Les 5 du Vin

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Dirler-Cadé, l’embarras du choix

L’Alsace. On y passe, on s’y arrête quelques jours, le temps d’une choucroute, d’un verre de Riesling ou d’un bretzel, cela reste superficiel, à la limite du cliché. Pourtant, la région a tant à donner. Gastronomie, culture, sites remarquables, balades s’entrelacent pour offrir au visiteur un séjour mémorable. Et quel meilleur fil conducteur que le vin…

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Le souci, c’est que les producteurs alsaciens n’ont jamais seulement deux ou trois vins à proposer, mais une gamme presque infinie qui va du Crémant au Grands Crus. Au sein de cet interminable échantillonnage, il faut choisir et choisir c’est entretenir notre frustration, nos remords. Comment savoir si on a bien choisi ?

Stockage de bouteilles du domaine Dirler-Cade à Bergholtz.

Stockage de bouteilles du domaine Dirler-Cade à Bergholtz.

Par exemple:

Le Domaine Dirler-Cadé décline sa production en 4 gammes :
– les 4 Grands Crus Saering, Spiegel, Kessler et Kitterlé (42 % de la surface exploitée)
– les Lieux-dits Belzbrunnen, Schwarzberg, Bux, Schimberg et Bollenberg
– les vins de cépages, issus de 7 variétés: Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris, Pinot Noir, Pinot Blanc, Muscat et Sylvaner
– le Crémant d’Alsace, élaboré à partir des variétés Pinot Gris, Pinot Noir et Auxerrois

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Sur le plan ci-dessus, on visualise bien en bleu le Grand Cru Spiegel, en jaune le Grand Cru Saering, en vert le Grand Cru Kessler et en rouge le Grand Cru Kitterlé. Les îlots noirs correspondent aux parcelles du domaine.

Cela fait une quantité invraisemblable de cuvées qui se déclinent encore en différents millésimes. Pour faire court, voici 3 bouteilles (représentatives) du domaine.

Riesling 2012 Grand Cru Saering Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

Robe lumineuse aux nuances jaune doré. Le nez, élégant, offre des accents floraux de délicats boutons de rose nimbés d’éclats iodés. La bouche nous alloue tout de go des impressions minérales qui génèrent un relief bien palpable. Les papilles le ressentent dès la première gorgée. Elles apportent droiture aux agrumes qui rafraîchissent le palais. Une suavité raffinée vient équilibrer l’élan acidulé. Quelques fruits jaunes confits viennent eux enrichir la complexité du vin. Vinification : pressurage direct des raisins entiers. Fermentation en cuve inox. Élevage sur lies pendant 12 mois en foudre. Il contient 6 g/L de sucre résiduel pour 4,5 g/L d’acidité.

Côté table : son élégance le destine à une choucroute, mais de poissons. Quelques charcutailles le voient d’un bon œil, tête pressée, rillettes, les fumés. Le pot-au-feu lui va à merveille.

Les vignerons, Jean et Ludivine Dirler, producteurs de vin biodynamique sur le domaine Dirler-Cade à Bergholtz, sur leur champs de vignes du grand cru Saering.

Les vignerons, Jean et Ludivine Dirler, producteurs de vin biodynamique sur le domaine Dirler-Cade à Bergholtz, sur leur champs de vignes du grand cru Saering.

Le Cru occupe une colline au Nord-Est de Guebwiller. Son vignoble en coteaux de 26,75 ha est exposé au Sud-Est, altitude de 260 à 300 m.

Riesling 2012 Grand Cru Kessler Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

Sa robe se teinte de vert jaune nuancé d’un reflet presque fluo. Quant au nez, il exalte le parfum des fruits secs et confits. Il rappelle la mandarine et le litchi, la tige d’angélique et les amandes effilées, le poivre, beaucoup de poivre qui apporte une impression de grillé. Moins extravertie, la bouche distille avec mesure ses parfums floraux et fruités, nuancés de muscade et carvi qui enroulent leurs arabesques épicées sur le fond minéral certes légèrement salé mais tapissé de gras.

Vinification : pressurage direct des raisins entiers. Fermentation en cuve inox. Élevage sur lies pendant 12 mois en foudre. Il contient 6 g/L de sucre résiduel pour 5 g/L d’acidité.

Côté table : d’un caractère adaptable, ce Riesling fonctionne tout autant avec une tarte à l’oignon qu’avec des cuisses de grenouille. Côté fromage il accompagne avec autant de grâce un Livarot qu’un Comté fruité.

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Le Kessler se creuse en vallon sur le flanc Est de la colline Unterlinger qui regarde le village de Bergholtz. Le vignoble de 28,50 ha en pente assez forte varie son altitude de 300 à 390 m. Exposé au Sud-Est, il est abrité des vents du Nord.

Pinot Gris 2013 Lieu-dit Bux Domaine Dirler-Cadé à Bergholtz

Jaune pâle nuancée de vert, on prend beaucoup de plaisir à respirer le parfum discret du citron jaune, du poivre blanc et de l’armoise. Puis, on succombe sous le charme des dentelles minérales teintées de santal, de mandarine et de bergamote. On s’agenouille devant le fruit mûr d’où sourd le miel. On se délecte des friselis de réglisse, petit accent amer qui accentue le plaisir rafraîchissant. Les notes graciles sucrées, les traits amers et les touches acidulées vont et viennent en un tourbillon incessant.

Vinification : pressurage direct des raisins entiers. Fermentation en cuve inox. Élevage sur lies pendant 10 mois en foudre. Il contient 10 g/L de sucre résiduel pour 5 g/L d’acidité. Son terroir jouxte celui du Cru Saering.

Côté table : son caractère aimable le fait s’accorder avec la lotte au safran ou la truite aux amandes. Les plats chinois comme le canard laqué lui vont à merveille. On remplacer de dernier par un jambon au miel passé au four.

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Dirler-Cadé à Bergholtz

C’est en 1871, alors que l’Alsace devient allemande, que naissent les vins Dirler à Bergholtz; Jean Dirler s’installant comme « gourmet » dans le village (Jean-Michel, si tu lis ceci, pourrais-tu nous expliquer ce qu’est un gourmet à l’époque).

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Aujourd’hui, Jean et Ludivine Dirler représentent la 5ème génération du domaine qui a pris le nom Dirler-Cadé en 2000 suite au regroupement des domaines viticoles des deux familles. Depuis 1998, la bio-dynamie est de rigueur sur l’ensemble du vignoble de 18 ha. La production totale avoisine une trentaine de vins issus des terroirs de Guebwiller aux sols de grès et de calcaire.

Labour d'automne dans les vignes avec un cheval de trait comtois - vignoble alsacien - Guebwiller - Haut-Rhin - France model release available

http://www.dirler-cade.com

Ciao

Les vignerons, Jean et Ludivine Dirler, producteurs de vin biodynamique sur le domaine Dirler-Cade à Bergholtz, sur leur champs de vignes du grand cru Saering.

Marco

Façon Angelina, façon Brad, blanc et rosé de Miraval

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Soyons un peu people. De temps en temps et surtout durant les périodes estivales, discourir du gratin du ciné, c’est top pour lire à la plage. Ce qui n’empêche aucunement de parler de vins de qualité…

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Marc Perrin en compagnie de Brad Pitt

L’association du couple emblématique et de la famille Perrin donne des résultats de plus en plus probants. Le rosé de cette année offre un développement floral des plus élégants. Quant au blanc, il se fait l’écho de ce terroir particulier, les calcaires marneux qui touchent le village ‘bio’ de Correns au-dessus de Le Val et Brignoles.

Miraval rosé 2014 Côtes de Provence Jolie, Pitt, Perrin

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Sa robe pétale de rose plaît d’emblée à l’œil et séduit dans la foulée le nez par ses parfums floraux tendrement épicés. Fraction melon jaune, grains de grenade et tranches de pêche blanche ajoutent leurs fragrances au bonheur nasal. La bouche fraîche et délicate joue le scénario à l’envers et nous ravit par la suavité de ses fruits avant de nous envoûter par ses notes de lavande et de mimosa poudrés de poivre et de cardamome.

Ce rosé assemble 4 cépages vendangés le matin, puis triés et éraflés. Pressurage direct pour le Cinsault, le Grenache et le Rolle, et saignée pour la Syrah. La vinification se fait en cuves inox pour 95% du volume. Les 5% restants se vinifient en fûts bâtonnage à la clé.
Quant aux parcelles, elles se situent à 350 mètres d’altitude et se composent d’éboulis calcaires, un terroir frais pour la région aux importantes amplitudes thermiques entre jour et nuit.

Miraval blanc 2012 Côtes de Provence Jolie, Pitt, Perrin

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Jaune vert, le nez confit et grillé, il nous fait tout d’abord penser au regain ramassé à la fin de l’été. Viennent après d’intenses effluves de citron confit mélangé de cédrat, saupoudré d’une pincée de poivre et parfumé de vétiver. Voilà pour les impressions nasales. Côté buccal, le vin apparaît sage, mesuré, offrant un volume agréable, rafraîchi d’agrumes, embelli de pétales de fleur d’oranger et d’amandier. La longueur concentre les épices et souligne le bitter délicat des écorces de cédrat.

100% Rolle qui pousse en pente douce dans des marnes.

Petit historique

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Bâti au 17es, le château de Miraval est une bastide de style provençal entouré d’un domaine de 600 ha de forêt au creux de laquelle poussent aujourd’hui quelques oliviers et 30 ha de vignes à cheval sur les appellations Côtes de Provence vers Correns et Coteaux Varois.
Avant sa vocation viticole actuelle, le pianiste de jazz Jacques Loussier achète les lieux en 1970 et y crée sept années plus tard le Studio d’enregistrement Miraval. Les installations de classe internationale voient défiler de nombreux groupes dont les plus connus sont les Pink Floyd qui y enregistrent une partie de l’album The Wall, The Cure, Sting, Sade, Téléphone, Indochine…
En 1992, l’homme d’affaires américain Tom Bove achète la propriété et lui redonne sa fonction agricole tout en rénovant une bonne partie des bâtiments et ses alentours. Le couple Angelina Jolie et Brad Pitt loue le lieu régulièrement pour y passer des vacances au calme. Puis, il l’achète en 2008 et en termine l’aménagement. Le couple s’y marie en 2014.
Le vin les intéresse, mais comme ce n’est pas leur métier, ils font appel à la famille Perrin qui s’associe au couple pour la partie viti-vinicole.

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Ils auraient pu faire des cuvées de luxe, ils ont fait du vin…

Ciao

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Marco


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M. Vinosolex, notre ami Lincoln est mort

Reçu à l’instant de Georges Truc, ce message:

« Triste nouvelle : Lincoln SILIAKUS, notre blogueur de Sablet (Vino-solex), si sympathique et amoureux des Côtes du Rhône, s’est éteint ce matin après de longues semaines de souffrances. Nous perdons un excellent ami ».

Oui, Georges, moi aussi.

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Nous avons eu tellement de bons moments avec lui. C’était un homme bon, fin, cultivé mais abordable, qui cultivait l’amitié comme une plante en pot, pour la disséminer.

Les mots ne disent pas grand chose – rien ne nous rendra les fous rires, les fausses colères, les discussions sur le vin, la musique, la philosophie, les kangourous, la place de la lie dans les bouteilles de vin aux antipodes, les chansons dans le bus.

Alors autant arrêter là, j’ai un noeud dans la gorge. Tant de gens nuisibles souillent cette planète et c’est celui-là qui s’en va, et dans la douleur…

Où que tu sois maintenant, mon prochain verre sera à ta santé, l’ami.

Nos condoléances à ta famille et à tes proches.

Hervé

 

 


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Ce vieux Slovène de Zelen, une trouvaille du dernier Millésime Bio

C’est en arpentant les allées du salon de Montpellier que j’ai remarqué cet autochtone slovène. Dans sa petite bouteille verte, il semblait perdu parmi tant d’autres flacons aux origines plus prestigieuses. Le voir m’a fait trotter en tête le refrain de Félix Leclerc, « c’est un petit bonheur »… Il ne m’a pas déçu.

Sa provenance

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Le Zelen est considéré comme l’un des plus anciens cépages slovènes autochtones. Son faible rendement a bien failli le voir disparaître totalement après la deuxième guerre mondiale, il n’en restait guère que 1,7 ha au début des années 50. On le trouve dans la haute vallée de Vipava, Vipavska dolina en slovène, sise dans la région de Primorska, au sud-ouest du pays. La rivière éponyme coule dans cette étroite combe qui permet le passage entre l’est du Frioul et le centre de la Slovénie.

Le cépage
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Moyennement vigoureux et plutôt tardif, il offre tout aussi tardivement des grappes tronconiques souvent ailées et aux grumes peu serrées. Les petites baies sphériques se colorent vert tendre à maturité. Et leur jus non filtré adopte une couleur intense d’émeraude, caractéristique qui lui a donné son nom, Zelen signifie vert en slovène. Ses vins fins et frais, voir vifs, s’accordent bien avec poissons et fruits de mer. Mais ne renient pas les viandes blanches.
Sur les 2.000 ha de vignes que comptent la Vipavska dolina, seuls 60 ha sont consacrés au Zelen.

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Blanc vert, il semble luminescent, son nez respire la fraîcheur, la rosée du matin poudrée de fins éclats minéraux, parfumée de sureau, d’aiguilles de pin et d’aneth.
Sa jolie vivacité fait rapidement saliver. Elle s’équilibre d’un gras de bon aloi. Il coule alors sans retenue sur les papilles, les aguiche de sa tension citronnée. Il s’assagit un moment pour proposer thé vert et pâte d’amande. Quelques épices viennent souligner en fin de bouche les gelées de poire et de pomme qu’on avait presque oubliées.

Vinification

Différentes techniques sont employées, de la macération à froid pendant 3 à 24 heures jusqu’à la fermentation des raisins foulés en contact avec le moût pendant 62 heures. Pressurage et clarification viennent ensuite. L’élevage se fait pendant 6 mois en cuves inox sur lies fines.

Le domaine

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Il se situe dans la région de Primorje, dans la vallée de Vipava, aux alentours du village de Planina. Le vignoble installé de 300 à 400 mètres d’altitude pousse dans un sol pauvre fait de schistes délités. Incliné vers le sud, il est balayé par la Bora (Burja en slovène), un vent du nord, certes salutaire à l’image du Mistral, mais qui peut atteindre les 180 km/h.
Zmago Petrič, l’actuel propriétaire, a repris les vignes de son père en 2006 et a rapidement converti les 8 ha en production en mode biologique.

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http://www.guerila.si
http://www.facebook.com/GUERILAwines

On le trouve en Belgique et au Pays-Bas chez
http://www.weinwelt.be http://www.imperialwijnkoperij.nl

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Marcovic


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Première Saignée de France

On a les polémiques qu’on peut: la semaine dernière, à l’occasion du Bicentenaire de la Bataille de Waterloo, de bonnes âmes belges se sont offusquées de l’absence de représentants de l’Etat français lors des commémorations.

Il est vrai qu’un passage aux festivités d’une telle défaite avait de quoi tenter quelques politiciens en mal d’image positive!

Nos amis belges s’appuyaient sur le précédent allemand: la présence de chanceliers ou chancelières aux cérémonies du débarquement.

Je ne vois pas bien le rapport; les autorités allemandes d’aujourd’hui  font tout ce qu’elles peuvent pour se désolidariser du passé nazi, et c’est là la raison de leur présence. En venant à Waterloo, François Hollande ou Manuel Valls auraient-ils dû expier une quelconque barbarie? Napoléon-Hitler, même combat?

Bien sûr, les officiels se sont fendus de beaux discours – Krieg gross malheur, plus jamais ça, l’Europe de demain… Les vieux grognards belges en pleuraient sous leur shako.

Quoi qu’il en soit, il y avait tout de même quelques Français à Waterloo la semaine dernière; ma fille, par exemple. Elle n’est pas restée très longtemps: on ne voyait pas grand chose derrière la fumée des canons, le champ de bataille était immense, et le commentateur lui-même avait du mal à suivre.  Il semble qu’on est voulu trop bien faire, trop grand, trop kolossal.

Et puis, on a fait les comptes. Si quelque 200.000 personnes ont assisté aux reconstitutions, les commerçants du centre de Waterloo se plaignent que les célébrations ne leur aient pas apporté le surcroît de clientèle espéré – les reconstitueurs ont bivouaqué et les spectateurs, débarqués des cars ou de la gare de Braine l’Alleud, sont surtout restés aux abords du champ de bataille. Ah, si seulement les Français n’étaient pas de si mauvais perdants!

Heureusement, il y a Delhaize.

Voila bien le plus européen des distributeurs belges, puisqu’il vient de convoler en justes noces avec le Néerlandais Ahold. Pour un peu, on croirait le royaume de Guillaume d’Orange reconstitué. Pour ceux qui connaissent mal ce « détail de l’histoire », je rappelle qu’en 1815, les Alliés – au premier rang desquels les Anglais, ont libéré les Belges de l’affreux joug napoléonien… pour les mettre sous la coupe des Néerlandais. Sujétion dont il ne sortiront que par une révolution, en 1831.

TAVEL

Mais ce n’est pas pour cela que je vous en parle; mais pour la Cuvée du Bicentenaire que l’enseigne au lion (ça ne s’invente pas) a créé pour l’événement.

En rosé, il s’agit d’un vin français, un Tavel. Mauvais esprit? Que nenni! Rien de plus naturel, en effet, que d’associer le Premier Rosé de France avec la Première Déculottée de France! Sans oublier une sacrée saignée

Hervé Lalau


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Wine-wise Lisbon is a good place to be this weekend.

Central Lisbon from Edward VII's Park

Central Lisbon from Edward VII’s Park

Lisbon and its surroundings is always a good place to be. Lisbon is a great city with many lovely buildings, the people are particularly friendly, the food is good – unlike France it is difficult to eat badly here, especially if you go for the brilliant fish plainly grilled. OK grilled fish may not look super-sophisticated – no sign of a cappucino froth – but who needs sophistication when fish grilled to perfection tastes so delicious. Let simplicity rule.

The quality of Portuguese wines is increasingly recognised and, although you can pay high prices for fancy bottles, there are many wines between 4-10 € that offer wonderful tastes and value, especially if you come from the UK and are benefitting from a favourable exchange rate for the moment.

2014 Contactos, Alvarinho, Anselmo Mendes, just 5.99€!

2014 Contacto, Alvarinho, Vinho Verde, Anselmo Mendes, just 5.99€!

I arrived in Lisbon about 1pm on Sunday afternoon and we were all hit by a blast of heat as we stepped out of our QueasyJet. When I left London it had certainly not been cold but nowhere near this more than 35˚C temperature, so much of Sunday afternoon was spent quietly acclimatising until a quick visit to the supermarket at Amoreais for a few provisions. High up my shopping list was wine and I quickly decided that 2014 Contacto Alvarinho, Vinho Verde from Anselmo Mendes would be both a fine apéro and would go with my simple supper of grilled prawns and salad. Mendes makes a fine range of Vinho Verde and his Contacto cost just 5.99€ – sterling equivalent of just approximately £4.40.

There are two wine events this weekend that make being in Lisbon a real bonus and a great opportunity to see how Portugal is progressing and to taste top producers:

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Firstly: Vinho ao Vivo
Vinho ao Vivo is on Friday and Saturday – 3rd and 4th July. This wine festival is held at the Restaurant Á Margem, Belém, Lisbon. This restaurant, which is right on the Tagus, is between the memorial to Vasco da Gama and the delightful, bijou Torre de Belém. It should be a stunning occasion with wine and music as the weather forecast is good but not excessively hot – a little cooler than the last few days.

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Adegga Wine Market – 2015 summer edition central Lisbon 4th July
The Adegga Wine Markets are now well established and the concept of putting producers and wine lover/buyers in direct contact has proved to be a great success. Originally held in Lisbon and organised by the two Andrés: Cid and Ribeirinho and their team, it has now spread to other parts of Portugal – Porto and most recently the Algave. There have also been Adeggas in Belgium and Rio de Janeiro. This autumn there will be fairs in Stockholm and Berlin.

A Sushi Bar at the Hotel Florida will be the innovation for this year’s Adegga Summer Wine Fair.

See you there!

J-ElvisCUss

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