Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Manzanilla, ou la fraîcheur océane

Les 5 du Vin

Entre Gibraltar et la frontière portugaise est un triangle magique baigné par l’atlantique. Jerez de la Frontera en est le sommet qui pointe vers Séville. El Puerto de Santa Maria s’incline vers Cadiz. Tandis que Sanlúcar de Barrameda, aux arêtes mouillées par l’océan et le rio Guadalquivir, adopte l’appellation particulière «Manzanilla».

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Le Xérès

Dans la grande famille des vins oxydatifs, le vin andalou tient une place de choix. On en connaît généralement le plus courant, le Fino, élevé comme ses pairs en solera, un système qui permet l’homogénéisation des millésimes. Le Fino se distingue de son cousin l’Oloroso par le degré de fortification du vin lors de la mise en fût. Celle du second atteint les 17,5° et ne permet pas l’installation du voile protecteur. Alors que muté à 15°, le Fino se voit rapidement recouvert de la flor, voile de levure qui ménage son oxydation.

La Manzanilla

La…

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Saint Amour, le film…

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Le film, je l’ai vu hier en présentation de presse dans un cinéma bruxellois où je n’avais jamais mis les pieds. Ça m’a bien plu.

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Le pitch du film

Tous les ans, Bruno (Benoît Poelvoorde) fait la route des vins… sans quitter le salon de l’Agriculture ! Mais cette année, son père, Jean (Gérard Depardieu), venu y présenter son taureau champion Nabuchodonosor, décide sur un coup de tête de l’emmener faire une vraie route des vins afin de se rapprocher de lui. Et s’ils trinquent au Saint Amour, ils trinqueront bien vite aussi à l’amour tout court en compagnie de Mike (Vincent Lacoste), le jeune chauffeur de taxi embarqué à l’improviste dans cette tournée à hauts risques entre toutes les cuvées et toutes les femmes rencontrées au cours de leur périple…


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Road movie

Si le film parle de vin, la boisson sert surtout de prétexte, de décor.
Mais on en parle; et on en boit; sans prise de tête, et même, parfois un peu trop…
On ne comprend pas trop pourquoi les trois personnages principaux se retrouvent dans un taxi parisien à arpenter routes et vignobles.
Jean a perdu sa femme il y a déjà un petit bout temps, mais il lui téléphone toujours, lui laissant des nouvelles de lui et de son fils sur sa boite vocale.
Bruno en a marre de cette vie d’éleveur, de bouseux, d’écouter son père qui ne rêve que de médaille.
Mike, lui, semble comblé par son emploi de taxi parisien, par sa femme, ses enfants, mais pourtant, il les emmène pour la semaine à travers la France.
Quant au Saint Amour, on en aperçoit une bouteille juste une fois et basta. Quand, arrivés dans le Beaujolais, il en boivent une bouteille au resto. On ne capte pas tout de suite pourquoi.

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Une quête et un peu de cul

Les voilà partis, s’apprivoisant petit à petit, d’une incompréhension à l’autre, d’un non-dit à une prise de conscience, ils se rapprochent à chaque vignoble traversé. La rencontre curieuse d’un propriétaire de chambre d’hôtes, le désespoir d’une serveuse ou encore les ex du chauffeur de taxi, tout ça les fait réfléchir.
Ils sont en quête du même «graal» et ce n’est certes pas le hasard qui les a réunis, mais une sorte d’intuition, de déterminisme fortuit.
Et puis, il y a le cul, du cul plein de tendresse, du plus hard revanchard, du solitaire, qui nous donne des indices par le saupoudrage de ces scènes plus touchantes que drôles.
N’oublions pas que c’est avant tout une comédie et qu’on rit mainte fois, mais un peu à la Charlie Chaplin, il y a toujours un petit fond sentimental.

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La fin du compagnonnage

Et puis tout se décante, Mike n’a pas de famille, la boîte vocale est pleine, Bruno n’a plus envie de fuir. Fini les désespoirs et les faux-semblants qui se délitent kilomètre après kilomètre. Et c’est la rencontre avec Vénus (Céline Salette) à la flamboyante chevelure. Il en tombe tout de go amoureux. Mais la belle vit aussi dans le désespoir. Bien que jeune, elle subit une ménopause précoce et voilà que la providence lui envoie trois pères potentiels. Elle n’hésite pas et Jean, Bruno et Mike se retrouvent pour leur plus grand bonheur papa(s).

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Ah, Saint Amour quand tu nous tiens…
Le pitch du pitch :
C’est en donnant la vie qu’ils l’ont réapprise.

Il y a des moments glauques, il y en a d’autres d’une grande poésie, il y a des passages très drôles, des instants de réflexion, de la tendresse, de la bonne humeur…

J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux (je suis assez sensible), j’ai bien aimé. Je sais que le film ne plaira pas à tout le monde, mais qui plaît à tout le monde ?
Et puis, il y a le vin, grand second rôle !

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Ciao la séance est finie

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Marco


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Châteaumeillant @25

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In 2009 you could probably have become a world expert on the wines of Châteaumeillant by spending a single day there. Today it will take a little longer before such a claim can be made as there are now 25 producers up from just the four or five in 2010.

Châteaumeillant, on the northern edge of the Massif Central, is very close to being plumb in middle of France. It is only 35 kilometres by road from Bruère-Allichamps, which claims the title of being the village that lies in centre of France.

Although there are 550 hectares classified as Châteaumeillant, there are only 86 hectares prestently in production with 3164 hectolitres made in 2013. At the end of the Second Empire (1870), however, there were 1200 hectares here before the region’s vines were badly hit by phylloxéra at the end of the 19th Century.

In 1965 Châteaumeillant became a VDQS and was promoted in 2010 to appellation contrôlée status when the VDQS designation was phased out. The only permitted grape varieties are Gamay and Pinot Noir along with Pinot Gris for rosés in the style of a vin gris. Due to the stupidities of the INAO the use of Pinot Noir is limited to 40% of the blend. In contrast pure Gamay is permitted. 98% of the production is sold in France with Belgium, Germany and Japan the principal destinations for the 2% exported.

Last week’s Salon des Vins de Loire was an excellent opportunity to catch up on recent developments in Châteaumeillant. I had been aware for a good couple of years that several Quincy producers now had vines in Châteaumeillant including Domaine Vincent Siret-Courtaud, who I think was the first to tell me of this interesting development. Vincent acquired three hectares of vines in Châteaumeillant in 2010 in addition to his 10 in Quincy.

Being able to make red and rosé wine is the obvious attraction for Quincy producers where Sauvignon Blanc is the only permitted variety. A good number of Quincy producers, like Jean Tatin and Chantal Wilk as well as Jacques Rouze, have vines in Reuilly but Châteaumeillant gives them another option.

As well as Vincent other Quincy producers with vines in Châteaumeillant include Domaine Jacques Rouze with 1.70 ha with 2012 as their initial vintage and Domaine Lecomte (Nicolas Lecomte) with three hectares and Domaine Roux (Albin Roux) with 3.3 ha.

One good innovation at this year’s Salon was to group a number of young producers together – several Châteaumeillant producers featured here. As well as Nicolas Lecomte, Vincent Siret-Courtaud and Albin Roux, there were two who are based solely in Châteaumeillant: Claire Goyer (Domaine Goyer) and Angelique Gabrielle.

Claire and Samuel, her husband, started their small domaine in 2013, so 2015 is their third vintage. Beginning with 1.3 hectares they have recently added a further hectare.

Angelique only started in June 2014 and has 4.44 hectares – 1.74 of Pinot Noir, 2.00 Gamay and 0.70 of Chardonnay and Sauvignon Blanc. Her parents are vignerons between Chablis and Auxerre.

In contrast to those above, who all have quite small holdings, Domaine Nairaud is easily the largest concern with 20 hectares of vines and with its associated company Biturges Vins occupies the building where the former Cave Cooperative was based.

I was impressed by the general standard of these generally easy drinking wines, which should appeal to #winelovers who are now looking for lighter, less heavy reds. I am planning to visit Châteaumeillant soon, probably in June, and will then report back in more detail.

A suivre!

IMG_2001Angelique Gabrielle

IMG_1900 Vincent Siret-Courtaud 

IMG_1912Nicolas Lecomte

IMG_1915Albin Roux

IMG_1934Claire Goyer 

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Côme Rouze

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Fabrice Deterne, Domaine Nairaud

Buddhaas


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Some echoes from 30th Salon des Vins de Loire

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The First Salon des Vins de Loire was in 1987 and to date it hasn’t missed a year not even after the terrible frost of April 1991. Despite some voices saying that it should be called off the 1992 edition went ahead. My first Salon was in January 1990 and I have been to every edition since.

The biggest threat the Salon now faces is Prowein, which has grown enormously over the last decade and a number of significant producers have decided to opt for the Dusseldorf and miss the Loire Salon. Late in the day the organisers of the Salon found a place and a formula for organic La Levée de la Loire last year. This year they have added a Demeter (biodynamic) fair as well. My impression from the first day (Monday) is that this edition is busier than last year but we need to see what Tuesday will bring.

Muscadet in danger:
Can I taste your Melon-Colombard Muscadet blend please?
If you want to upset a top quality Muscadet producer, this or a variant of the same, is the question to ask.

There is now a serious likelihood that in the next couple of years that producers will be allowed to add Colombard, Chardonnay and possibly other varieties to Melon de Bourgogne in the making straight Muscadet. For the moment this will not be allowed for the zonal Muscadets – Sèvre-et-Maine, Côtes de Grandlieu and Coteaux de la Loire or the cru communaux – but we all know about ‘mission creep’.

Many of the top Muscadet producers, like Vincent Caillé, the Luneau-Papins, Joseph Landron, Eric Chavalier, Gilbert Bossard and others, are vehemently opposed to allowing other grape varieties to be used for Muscadet.

However, I talked yesterday to Bernard Jakob,the directeur général of Ackerman. He is in favour of the change as providing a way of saving those producers who are struggling in the Pays Nantais. Bernard quoted the vote by a substantial majority of the vignerons in favour of the change.

When I pointed out that if producers wanted to blend other varieties to Melon it was already perfectly possible to do so and sell this as an IGP or a Vin de France. Bernard replied that producers wanted to be able to keep using the Muscadet name.

I have to say that I have little sympathy with this move to add new varieties to the Melon de Bourgogne for Muscadet. Even, if the change, is strictly limited to straight Muscadet it is all too likely to undermine the image of all Muscadet just at the moment that the qualities of good Muscadet – and there are now some very good Muscadets – are being rediscovered. Currently top Muscadet is easily among the best bargains to be found in the wine world, so why threaten to potentially destroy all the good work that has been done by conscientious producers to produce excellent wines and raise the appellations image.

The idea that producers want to be able to add new varieties while keeping the Muscadet name is deeply dubious. Just suppose that I have vines in the Clos de Vougeot or Chambertin and I wanted to include some Gamay or Syrah along with my Pinot Noir while keeping the appellation, I doubt if I would get a very sympathetic hearing.

It would be very interesting to know more about the background to the vote by producers to allow other varieties like Colombard in Muscadet.

Furthermore is the addition of Colombard or other varieties really going to save struggling producers? Muscadet-sur-Colombard will surely be sold to supermarkets at a basement price in competition with the Côtes de Gascogne, cheap wines from the Midi as well as places like Australia, Chile and Argentina. Dealing with aggressive supermarkets is unlikely to provide salvation for struggling growers as the recent report into Tesco’s habitual policy of screwing its producers to improve its bottom line only too clearly demonstrates – see here and here.

It is all too likely that if the change goes through there will soon be pressure to increase the permitted yields for Muscadet very substantially because producers in the Pays Nantais cannot compete with IGP Côtes de Gascogne and cheap whites from other countries. May be producers will again be asked to vote on keeping yields as they are at 65hl/ha or increase them to 80 hl/ha, 100 hl/ha or 150 hl/ha…

I fear if this change goes through it is all too likely to be catastrophic for the Muscadet appellations. While I have sympathy for struggling producers they should be looking to IGP or vin de France rather than bastardising Muscadet.

Other brief echoes
Ludo and Sophie Ragot
have sold their fine Café de la Promenade in Bourgueil with the new owners taking over in March.

Having handed over the Château de Tracy (Pouilly-Fumé) vineyards to his sisters, Comte Henry d’Assay has set up a négociant business – SAS Comte Henry d’Assay.

After some 20 years this is expected to be the last Salon des Vins de Loire that Gérard Pelletier will be welcoming vignerons, importers and press to his excellent restaurant – Le Relais. At the age of 62 Gérard has decided to embark on a second life. Thank you Gérard and we wish you a long and enjoyable retirement.

 

Buddhaas

 


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Le Rasteau selon son sol

Rasteau, c’est un peu la force tranquille; entre élégance énergique et puissance réservée. Une dualité particulière qui offre aux aficionados de l’un ou l’autre caractère une réponse à leur attente; mais qui rend perplexe celui qui perçoit les deux à la fois. Et si c’était une question de sol?

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Pour le savoir

Rien de tel que de déguster plusieurs vins issus de sols différents, en tentant bien évidemment de limiter le nombre de paramètres : un seul cépage, le Grenache avant assemblage ou en cuvée pure, élevé en cuve ou en futailles usagées. Commençons par les apports de l’ère tertiaire qui occupent les collines creusées de ravins.

TERTIAIRE

Sols aux argiles ocre et à galets calcaires du Miocène supérieur (- 11,3 Ma à – 5.3 Ma)

1cailloutis Miocène supérieur haut des collines

1Escaravailles haut des collines

1EscaravaillesDerriere Cave congomérats sur marrnes rouges miocène sup                                                         Photos (c) Georges Truc

Tout d’abord, les robes offrent une belle couleur pourpre aux reflets veloutés.

Ensuite, l’impression de fumé, de silex frottés, de garrigue, se répète tout au long des nez du Domaine de la Combe Julière comme dans la cuvée Héritage du Domaine des Escaravailles, voire dans la Cros du Cornu du Domaine de Trapadis ainsi que dans La Montagne du Domaine de Beaurenard, tous du millésime 2014.

Quant à la bouche, en reprenant les mêmes domaines, on est frappé par la grande fraîcheur, soutenue par une assise minérale. Les tannins sont fins et moyennement serrés, leurs grains adoptent une forme sphérique. Ils se teintent de fruits essentiellement noirs rehaussés d’herbes aromatiques et d’une saveur de garrigue. La longueur s’avère très épicée. La structure est aérienne.

Quand on décline les millésimes, des nuances apparaissent, mais les caractéristiques précitées se répercutent d’une année à l’autre. Les 2012, malgré leur texture un peu plus lâche, ressemblent aux 2014 décrits ci-dessus. Les 2013 plus léger, moins de cohérence structurelle, enrobent les effets aromatiques, l’amertume du romarin renforce l’impression de garrigue. Les 2011 se situent entre les deux.

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Sols à marnes jaunes du Miocène supérieur (- 11,3 Ma à – 5.3 Ma)

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Les robes offrent ce ton violacé nuancé d’améthyste, ce qui donne du brillant et plaît d’emblée à l’œil.

Les nez offre cette odeur particulière de goudron résineux qu’on respire quand on frotte entre les doigts les feuilles d’une Psoralée bitumineuse. Impression encore renforcée par une tendance à la réduction. Les fruits rouges et noirs s’expriment discrètement à la suite.

La bouche, c’est tout autre chose, l’acidité peu marquée mais très ample génère une atmosphère fraîche qui rend le vin presque vif.
Les tanins très fins, petits grains bien sphériques, et bien serrés donnent une impression d’ensemble lisse, d’une texture grasse.
Le fruité fort délicat se dessine sur la structure aérienne.
Les vins sont élégants et rafraîchissants.
Indices les plus remarquables dans la cuvée Girard du Domaine de Trapadis et une cuve avant assemblage de la gamme Ortas de la Cave de Rasteau.

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Sols de marnes bleues du Pliocène (- 3,6 Ma à -1.8 Ma)

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Le sol le plus emblématique de l’appellation que l’on peut très bien apercevoir depuis l’Ouvèze qui y a creusé une falaise.

Les robes sont mates colorées de cramoisi sombre.

Le nez exprime avec intensité les marmelades de fruits noirs avec en leitmotiv le parfum de la chair d’une olive noire mêlée de terre humide et de senteurs de garrigue.
En bouche, la fraîcheur croquante apporte de la légèreté à la structure relativement compacte. Les tanins légèrement rugueux semblent se tisser en épaisseur ce qui donne une texture gaufrée comme un boutis à la trame serrée. Un ensemble tannique qui donne une impression de densité avec un côté terrien bien marqué.
Des notes aillées (comme perçues dans les marnes bleues du Jura) et chocolatées viennent entourer les arômes de fruits noirs.
Des vins plutôt puissants mais qui restent toutefois gourmands grâce à leur texture pleine et onctueuse.
Traits de caractère relevés dans les 2014 du Fond de Bouzon du Domaine du Grand Nicolet, dans la cuvée Malalongue du Domaine de Trapadis, dans les bruts des cuves C452 et C2 futur Pisan d’Ortas de la Cave, et enfin dans la bien nommée Les Argiles Bleues du Domaine de Beaurenard.

La profondeur et la densité des vins nuancent à peine leurs paramètres dans les millésimes proches, même le chaud 2009 garde cette fraicheur croquante tellement agréable.

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Sols calcaires (colluvions finement caillouteuses sur versants marneux)

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Les robes brillantes nuancées de cramoisi et de pourpre luisent comme des gemmes dans les verres.

Les nez apparaissent plus végétaux, un végétal noble qui se parfume de plantes de garrigue, de sauge et thym. Que ce soit le Domaine des Banquettes Saint Martin 2014 ou les Blauvac et Ponchonnières 2012 du Domaine de Trapadis ou encore la parcelle des Esqueirons du Domaine du Grand Nicolet, toutes offrent cet accent prononcé de garrigue.

En bouche, la fraîcheur n’est guère excessive, voire l’inverse, ce qui donne presque une impression de douceur, d’acidité un peu en retrait.
La structure plus lâche se tisse de tanins plus irréguliers aux grains plus grossiers parsemés de petites aspérités.
Ces vins restent légers, voire plus maigres, mais demeurent agréables et d’une consommation plus rapide.

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Terrasse de l’Ouvèze (alluvions quaternaires anciennes)

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Un seul domaine présentait une cuvée issue d’un sol de ce type, Domaine Grange Blanche au vin issu de la terrasse du Crapon.

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Le nez grillé fumé qui donne une impression solaire.

Une acidité peu importante mais très bien incorporée à la structure ce qui donne une impression de fraîcheur à tous les étages.
Des tanins fins, plutôt délicats à la maille assez serrée.
Un vin qui donne une impression de légèreté mais avec une accroche terrienne non négligeable et de la gourmandise.

Les facteurs géo-pédologiques

Mon partenaire, lors de ce reportage très engagé, n’était autre que Georges Truc. Il nous éclaire sur les propriétés des différents sols de l’appellation Rasteau.

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« Marnes et cailloutis du Miocène : terroir essentiel de Rasteau, localisé dans les collines ; les versants des ravins et des ruisseaux (le Rieu) qui ont sculpté ces masses imposantes offrent à la vigne un substratum de très grande qualité. Des argiles complexes, constituant les marnes à 50 % de leur volume, assurent la réserve hydrique et portent dans leurs feuillets des éléments chimiques indispensables à la vigne, le potassium, le magnésium, le fer, le manganèse et de nombreux oligo-éléments métalliques. Des galets et des graviers leur sont associés. Les radicelles puisent dans ces coffres – forts généreux ce dont la plante a besoin. Les galets et les graviers assurent un bon drainage. La vigne est souvent installée de façon directe sur les marnes et les cailloutis du Miocène.

Climatiquement, on note la fraîcheur incontestable apportée par l’altitude et par certaines orientations nord-est et est.

Marnes finement sableuses du Pliocène : terroir discret, mais présent partout sous les colluvions du Crapon et de la terrasse de Bellerive. Leur rôle est beaucoup plus important que l’examen direct du sol ne le laisse supposer. La vigne trouve dans ces matériaux très fins une excellente réserve hydrique et une importante source d’éléments chimiques. Le « grain du vin » s’en trouve affiné, épaulé par une fraîcheur étonnante. Élégance et finesse sont les marqueurs des vins élaborés à partir des vendanges collectées sur ces terres. À noter des espaces viticoles directement sur «argiles bleues », en direction de Roaix.

Alluvions des terrasses quaternaires : la terrasse du Crapon et celle de Bellerive ont en commun leur nature caillouteuse. Celle du Crapon possède un matériau grossier plus épais et plus sableux, tandis de celle de Bellerive est globalement plus riche en argile. La vigne bénéficie d’une excellente faculté d’implantation ; les racines et radicelles n’ont aucun mal à explorer ces masses alluvionnaires.

Colluvions installées sur les versants des reliefs : que ce soit dans les collines miocènes ou sur la colline du Crapon, coiffée de sa belle terrasse, l’érosion interpelle les matériaux en place, les collecte et les dispose sur les versants, où ce « nappage » est omniprésent. La redistribution des cailloutis et des marnes offre à la vigne une association plus facile à explorer, gage de stress amoindri et de maturité accomplie.

CONCLUSIONS : de façon insistante, revient dans l’examen des affleurements ou des tranchées de reconnaissance, en association plus ou moins importante avec les cailloutis, la présence des argiles, aussi bien dans les reliefs que sur les versants colluvionnés, ainsi que dans les terrasses ou leur substratum. Ces minéraux offrent à la vigne, exception faite de la matière organique, l’eau et les éléments chimiques qui vont servir à construire la structure du vin, à lui donner un « grain » particulier et à favoriser l’expression de la fraîcheur.

Georges Truc
Le sol a une incidence sur différents paramètres du vin et ajoute dès lors sa «marque territoriale» à son profil. Il est également évident qu’il est loin d’être le seul acteur constitutif du vin et vient seulement ajouter son grain à l’édifice, grain qui toutefois sait se faire ressentir…

Ciao

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Marco


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Organically Montpellier

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It’s that time of year again – off to Montpellier for Millésime Bio and then to Angers for the Salon des Vins de Loire and the various off events.

As is now my custom I took the Eurostar from London and then the TGV from Paris arriving in Montpellier just after 5.30 pm. Plenty of time to settle into my hotel – Colisée-Verdun, very close to the station.

 That evening following a friend’s recommendation at Sicilia, a busy, popular and well-run Italian pizzeria and restaurant in the old part of Montpellier. I enjoyed a starter of grilled vegetables and then an escalope milanese cooked in a Sicilian style with pasta Stromboli, which needed the powerful Pic St Loup that I had ordered. 

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2014 Haut-Lirou, Pic Saint-Loup 

On Sunday I took a long relaxed walk through the older parts of Montpellier – carefully avoiding the souless Antigone area. There was a striking contrast between the lively Arab quarter of Figuerolles where most of the shops were open, a bustling street market piled high with oranges, aubergines etc. along with crowds of men clustered around the cafés and the quiet of the old quarter above the Place de la Comédie.

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In the early evening it was off to the now well established Outsiders’s tasting where I met up with Michel Smith. This tasting is always interesting although this year I found a number of the reds just too heavy, tannic and lacking finesse for the moment. Amongst my favourites were a 100% Mauzac and 100% Chenin from Château Rives-Blanques, Limoux. I also liked their delicately sweet 2012 Lagremac d’Aur, which was picked in the first week of November. This was one of the rare years when they had botrytis.

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Michel hard @work 

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Caryl Panman – Château Rives-Blanques

Once we had finished tasting we dropped down the road to Amuse Vin, a friendly wine bar with an interesting list of wines and some OK food. We started with the weighty 2014 Cuvée Tradition, Coteaux du Languedoc from Mas Brunet – a blend of Roussanne, Vermentino and Viognier.

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We then moved onto a couple of reds: 2014 La Pierre Plantée, Saint-Chinian, Les Eminades. Unfortunately I forgot to take a picture of the second one, so will have to add the details later. We must have been chatting too much!

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All in all an excellent and relaxed preparation for Millésime Bio, which has now grown to around 900 producers and there is still a waiting list, which suggests that organic wine is still in fairly rude health.

Loire echoes from Millésime Bio
Antoine Foucault will take over Clos Rougeard
Romain Guibeteau told me that following the very sad death of Charly Foucault right at the end of last year, Nady wants to hand over to Antoine, Charly and Françoise’s son, as soon as possible and retire while assisting Antoine. Romain explained that for Nady Rougeard was always he and Charly together and now it is not the same to run Clos Rougeard by himself.

Muscadet sur Chardonnay?
Apparently there is a move to widen the choice of grapes to make Muscadet. Vincent Caillé tells me that the reason it is taking so long to finalise the four additional Cru Communaux is that the whole Muscadet dossier is being looked at again. Some of the large négociant firms want to be able to make Muscadet not just from Melon de Bourgogne but from other grapes like Colombard, Sauvignon, Chardonnay etc to make Muscadet more aromatic and easier to shift large volumes through the supermarkets at low prices.

The irony is that after years in the wilderness Muscadet is now becoming more appreciated for its current quality and value. As it stands there is nothing to stop producers selling blend of Melon de Bourgogne with other more aromatic varieties and sell it as an IGP or Vin de France. No need to bastardise the Muscadet appellation!

Next week more on Millésime Bio

JIM BUDD

J-ElvisCUss

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