Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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L’actualité du vin : les dernières nouvelles qui m’ont fait réagir (volet 2) !

Suite de ma revue de presse…

Le Reserva Real 2011 de la Familia Torres reconnu par James Suckling comme le meilleur vin du Penedès, dans son reportage “La fascinante fraîcheur de l’Espagne ”  (97 points)

Vin icône de la Maison, il avait déjà été retenu comme meilleur vin de cépages bordelais, dans le Decanter World Wine Awards 2016, obtenant ainsi pour la deusième année consécutive, la plus haute récompense, Platinum Best in show, dans les « Best Red Bordeaux Varietals » de plus de 15 £ avec un excellent score de 96 points en battant les autres assemblages du monde entier.

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Sept autres vins de la Famille Torres obtiennent plus de 90 points dans cette large dégustation de 1200 vins.

  • Mas La Plana 2012 (DO Penedès) et Grans Muralles 2010 (DO Conca de Barberà) avec 95 points;
  • Perpetual 2014 (DOQ Priorat) y Purgatori 2013 (DO Costers del Segre) avec 94 points,
  • Salmos 2014 (DOQ Priorat) avec 93 points,
  • Les vins Altos Ibéricos Reserva 2012 (Rioja) et Celeste Crianza 2014, (Ribera del Duero), obtiennent respectivement 94 et 92 points.

Christian Millau, critique gastronomique et co-auteur du célèbre guide Gault et Millau, est décédé samedi dernier à 88 ans

Il avait révolutionné la critique culinaire, et, avec Henri Gau, ils ont réussi à concurrencer le Michelin. Ils ont lancé le courant de la nouvelle cuisine, plus légère, et mis en avant de nombreux chefs, comme Michel Guérard et Joel Robuchon entre autres. Grâce à eux, les chefs ont été mis à l’honneur, leurs commentaires personnels étaient autant recherchés que redoutés.

On prenait du plaisir à les lire et ils nous faisaient saliver. Je me souviens de notre première parution dans le Guide, c’était la première année d’ouverture pour la table du Relais Saint-Jean, nous avions récolté un petit 14 avec quelques égratignures. Nous avons évidemment été très déçus, mais nous nous sommes dits que nous allions tout faire pour au moins décrocher un 15 l’année suivante, car nous trouvions leurs critiques assez justifiées. Et, nous avons obtenu le fameux 15 recherché un an plus tard. Et ainsi de suite, les clients qui venaient avec le Gault et Millau n’avaient pas le même profil que ceux du Michelin, n’avaient pas les mêmes exigences non plus. Bref, entre les partisans de l’un et l’autre guide, on ne risquait pas de s’endormir. Nous étions passionnés par notre métier; de toute façon, il ne peut en être autrement, sinon on ne peut l’exercer.

Un vrai style, une vraie connaissance de la cuisine, nous lui devons beaucoup.

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Benjamin Rothschild et Vega Sicilia inaugurent leur bodega en Rioja alavesa pour y élaborer un “vin de légende”

Le Roi Juan Carlos a présidé  l’inauguration officielle de la bodega, située sur un terrain de 45.000 mètres carrés à Samaniego (Álava), où un maximum de 350.000 bouteilles de Macán et Macán Clásico seront produites.

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J’aurais l’occasion de vous en reparler.

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La baisse prévue de la production de vin français (-17%) sera-t-elle une opportunité pour les vins espagnols ?

C’est une question que se pose la Presse espagnole ! Le malheur des uns fait le bonheur des autres, vieux comme le monde ! Encore plus de violences en perspective ? Ce qui rejoint cette autre information :

Tensions autour du vin : les ministres de l’Agriculture français et espagnol se rencontrent.

Nous en avons largement débattu autour des articles d’Hervé, et tout  a été dit, mais le fait nouveau, c’est qu’un comité mixte présidé par les 2 ministres de l’Agriculture français et espagnol s’est réuni le mardi 15 juillet à Paris, pour tenter de trouver une solution. Depuis des mois que les actions de protestation violente se multiplient dans l’Aude, l’Hérault, le Gard et les Pyrénées-Orientales, ils se décident enfin à se pencher sur la question. Qui est responsable de cet état de fait ? Pas le vigneron espagnol, évidemment; pourtant, je peux comprendre cette colère, à l’encontre des vins espagnols : si l’on s’en tient aux faits : irrigation, utilisation des produits phytosanitaires interdits chez nous, salaires à 7€de l’heure charges comprises, permettent aux vignerons espagnols de mettre sur le marché des vins 35% à 50% moins chers que les nôtres, entre 20 et 30cts le litre. Si on ajoute à cela les emballages trompeurs de la GD qui laissent croire à des vins français, (voir l’article d’Hervé) les étiquettes affichent des marques françaises et « Vins de la Communauté Européenne » rien d’illégal à cela, mais, les vignerons français ont peu de chance de remporter des marchés. Mais, la faute à qui ? Aux acheteurs des grandes surfaces qui ne recherchent pas la qualité, le prix étant le seul argument qu’ils connaissent? Aux vignerons qui n’ont pas su s’adapter à ce marché de vrac bon marché recherché par la GD ? Les importations des vins Espagnols ont augmenté de 40% en deux ans, selon les statistiques du dernier FranceAgriMer Janvier. Entre 2015-2016, la France a importé 5,56 millions d’hectolitres de vin espagnol contre 5,17 millions d’hectolitres entre 2014-2015 et 3,98 millions entre 2013-2014.

Face à ces violences, l’Espagne a exprimé sa « forte condamnation » parce qu’elle estime « inacceptable » que leurs produits ne puissent pas circuler librement, le secrétaire général de l’agriculture, M. Cabanas, a commenté l’attitude du gouvernement français, jugée passive, et lui a demandé de condamner les attaques, « de les prendre au sérieux , d’enquêter et de reconnaître que le problème n’est pas dans le vin espagnol ». Les critiques face aux réactions des forces de l’ordre ne manquent pas: « la police française devrait regarder comment travaille l’espagnole, parce que en regardant les images des attaques on peut voir «les gendarmes très détendus »…

Evidemment, le protectionnisme n’est pas la solution, il faut tirer tout le monde vers le haut, pas de nivellement vers le bas, facile à dire, il faut harmoniser les règlementations européennes, combien de temps cela va-t-il prendre ? Il faut exiger plus de transparence au niveau des étiquettes, que le consommateur sache ce qu’il achète et ce qu’il va boire. Responsabiliser ces mêmes acheteurs, serait-ce un doux rêve que de leur demander de ne plus fréquenter les grandes Surfaces ? Chaque jour, on peut lire les nouvelles arnaques auxquelles se livrent ces enseignes ! La solution pour beaucoup serait de produire plus qualitatif et de vendre au juste prix, encore un doux rêve.

La prochaine réunion plénière du Comité aura lieu avant juin 2018, à Madrid. L’objectif du nouveau comité sera de « partager des données économiques, d’améliorer la connaissance du marché et la rémunération des producteurs », selon le représentant français. D’ici-là, que va-t-il se passer, de nombreux vignerons continueront de galérer et d’autres  mettront la clef sous la porte ? Non, ça n’est pas la faute des Espagnols, ni des Roumains, ni des Marocains, si les vignerons du Sud de la France sont désespérés…

Bonnes vacances quand même,

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

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La Plage de Badalona

 


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Quand les politiques s’inquiètent de la disparition des vieux bistrots

Un sujet qui a eu les honneurs de la télévision, et qui a même justifié le dépôt d’une motion politique pour la sauvegarde des vieux cafés.

Photo Ludovic Péron

 

Ca se passe en Suisse, évidemment…

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/vd-les-lausannois-sinquietent-de-la-disparition-de-leurs-vieux-bistrots?id=8840007

Hervé Lalau


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Une vigneronne à l’AG

Notre invitée d’aujourd’hui est une vigneronne bio du Beaujolais, également blogueuse à ses heures: Isabelle Perraud (Domaine des Côtes de la Molière). Avec son joli brin de plume, elle nous raconte son passage à l’Assemblée Générale d’Interbeaujolais, en février dernier.  Et son ressenti. 

Isabelle Perraud

J’ai assisté à la première Assemblée Générale de l’Interbeaujolais.
J’ai cru que j’allais m’ennuyer à mourir. Pas du tout!
J’étais avec la petite délégation de BBB (Bien Boire en Beaujolais). Toute seule, je n’aurai pas osé y aller.
Ca m’a un peu rappelé les réunions de syndicat viticole de mon village (avec plus de monde). J’y suis allée une fois ou deux, il y a très longtemps.

On nous fait tout d’abord un bilan des comptes. Comme tout un chacun, on aime bien savoir où va l’argent qu’on leur donne. Mais on ne sait jamais vraiment. On essaie de nous persuader que c’est pour la bonne cause, mais on a toujours l’impression que la bonne cause c’est l’autre et que nous, on n’en voit jamais la couleur.

Il y a quelquefois  des subventions ou des aides pour certains trucs. Moi, je m’y prends toujours trop tard, ou trop tôt, et je n’ai jamais pu bénéficier de ce genre de choses. Alors les autres croient que j’ai une fortune personnelle qui sert à financer ce qu’on doit financer. J’aurais aimé, j’avoue. On évite d’investir, en fait, c’est pas plus compliqué que ça!

 

Ensuite, on a eu un exposé qui était censé nous faire comprendre le marché du vin, les univers de consommation, les stratégies à mettre en place etc… Par une agence de marketing.
J’ai toujours eu le sentiment que ces gens qui font du marketing expliquent des choses que seuls les gens qui ont fait du marketing peuvent comprendre.
Je n’ai pas fait de marketing. Mais j’ai étudié à l’université et écouté des conférences en allemand qui duraient des heures sur l’histoire ou la littérature allemande alors c’est pas un p’tit speech en marketing qui va m’effrayer!

Ce que je constate, c’est qu’on veut toujours essayer de résoudre les problèmes de mévente du beaujolais en expliquant qu’il faut se débrouiller pour vendre. Tu parles d’une nouvelle!
Mais on ne prend pas le problème à la base. On a expliqué, il y a bien longtemps, aux vignerons comment il fallait qu’ils produisent beaucoup, on leur a dit de planter des vignes aussi pour en avoir encore plus, qu’ils pourraient gagner beaucoup d’argent, on leur a dit qu’il fallait qu’ils vinifient de telle façon pour que le négoce achète les vins. Une façon qui n’était pas la leur, mais on leur a bien expliqué que leur façon était has been, qu’il fallait être modernes, et pas rester des ploucs.

Maintenant, on leur reproche d’avoir planté des vignes partout, d’utiliser des produits qui tuent tout, de faire des vins qui ne plaisent qu’aux organismes certificateurs et au négoce; mais celui-ci ne veut plus acheter parce que le beaujolais… ça se vend plus comme avant. Alors on essaie de leur expliquer qu’il faudrait repenser les façons de faire. Mais qu’ils devront le faire tout seul, cette fois-ci.

Alors tout le monde y va de son jugement accablant sur ces vignerons.
Toi, quand ton patron te dit de faire un boulot, qu’est ce que tu fais? Et bien tu le fais, parce que c’est lui qui te paie et que t’as juste envie de garder ce putain de boulot qui te fait bouffer, toi et ta famille.
Le patron, ici en Beaujolais, c’était le négoce. Tout le monde croyait bosser comme des indépendants.
Non, le patron c’était lui, juste lui.

Aujourd’hui, tout le monde en veut au négoce parce qu’il a abandonné le navire. Ou tout du moins la plupart des navires. Certains vignerons ont pris une barque. Pas trop rassurés parce qu’ils ne savaient pas nager mais ils ont appris, tant bien que mal.
D’autres ont coulé… On a essayé de leur balancer quelques billets à coup de subventions mais les billets, ça fait pas apprendre à nager. On aurait mieux fait de leur balancer des bouées…
Maintenant, on essaie d’expliquer à ceux qui se sont accrochés au navire qu’il va falloir qu’ils le lâchent définitivement.

On leur parle marketing. On leur dit qu’il faut qu’ils définissent leurs univers, que selon l’univers de leur vin, il faudra s’adresser à une certaine clientèle etc… On leur  dit des mots comme romantisme, hédonisme, Beaujonomie
J’ai imaginé le vigneron, rentrant chez lui, qui n’avait encore rien vendu cette année au négoce et qui pensait commencer à commercialiser… Il a du passer une bien mauvaise nuit… Parce que moi, même si j’ai compris ce que voulait dire le Monsieur du marketting, je me demande comment je pourrais m’en servir pour vendre mes bouteilles…

Cultiver, produire, vinifier, vendre, ce n’est pas du marketing. C’est l’histoire des femmes et des hommes du vin. Qu’il faut qu’ils se réapproprient. On leur a volé leur savoir faire il y a des décennies. Il faudra un long travail pour qu’ils réapprennent à faire et à savoir sans douter. A retrouver la confiance. Et je sais que la confiance, quand on l’a perdu, on ne la retrouve jamais comme avant.

Isabelle Perraud


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Deux belles surprises de chez Dopff au Moulin

J’ai eu l’occasion de gouter dernièrement deux surprenantes cuvées de chez Dopff Au Moulin: Un Chardonnay 2015 et un Pinot noir « Cœur de Barrique 2014 ».

Je recevais des amis vignerons roussillonnais et j’ai voulu « sortir » des vins catalans et espagnols. Je ne voulais pas de vins glou-glou non plus, mais je cherchais quand même des vins frais. Pourquoi pas l’Alsace? C’est une région que j’ai tendance à oublier et j’ai reçu dernièrement 3 bouteilles de chez Dopff Au Moulin, que je ne connaissais pas. C’était l’occasion de les découvrir.

J’avoue avec un peu de honte que c’est un domaine dont j’ignore tout ou presque, et dont, je ne sais pourquoi, je n’avais pas été amenée à approfondir durant ma vie professionnelle.  J’avais gouté quelques Crémants, mais très peu de vins secs.

Ne sachant pas ce que j’allais trouver dans la bouteille, je décidai de servir ce chardonnay à l’apéritif, toujours par ignorance, car c’est en réalité un blanc très complexe qui mérite beaucoup mieux, il a largement sa place à table, sur un plat cuisiné. Erreur donc, mais pas fatale, car je dois dire que nous l’avons bien apprécié sur des rillettes de porc fermier, et quelques feuilletés au fromage.

L’étiquette, je la trouve très réussie, avec ses « C » comme chardonnay, j’imagine; elle est très élégante et annonce bien le vin. En tout cas, c’est un blanc dont la complexité et le charme nous ont grandement étonnés.

Sa robe est belle, jaune doré, le nez très fin, franc et pur, il  offre un subtil mélange d’arômes floraux et fruités. On retrouve au palais son intensité, avec des notes d’agrumes et de fruits secs ; un joli gras et une élégante trame vive. Racé, fin, et d’un très bel équilibre, sa finale persistante donne à ce blanc toute la noblesse d’un grand vin.

A mon sens, il évoluera bien encore pendant au moins 3/4 ans encore.

Sans vouloir comparer deux régions, ce Chardonnay n’a pas à rougir de la comparaison avec son homologue bourguignon.

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Il est issu d’un terroir de 0,5 ha argilo-siliceux sur la commune de Zellenberg en exposition est, limitrophe au Grand-Cru Schœnenbourg.

Vendange manuelle avec trie le 8 septembre 2015 à maturité précoce et optimale (13.2%vol). Pressurage long en raisins entiers. Débourbage statique et mise en fermentation (25% en demi-muid 1 vin). Conservations sur lies totales pendant 8 mois et mise en bouteille le 2 novembre 2016.

Proposé en VIN DE FRANCE (ndlr: car le Chardonnay n’a droit de cité que dans les Crémants, en Alsace, ce qui est assez étonnant, vu sa parenté proche avec le pinot blanc), il présente un excellent rapport qualité/prix. 15,95 €

A table, notre premier vin a été le Pinot Noir « Coeur de Barrique » 2014.

Très surprenante et très jolie expérience que ce pinot noir! Gouté avant le plat, il m’a totalement séduite; mon ami vigneron a été dérangé par un peu de volatile au nez, pas moi, mais j’aime ça, n’oubliez pas que j’ai été « éduquée » par le Docteur Parcé, lui, appelait ça de l’acescence noble, et la jugeait indispensable à tous les grands vins! En outre, je n’en ai pas trouvée. Sa robe était légèrement trouble, c’était certainement dû à la température, car nous l’avons bu un peu frais, à 15º, et au fait qu’il s’agit d’un vin non collé et non filtré.

Première impression: élégance et complexité; un nez digne d’un grand Bourgogne, là encore, alliant puissance et densité exhalant des notes de fruits rouges classiques et bien typées, associées à des touches épicées.  En bouche, il s’est montré riche et corsé tout en restant élégant, souple et soyeux. Il n’a plus été question de volatile. Juteux, le corps est doté de tannins bien intégrés et d’une structure qui lui octroie de la fraîcheur. Finale fruitée, bonne persistance avec des notes de cassis et un léger boisé, avec des tannins irréels de douceur, aucune fausse note. Un très joli vin!

Nous l’avons bu sur une tarte à la tomate, aux olives et aux anchois. Eh, oui, même M. Dopff n’y aurait pas pensé ! Et le plus incroyable, c’est qu’il a trouvé une connivence incroyable avec le plat, probablement à cause de son acidité fine, des tanins bien fondus, de sa structure, de sa matière mure… ce mariage a fait l’unanimité. Un régal !

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Prix: 26,90 €

Il s’agit d’une sélection de raisins du domaine, parcelle proche du Grand Cru Sporen de 1,40 hectares, coteau exposé plein Sud à 250m d’altitude. Sol argilo-calcaire, lourd, riche et fertile. Vendange manuelle et à maturité optimale. Macération des raisins pendant 21 jours avec remontage quotidien. Ecoulage et remplissage des barriques et foudre puis fermentation malo-lactique. Elevage en foudre pour 2/3 et en barrique de chêne de 1 ans pour 1/3 pendant 14 mois avec aucun soutirage.

Conclusion:

Deux cuvées surprenantes à ne pas manquer !

Elles proviennent de ce que le domaine appelle les vins de la Propre Récolte.

Les raisins sont récoltés exclusivement sur les vignobles du Domaine qui s’étendent de Turckheim à Hunawihr.
Situés dans les meilleurs terroirs et coteaux, au cœur du vignoble alsacien.

Il me reste à déguster un Pinot Gris Barrique 2014,

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Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 

 

 

 


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Pourquoi il faut continuer à participer à la Fête des vieux Cépages à Trilla?

Les raisons sont multiples, la principale étant qu’il s’agit d’une VRAIE FÊTE, je veux dire qu’on s’y régale tout simplement. C’est l’ambiance que j’y ai trouvé l’an passé qui m’a poussée à y revenir samedi dernier. Déjà, je « goute » pleinement le trajet depuis Perpignan, j’aime cette route puissante, sinueuse et émouvante, qui donne si souvent envie de s’arrêter pour contempler la beauté du paysage que les vignes ont façonné. Au bout, il y a Trilla, ce petit village perdu qui, l’espace d’une journée, d’une fête exprime avec force sa fierté d’exister.

Vous en connaissez le principe Michel Smith vous en parle depuis la première édition en 2012; l’an dernier j’y ai consacré 2 chroniques. Je vous en impose une troisième cette année, tellement j’ai apprécié cette journée. A part l’atmosphère de FÊTE, l’autre raison, bien entendu, c’est la découverte des cépages oubliés ; grâce à André Dominé, à sa femme et à l’association des Vieux Cépages, à chaque édition, des vignerons viennent présenter des vins rares et des cépages oubliés : Lladonner Pelut, Macabeu, Muscat, Cinsault et Œillades, Terret, Carignan noir, blanc et gris, Grenache noir, blanc et gris, Carignan, Ribeyrenc, Picpoul noir…Ils ont tous un point en commun, ils nous proposent des vins avec beaucoup de caractère. On peut aimer ou non, mais jamais ils ne nous laissent indifférents.

A l’affiche cette année :

Amistat, Château La Baronne, Clos Centeilles, Clos de Gravillas, Clos de l’Anhel, les Domaines Benastra, Bota Nostra, La Rune, La Coume Majou, Soulanes, Les Deux Clés, Les Enfants, Les Schistes, Ferrer-Ribière, Laguerre, Danjou-Benassis, Paul Meunier Centernach, Puch, Rémi Jalliet, Riberach, Rimbert, Sainte-Crois, Thierry Navarre, Vaquer, La Petite Commanderie, Le Moulin de Breuil, Les Clos perdus, Mas Zenitude.

Invité d’honneur : Mas d’en Gil (Priorat)

Des conférences avec dégustations sont aussi proposées :

11h : Michel Smith et son incontournable Carignan Corner

12h : Yves Zier – La Magie des Vins Doux Naturels

17h : Jean Lhéritier – Cépages autochtones en Catalogne Sud

Et, une exposition

J’ai beaucoup aimé celle de cette année, il s’agissait, des peintures de Robert Prouty : Vignes, vins et bistrots. Il est américain, aime la peinture et le vin. Il s’est installé à Saint-Laurent de la Cabrerisse, et, il a choisi d’exposer les vignes, les bistrots, les hommes et le vin. Il participe également à l’exposition « Toutes Toiles dehors » qui se tient à Maury jusqu’au 27 Aout, allez-y si vous êtes dans le coin.

On se sent bien dans cette salle des Fêtes, ici, personne ne se prend au sérieux, ni les vignerons ni les dégustateurs, tous sont là pour partager un bon moment de dégustation et d’échanges. On s’étonne, du moins je parle pour moi de voir un tel panel de vignerons dans ce lieu perdu. Certains sont venus de loin, quelques-uns ne font jamais ou très rarement des Salons, c’est donc un privilège que de les retrouver à Trilla. Ici, on n’est pas bousculé, point n’est besoin de tendre son verre au-dessus des têtes, on a le temps de papoter, de prendre son temps : un vrai luxe. Je m’interroge sur leur motivation à venir jusqu’à Trilla ??? Certainement pas pour rencontrer des acheteurs professionnels : il n’y en a pas, et les ventes aux particuliers ne vont pas leur changer la vie, alors ? Les seules grandes huiles de la salle sont celles du Peintre et les vignerons ! J’en ai interrogé plusieurs et tous m’ont répondu la même chose : nous venons pour le plaisir, par amitié pour André, pour l’ambiance, pour nous retrouver entre vignerons, pour la région.

Bon, le moment est venu de passer à la dégustation, je n’ai pas été très vaillante, il faut dire que ma fille était là avec ses 2 garçons, Dante 2ans et demi et Sandro 13 mois, et même si je ne suis pas, selon ma fille la grand-mère idéale, j’ai passé un « peu » de temps avec eux sur l’aire de jeux de Trilla.

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Je ne vais pas vous ennuyer avec des commentaires de dégustation, mais simplement vous citer les vins que j’ai aimés.

Ma première halte a été pour: Thierry Navarre

Venu de Saint-Chinian, il y a bien longtemps que je n’avais gouté ses vins, je les avais à Barcelone, mais je dois dire que le succès n’était pas au rendez-vous ce qui me contrariait beaucoup. Il ne faut pas être pressé, car il n’est pas avare de son temps, ni de ses explications, et, il a une belle collection de cépages   autochtones du Languedoc (Cinsault, Carignan, Terret, et même Ribeyrenc) qui côtoient les Grenache, Merlot, Grenache Gris… Coup de cœur pour son Terret, pour son caractère oxydatif aux notes de pommes fraîches, très pur ; pour son Vin d’Œillades 2016 un 100% Cinsault, frais, croquant et gourmand et surtout pour son Saint-Chinian profond et complexe, tout en finesse sur des notes de laurier, de thym et d’épices. J’avais oublié combien j’aimais ses vins.

Deuxième halte : Le Coin des Carignans

Défendu par Michel Smith maintenant accompagné de Brigitte sa femme. Oserais-je avouer que les jeunes cuvées m’ont bien plus séduite que les vieux millésimes. Elles offraient de très belles expressions, montrant des Carignans, charmeurs mais un brin sauvages, authentiques, épicés, gourmands et frais. Mes préférés, ceux du Domaine Rimbert, le Carignan 2015 et Carignator 2015, le Bota Nostra (assemblage de 2 millésimes 13 et 14) plus sauvage, le domaine de la Cessière 2014 avec Puch 2015. Quant aux Carignans plus murs, je les ai trouvés pour la plupart en fin de parcours, et, un peu « Tristounets ». Mais, selon Michel, je n’étais pas concentrée.

Troisième halte : La Coume Majou

J’ai enfin fait la connaissance de Luc Charlier et de sa charmante épouse Christine, je dois dire que j’appréhendais un peu cette rencontre. Affronter Luc et ses vins croyez-moi, ça n’est pas évident, c’est qu’il est intimidant l’ami Luc! Mais bon quand « faut y aller, faut y aller ». J’attendais un bon accueil, je l’ai eu; j’attendais des vins typés, je les ai eus aussi. Ouf, tout va bien, ça n’était pas si dur que ça finalement, je dois avouer que les vins m’ont bien aidée à passer l’examen, ils m’ont fait oublier mon appréhension, et m’ont embarquée dans mon » intériorité ». Mais si vous cherchez des vins tendances, passez votre chemin, Luc ne fait pas partie des vignerons médiatiques et ne suit pas les modes. Vous trouverez ici des vins à dimension humaine : derrière chaque bouteille, il y a un homme qui donne son interprétation du Roussillon, loin des vins « Glou-Glou » plutôt des vins qui parlent pays.

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Son blanc de vieux macabeu, la Cuvée Civale (patronyme de Christine) 2014, et dont l’étiquette est inspirée de son portrait (de Christine, pas de Luc), traité « à la Pablo Picasso » m’a étonnée. Une cuvée 100% macabeu, et semble-t-il le dernier millésime à avoir été épargné par les sangliers ! Ni moderne, ni nature, pourtant sans sulfite, elle sort des sentiers battus, je ne détecte aucune trace de boisé au nez et pour cause, Luc n’en utilise pas. Un nez de fruits murs, légèrement oxydatif, j’y ai trouvé des notes discrètes de garrigue ; genêt et fenouil. La bouche est restée fraiche mais pleine : elle ne manque pas de gras, et la finale s’étire sur une belle acidité. Que voilà un beau vin de gastronomie, comme j’aurais aimé l’avoir aux Feuillants, Didier aurait trouvé un plat spécial pour lui, j’en suis certaine et moi, j’aurais pu jouer à la sommelière qui fait des découvertes!

 

Les Cuvées Majou 2006 et Majou 2009, assemblage grenache/carignan avec capsule à vis. C’est curieux, je n’avais jamais gouté ces vins, mais je ne les imaginais pas autrement, j’ai tout de suite pensé au Docteur André Parcé, c’est lui qui m’a appris à aimer les vins, les vrais, et, ceux-là, il aurait été obligé de les reconnaitre comme étant de sa « chapelle » : élégants et racés. Le 2006 a gardé du fruit, même s’il dégage une très jolie touche animale, il est rond et mur, mais pas compoté, il a le caractère d’un Roussillon, des épices et des tanins murs, de la garrigue, une finale marquée par une jolie évolution du grenache, l’alcool est bien intégré, et pas de bois. Encore un vin de gastronomie.

Le 2009, est  plus fruité, épicé, profond et complexe. Dans le style de Luc, pas forcément commercial d’ailleurs, car ses vins s’ils démontrent beaucoup de personnalité et d’ancrage ne sont pas faciles. Il faut aller les chercher dans le verre et dans ses tripes. Moi, ils m’ont remuée, c’est tout un passé de grands vins dégustés avec André qui a resurgi dans ma mémoire.

Cuvée la Loute 2013, issue d’un carignan presque centenaire, planté en 1922 au lieu-dit Alt de Coume Majou, de la meilleure partie du Rec d’en Cruels (1950) et du Rec d’en Fourtou (1977), pigeage aux pieds, macération très longue du chapeau de marc, ni collage ni filtration, mise sans « resulfitage » et bouchon en verre. Son rendement, toujours inférieur à 10 hl par hectare n’enrichira jamais notre ami.

C’est un vin intense, gorgé de fruits noirs, avec une pointe de réglisse et des notes de garrigues. La bouche, est expressive, riche et concentrée, un vin caressant à la texture à la fois séveuse, dense et veloutée de grand caractère. Ses tannins sont très soyeux. Belle fraîcheur en finale grâce à un fruité éclatant, bonne longueur et incroyable équilibre. Problème, il n’y a que 800 bouteilles de ce vin. Et, pire, en 2014 : 100 % de et donc pas de récolte ; en 2015, seulement 200 kg de raisin et donc pas de cuvée ; en 2016 : pas de raisin du tout, sans doute à cause de la sécheresse.

Luc explique : « Pourtant – ou justement pour cette raison – je ne fais RIEN pour l’élaborer, sinon garder la cave propre.  Ce n’est pas un vin sorti de mes mains, c’est réellement ce formidable carignan qui fait tout. Ça n’est peut-être pas un vin sorti de ses mains comme il dit, mais fruit de sa connaissance des vins, de ses vignes et dessiné par sa culture.

André a eu la gentillesse de nous inviter à déjeuner, buffet maison et grand moment d’échanges. On fait trainer, on goute pas mal de vins… Aussi, après le repas, la paresse s’installe et il devient plus difficile de déguster, heureusement, j’ai été ragaillardie par des vins frais comme celui du domaine Gardiès, le rouge « on s’en Fisch », exactement ce qu’il me fallait, pour le coup très tendance celui-là et on se l’arrache!

20170722_135013_resized (002)Ceux du Clos du Gravillas, mention spéciale pour son Terret « Emmenez-moi au bout du Terret » et surtout sa « Fleur de peau », un vin blanc de macération de muscat sur lequel j’ai vraiment accroché, pourtant je n’aime pas vraiment le muscat… et enfin son Vieilh Carignan de 100 ans ont fini de me réveiller-

Après ça, je me suis sentie d’attaque pour aller gouter les vins de Rémi JALLIET  complexes, gourmands et frais, « Fleurettes aux vents », ceux du domaine des deux Clés, que j’ai particulièrement apprécié pour leur finesse.

 

J’ai terminé la journée tranquillement, parlant avec mes amis du Mas d’en Gil, de Julien Ditte (Amistat) dont je vous ai parlé maintes fois, parce que je suis FAN de leurs vins, pourtant dans des styles très différents.

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Marta Rovira (Mas d’en Gil) et Julien Ditte (Amistat), vous voyez, ils n’ont nul besoin de dégustateurs, j’ignore ce qu’ils se racontent, mais ils se « marrent » bien! Je n’avais pas remarqué son Bermuda, heureusement que ses vins sont moins loufoques!

Encore une fois, je ne suis pas allée gouter chez tous les vignerons, mais à part Michel et Luc, je n’ai pas choisi les tables, simplement, je me suis laissée porter—-

Je suis rentrée avec Frédérique Vaquer, nous avons refait le monde, un monde où le vin occupe une grande place, peut-être trop grande parfois.

Je reviendrai à Trilla l’an prochain, si Dieu le veut comme disais ma grand-mère, c’était trop génial comme disent les jeunes. Peut-être se sera le seul salon que je garderai, les autres m’assoment et me fatiguent et je n’en ai plus envie!

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols


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Illégalement vôtre (la réponse)

En France, pour des raisons qui doivent tenir à la fameuse exception culturelle, on n’a pas le droit d’indiquer le degré d’alcool autrement qu’en degrés entiers ou en demi-degrés. Ce vin qui affiche fièrement ses 12,8% alc. est donc dans l’illégalité. Ou plutôt, il y serait s’il était français.

Mais il s’en moque comme de sa première chemise, car il est suisse! Et chez nos voisins les Helvètes, la précision est une vertu, de même que l’information du consommateur.

Car dites-moi, à qui profite le flou? Et pourquoi faut-il changer sur l’étiquette le résultat d’une analyse?

Hervé Lalau


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Le “Cava de Paraje Calificado” est enfin devenu réalité !

Pour mémoire, la classification officielle des Cavas était jusqu’à aujourd’hui composée de trois catégories selon la durée de vieillissement en bouteille :

  • Cava (9 mois),
  • Cava Reserva (avec 15 mois minimum)
  • Gran Reserva Cava (avec plus de 30 mois).

Cette classification a été élargie au mois juin 2016 avec une nouvelle catégorie créée par le Consejo Regulador du Cava : le « Cava de Paraje Calificado »

Attendu pour Noël, annoncé de bonne foi par la D.O Cava elle-même, ce n’est que le 6 juillet dernier que le ministre de l’Agriculture, Isabel García Tejerina, a annoncé à Vilafranca del Penedès que l’arrêté ministériel créant la nouvelle catégorie, cava de Paraje calificado avait été signé !

Des Cavas singuliers, le TOP de la pyramide du Cava !

Pour Pere Ferrer Bonet, ces cavas se différencient des autres «en raison de leur caractère unique et de leur excellence ; avec les cavas de Paraje, nous allons jouer en Ligue des Champions ! Nous aurons les joueurs dignes de la Ligue des Champions. Jusqu’à présent, nous avons joué avec des joueurs de qualité supérieure et maintenant nous aurons les joueurs ultra premium, des Messi ! Cette nouvelle appellation sera considérée comme le top de la pyramide du Cava. Ce sera la Formule 1 du secteur ».

L’objectif avoué est donc très clair : positionner les cavas parmi les meilleurs vins internationaux.

Qu’est-ce qu’un « cava de paraje calificado » ?

C’est un cava élaboré avec des raisins issus d’un « paraje »(sorte de lieu-dit), il n’a pas été défini d’une taille maximale pour cette zone, mais elle sera relativement petite et délimitée, avec des caractéristiques de sol et de climat très spéciales.

Père Bonet a précisé que ce paraje ne peut être assimilé à un Grand Cru de Champagne, il lui est supérieur, « car un grand cru se réfère à une municipalité, une ville de Champagne. Au lieu de cela, nous parlons de parcelles spécifiques, il s’agit d’une unité géographique beaucoup plus petite ».

Qu’exige le règlement ?

  • -Les bodegas doivent être propriétaires du « paraje »ou du moins en avoir l’exploitation pour une longue durée.-
  • De plus, elles doivent justifier la qualité du « paraje » par des dossiers et des analyses détaillées des sols
  • les cavas doivent passer par des contrôles organoleptiques très exigeants devant un comité de dégustation externe à la bodega.-
  • L’âge minimum des vignes est de dix ans –
  • Le rendement ne peut dépasser 8000 kilos de raisins/ha.-
  • Les vendange doivent être manuelles-
  • Les cépages autorisés sont : Macabeo, Parellada et Xarel.lo mais aussi Pinot Noir et Chardonnay
  • L’élevage sera de minimum 36 mois, 6 mois de plus que le minimum actuel pour Gran Reserva, avant le dégorgement.

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Ce règlement n’a pas été facile à mettre en place, il y a eu beaucoup de débats internes et deux années de négociation ont été nécessaires. Il a finalement été adopté à l’unanimité par l’ensemble du conseil.

Actuellement, 12 parajes sont reconnus aptes après avoir été dégustés par un Comité de dégustation composé de : Pedro Ballesteros MW, Lenka Sedlackova MW, Ferran Centelles, Guillermo Cruz, Joan Miquel Canals, Enric Vives.

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Le prix de ces cavas sera supérieur à 50€, avoisinera le plus souvent les 100€, puisqu’ils veulent concurrencer les grands champagnes. Quant à la production, les cavas premium représentent 15% de la production totale, soit 30 millions de bouteilles, il est donc raisonnable de penser que cette catégorie puisse représenter 2% de la production.

Casa Sala (Freixeinet) 36,90€; Turró D’En Mota 2005 (Recaredo) 95,60€; Sabate i Coca Reserva Familiar 31,90€

Il était bien sûr temps que la DO Cava réagisse, car ces dernières années, les maisons de négoce proposaient des cavas d’un prix moyen à l’export de 3,90 €, et, à ces tarifs, les cavas de qualité étaient rares. En cause, les rendements élevés, les vins réacidifiés, les temps de mûrissement sur lattes de plus en plus courts. A tel point que certains producteurs ont même décidé de quitter la DO Cava en vue de retrouver des prix décents en échange d’une qualité retrouvée. C’est ainsi que la DO Clàssic Penedès a vu le jour en Juillet 2014.

D’autres maisons renommées ont préféré trouver une alternative qualitative à l’intérieur de la DO Cava et ont créé cette nouvelle catégorie.

Mais je pense qu’ils auraient pu aller plus loin, je les trouve très timides et pas assez exigeants dans leur règlement :

  •   10 ans d’âge uniquement pour les vignobles, c’est peu quand on vise une qualité extrême et que l’on prétend se positionner parmi les meilleurs vins internationaux,
  •     L’agriculture Bio n’a pas été imposée comme c’est le cas pour les Penedes Classics. Dans le paraje, c’est le viticulteur qui décide du choix de sa culture
  • Pas de date de dégorgement exigée sur l’étiquette
  • Les cépages autochtones ne sont pas obligatoires
  • En réalité, tous ces cavas existaient déjà auparavant.
  • Un Terroir ne se décrète pas du jour au lendemain et la seule exigence est une traçabilité de 3 ans, un titre de propriété et une dégustation par un comité externe.

J’imagine que certains auraient souhaité aller beaucoup plus loin dans l’exigence de qualité, mais les pressions ont dû être ENORMES et pour les petites bodegas, il est difficile de faire entendre sa voie face à des groupes. Je remarque d’ailleurs que Codorniu, à lui seul, présente 3 cavas de paraje calificado (la production de 2 d’entre eux ne dépasse pas les 300 bouteilles).

Codorniu, prix 90€

 

Je ne sais pas si cette qualification aboutira a donner au Cava la place qu’il mérite!

Mais, ce qui serait très positif selon moi, c’est que la qualité des cavas de base augmente; pour ça, il y a tout un système à revoir à commencer par le prix du kg de raisin payé au viticulteur.

Hasta Pronto,

MarieLouise Banyols

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