Les 5 du Vin

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Un Txakoli de Gernika: ITSASMENDI 7, 2012 onctueux, gras et «la mar de rico»

Je l’ai gouté la semaine dernière toujours chez ma fille, et là, j’ai ressenti un gros coup de cœur, ça m’a donné envie de vous en parler.

Pour être franche, je n’avais jamais perçu les Txakoli,  pourtant considérés par certains  comme un petit joyau œnologique comme des vins sérieux : tout juste comme des petits vins locaux divertissants. Aromatiques et frais certes, mais à peine, des vins d’apéritif.

Ne trouvait grâce à mes yeux que le Txakoli Uno de Álava (Bodega Goianea), 100% Hondarribi, je n’ai pas gouté le nouveau millésime, il faut dire qu’il ne s’en consomme pas beaucoup du côté de Barcelone. Mais les 2013 et 2014 étaient gras, frais et équilibrés, des jolis vins.

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Txacoli UNO 2013, PVP 9,75€

Ce Magnum d’Itsasmendi 2012 m’a amenée à revoir mes convictions.

C’est un vin blanc D.O. Bizkaio Txakolina élaboré par la bodega Itsasmendi. Il est hors normes, car on a incorporé une faible proportion de Riesling à la variété locale,  et, du coup, ça donne un blanc avec plus de structure et de volume, capable de bien évoluer en bouteille, que ce qui est inhabituel dans ce type de vin.

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J’ai découvert un peu tard que le premier millésime de ce Txakoli était arrivé sur le marché en 2003 !

Plus précisément, c’est le résultat d’un assemblage des cépages Hondarrabi Zuri zerratie (ou Petit Courbu 65%), Riesling (18%) et Hondarrabi Zuri (17%). Les vignobles, 27 ha au total appartiennent à la bodega. Ce sont des vignes assez jeunes, de moins de 15 ans pour certaines, même si quelques-unes ont entre 20 et 25 ans. Installées sur les pentes montagneuses près du golfe de Gascogne, elles dépendent d’un climat atlantique et de sols principalement calcaires et sablonneux. C’est peut-être la bodega la plus importante dans l’appellation.

Les raisins proviennent de 7 parcelles différentes, d’où son nom : (Sutxus (Leioa), Arasudoalde (Erandio), Iungudebaso (Erandio), Santos Txirenes (Gernika), Uxpitza (Muxika), Herrian (Muxika) et Errota zahar (Mungia)).

Les vendanges commencent habituellement la dernière semaine de septembre et se terminent mi-octobre. Trois parcelles sont sélectionnées et ramassées la première semaine de maturité, deux la deuxième semaine et une la troisième. Après la fermentation alcoolique, le vin mûrit pendant 9 mois en cuve sur ses lies, puis, séjourne un temps en bouteille.

L’objectif avoué: obtenir une autre forme d’expression des cépages locaux ,d’une part, en procédant à d’importantes sélections et d’autre part en y ajoutant un pourcentage de riesling non négligeable. On a recherché pour ce vin davantage de corps, de volume et d’onctuosité.

Ça a donné un vin qui a tout pour plaire! Il s’agissait d’un 2012 et pourtant sa couleur était encore lumineuse, très légèrement dorée. Il était frais, exubérant, le Hondarrabi Zuri amène les arômes citriques, floraux, et anisés, le hondarrabi zuri zerratie ajoute des notes de fruits blancs et la structure, et le Riesling, la subtilité et l’élégance. La bouche ne manquait ni de gras, ni de volume, tout en restant vive, gourmande, pure et digeste. Elle laissait s’exprimer un caléidoscope de sensations fruitées, poires, pommes vertes, qui faisaient saliver.

C’est rafraichissant, c’est persistant et équilibré. Un vin de plaisir sans limite: je l’ai trouvé irrésistible.

Il n’est plus seulement le compagnon parfait de l’apéritif, des tapas et des pintxos, il peut se mettre à table sans complexe surtout si on le laisse évoluer quelque temps en bouteille, ce 2012, en magnum, certes, en est la preuve.

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L’étiquette est intéressante, un grand 7 qui maintenant est doré, à cause des nombreuses médailles d’or obtenues ces dernières années, et en dessous du chiffre magique (7 jours, 7 mers, 7 péchés originaux, 7 merveilles du monde, 7 nains, 7 vies et 7 parcelles…), cette photo:

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Si vous regardez bien, juste en dessous de l’étiquette, apparait une image, qui est renouvelée chaque année pour refléter les changements du millésime et de l’année. Celle de 2012 « un año convulso » est signée par le photographe Iñaki Oñate.

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ALC. 13,5%

PVP: Magnum 44€

Je viens juste de terminer le papier et  ma fille m’annonce qu’elle a gouté justement une petite « bombe » comme disent les jeunes – personnellement, je trouve que c’est plutôt destructeur, mais il semblerait que comme qualificatif du vin, se soit très positif.

Bref, il s’agit du Txakoli Údico 2014 de Roberto Olivan, vigneron star de la nouvelle Rioja (Tentenublo)

D.O. Txakoli de Alava – 100% Hondarribi Zuri.  C’est son premier millésime, il parait qu’il est a fermenté en barriques et qu’il est très racé et frais. Je n’en suis pas étonnée c’est déjà lui qui conseillait Uno, il aura voulu faire le sien. Il me tarde de le gouter. Question, est-ce encore un Txacoli?

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Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 

 

 


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SIMPLESMENTE VINHO 2017

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Je vous ai déjà parlé de ce Salon l’an dernier, Simplesmente vinho…

La seconde édition de ce Festival Méditerranéen des vins atlantiques a eu lieu, cette fin de semaine dernière. C’est la Nau Bostik qui a été choisie cette année pour abriter l’évènement; l’endroit, une ancienne usine abandonnée depuis 10 ans dans le quartier de La Sagrera, récupérée comme  centre d’activités culturelles et de loisirs, convenait parfaitement à ce style d’évènement. Il s’agit toujours d’un salon de niche, tous les domaines présents se considèrent comme vignerons indépendants, alternatifs. La Nau Bostik, s’est ainsi convertie en un lieu de rencontre des «aficionados» du vin et de la gastronomie. Malena Fabregat, l’organisatrice, avait demandé à ses 3 restaurants préférés de les  accompagner: Rasoterra qui proposait des recettes végétariennes,  La Cuina de l’Uribou apportait une touche orientale, et Rafa Peña et son «cochinillo a la brasa», du restaurant Gresca. Heureusement qu’il a fait assez beau, malgré le vent, le soleil était de la partie, car les cuisines et la musique étaient en plein air ! L’ambiance était à la fête, et on pouvait en partant acheter les vins qu’on avait aimés.

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Que regardent-ils avec autant d’intérêt?

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Michel  Smith et Jean-Louis  Tribouley sont entrain de gouter le vin d’un vigneron portugais destiné aux jeunes, à boire comme une bière, gourmand et très léger.

C’était la dégustation à ne pas manquer, à part les vignerons un peu fous, les vins étaient joyeux et réjouissants.Par rapport à l’an dernier, rien n’a changé ou presque: le salon n’était plus exclusivement portugais, il s’est ouvert à quelques domaines espagnols et roussillonnais.

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C’est Michel Smith qui vous parlera des vins portugais, je suis allée me promener du côté des catalans j’ai posé mon verre chez :

Ruben Parera, Finca Parera, un domaine du Penedes que je ne connaissais pas et qui a été créé en 1999. Ruben est un jeune vigneron très convaincant, qui a la tête sur les épaules, il travaille ses vignes en biodynamie, il ne clarifie pas ses vins, mais les filtre si besoin et ne s’interdit pas un sulfitage léger.

–      Clar 2015, un vin blanc très inattendu, un assemblage de Xarel.lo, chardonnay et gewurztraminer, que je n’avais pas vraiment envie de gouter. Mes expériences de gewurztraminer dans le Penedes étant assez négatives.  J’avais tort, ce vin-là est très réussi, frais, floral, franc et savoureux. A peine si on sentait la présence du gewurztraminer. Bon rapport qualité/prix :  7,50€

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–      Sassó 2014, un 100% Xarel.lo, un vin qui a fermenté en barriques d’acacias, comme cela se faisait autrefois, avant d’être mis en bouteilles la totalité des barriques (6) sont assemblées dans une cuve en ciment.   Son intensité est surprenante, il est droit, structuré, onctueux, et très floral. Et, surtout il reste frais. Son prix est des plus raisonnables :11€

–      Fins als Kullons 2015, Traduction littérale : « J’en ai plein le cul », en litre seulement. Pas de commentaire sur le nom du vin, il s’agit d’un acte subversif… je pencherai plutôt pour un acte commercial! L’assemblage est atypique: xarel.lo, grenache blanc et sumoll, ça donne un rouge très clair; en fait ça ressemble à un clairet, c’est un vin de soif, gourmand et facile à boire. Pour un acte de rébellion, il n’a rien d’agressif !

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–       Faust 1.2 2012 C’est le nom de son arrière-grand-père et donc, il a voulu pour lui rendre hommage un vin très classique: garnatxa tintorera, tempranillo, cabernet sauvignon et merlot assemblés donnent un vin  à la fois puissant et juteux.

Ce domaine est vraiment intéressant, Ruben fera parler de lui, je n’en doute pas, à condition qu’il reste droit dans ses bottes. A suivre….

Antonio Portela, Viños do Solpor, IGP Ribeiras do Morrazo,

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Antonio s’est battu pour faire reconnaitre une zone de Rias Baixas qui n’est pas rentrée dans l’appellation : O Morrazo, c’est un vignoble implanté sur du sable, dont les cépages principaux sont l’Albariño et le Caíño Blanco, suivis du godello, loureira, treixadura, branco lexitimo, torrontés pour les blancs et en ce qui concerne les rouges : brancellao, caiño tinto, pedral, espadeiro, loureiro tinto, mencia y sousón. Elle bénéficie depuis septembre 2016 de l’IGP Ribeiras do Morrazo.

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J’ai gouté un rouge, le seul qu’il présentait, Finca Femia 2015, un vin de caiño tinto, originaire du village de Bueu, surprenant ! C’est léger, fluide, très acide, avec une finale saline très marquée : un vin de taverne assez RADICAL ! Il titre 10º pas d’élevage barrique. C’est un vin très populaire, la totalité se vend sur place à la population et à la restauration, des vins sans étiquettes avec des bouchons qui n’en sont pas, à 8€ la bouteille quand même, départ cave ! C’est un bon commerce, les rendements sont élevés!

L’idée est d’en faire un vin gourmand, frais et suave.

Domaine Jean-Louis Tribouley, Côtes du Roussillon

Jean-Louis Tribouley s’est installé à Latour de France en 2002. Il a su s’imposer comme l’une des références du vin nature en Roussillon, avec des cuvées comme Marceau Le Blanc, dont la réputation n’est plus à faire … Ici, aucun intrant n’est utilisé à la vigne ou à la cave, on laisse au terroir sa pleine expression. Il est en Agriculture Biologique, n’utilise pas ou infiniment peu de SO2, des rendements de 16hl/ ha, des vignes de 35 et 60 ans, un terroir d’exception, et, un vigneron talentueux donnent des vins très identitaires. J’ai gouté les cuvées :

Marceau Le Blanc 2015, AOP Côtes du Roussillon blanc un 100% macabeu

Vinifié traditionnellement et sans levurage, le raisin est pressé après avoir été refroidi à 18°C, entonnage en fûts, fermentation de 5 mois environ, les fermentations malo-lactiques sont faites. Vient ensuite l’élevage, 8 mois en fûts puis 2 mois en cuve, pour un résultat étonnant : ce vin est joliment fruité et floral, sec, la bouche offre des notes d’agrumes, l’ensemble est d’une fraicheur surprenante pour un vin de cette région et un prix public de 14,80€

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Mani 2014 AOP Côtes du Roussillon Rouge.  70% Grenache et 30% syrah sur un sol granitique. Il rend hommage à son frère Mani au travers de ce vin qui sent bon le fruit (framboise, mûres, cassis) et qui respire la générosité. Son équilibre est complètement bluffant, il est fin, puissant, plein d’énergie ! 12,80€

-Elepolypossum 2015  IGP Côtes Catalanes 100%carignan. La bouche est ample, chaleureuse, pleine et avec de la fraîcheur, Les tanins sont veloutés, beaucoup de profondeur et de personnalité dans cette cuvée : elle est magnifique ! PVP : 14,70

Les 3 Lunes assemblage de 50% syrah, 30% Carignan, 20% grenache, élevage en fûts de 1 et 2 vins.  Equilibre et Finesse caractérisent cette cuvée, c’est un vin superbe, d’une qualité et d’une finesse envoûtante. 20,10€

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Jean-Louis Tribouley parlant de 3 Lunes à un jeune distibuteur « La Festival

José Carvalho- La Cave des Nomades, Banyuls

José Carvalho est portugais; avec sa compagne Paulina, qui elle est polonaise, ils se sont installés à Banyuls où ils cultivent 3 hectares de vignes, sur schistes. Je crois que leurs premières bouteilles ont vu le jour en 2014.  Du grenache blanc, gris et noir, du vermentino, du macabeu et du carignan donnent des vins très inattendus et réussis. Je n’ai gouté que des 2016, il n’a plus de 2015 à la vente.

Aucun pesticide et pas de produits chimiques dans les vignes. Soufre en poudre pour lutter contre les maladies, pas de cuivre, seulement préparations biodynamiques ; Désherbage des vignes à la main. Pas de mécanisation, pas de SO2 ajoutant, levures indigènes, pas de filtration, aucune clarification. Détail amusant, leurs étiquettes sont en liège

Les vins :

  • Le Vieux Saltimbanque 2016, un assemblage de chardonnay et vermentino, très pur et droit.

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  • Les Rhizomes des Sorcières 2016, leur blanc de grenache gris est à la fois envoutant et déroutant. Une fois l’acidité volatile laissée de côté, il est très aromatique. La fermentation se fait en barrique ce qui lui confère beaucoup de structure, de la rondeur et un bel équilibre.
  • Amphorisme 2016, un 100% vermentino vinifié en amphore, est le vin qui m’a le plus impressionnée : il est beau, tout simplement; d’une grande pureté. Il n’en produit que 400 bouteilles, le prix est de 50€.
  • L’Arlequin Errant 2016, un assemblage des 3 grenaches (blanc, gris et rouge) et de syrah, presque un rosé, très gourmand !
  • Le Pirate qui chante 2016, 100% grenache noir, fermentation en barrique, élevage pendant environ 8 mois. C’est un vin très fruité, gourmand.
  • Vagamonde2016 : mourvèdre, grenache et carignan tout en carbo séparément puis assemblé. La bouche est très fruitée, ronde et gourmande. Elevage :5 mois d’élevage en barrique. 850 bouteilles.

La plupart sont des micros cuvés de 400 à 600 bouteilles et donc sont à des prix qui forcément ne sont pas doux.

Domaine Danjou-Banessy, les Frères Danjou accompagnés de Jean Lhéritier, étaient là pour représenter l’association BE RANCI des Rancios secs du Roussillon, le savoir-faire catalan.  Avec Jean Lhéritier, Benoit est un des meilleurs représentants et défenseur de ce vin de légende : « el vi de l’avi » (le vin du grand-père) comme il l’appelle. Il en parle mieux que personne et il avait amené avec lui de quoi nous convaincre. On a commencé pour se mettre en bouche par un Muscat d’Alexandrie, Supernova 2015. Il est vinifié en macération de vendanges entières cueillies entre 9 et 9,5º, selon Benoit, c’est un vin qui se situe entre le thé, le saké ou une bière…un vin très floral pas du tout végétal, facile à boire et gourmand.

Mais, venons-en aux Rancios Secs, ils  sont la dimension la plus étonnante des vins du Roussillon et pourtant, dans les années 1990, de moins en moins consommés et sans protection commerciale, on se préparait à le voir dis paraitre. On a commencé à croire au renouveau en 2011 avec l’obtention d’une Indication Géographique Protégée (IGP) avec mention rancio (IGP Côtes Catalanes avec mention rancio et IGP Côte Vermeille mention rancio). Mais surtout le Rancio doit sa survie à ceux qui, passionnés, ont su faire de la résistance,( amateurs, vignerons, restaurateurs et journalistes). Grace à eux et à l’association Be Ranci, on assiste à une Renaissance du Rancio, un de leurs objectifs : promouvoir le Rancio à travers différentes manifestations, MISSION accomplie, la palette qu’on pouvait gouter était exceptionnelle.

  • Vi Ranci 2002,encore en cours d’élevage de chez Danjou Banessy
  • Ranci Est!, de Gilles Trouillier

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  • Rancio Sec Domaine des Schistes, tout est dit sur létiquette….

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  • Rancio Al Padri 2004, Cave Coopérative L’Etoile

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  • Vi Ranci Au Fil du Temps Domaine Jolly Ferriol,

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  • Vi Ranci 1990 Danjou Banessy
  • Vi Ranci 1965 Danjou Banessy
  • Le gout du Rancio sec est ancré dans la mémoire collective, caractérisé par ses notes puissantes de noix ; en réalité, il ne se résume pas qu’à ça, selon l’encépagement et l’âge, les Rancios Secs présentent une belle diversité de robes et d’arômes, et des saveurs d’une grande complexité : des nez raffinés, complexes et évolutifs qui s’ouvrent sur des notes de raisin de Corinthe, de figue, de noix, d’amandes, auxquelles se mêlent des notes de torréfaction et de cacao…, la bouche dévoile souvent des notes d’orange, d’amande ou de noix de coco, elle est très charnue possède un grain velouté tout en gardant un équilibre sur la vivacité, la trame tannique est fine mais bien présente et la finale très longue : des notes de raisin confit et de noix, de café parfois, de la noisette, du cacao, réglisse ou pruneau… mais toujours de la finesse, et beaucoup de fraicheur. En réalité chaque rancio est unique !

Après ça, il est impossible de continuer la dégustation, le palais est saturé de cette merveilleuse potion magique qu’est le Rancio.

Mais, plus que jamais je demeure convaincue que le Rancio a un FUTUR des plus prometteurs.

 

Hasta Pronto,

 

Marie-Louise Banyols


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La planète Grenache s’est retrouvée en Sardaigne à l’occasion du Concours Grenaches du Monde 2017

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C’était déjà la cinquième édition de ce concours né à Perpignan,  dont le succès incontestable confirme  l’engouement  du monde viticole pour ce cépage. On pouvait lire dans l’Indépendant, le quotidien de Perpignan : «  Le grenache, plus qu’un cépage, une marque mondiale en plein essor », et oui, c’est un peu ça, qui l’eut cru?  Je me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps , dans les années 70 quand même, combien le Roussillon le rejetait  et n’avait qu’une idée:planter des cépages améliorateurs ! Beaucoup de vieilles vignes ont été hélas, arrachées, heureusement, le grenache représente encore plus de 200 000 hectares de vignoble répartis dans le monde. En France, il reste l’un des cépages les plus cultivés avec près de 100 000 hectares dont 8366 en Roussillon. C’est en Espagne qu’il est le plus présent, mais il est également très introduit en Italie et plus particulièrement en Sardaigne(7500 ha) où il est appelé Cannonau. C’est d’ailleurs pourquoi cette année, le concours a été délocalisé à Alghero, dans ce coin de Sardaigne à l’accent catalan ! L’agence pour le développement en agriculture LAORE au nom de la Région Sardaigne l’a accueilli en partenariat avec le CIVR (Comité Interprofessionnel des vins du Roussillon).

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ALGHERO

Nous étions une centaine de jurés, acheteurs, cavistes, journalistes, œnologues, sommeliers, venus de 10 pays, nous avons dégusté quelques 700 échantillons (dont 350 pour l’Espagne), en provenance de 8 Terres de Grenache et, toutes les catégories de vins présentant au moins 60% de grenache pouvaient tenter leur chance (tranquilles, effervescents, doux naturels, fortifiés).

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Plusieurs raisons ont motivé ma participation à ce concours: la plus importante J’AIME le GRENACHE et son langage, je trouve qu’il parle TERROIR, il me parle de mon terroir, le Roussillon,   et, je suis persuadée qu’il a un très fort potentiel; autre raison avouable: l’occasion de découvrir les vignobles sardes et d’approfondir les appellations de Nuoro et Jerzu que je connais mal, et enfin, je savais que j’allais retrouver de nombreux amis ! Il ne faut pas penser pour autant que ce soit une pure partie de plaisir ou un séjour style club Med, rien de tout ça et, d’ailleurs, il vaut mieux y arriver en forme, car si le programme est réellement intéressant, il est aussi épuisant !

Au menu du jeudi, la visite du vignoble de Nuoro, nous étions basés à Alghero, à 340kms aller/retour en bus, donc départ 7h30 du matin, hélas sous une pluie battante ce qui a ralenti notre allure et gaché notre balade dans les vignes. Arrivés sur place, on n’y voyait pas à un mètre, les plus téméraires ont quand même tenté une échappée dans les vignes, les autres se sont entassés dans une typique cabane de bergers « Su pinnettu » ,  autour d’un verre de vin et d’une excellent saucisson.

Plusieurs vignerons de la zone nous attendaient au restaurant à Dorgali, tandis que l’après-midi était consacré à la visite du Musée Ethnographique de Nuoro, où nous avons eu droit à des chants Polyphoniques sardes de toute beauté,  et dans la foulée, à  une dégustation de vins Cannonau des producteurs du centre Sardaigne. Après un somptueux buffet de fromages et charcuteries sardes, et quelques verres de vins nous avons repris la route pour Alghero. Journée très riche, et découverte   de vins intéressants, mais pas vraiment de coups de coeur, il faut dire que la fatigue n’aide pas la dégustation; à noter qu’ils ont aussi des vins natures. Ci-dessous, quelques vins retenus.

Arrivée 22h, halte bière au bar de l’hôtel…Dodo.

Vendredi, c’était le jour du concours, démarrage 8h. Le déjeuner a été suivi de conférences techniques plus ou moins passionnantes. Une heure de battement, et, à 20h nous voilà repartis pour la soirée « Alghero accueille les Grenaches du Monde » avec là aussi, exposition et dégustation de vins Cannonau des producteurs du nord Sardaigne, et de toute la Péninsule et une sélection de vins des Grenaches du concours GdM 2016, avec dîner buffet très appétissant et goûteux.

Je dois dire que j’ai été impressionnée par la qualité de l’organisation, pour ceux qui aimons le grenache, il y avait de quoi gouter, et fait remarquable, les vins étaient à la bonne température, certes ça manquait de chaises, mais bon, ça n’a pas semblé gêner Marco…

Déjà samedi, il nous fallait rejoindre  Cagliari, encore un départ à 7h30, car nous étions attendu à  Barumini pour une Visite du site nuragique, « Su Nuraxi de Barumini », patrimoine de la Sardaigne,  cest le site le plus important, le plus complet et le mieux préservé de l’île pour les Nuraghes, de l’architecture préhistorique; avec,  en suivant, comme il se doit, une  dégustation de vins Cannonau, cette fois-ci, des producteurs du sud de la Sardaigne. Le déjeuner buffet était très réussi : des plats traditionnels de la cuisine sarde.

 

Agricola SOI et – Kelly McAuliffe : un célèbre sommelier américain basé à Avignon

Elisabeth de Meurville semble avoir trouvé son bonheur!

 

Deux heures de liberté nous ont permis de visiter Cagliari et de souffler avant la « Nuit des Grenaches » dans l’Ex Manifattura Tabacchi (ancienne usine à tabacs). De nombreux vignerons étaient présents, les catalans du sud, s’étaient déplacés en masse, ce qui peut se comprendre puisqu’en 2018, la 6e édition de ce concours se déroulera en Catalogne, dans la région viticole de Terra Alta. Au cours de cette soirée, on pouvait gouter si on était courageux tous les vins du concours en attendant l’annonce des vins médaillés. Ces médailles, véritables labels de qualité mondialement reconnus, doivent aider les consommateurs à distinguer les meilleurs vins issus de grenaches.

 

José  Peñin, véritable gouro espagnol, ne prend que très rarement le temps de se relaxer, il faisait partie des courageux!…

Je manque d’être toujours surprise par le nombre de médailles attribuées, mais c’est pareil dans tous les concours, 213 vins ont été médaillés: 104 ont obtenu une médaille d’or (dont 54 sont allées à l’Espagne), 87 une médaille d’argent et 22 une médaille de bronze. L’Espagne se classe au premier rang des pays récompensés avec 108 médailles devant la France et l’Italie (51 pour chacun) ; en même temps ça parait logique, c’est le pays qui a envoyé le plus grand nombre d’échantillons(322), l’Afrique du Sud, l’Australie et la Macédoine sont repartis avec une médaille chacun. J’ai regretté la faible participation du Rhône, quand au Roussillon, il s’est particulièrement distingué puisque sur les 86 échantillons présentés, 35 d’entre eux sont repartis médaillés, des vins doux essentiellement, dont 20 médailles d’or et 15 médailles d’argent.

Ci-dessous. quelques vins médaillés que j’ai aimés et dont j’avais les photos.

HORTOS 2011, CANTINA SOCIALE DORGALI, IGT ISCIA DEI NURAGHI

 

ROSATO 2016, CANTINA ARU DI ARU MARIO CANNONAU DI SARDEGNA

                     LE SABBIE 2013 MELONI VINI CANNONAU DI SARDEGNA

 

ABÉLARD 2010, DOMAINE DE LA VERRIÈRE VENTOUX ROUGE, 

                            LA CULOTTE DE VELOURS 2015, MAURY SEC ROUGE

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BANCAL DEL BOSC 2015, VINYES DOMENECH, MONTSANT BLANC

IL y manque  pas mal de vins frannçais et espagnols, la Terra Alta s’est particulièrement distinguée, notamment le Celler Edetaria avec 2 médailles d’or pour ses blancs SELECCIO 2014 et LA TERRENAL 2014, je vous ai déjà parlé de ce domaine. Davantage de détails sur le palmarès:  http://www.grenachesdumonde.com/media/palmares_gdm_alghero_2017.pdf 

Je suis revenue  la tête et les papilles pleines de cannonau et de grenache, plus que jamais convaincue qu’il s’agit d’un cépage de qualité qui a de réels débouchés. J’ai pris encore plus conscience de la diversité des vins qu’il offre, en fonction du pays dans lequel il pousse, il développe des caractéristiques sensiblement différentes,  diversité de vins mais aussi de territoires et de cultures : une vraie richesse ! Le cépage sarde Cannonau en est un magnifique exemple: le CANNONAU DI SARDEGNA, peut être obtenu sur l’ensemble de l’île, mais on distingue trois sous-appellations :

Jerzu, pour les vins provenant de Jerzu et Careddu dans la province de Nuoro

Capo Ferrato, pour les vins provenant de Castadias, Muravera, San Viti, Villaputzu et Villasimius (province de Cagliari)

Oliena, pour les vins provenant d’Oliena et Orgoloso dans la province de Nuoro.

Il m’est difficile en si peu de temps et autant de vins, d’en retirer une impression générale, mais je garde la mémoire de vins  au caractère fort et vigoureux, plutôt floraux , et riches en fruits, d’une certaine épaisseur, chauds et robustes avec des tanins évidents. Les rosés sont souples et les vins portant la mention riserva doivent avoir reposé dans les caves du producteur deux ans au moins.  J’ai beaucoup aimé les LIQUOROSO, qui m’ont rappelé les grands vins de Méditation. En même temps, ils accompagnent parfaitement les typiques plats de l’île comme le cochon de lait à la braise et «porchetta» ou encore le pecorino sarde à la saveur intense ,et, plus généralement, tous fromages  de brebis affinés, à pâte dure et piquante .

Les domaines les plus présents et semblent-il les plus reconnus sont:  Il Nuraghe, Cantina Soc. della Trexenta, Sella & Mosca, domaines Soletta, Argiolas, Cantina Josto Puddu, Cantina Soc. Dorgali, Contini, Gabbas, j’en oublie surement, et l’un des plus fameux producteurs est la coppérative de Jerzu :  Cantina Sociale di Jerzu.
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Il est indéniable qu’il existe un véritable engouement pour le Grenache sur le marché, il est de plus en plus recherché et aimé et par les vignerons et par les consommateurs. Les Espagnols l’ont, bien et vite compris ! Certainement grâce à ce concours, la prise de conscience de son importance est réelle. Il fédère un mouvement de passionnés du grenache qui parlent un même langage, celui du Terroir. Merci à Fabrice Rieu président du CIVR  et des Grenaches du Monde qui a permis à ce concours de naitre à Perpignan, et de s’exporter, il faut continuer à le promouvoir et à le soutenir car il est le porte parole du label « Grenache ».

 

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

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Ça  n’était pas la Galère non plus!


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LE VIN DE MES AMIS (volet 2)

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Le Vin de mes Amis, un petit salon de producteurs de vins vivants sélectionnés par Charlotte Sénat (domaine Jean Baptiste Sénat en Minervois), réservé aux  professionnels, mais ouvert aux amateurs. Depuis 2004, Charlotte réunit un groupe d’amis vignerons ayant une même philosophie de travail, plus de 80 exposants cette année, et un millier de participants. Le droit d’entrée est de 10 euros, le verre Italesse est offert, ainsi qu’un accès au buffet, qui vaut le détour. Ça n’est pas tout à fait le même style que les Affranchis, le lieu d’abord, beaucoup plus chic, puisqu’il se tient au Domaine de Verchant à Castelnau le Lez, l’assistance ensuite, elle y est beaucoup plus nombreuse, c’est le plus fréquenté des OFF, les vignerons enfin, un peu moins natures, et un peu plus « Stars »,  il est souvent difficile de les rencontrer ailleurs. Bravo à Charlotte, pour la sélection et la qualité générale de sa manifestation ; et quand j’entends les visiteurs se plaindre parce qu’il y a la queue au buffet, franchement, je trouve ça déplacé ! C’est certainement le seul salon où l’on peut se restaurer  aussi bien et à ce prix. Que les grincheux laissent leur place ! S’il est vrai qu’il y a parfois un peu trop de monde et qu’il faut jouer des coudes pour déguster, l’ambiance détendue, l’atmosphère très conviviale fait qu’on n’y prête que peu d’attention. Ici non plus, je n’ai pas pu faire le tour de tous les vignerons présents, mais comme je suis restée diner le soir, j’ai quand même eu accès à un maximum de vins. Comme chaque année, ils étaient tous là nos amis vignerons, les prestigieux comme les nouveaux

Dans les  découvertes :

  • Emmanuel et Bérénice Ruppert, Champagne Ruppert Leroy.

Bénédicte Ruppert et son mari Emmanuel Leroy ont hérité d’un vignoble Bio de 4 ha, situé dans l’Aube, plus précisément à Essoyes. Ils l’ont converti à la biodynamie et proposent 6 cuvées, Fosse-Grely Brut Nature, assemblage 50% Pinot Noir, 50% Chardonnay (40€), Papillon Brut Nature pur pinot noir, Les Cognaux Blanc de Noirs Brut Nature (44€), et Martin-Fontaine Blanc de Blancs Brut Nature(48€) qui portent le nom de parcelles, un Rosé Saignée des Cognaux Brut Nature(49€) saignée de pinot noir, et enfin la Cuvée 11, 12, 13… assemblage de Chardonnay et Pinot Noir de toutes leurs parcelles, cuvée perpétuelle des millésimes 11,12,13 et 14.

Des champagnes Nature, puisque sans addition ou presque de SO2, du pressoir à l’embouteillage. Leur philosophie : une cuvée par année en séparant les parcelles ; à l’heure actuelles sont disponibles les cuvées de la récolte 2014. J’en ai gardé une impression générale de champagnes friands, très fruités marqués par une belle vinosité, la bouche est aérienne, fringante, la bulle est crémeuse, la longueur tient,  jolie découverte, mais ils ont déjà plus de demande que de bouteilles disponibles.

  •  Champagnes Clandestin, présenté par Bertrand et Hélène Gautherot et Benoit Doussot 

Ils sont partie prenante dans ce champagne, en association avec Benoit Doussot, futur gendre de la famille, selon ce que j’ai cru comprendre. L’entreprise CHAMPAGNE CLANDESTIN a été créée en janvier 2017, donc tout récemment.  J’ai gouté une cuvée  parcellaire, récemment dégorgée, « Les Semblables » qui réunit les raisins de vignes de plusieurs producteurs de la région avec le même terroir, la même exposition… Des raisins « semblables » donc pour une cuvée très prometteuse. A suivre de très près. Elle sera 30%moins chère que la cuvée Fidèle.

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J’en ai profité pour gouter Textures 2014, la nouvelle cuvée de Vouette & Sorbée: 100 % Pinot blanc, elle a été élevée 3 mois en futs et 7 mois en amphore géorgienne enterrée, impressionnante ! De la finesse avec beaucoup de fraicheur et de caractère. PVP 65€

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  • Sylvain Pataille, Marsannay.

On parle beaucoup de lui, il est presque devenu incontournable à Marsannay, il conduit ses 14 hectares  en agriculture biologique certifiée, et il propose plusieurs marsannays. J’ai gouté le soir à table la cuvée Clos du Roy 2008, je l’ai trouvée remarquable, d’une grande finesse, droite, savoureuse et d’une très belle pureté aromatique. Très beau vin.

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  • Patricia Brongo et Jeanine Moraza, bodega Moraza, 

Nous voici dans la Rioja Alta, à San Vicente de la Sonsierra, 18 ha en Bio sur différentes parcelles, je n’ai pas gouté leur blanc 4 Caminos de Viura, mais les cuvées de Grenache non boisée et de Tempranillo, j’ai préféré le Grenache. Je n’ai pas vraiment été convaincue par ces vins, il faudra que je les goute à nouveau avant de porter un jugement définitif.

  •  Bières Alarik,

Une brasserie artisanale bio située au cœur du Languedoc, entre Montagne Noire et Méditerranée. Jean-Olivier Rieusset Bonfill et Sébastien Alary ont ouvert leur brasserie en avril 2016, ils proposent : une blonde bio 5%, légère et fruitée ; une ambrée bio 5,5% ronde avec une pointe d’amertume ; une blanche bio 4,5%,   une brune bio 7,5%, une double bio 7%, je n’ai pas gouté ces trois dernières, trop de bousculade. Elles sont toutes élaborées avec de l’eau, du malt, des houblons biologiques et de la levure : c’est tout. Bonne impression générale.

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Parmi les habitués, je n’ai pas manqué de faire une halte :

  • Chez Jacquesson

Des coups de cœur permanent  pour ces champagnes très complexes, fins, tendus et vifs.   Tandis que Jean-Hervé me faisait découvrir la 739, l’assemblage comprend 57% de chardonnay, 21% de pinot noir et 22% de pinot meunier. Les vins de réserve comptent pour 31%. Dans un style vineux tout en finesse et en élégance, racé, structuré, frais, d’un très grand équilibre. En prime, beaucoup de personnalité, je suis une inconditionnelle !

  • Chez Michèle Aubéry et Maxime Laurent,

Je m’y suis délectée, symbole des vins nature, Michèle  et son fils offrent des vins francs, droits et éclatants de fraicheur.

  • Mention spéciale  pour Thomas Pico et ses chablis, pour Olivier Rivière et ses Rioja, pour les Roussillonnais Benoit et Sébastien Danjou Banessy, pour les Sancerre de Vacheron, les Macon de  Philippe et Cécile Valette , à eux seuls, ils valent le déplacement .

Thomas dont 15 hectares qui ont été grêlés entre 75% et 100%, le reste entre 0 et 30%, une année 2016 sinistrée et pourtant il ne se résigne pas. Il faut le soutenir pour qu’il puisse continuer à nous fournir des chablis purs, séveux, vivifiants,  différents de la plupart de  ceux que l’on trouve sur le marché.

Olivier Rivière, présentait ses Rioja. Depuis le début, j’ai aimé son style, je sentais qu’il allait nous étonner,  ça se confirme millésime après millésime, son  Blanc Jequitiba 2015, maccabeu et grenache m’a enthousiasmé. Toutes les cuvées de rouge sont très réussies : très fruitées, racées, gourmandes, fraiches, si peu sur l’élevage, elles n’ont rien à voir avec les Rioja traditionnels.

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Quant aux frères Danjou, installés à Espira de l’Agly, leurs vignes sont plantées sur des  terroirs exceptionnels (schistes noirs, argiles purs et sols argilo calcaires), travaillées selon les principes de la biodynamie et vinifiées de manière parcellaire ; ça donne des vins éclatants , profonds et complexes.Que du bohneur!

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Les rouges au fruité éclatant comme les blancs purs et élégants, tendus et vifs, du domaine Vacheron étaient superbes. Leurs Sancerre sont devenus des incontournables de l’appellation. Chez les Valette, je voulais gouter la cuvée ET POURTANT en Vin de France, que je ne connais pas encore mais je suis arrivée trop tard: il n’en restait plus. Victimes de leur succès, mais  ça ne les a pas  empêchés de m’offrir  un accueil chaleureux

  • Enfin, je n’ai pas  résisté  au plaisir de m’arrêter  chez nos amis de la Loire, et d’ailleurs .L’Esprit de Loire régnait  chez Catherine et Pierre  Breton,  chez Bertrand et Lise Jousset,  chez Thierry Michon, tandis que chez mon « vieil ami » Vincent Cantié nous  avons refait le monde; j’ai terminé mon tour de salle chez Charlotte et Jean-Baptiste Sénat,  et chez Robert Plageoles  oú, j’ai replongé le nez dans mon  verre pour la dernière étape de la journée.

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Sans oublier tous les jeunes qui assurent la relève avec brio, comme chez Arena, même si leurs vins de Patrimonio sont sublimes, ils ne nous font pas oublier les parents.

Bien sur j’aurais voulu  pouvoir tout gouter, mais on sait bien que c’est impossible,  j’étais même loin du compte,alors, je me suis promis que l’an prochain, je m’organiserai mieux, je n’irai pas voir toujours les mêmes.

A la fin de la journée, les vignerons s’étaient relachés, l’ambiance était décontractée, amicale, on  s’est retrouvé autour d’un verre pour l’apéritif, quel véritable plaisir que de pouvoir échanger des impressions avec eux.  Pendant le dîner qui a suivi, les  vins circulaient de table en table, à un rythme très soutenu, trop à mon gré, j’ai regretté de ne pouvoir les gouter tous, mais j’ai mes limites et je préfère les respecter, de cette façon, je respecte aussi les vins. L’ambiance était à la Fête, encore un moment privilégié,  je n’ai pas eu l’impression d’avoir fait une course à la dégustation comme les autres années et, en plus, je n’aurais pas besoin de faire des choix . Que du bonheur!
Une journée bien remplie, j’avais la tête pleine de vins, je ne remarquais plus tellement ils étaient aboutis que la plupart d’entre eux étaient  à contre-courant des grands classiques. 

Beaucoup de grands vins, oublions les autres.

Hasta pronto,

MarieLouise Banyols

 


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2004 se boit bien, ça fait plaisir !

Voilà un millésime bien mal placé entre le torride 2003 et le costaud 2005. Les deux encensés par la presse ont totalement escamoté le pauvre 2004 qui il est vrai se dégustait assez mal à l’époque de sa sortie. Il semblait modeste après l’extraordinaire 2003 qui, dans sa prime jeunesse, faisait illusion et offrait son volume fruité. Amplitude aromatique qui masquait ses gros défauts, un déséquilibre en alcool et une charge tannique épouvantable. Ce cher Bob avait beaucoup apprécié, pendant et après, du coup nos amis d’outre-Atlantique ne juraient que par ce millésime qui commençait à bien nous fatiguer – marre de se faire sécher la gueule! Je me rappelle, en 2004, avoir dégusté en véritable stakhanoviste pas moins de 80 Gigondas 2003 en primeur, j’ai mis une heure pour retrouver l’usage fluide de la parole, la langue bien empâtée par la floculation des tanins.

Et 2004, à ses débuts, s’inscrivait dans la suite tannique du précédent millésime, les tanins étaient souvent séchants, mais sans offrir vraiment du fruit. Nous ne lui accordions que peu d’avenir, le trouvant assez terne. Tout s’est assez vite arrangé. Trois millésimes plus loin, ces tanins désagréables commençaient à bien se fondre, la fraîcheur qui s’y dissimulait apparaissait au grand jour et nous faisait toucher du bout de la langue la rondeur fruitée balbutiante. Quand j’écris ’nous’, ce n’est pas un pluriel de majesté, mais rassemble quelques confrères et quelques producteurs, voire quelques œnologues, qui tentons de ne pas avoir un jugement définitif et catégorique. Il nous arrive de redéguster des 2003, mais à part quelques flacons surprenants, nous sommes en général déçus.

Il fallait absolument garder les 2004 en mémoire, les laisser encore se reposer en attendant leur apogée. S’en parler quand l’un ou l’autre en avait ouvert une bouteille ou participé à une verticale où le millésime était présent. Et puis le temps fait oublier les choses, il y avait déjà tant d’autres millésimes à déguster… C’est la rencontre avec un ou deux producteurs de Châteauneuf et la verticale faite à Cairanne qui m’a remis en mémoire ce millésime oublié. Du coup, profitant d’un souper (dîner) chez moi, j’ai ouvert trois 2004 qui dormaient bien au frais dans ma cave. Les imaginant superbes sur la souris d’agneau parfumée de romarin et d’un soupçon de réduction de VDN, juste caramélisée. Ils répondirent à mon attente et comblèrent les convives autant que moi. Servis à l’aveugle, personne ne trouva ou n’osa suggérer qu’il s’agissait de 2004.

Les voici (du troisième, servi en premier, j’en parlerai en dernier)

 

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Cuvée de Printemps 2004 Vins des Bouche du Rhône Domaine de la Brillane

(Elle s’appelle aujourd’hui Le B, cuvée de Printemps)

Grenat au ton légèrement brique, ce vin propose d’emblée de la fraise confite, des griottes au marasquin, du pruneau saupoudré de poivre noir qui trempe dans la tapenade, s’ajoute encore une touche d’iode. La bouche suave a oublié la rigueur des tanins, ces derniers se sont fondus et se sont maculés de suc de viande. Un jus langoureux coule frais et fruité rappelant les fruits sentis convertis en gelée épicées.

Assemblage de Carignan, Counoise, Grenache et Cabernet Sauvignon

www.labrillane.com

Bien sympa avec l’agneau, la cuvée lui apporte fraîcheur et éclat fruité, ce qui allège le plat, en renforce la saveur, va chercher les arômes de romarin, en souligne la légère amertume, se combine avec le jus de viande.

 

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Boisrenard 2004 Châteauneuf-du-Pape

(C’est la cuvée haut de gamme du Domine Beaurenard)

Grenat sombre, il s’épice le nez de senteurs de garrigue où se reconnaissent thym, sauge et romarin, ombrés de poivre, soulignés de réglisse. La bouche des plus onctueuse s’habille toutefois d’une trame tannique encore perceptible, cela renforce son caractère. La fraîcheur se diffuse dans le volume fruité, pâtes de fruits rouges et noirs, un rien passés comme une liqueur de vieux garçon, cela lui ajoute un charme presque irrésistible. La finale renforce l’impression épicée.

Assemblage de 70% de Grenache, 10% de Syrah, de Mourvèdre et de Cinsault

www.beaurenard.fr

La souris, il l’enrobe, la flatte de mille épices, la poudre de cacao qui sort d’on ne sait où, la comble de fruits pochés, la fait craquer comme nous, un instant ébahit, la fourchette suspendue, les papilles en alerte.

 

Le troisième 2004

En entrée, j’avais composé une assiette difficile à accorder, une sardine à l’huile soulignée d’un zeste d’orange confit, accompagnée d’un petit artichaut cuit vapeur sauce vinaigrée, une noisette de tapenade et une fine lamelle de poivron rouge style piquillos pour apporter couleur et fragrance supplémentaires. Pas facile, avant que je ne pense à ce qui fonctionne hyper bien avec les artichauts, un rosé. Mais, il fallait aussi emballer la sardine, la vinaigrette et le reste, pas simple, avant que je ne mette la main sur le graal, un rosé 2004. Les bons rosés se gardent fort bien…

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Les Béatines 2004 Coteaux d’Aix en Provence Domaine des Béates

(La cuvée existe toujours)

Saumon doré aux reflets cuivrés, il nous offre une myriade de fruits confits, mangue et abricot séchés, orange marinée à la sauge, poire tapée au poivre de Sichuan mélangé de Cayenne. La bouche est étonnante de fraîcheur avec le gras onctueux des confits, ce qui donne d’emblée un confort buccal des plus agréables. Cette quasi vivacité met en exergue les arômes de fruits secs, agrumes et charnus confondus, piqués d’amandes effilées. La longueur conserve son acidité et nous donne envie d’y revenir.

Assemblage de 75% de Grenache et 25% de Syrah.

www.domaine-des-beates.com

Quelle merveille avec l’artichaut, son amertume se mue en un délicieux dessert à l’amande, quant à la vinaigrette, le rosé la déstructure pour en isoler les parfums d’huile d’olive, la note citronnée (vinaigrette au citron), le piquant de la moutarde. Vient ensuite la sardine dont la bouchée parfumée d’orange et de poivron semble enthousiasmer le rosé qui devient volubile, développe les notes iodées respectives, ajoute ses épices, compare l’intensité des agrumes, croque le sucré amer de l’orange, trouve en lui de la gelée de rose jusqu’ici dissimulée, rend la sardine à la fois suave et juteuse. Enfin, la tapenade apporte son sel, son goût d’olive noir délicat et nous fait mélanger tous les ingrédients en une seule bouchée pour avec une gorgée de rosé faire exploser le palais en mille saveurs.

Sympa, les 2004! En tout cas, côté Sud…

 

 

Ciao

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Marco  


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Le Tannat de Philippe Courrian

En rangeant ma cave la semaine dernière, je suis tombée sur une bouteille non pas oubliée, mais trop bien rangée : le Tannat de Philippe Courrian, un 2012, et j’ai pensé que le moment était venu de la boire. En même temps que la bouteille, j’ai remonté une « flopée » de souvenirs liés à Philippe et Véronique Courrian que j’allais m’empresser de partager avec mon compagnon. N’étant pas du monde du vin, mais très amateur, il est   toujours demandeur de mieux le connaître.

D’abord lui dépeindre Philippe, personnage incontournable du Médoc, vigneron passionné, mais aussi féru d’histoire, très grand amoureux de la nature, ce qui l’a sans doute conduit dans les Corbières. Je ne me souviens pas comment je l’ai connu, ni quand, mais ça fait bien longtemps et sans être intimes, nous nous apprécions beaucoup, il venait aux Feuillants, je suis allée dans sa « campagne habitée » comme il la nomme. C’est cette même campagne qu’il appelle le Château Cascadais, la première appellation lui sied bien mieux, l’endroit, une vallée idyllique  près de Saint- Laurent de la Cabrerisse, dans un environnement parsemé de superbes cascades (d’où le nom Cascadais), évoque le Paradis ! Des vignes, un champ d’oliviers, un ancien moulin et une maison, c’est là qu’il habite Philippe, il a redonné vie à ce terroir des Corbières très ensoleillé. Il y cultive un petit jardin potager et quand même 35ha de vignes, plantées de carignan, cinsault et syrah qui produisent des vins qui figurent parmi les meilleurs rapports qualité/prix de France. Notre ami Michel Smith à qui j’ai emprunté la photo, vous en a déjà parlé   #Carignan Story # 239 : Au fond de ma vallée…

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Philippe Courrian, Photo Michel Smith

Ça n’a pas suffit à Philippe qui au grand étonnement de tous,  a eu envie d’y implanter du tannat, lieu inattendu pour trouver ce cépage, c’était en 2001, presque 1ha.

Qu’est ce que c’est le tannat  me demande mon ami? Question normale, il n’est pas présent en Espagne, je lui explique que c’est un cépage dont le berceau le plus connu se trouve dans le Sud-ouest, notamment dans l’appellation Madiran, ce qui ne l’avance guère, il va même jusqu’à me faire remarquer que je ne lui ai jamais fait gouter de Madiran, à ma grande honte, je dois reconnaitre que c’est fort possible. Alors, du tannat dans les Corbières, ça ne le perturbe pas vraiment, il n’a pas d’à priori, c’est le grand avantage des profanes.

J’imagine que c’est son côté atlantique qui a conduit Philippe à enraciner du tannat dans ce climat méditerranéen, c’était un pari audacieux qu’il a gagné, le vin est magnifique, même si commercialement parlant j’ai l’impression que les acheteurs ne sont pas  toujours au rendez-vous. Je peux comprendre  leur hésitation, il n’est pas dû à la qualité du vin, la plupart n’ont surement pas pris le temps de le gouter ! Mais  d’une part, le nom de la cuvée est provocateur: le tannat, ça n’est pas un cépage  très populaire, il ne fait pas souvent l’unanimité et  si vraiment on a besoin d’un tannat on ira le chercher dans le Sud-ouest, où il s’appelle Madiran, c’est plus noble…et moins agressif;  d’autre part, il est concurrencé par la gourmandise et le prix des Corbières du domaine, en effet si ces derniers sont un cadeau, le tannat vendu aux alentours de 22€ peu paraitre un peu cher. J’en parlais avec Véronique Courrian, sa fille,  qui me confirmait le peu d’intérêt de la part des cavistes, et à contrario l’engouement de la restauration, Alain Dutournier entre autres le met en avant, du coup c’est une belle porte d’entrée pour les particuliers. Depuis qu’il est présent dans la restauration, il se vend bien, 2012 est terminé, c’est 2013 qui va rentrer en scène. C’est quand même paradoxal cette manière de fonctionner des acheteurs, ils sont toujours entrain de se plaindre de la globalisation des vins, mais quand on leur propose justement un vin singulier, la peur de ne pas le vendre les paralyse. Nous voulons bien des vins différents mais à condition qu’ils fassent soient commerciaux… Un tannat des Corbières, ça ne le fait pas !

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 Le vin : le 2012

C’est un vin de pays des Coteaux de la Cabrerisse, 100% TANNAT, vieilli 16 mois  en barriques 100% neuves, il a été conçu pour une longue garde. La production est d’environ 2000 bouteilles, il est à le vente depuis 2 ans, les millésimes  14 et 15 ne sont pas encore sur le marché, Véronique les laisse murir tranquillement.

Gouté en janvier 2017, ce tannat s’exprime bravement !

Nous ne l’avons pas mis en carafe, je ne l’ai pas cru nécessaire, mais nous avons pris le temps de le laisser respirer.

Encore une attrayante couleur noire dense, beaucoup de fruits noirs au nez ; en bouche, il dévoile une structure harmonieuse, il n’est absolument pas marqué par le bois, le cassis, la myrtille et la mure dominent, les tannins sont très fondus, il ne manque pas de volume, mais c’est sa grande souplesse assortie d’une  réelle onctuosité  qui nous a surpris ainsi que sa bonne persistance en bouche. Bon niveau d’acidité.

Nous avons aimé avant tout sa corpulente suavité, et la part de mystère qu’il garde, révélant une personnalité propre. Tannat ou pas tannat, peu importe c’est un vin atypique, c’est indéniable, sous des apparences trompeuses de douceur, le vin dévoile quand même héroïquement  son origine en montrant sa puissance et sa virilité.

Le vin en 3 mots : Tendre, corpulent, délicieux ! Résultat une bouteille qui ne demande qu’à être ouverte pour notre plus grand plaisir.

 

PVP : 21,50€  au domaine.

http://www.tourhautcaussan.com/

Tél : +33 556 090 077

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

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