Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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99 + 1 bonnes raisons de…

…manger du gras et de boire du Champagne

Notre société actuelle nous culpabilise trop, fait attention à ci, à ça, mange pas trop, ne bois pas, bien qu’on nous une tonne de saloperies à table, quand on n’y fait pas gaffe. Alors, quand on la chance de déguster du bon gras comme celui du jambon qu’il soit iberico, de Bigorre ou culatello, pourquoi renoncer à ce régal? Le gras donne du goût, quant au maigre, tout seul, il est sec et manque de goût.

Ça me rappelle cette cliente qui, voulant faire de la blanquette, se prend une barquette de veau bien maigre, alors que moi, je tentais de trouver certes du maigre, mais entouré de gras, de couenne et de cartilage. La mettant en garde à propos de ce maigre dominant, elle me répondit d’un regard d’incompréhension, l’air de dire, mais justement, il n’y a pas de gras, c’est ça qui est bon. Le boucher, lui, comprit tout de suite et me découpa juste pour moi un joli morceau entouré de couenne, de cartilage et de gras.

Et pour nous qui sommes avant tout œnophiles, comme le souligne Blandine, l’auteur :

Parce que même dans le vin, il y a du gras

Et puis, le gras ça nous donne déjà l’occasion de boire du champagne, ça le décape un peu, ça nous rince le gosier et ça nous permet ensuite, de le savourer, ce cru d’Avize, d’Ay ou d’ailleurs.

Allez, juste une rincette…

Et comme dit Isabelle l’auteur :

« Parce qu’il n’y a rien de mieux pour faire démarrer les conversations et parce qu’aucune grande histoire d’amour n’a commencé autour d’un bol de salade… »

Voilà deux petits livres bien sympas, écrit le premier autour du par Blandine Vié, qu’on peut retrouver sur le blog gourmand gretagarbure, et le second par Isabelle Bachelard qui nous a pondu l’an dernier les 99+1 bonnes raisons de boire un verre de vin. On ne peut lui en vouloir !

99 + 1 (bonnes) raisons de boire du champagne et 99+1 (bonnes) raisons de manger du gras sont parus aux éditions Artémis, 104 pages au prix de 7,90€

Qu’on se le dise !

Zut, j’ai des yeux dans mon Champagne

 

Ciao

 

Marco #balance ton porc mais pas son gras


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Sauvage à poil, une étiquette aguicheuse

Mais encore ?

Au sein du flacon, le vin se révèle-t-il frais et savoureux ? Délicat et floral?

C’est un Beaujolais, on attend de lui qu’il soit frais !

Mais où est le poil ?

Dans notre monde glabre, le poil est considéré souvent comme bestial, pauvres humains…

Mais il peut répondre à la fantaisie ou l’extravagance de celle ou celui qui veut. À chacun ses phantasmes.

Voyons ce que ce Régnié peut nous offrir sous sa toison.

Vin Sauvage A Poil 2016 Régnié Château de la Terrière

Grenat cramoisi, il respire la pivoine, l’iris et la violette. Une envolée florale qui nous flatte les narines avant de nous séduire par ses effluves fruités de prunelle et de burlat, par sa note de benjoin. Du poivre noir et une taffe de fumée contribuent encore à l’explosion nasale. La bouche oscille entre fraîcheur et suavité. Les tanins semblent s’être totalement fondus dans la matière fruitée. Ils sont pourtant toujours là, mais discrets et gaufrés. Baies croquantes, pétales délicats, épices douces, font de ce vin un agréable Beaujolais qu’on ne se lasse pas de boire ou d’ausculter.

La vinif

Fait de Gamay issus d’une parcelle de 3 ha qui porte le nom glaçant du lieu-dit La Sibérie. Le sol s’y compose de granits roses décomposés en sables grossiers. La vinification traditionnelle en grappes entières avec une macération de 25 jours. De la vendange à la mise en bouteille aucun ajout de sulfite ne s’effectue. La conduite des vignes se fait en lutte raisonnée. Cette cuvée existe depuis le millésime 2009.

On ne l’a guère cadrée, on ne l’a pas habillée de sulfite, la voilà donc des plus Nature, sauvage et à poil.

Quant au Château

Situé à Cercié, il regarde la face nord du Mont Brouilly. Construit au 13es et remanié au 16 es, il est l’un des plus vieux domaines de la région. Il a été repris en 2003 par la famille Barbet qui en a restauré la cuverie et restructuré le vignoble. C’est aujourd’hui Grégory Barbet qui veille au développement du domaine viticole avec l’aide de l’œnologue Frédéric Maignet.

http://www.terroirs-et-talents.fr/domaines/chateau-de-la-terriere/

Quand on feuillette les albums des œnographilistes, les collectionneurs d’étiquettes de vin, il y a toujours une partie réservée, une sorte d’enfer comme dans les bibliothèques, un lieu privé, à l’accès limité. Ces pages montrent quelques représentations scabreuses ou quelques tournures équivoques, voire les deux ensembles ou plus… Mais le souci n’est pas l’habit, mais le contenu. Quand c’est bon, on est ravi de pouvoir aguicher nos co-dégustateurs avec notre trouvaille. Dans le cas contraire, nous sommes en général plus moralisateurs, avec le « c’est fait pour vendre ». Mais c’est toujours fait pour vendre, que l’étiquette soit classique ou frisant le porno. La différence vient de la motivation du vigneron qui désire vendre une piquette ou qui veut attirer l’attention sur son vin ou qui veut se démarquer de ses collègues ou qui … Il serait par conséquent intéressent lorsqu’on rencontre une telle bouteille à l’étiquette égrillarde avec le producteur derrière de lui demander « pourquoi avez-vous appelez votre cuvée Lèche-moi la Grappe ». Je compte le faire et je suis vraiment curieux des réponses et de ceux qui m’avoueront leurs vraies motivations.

 

Ciao  

Marco


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Mystère à Château-Chalon

Nos confrères du Progrès de Lyon révèlent une bien curieuse histoire: la semaine dernière, à l’église de Château-Chalon, des touristes de passage ont constaté que les bénitiers contenaient, non pas de l’eau bénite, mais de l’eau-de-vie!

Le mystère reste entier quant à l’origine de ce phénomène. Et pour mémoire, l’église en question n’est pas dédiée à Saint Marc (du Jura), mais à Saint Pierre.

Hervé


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Quand François Lurton se met au gin…

Il faut un vigneron un peu sorcier pour distiller un vin de Sauvignon pour faire de cette fine un gin nommé Sorgin.

                                                                                                                     John William Waterhouse The Magic Circle 1886

Sorgin veut dire en basque sorcier ou sorcière, c’est bien tombé. De là à dire qu’il ensorcelle, il faut le boire, philtre savoureux, pour le savoir.

Sorgin

 Le Sorgin est un Premium Distilled Gin, enrichi de plantes aromatiques et d’agrumes, mais dont la base est des plus originales, puisqu’elle se compose d’un distillat de vin de Sauvignon des Côtes de Gascognes. On peut le déguster pur, à température ambiante ou rafraîchi, ou en gin tonic. Pour la deuxième option, le tout, c’est de bien choisir le tonic. Il faut éviter les trop exubérants qui bousculent inconsidérément la subtilité du breuvage.

Le gin

Transparent, il n’offre guère d’envolées exubérantes, mais une flopée de notes délicates et parfumées que le nez désire analyser en priorité. Il y a bien sûr l’accent de la baie de genévrier mais à peine suggéré, suivent les nuances d’agrumes confits, le citron vert avec sa touche vanillée, le jaune qu’on croit cédrat, mais le soupçon de gentiane et de poivre cubèbe nous fait hésiter entre citron et pamplemousse. Puis, comme emportés par une brise volatile, les pétales viennent virevolter à hauteur des narines, violette en premier, suivi d’une fleur certes jaune et d’un trait odorant à la fois végétal et fruité, le bourgeon de cassis.

La première impression buccale est la fraîcheur, même à température ambiante, celle des agrumes et de leurs graciles amertumes. Elle remue l’onctuosité du milieu pour en faire surgir les arômes, les floraux cette fois en tête. L’amer reste une constante, comme la basse continue d’une composition baroque, et se contrebalancer par l’impression sucrée de ce genièvre ensorcelé. Mais la combinaison des ingrédients génère des perceptions supplémentaires comme l’amande, le bouton de rose, le gingembre et la cardamome.

Ingrédients

Un œil sur la composition confirme les arômes sentis : baies de genévrier, zestes de pamplemousse et de citron jaune et vert, pétales de violette et de genêt, bourgeons de cassis, ces derniers affûtant l’impression Sauvignon.

L’avantage d’utiliser un alcool à base de raisins plutôt qu’issu de céréales, c’est la douceur et l’onctuosité qu’il engendre et en fait ainsi un alcool qui peut se boire seul.

Il titre 43°.

Pourquoi ?

 

Fin 2016, François Lurton décide de se diversifier en relançant l’activité de distillation dont avait hérité son arrière-grand-père, Léonce Récapet, en 1880. En cette fin du 19es, Léonce n’avait que 22 ans, mais cela ne l’empêcha pas de se consacrer à la distillation avant d’acheter 10 années plus tard quelques châteaux girondins et se vouer à la viticulture. Le Sorgin est à la fois un hommage et un retour aux sources.

Supplément Sorgin tonic

 

Le Schweppes Premium Tonic Ginger & Cardamom, choisi pour sa fraîcheur, son élégante amertume et sa note citronnée, s’accorde bien avec le gin Sorgin. Proportions : 1 dose de gin pour 4 de tonic. C’est la ronde des bitters. Quand on aime ça, ce mélange est des plus tops. Très sapide, les amers s’effacent au profit du fruité et du floral, le tout servi avec franchise, sans détour. Ce tonic met bien en valeur le caractère certes subtil du Sorgin, mais aussi sa personnalité bien affirmée.

http://sorgin.fr/

 Ciao

 

 

Marco


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Le BOB du BIB suite

Second étage de l’exposition temporaire d’art du BIB avec le thème des métaphores. Déjà bien connu sur les étiquettes du vin, souvent efficace, parfois usé voire abscon, il a l’avantage, pour une petite surface, d’utiliser l’image plutôt que le discours. Ce devrait être le thème préféré de l’habillage des BIB mais il semblerait que les professionnels souffrent souvent du syndrome de la boîte blanche.

Mais qu’est-ce qu’on pourrait  bien raconter sur une si grande surface?

Le BOB générique, vendu sans marque et que le producteur s’approprie en apposant son étiquette. Facile et pas cher. L’image doit convenir à tous les terroirs et tous les caractères. La nature morte est le thème favori des illustrations. Ce n’est pas toujours évident d’y trouver la référence aux grand peintres flamands, mais avec beaucoup d’imagination….

Le vin par l’image, ou comment représenter à l’extérieur ce qu’on peut trouver à l’intérieur.

Il y a la définition selon Google. Si vous tapez vin + image vous aurez le vin en mouvement dans un verre. Le liquide semble toujours prêt à s’échapper. C’est vrai qu’à plat, ça fait flaque, ou lac, ou tâche. Cette image ne doit pas coûter bien cher à l’emploi parce qu’elle est récurrente sur tous les supports.

 

La vigne pour le vin, à l’origine la plante, comme on trouve aussi l’olivier pour l’huile d’olive, l’orange pour son jus et la poule pour l’oeuf (autant de produits mis en BIB). Là aussi, il y a des génériques à faire fuir. Mais il y a quelques recherches de sens, le vieux cep accompagné du repas entre amis vignerons, image conviviale du vin.

L’origine aussi avec la belle feuille verte à côté du pigeonnier d’origine. Le lieu existe, ça s’appelle le terroir.

Le terroir justement. Un argument fort pour les appellations et pas si facile à mettre en scène. Je ne résiste pas à l’envie de montrer une image déjà bien ancienne créée pour la communication de la cave de Rasteau et qu’on retrouve sur leur BIB

La tradition, le geste ancestral, les vendanges manuelles, la main de paysan, la transmission, magnifiquement illustré ici par Plaimont, mais c’est la même image que pour leur cuvée en bouteille.

Le bio est un thème inspirant et plein de clichés.

En tête des ventes : Le carton à la manière carton. Brut, nature, sans artifice, sans additifs, bio quoi.

Plus pédagogique, la photo macro d’insectes (les bêtes à bonDieu qui remplacent les insecticides ou celles qui leur survivent)

ou leur représentation bucolique, avec cet air de légèreté naturelle qui peut être souligné par le nom de la cuvée

La Com de la honte

Pour finir un lot de BOB qui explique que « bien que ce soit du carton, c’est la même chose qu’en bouteille ». Ce qui est rarissime dans la réalité.

 

à suivre?

Nadine

 


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Le BOB du BIB. Propos estival sur l’habillage du Bag-in-Box ®

Notre excellente et pertinente consœur Nadine propose de nous parler des faces cachées du BIB, un support de communication pas toujours bien exploité…

Le BOB* (Box-on-Bag), est l’attribut marketing du vin en boite. Il présente une large surface de communication, permet toutes les audaces, reçoit aussi bien les photos que le graphisme, le verbe comme les pictogrammes. On peut y présenter le domaine et son terroir, le profil et les passions du vigneron, le choix de la cuvée, la biodiversité de son lieu d’origine, les attractions touristiques et tout ce qui fait le fameux story-telling du vin cher à nos amis du marketing. On peut tout imaginer, on pourrait tout oser, tenter le romantisme ou la provocation, le classicisme ou l’art contemporain. Que nenni, la boîte de l’outre à vin reçoit rarement les honneurs de l’imagination.

Pourquoi tant d’indifférence devant cette opportunité de lieu d’expression ? En guise d’exposition temporaire d’art du BIB, voici ma sélection. Tous les vins de ces boites sont commentés sur http://www.blog-du-bib.fr/

De l’art classique avec  la collection « Villages de Caractères », label donné aux plus beaux villages d’Ardèche et repris par les Vignerons Ardéchois pour promouvoir leur gamme de cépages. C’est le peintre Robert Sgarra qui a réalisé 7 oeuvres pour 7 de ces villages. http://www.blog-du-bib.fr/degustation/viognier-de-caractere/

 

De l’art conceptuel

Osé le bidon de Fuel! Le BOB est totalement métamorphosé. Besoin d’explications? Ceux qui connaissent le slogan « En France on a pas de pétrole mais on a des idées » on fait la moitié du chemin. http://www.blog-du-bib.fr/degustation/french-fuel/

 

Minimaliste illustration pour la cuvée des dames. Là aussi toutes la surface du BOB est occupée. Le choix du trait rouge comme les lèvres ou la passion, un fond blanc comme la toile de peintre, une inscription en 3D, le rosé de provence se fait son cinéma.  http://www.blog-du-bib.fr/degustation/cotes-de-provence-rose/

 

 

Rubicubistique, cette version est inamovible

 

Le chic noir

avec de belles photos, la vigne comme si vous y étiez, avec le discours qui va avec http://www.blog-du-bib.fr/degustation/grenache-rouge/

Ou juste informatif, guère plus que les mentions de l’étiquette réparties sur la plus grande surface http://www.blog-du-bib.fr/degustation/rose-cevennes/

 

La marque stylée

Catégorie avec pas mal d’exemples surtout dans la Grande distribution et souvent plagiés, comme Système U (plagié par les vins d’Espagne). Plus stylé avec BiboVino, producteur distributeur exclusivement en BIB qui a choisi le violet parme par porter les couleurs de la collection « Les vins vrais »  ou Sopardis avec sa marque « de Verre en Verre » maintenant plagiée par Carrefour.

 

 

La blague

de l’humour plus ou moins réussi (comme le BOB du titre, pardon!), sans commentaire

 

A suivre la grande catégorie des métaphores

La non moins importante version carton de la bouteille

Les natures

Les bavards

Les essais graphiques

Nadine

 


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12 images du vin que vous ne verrez pas en France

Pour démarrer l’année, je vous propose un petit tour du monde en images publicitaires (ou autre) du monde de vin mais que vous ne verrez pas en France, du moins en 2017. Merci qui ? Merci Messieurs EeeVin et Cahuzac! Car ce dernier honnête homme fut le rapporteur de la loi qui porte le nom du premier. Cela sera mon calendrier 2017, en cadeau (mais vous pouvez toujours m’envoyer vos dons).

Janvier

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Février

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Mars

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Avril

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Mai

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Juin

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Juillet

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Août

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Septembre

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Octobre

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Novembre

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Decembre

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Et avec tout ça, très bonne année à toutes et à tous

David