parkinson’s research.’

We are delighted that our total now stands at £3,185.00 (£3,818.75 including gift aid). We are very grateful to our 70 generous donors. If you haven’t donated please do consider doing so and help us hit our ambitious target of £6000. 

All donations make a difference! Our fundraising page is here

    

 

Manicured Lafite 

Lafite and the Giant Defy

The market building in Cadillac

Derek finds that support can be tough….

 

Carole:Jim@Lafite


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En Wallonie, et nulle par ailleurs

Les Festivals de Wallonie démarrent ce 10 juin à Stavelot.

Cette galaxie de festivals pluriels couvrira (illuminera?) toute la région de ses couleurs sonores jusqu’à la fin octobre – le dernier coup de baguette sera donné à Liège le 27/10.

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Si je vous en parle, c’est que je suis un fan de musique classique autant que de vin – d’ailleurs, les deux ne vont pas si mal ensemble, si j’en juge par le nombre de compositeurs que le breuvage de Bacchus a pu inspirer, de Bach à Mahler en passant par Beethoven.

Cette année, un thème central a été retenu: les claviers. Ce qui laisse une grande place à la diversité, à la créativité, à l’actualité et à la jeunesse. Rien de suranné, rien de compassé dans ces festivals qui, pour être centrés sur la grande musique, et faire intervenir des ensembles de classe internationale, se veulent proches de l’auditeur, qu’il soit mélomane averti ou simple curieux. Proches géographiquement, puisque les concerts sont délocalisés, et proches par la démarche: qualité ne veut pas dire élitisme.

Alors, si vos pas (ou le Thalys) vous amènent en Belgique ces temps-ci, ou si y vous habitez, ne manquez pas ces opportunités!

Programmation/Billets: ICI