Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


2 Commentaires

Some Portuguese treats

IMG_1876

Relaxed dinner by the Tagus at Atira-te ao Rio

Portugal remains a treasure trove for good value wines in all three colours many from their storehouse of native grape varieties. It is also possible, for those prepared to take a punt, a place to find some remarkable old wines at bargain prices.

How long this will last is perhaps now a question worth asking for in 14 years of coming to Lisbon during July I can never remember a year when Lisbon has been so full of visitors. It seems that many have now discovered the attractions and value of Portugal’s capital. It is a hot destination and not just because it was 37˚C yesterday up from 36˚C on Sunday.

IMG_1923 (1)

2015 Alvarinho, Vinho Verde, pingo doce own label 3.98€

 

Anselmo Mendes is a Vinho verde specialist making a whole range of wines from this northern Portuguese region including a very fine single vineyard Alvarinho that I cited last week. This own label from supermarket pingo doce is at the other end of the scale. It does, however, offered both plenty of flavour and just amazing value with this Alvarinho that has both texture and a clean refreshing acidity. Ideal as apéro or with some grilled prawns, for instance.

IMG_1897
2009 Dona Berta Vinha Centenária, Reserva Branco

IMG_1900

Dona Berta – a quite opulent, Douro white made from a range of grapes: Códega do Larinho, Rabigato, Viosinho, Gouveio and Malvasia Fina. We enjoyed this at at Pedro’s Garrafeira Alfaia in the Bairro Alto. There are no wine list, so either you tell Pedro what sort of wine you would like to drink or you choose it from the shelves.

IMG_1913
2014 Arinto dos Açores sur lies, DO Pico, Açores, António Maçanita     

Another of Pedro’s choices, this is a rare Arinto from the Azores. Only 1600 bottles are made of this precise, saline and mineral wine. It was a fine foil for the sea bass baked in salt that Pedro’s wife cooked for us – what a treat!

IMG_1910

Sea bass cooked in salt

Some golden oldies

IMG_1922


NV Terras Altas Dão, José Maria da Fonseca 

 

In last Tuesday’s post I mentioned a couple of old wines that we had bought from the garrafeira nacional in the Mercado da Ribeira at Cais Sodre. We bought eight as these bins ends were offered at 5.95€ each – buy three to get the fourth for free. It was such a compelling offer that we bought eight on the basis that if a few were undrinkable, they would still have been good value.

To date we have drunk and enjoyed five of our eight bottles, so feel that we already had a bargain. Last Friday night we dispatched a further three. Firstly came the quite deeply golden NV Terras Altas Dão, José Maria da Fonseca. We have no definite information about this white wine. José Maria da Fonseca no longer make a white from the Dão. It is, however, thought it may well have come from the 1960s. Although it naturally had some oxidation, it was certainly still complex, clean and precise with some touches of dry honey. 


IMG_1918 

A pair from the Ribatejo – Dom Hermano 1985 Reserva and 1980 Garrafeira  

It was fascinating to taste this pair of Dom Hermano reds from the Casa Agricola Herd. de D. Luis de Margaride in Almeirim. Both were in good shape with 12.5% alc but the 1980 Garrafeira with a production of 50,000 bottles had considerably greater length and complexity than the 1985 Reserva. The 1980 Garrafeira was bottled in November 1984, while the 1985 Reserva bottling was in March 1987.

IMG_2179

 

 

 


Poster un commentaire

Albariños/Alvarinhos al Mundo

L’Albariño, alias Alvarinho, est une spécialité du Nord du Portugal et de la Galice (dans l’ordre que vous voulez).

logo_white

En toute logique, ce trésor partagé devrait rapprocher les deux régions, faire se multiplier les collaborations, les échanges techniques, les groupes de travail. Ce n’est pas le cas. La faute à l’histoire, à la bureaucratie, aux habitudes, à pas de chance… A croire qu’il est plus facile pour un flying winemaker australien de venir travailler en Alentejo, qu’à un oenologue portugais de passer le Rio Minho – et vice versa.

Il y a des exceptions, bien sûr, comme la Quinta Edmund do Val – un domaine portugais de 7 hectares (dont 6 d’Alvarinho), situé à Valença do Minho, et détenu… par un Espagnol, Edmundo Rafael Ruibal Sobral.

2892740393

Le produit est déclaré en Vinho Regional do Minho.

Dans sa version 2010, il nous offre toute la belle palette des arômes de ce cépage particulièrement bien doté par la nature – abricot, poire, mangue – lais aussi une rasade d’anis; en bouche, il allie vivacité et profondeur – c’est un vin qui a du coffre, du corps, de la présence. La finale iodée et légèrement saline invite au deuxième verre, ce qui est toujours bon signe. Après 4 ans, il présente encore une belle fraîcheur, mais a gagné avec le temps une grande cohésion.

Albariños al Mundo

Une belle initiative promeut depuis quelque temps ce beau cépage à la double orthographe: le Concours Albariños/Alvarinhos al Mundo. Initié par l’Unión Española de Catadores, sous l’impulsion de son dynamique président Fernando Gurucharri, ce concours itinérant est destiné à le faire mieux connaître sur les marchés de consommation. C’est pourquoi la première édition s’est tenue à Londres, la seconde à Dusseldorf et la troisème, ce vendredi, à Bruxelles.

J’y étais, ce qui m’a permis de déguster une quarantaine d’échantillons d’Albarinos – plus sans doute, que dans toute la dernière décennie! Ce qui m’a aussi permis de vérifier la grande diversité des produits issus ce cépage – le plus souvent aromatique, mais tour à tour vif ou gras, carré ou rond, au naturel ou boisé…

Au fait, saviez vous qu’on en fait même une excellente eau de vie?

Hervé Lalau


5 Commentaires

Connaissez-vous l’Albariño?

Séduit par l’Albariño lors d’un voyage en Espagne, le Languedocien Laurent Miquel a décidé de l’introduire en France.

Il a été lui-même étonné par la rapidité des démarches administratives: « En deux semaines nous avions les papiers; s’il s’était agi de riesling cela aurait pris 15 ans ».

Curieusement, en effet, les Alsaciens n’ont pas encore l’exclusivité de ce cépage!

Une grande première… française

Le Château Les Auzines produira donc cette année son premier Albariño (en Vin de France, bien sûr, qui d’autre accepterait ce cépage hispano-portugais?). Pardon, je voulais parler du Domaine des Auzines, car un Vin de France ne peut mentionner le mot Château, bien sûr!

215px-Cacho

Moi, tout ça me fait rire. Pas vous?

Deux adresses pour les explorateurs

Maintenant, si l’aventure ne vous fait pas peur – si vous admettez qu’on a le droit de faire de bons vins hors de l’Hexagone, si vous voulez retrouver l’« Alvarin Blanc »  en version originale, un petit voyage s’impose, entre Rias Baixas et Minho. C’est là, en effet, son berceau (même si on en trouve aussi un peu en Californie).

Si par le plus grand des hasards, vous tombiez sur un Albariño Australien, ouvrez l’oeil! Les Kangourous en ont bel et bien planté, dans les années 2000, flairant la bonne affaire, le nouveau sauvignon, la future coqueluche des marchés d’exportation. C’est ce qu’ils croyaient, en tout cas. Mais il s’avère que leurs pépiniéristes leur ont fourgué du Savagnin – ce qui peut être très bon aussi, mais quitte à surfer sur la mode variétale, autant que ce soit avec le bon cépage! Tous les producteurs n’ont pas encore changé leurs étiquettes, alors, un homme averti en vaut deux…

Mais revenons à nos versions originales.

Côté portugais, je vous conseille le Vinho Verde Muralhas de Monçao, de  la cave du même nom. Juste sur la frontière avec la Galice. Ici, le cépage s’écrit Alvarinho. Mais ce prononce exactement comme de l’autre côté du Minho.

Sec, mais fruité (pêche, agrumes), crisp, comme disent les anglais (mais ni crispant ni mordant), le 2011 est vif, mais long et ample en bouche. Pas trop fort en alcool, rafraichissant. Légèrement salé. Deux ans, c’est l’âge idéal pour ce type de produit, je pense – on boit souvent  les beaux blancs trop jeunes, un peu de temps les aide à fondre leur acidité.

1048194x

Côté espagnol, je vous conseille le Rías Baixas Selección de Añada du Pazo Señorans (au Nord-Ouest de Pondevedra). L’endroit est superbe, ce qui ne gâte rien. Les vignes en pergola sont magnifiques en été.

Le vin est rien plus concentré, peut-être (abricot, eau de rose, presque gewurztraminer), toujours vif, mais avec un je ne sais quoi de rond en bouche, du volume, du gras derrière l’acidité. C’est actuellement le 2006 qui est proposé pour cette cuvée sélectionnée, au domaine, ce qui montre que le vin possède une bonne capacité  de vieillissement. Le 2012 de la cuvée d’entrée de gamme est également tout à fait recommandable, plus sur la fraîcheur.

seleccion

Mais si passé le péage de Fleury en Bière, vous avez déjà  les mains moites, essayez plutôt  les petits revendeurs portugais sur les marchés de banlieue…

Her