Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


7 Commentaires

Cairanne, 3 portraits et photos

À Cairanne, depuis que j’arpente le vignoble, il y a trois domaines que j’ai toujours préférés pour leur qualité, leur constance et le caractère de leurs vins. Ce qui ne veut pas dire que d’autres domaines ne font pas le poids, comme le Domaine des Amadieu, Roche, Delubac, Denis Alary… Mais les trois ci-dessous sont, sans ordre de préférence, mes favoris.

L’Oratoire Saint Martin

 

De pères en fils, dix générations se sont succédées au domaine. Aujourd’hui, ce sont Frédéric et François Alary qui sont à la tête des 25 ha de vignes; et se remettent chaque année en question. Rien n’est jamais définitif, tout est recherche constante, avec pour seul objectif : obtenir la vendange de qualité et dans la foulée, tout simplement un vin qui correspond au terroir. Les parcelles situées en majorité au nord-est des collines avec large vue sur le Plan de Dieu, les Dentelles de Montmirail et le Ventoux, voilà un panorama qui sans nul doute aide à faire de l’excellence. Et ce reflet du sol et de son environnement se retrouve élégamment dans la cuvée Haut Coustias, qui assemble une majorité de Mourvèdre à des proportions presque égale de Grenache et de Syrah. Nez de garrigue où flotte un parfum de genêt et de feuille de figuier. La bouche fraîche qui austère dans les premièrs temps se donne chaque année un peu plus. La garrigue se transforme en saveurs épicées soulignées de réglisse, maculées de fruits rouges, toujours en carrure, mais la main généreuse, prompte à nous offrir quelques un rien de cannelle, un grain de sel, un noyau, une note de menthol, en plus. Quant au blanc Haut Coustias, fait de 40% de Marsanne, 40% de Roussanne, 10% de Clairette et 10% de Grenache, il plaît d’emblée par ses notes de miel de thym, d’aiguilles de pin, de bruyère, de sirop de poire et d’abricot sec. Par sa bouche onctueuse parfumée de rose, rafraîchie de citron confit, épicée de safran, à l’impression légèrement tannique, à la finale sur l’anis. Élevage 12 mois en barriques.

www.oratoiresaintmartin.fr

Domaine Marcel Richaud

Une belle histoire…

Quand la succession est assurée, quelle peut être meilleure récompense pour le projet de toute une vie ? Marcel a toujours incarné l’excellence, le mieux que ce que pouvait exprimer les terroirs de Cairanne. Avec, bien entendu, des recherches continues, rien n’est jamais fini, tout est toujours perfectible. Pas dans la quête d’un absolu, chimère ridicule, mais plus dans l’interprétation la plus juste de ce que peut exprimer le raisin issu de telle ou telle parcelle. L’homme interprète le terroir et Marcel est loin de chanter faux. Et voilà que son fils, et puis sa fille aînée, le premier à la vigne, la seconde à la cave, rejoignent père et mère et s’allouent dans la foulée les rennes du domaine. Un passage réussi démontré par la dégustation des vins. Ces derniers bénéficient aujourd’hui d’un assemblage supplémentaire qui combine les sensibilités des enfants et des parents. Cairanne blanc ou rouge, offrent cette même texture veloutée, la fraîcheur du fruit, la délicatesse des épices. Quant à L’Ebrescade, jeune, il mélange fraise confite à la chair de bigarreau, saveur saline et tanins au caractère un rien sauvage. Et puis après quelques années, le cacao apparaît, les épices se précisent, les tanins commencent à s’assagir, mais pas trop, ils préfèrent garder au vin son caractère farouche, mais pas dénué de générosité.

Domaine Laurent Brusset (pour changer, je vous ai mis le portrait écrit par Hervé, le mien ayant déjà été mis ici en ligne)

Ce domaine familial de 70 ha se répartit entre 5 AOC :  Rasteau, Gigondas, Ventoux, Côtes-du-Rhône et Cairanne. Maintes fois épinglé, pas une année ne passe sans qu’un de ses vins ne sorte en dégustation, il est aujourd’hui dans les mains de Laurent, troisième génération de cette famille vigneronne.

Cairanne, où la cave est située, est au cœur de la gamme : Laurent en propose pas moins de 5 cuvées, tantôt d’assemblage (Les Travers, en blanc et en rouge), tantôt parcellaires (Les Chabrilles, l’Esprit de Papet). Et vous l’avez compris, il n’y a rien à jeter. Au point qu’il nous fut difficile de sélectionner une cuvée.

Nous avons craqué pour Les Travers 2016 qui, sous l’ancien nom du domaine, assemble garrigue et terres d’Aigues, haut et bas de l’appellation en un mariage tout en équilibre – force et souplesse, fruit et épices.

Et puis, aussi, la cuvée « Hommage à André Brusset », toujours dans le millésime 2016. Encore très jeune, ce vin de raisins non éraflés est à la fois dense et très fin, très typé, avec ses notes de prune, de fumé et d’épices, et sa bouche opulente, juteuse et sapide. Il assemble vieux grenache (80 ans) et mourvèdre.

www.domainebrusset.fr

Cairanne aujourd’hui Cru, ne peut rêver de meilleurs ambassadeurs.

 

Ciao

Marco


12 Commentaires

80 ans d’INAO

Hasard du calendrier, aujourd’hui, jour de ma chronique hebdomadaire, c’est mon anniversaire.

Plus important, sans doute, cette année, l’INAO fête ses 80 ans (moi, pas encore).

Née en 1935 sous le nom d’Institut National des Appellations d’Origine, la vieille dame a subi un lifting en profondeur, au début des années 2000, devenant officiellement Institut National de l’Origine et de la Qualité. 

Voila deux notions qui, pour n’être pas forcément contradictoires, ne sont pas forcément synonymes non plus.

Inao_logo

« Etre né quelque part », comme dirait Maxime, c’est une sorte de qualité; au sens de caractéristique. On le demandait naguère dans les administrations: « Veuillez décliner vos noms et qualités ». Ca ne voulait pas dire que vous alliez répondre: « Aimable », « Tolérant » ou « Vertueux ». Non, ça voulait dire: « Employée des Postes », « Majordome », « Capitaine de Dragons », « Rentier »… ou « Journaliste ».

En ce sens, on peut donc dire d’un vin d’AOP Bandol qu’il a pour qualité de venir de Bandol. Là où ça peut devenir gênant, c’est si quiconque l’entend comme une mention comparative: « il est d’AOC, donc, il est meilleur ».

Cet amalgame est des plus courants.

Quoi qu’il en soit, l’INAO va fêter cet anniversaire en beauté, le jeudi 16 avril 2015, en Avignon, en présence du ministre de l’Agriculture, avec un colloque intitulé, justement, «les signes officiels d’origine et de qualité: un atout pour l’agriculture de demain».

On y débattra « sur la manière dont les signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) peuvent être des outils stratégiques pour appréhender les enjeux présents et à venir du monde rural ». Notez que l’on dépasse largement les enjeux de la filière vin. C’est que l’INAO s’occupe aujourd’hui de toutes les IGP et de toutes les AOP de France, quels que soient leur secteur.

En attendant de régler les les problèmes de l’agriculture de demain, j’ai envie de faire un petit flash back.

Je pense que s’ils avaient voulu l’appeler Appellation de Qualité Contrôlée, les pères de l’AOC l’auraient fait.

S’ils ne l’ont pas fait, je crois, c’est qu’ils savaient que l’origine peut s’objectiver; par une aire, une limite, des conditions d’élaboration (plus ou moins bien choisies, d’ailleurs); alors que la qualité (au sens de supériorité qualitative), elle, est totalement, irrémédiablement subjective.

Signe de qualité?

Ce qui est drôle, c’est que les défunts VDQS, censés représenter une catégorie inférieure à l’AOC, une sorte d’antichambre à l’obtention de la mention suprême, étaient dits « de qualité supérieure »…
Mais tout est sujet à interprétation, dans ces sigles: car l’AOC, jusque 2008, ce n’était que le nom français du Vin de Qualité Produit dans une Région Déterminée, au plan européen. Et les VQPRD englobaient aussi les VDQS.

Aujourd’hui, les AOP ont théoriquement succédé aux AOC, de même que les IGP ont remplacé les Vins de Pays; on verra, j’espère, se généraliser ces nouvelles mentions sur les étiquettes plus vite que les nouveaux francs ont remplacé les anciens! Car décidément, La France est le pays des révolutions… et du conservatisme.

Quoi qu’il en soit, la qualité ne se décrète pas; elle se contrôle, éventuellement. Et surtout, elle se renforce quand on se donne la peine de trier le bon grain de l’ivraie. La plupart des AOC sont trop vastes, trop laxistes, elles sont comme diluées par leur nombre et la quantité de vin produite.

J’aime le concept, pourtant, car il peut permettre la transmission d’un héritage. Je voudrais donc lui voir un avenir; mais il faudrait l’élaguer, en revenir à des dimensions gérables et crédibles.

L’idée même que 1000 vignerons puissent partager le même trésor patrimonial, l’AOC Bordeaux, ou Corbières, ou Côtes du Rhône, ou Muscadet, peu importe, et puissent lui rendre un hommage unanime, au moyen de vins qui seraient de qualité homogène, cela me semble tellement irréaliste, et tellement peu dans l’esprit français…

Le doigt, la forêt, la lune…

D’un autre côté, la forêt ne doit pas cacher le doigt de celui qui regarde la lune, ni les trains qui parfois, arrivent à l’heure (je vous fais une promo sur les allégories).

Je ne crois pas qu’il faille jeter les AOC avec l’eau du vin sous prétexte qu’une bonne partie d’entre elles ne veulent rien dire, ou que même au sein des meilleures, on trouve des margoulins ou des médiocres juste bons à se laisser traîner par les locomotives de leur cru.

Enoncée comme cela, ma « défense » paraît accabler un peu plus encore les AOC. Pourtant, je ne nie pas les apports de l’INAO – demandons-nous un peu ce que serait notre vignoble si seules les marques régnaient dans la viticulture française. Mais je suis aussi conscient des dérives du système, même appliqué à la lettre. Un seul exemple: les limites de rendement. Qu’est-ce qui empêche un vigneron de produire la totalité de sa récolte sur une petite partie de son domaine? Et pourquoi toutes les affaires de fraudes récentes aux AOP qui sont arrivées aux oreilles du public ont-elles été dénoncées par d’anciens collaborateurs des firmes incriminées?

Plus important, sans doute, il y a ce que j’appellerai la trahison des idéaux de départ: ainsi, quand une bonne partie des AOC du Languedoc et du Roussillon ont opté pour la syrah et négligent leurs vieux carignans, elles renient leur histoire, les usages constants et loyaux que l’AOC était censée pérenniser.

A propos de cette syrahtisation, les experts ont parlé de cépage améliorateur; est-ce à dire qu’un cru historique du Languedoc comme Saint Christol, qui a porté les couleurs de la région sur les grandes tables d’Europe, du Moyen-Age jusqu’à la révolution industrielle, avec son terret, son aspiran, puis son mourvèdre, n’était pas un vin de qualité?

Un droit acquis?

En résumé, je pense que le « système » souffre dans ses fondements comme dans sa crédibilité.

Je crois qu’il faut le réformer. Le re-former, lui redonner du contenu. Ce n’est pas à l’Etat de le faire, mais aux vignerons eux-mêmes. A eux d’exclure les nuisibles, à eux d’édicter des règles plus strictes. A eux de faire que l’AOC redevienne l’exception qualitative et non la règle.

Difficile mission pour les élus, les responsables et l’INAO, quand bon nombre de leurs ouailles voient la mention comme un droit acquis (je n’ai d’ailleurs jamais vu l’INAO supprimer une AOC, même depuis qu’il s’occupe de qualité; ni même en suspendre une à l’occasion d’un millésime trop indigent).

Mission capitale, pourtant, si l’on veut que demain, le consommateur qui n’y comprend plus grand chose, qui constate des écarts de prix et de qualité invraisemblables au sein d’une même AOC, accorde à nouveau sa confiance à trois lettres tellement décrédibilisées.

Gogo que je suis, j’ai envie d’y croire. Des gens de bien, il y en  a partout, à l’INAO, dans les ODG, dans les ministères; des bonnes intentions, aussi.

Mais aujourd’hui, j’ai besoin de preuves.

Hervé Lalau


9 Commentaires

#Carignan Story # 236 : Questions sur Boutenac

Sur dix communes, dont celle de Boutenac, et depuis 2005, contrairement à d’autres appellations sudistes, ce n’est pas l’altitude qui fait le cru. Ici, bien que l’on soit au cœur du massif des Corbières, les vignes ne dépassent pas cent mètres d’altitude… Qu’on le veuille ou non, ce qui fait Boutenac, c’est sa spécificité Carignan en plus de son terroir qui est plus complexe qu’on ne le croit, ne se limitant pas à la seule présence des galets roulés. L’A.O.P. Corbières Boutenac existe bel et bien et se porte plutôt pas mal si on écoute ses principaux acteurs. Certains la déclinent même en plusieurs cuvées. Pourtant, elle ne concerne pour l’instant que 150 ha de terres et 25 vignerons menés par Pierre Bories, un gars formidablement ambitieux pour son pays. Et malgré tout le respect que je dois à mes amis vignerons de la région, malgré la jeunesse et l’enthousiasme des uns et des autres, elle reste une appellation quelque peu bâtarde, sans grande âme, sans grande logique. Une appellation qui pourtant, lorsque je l’explorais pour la première fois dans les années 90, avait toutes les chances de réussir. Mais je le répète une fois de plus : une appellation, ça se mérite !

Sur la route du château. Photo©MichelSmith

Sur la route du château. Photo©MichelSmith

Quelques points positifs

-Le Carignan doit être ramassé manuellement dit la règle. Je suppose que c’est pour satisfaire les habitudes de macérations carboniques qui perdurent ici sur le Carignan depuis les années 60/70/80 grâce aux conseils de l’œnologue narbonnais Marc Dubernet, en particulier. À moins que ce ne soit dans un souci fort légitime de protéger les vieilles vignes cultivées en taille basse (taille gobelet), en liaison étroite avec le sol, et donc très fragiles lorsque les engins agricoles se faufilent entre les rangs.

-Dans les documents officiels, le Carignan est cité en premier… mais avec la Syrah… puis après le Grenache et le Mourvèdre. Selon les textes, il arrive même que le Mourvèdre prenne le devant sur la Syrah. Allez comprendre… Sauf qu’à mes yeux de petit observateur de seconde zone, qui plus est Parisien de naissance et d’éducation, il me semble qu’en dehors de la conception de vins de cépages, la Syrah n’a rien à faire sous la cagnasse de Boutenac. Voilà, c’est dit ! Cela n’empêche pas que l’on puisse en mettre dans les assemblages, mais le moins possible SVP !

Le clocher de Boutenac. Photo©MichelSmith

Le clocher de Boutenac. Photo©MichelSmith

Quelques questions et quelques (modestes) conseils amicaux.

-La charge maximum autorisée est de huit tonnes de raisins par hectare… De prime abord, ça a l’air positif plutôt que de s’en tenir aux sempiternels rendements plafonds que l’on dépasse allègrement par dérogation. Sauf que, qu’est-ce que l’on fait si l’on dépasse la limite ? On déclasse en quoi ? Et que fait-on à l’inverse si les vignes ne sont pas très productives ? On charge en engrais chimiques pour donner un coup de fouet ?

-Quelle est la mesure phare, la mesure choc, prise par les pousseurs de crus pour mettre en avant la singularité de l’appellation Boutenac ? Désolé, je n’en vois point.

-Le cru, c’est bien. Corbières-Boutenac c’est pas mal. Mais si on avait vraiment voulut marquer les esprits, appuyer là où il faut, ne faillait-il pas simplement s’en tenir au nom Boutenac ? Pourquoi rajouter Corbières alors que le monde entier ne situe pas cette zone hormis quelques occitanistes patentés dans le triangle Perpignan-Carcassonne-Narbonne ? Pourquoi, à l’heure de la mondialisation, ne pas s’en tenir à la mention plus explicite à mon sens : Boutenac, Grand Vin du Languedoc ? Il paraît qu’un dossier dans ce sens est en cours depuis 2012. Il serait temps de l’activer.

-Enfin, revenons sur le Carignan. Après avoir laissé entendre au monde entier que l’on allait voir ce que l’on allait voir, que le Carignan de Boutenac était le cépage du coin, celui qui est adapté au climat, au sol et qui confère de la grandeur d’âme au vin, pourquoi diable le limiter ? Dire qu’il ne doit pas dépasser 50 % de l’encépagement (ou 60 %, ou 70% peu importe), cela signifie en quelque sorte qu’il n’est pas jugé assez bon en solo, qu’il doit obligatoirement être associé au Grenache ou au Mouvèdre et, le plus souvent hélas, à la Syrah. Ne serait-il pas un poil plus logique, plus judicieux de dire : « Faîtes ce que vous voulez avec lui, l’important étant qu’il doit être présent dans l’assemblage, à fond la caisse ou à minima, avec les trois autres cépages » ? Combien de vignerons passent à côté de grandissimes Carignans afin de rester dans la logique stupide d’un texte de technocrates assistés de vignerons aveugles ? Combien sont-ils de femmes et d’hommes qui éprouvent le besoin – nécessaire à mon sens – de vinifier leur plus grand vin avec leurs meilleurs Carignans sans avoir à le polluer par l’apport vulgaire de raisins passe-partout ? Combien se sentent dans l’obligation morale de « tricher » pour réaliser leur plus belle cuvée, celle que l’on réserve à l’appellation Corbières-Boutenac ?

Salomé Besancenot surveille la température des vins de son papa. Photo©MichelSmith

Salomé Besancenot surveille la température des vins de son papa. Photo©MichelSmith

J’ai goûté tous les Boutenac (remarquez que je dis « Boutenac » et non « Corbières Boutenac ») lors d’une mémorable soirée au château de Boutenac où se trouve le siège des vins de Corbières. Outre le fait que la majorité des vins proposés à la dégustation par les vignerons eux-mêmes étaient chauds, que de nombre d’entre eux étaient outrageusement boisés, bâclés par un élevage superficiel sans style et sans finesse (« Eh oui, faut faire une cuvée spéciale coco ! »), j’ai eu l’occasion de relever – mais ce n’était pas à l’aveugle – que les meilleures vins avaient une part carignanesque majoritaire en eux. Ce fut le cas des châteaux Aiguilloux, Caraghuilhes, Villemajou, Fonsainte, La Voulte Gasparets, Ollieux-Romanis, de vieux classiques des Corbières en quelque sorte. J’ai d’ailleurs terminé la soirée avec une parfaite Échappée Belle (de Caraguilhes) que j’avais encensé ici même en Mars dernier et que la toute jeune Salomé, la fille du vigneron, maintenait régulièrement à température comme on peut le voir sur ces photos. Sinon, une curiosité – une petite bombre, devrais-je dire – dont on attendra la sortie d’ici peu : la saisissante cuvée « Côte de Pierre » 2012 que Louis Fabre (Château Fabre Gasparets) réalise avec la complicité Didier Barral (de Faugères). Tiré à 3.000 exemplaires, ce « très majoritaire » Carignan sera en vente cet automne autour de 30 € !

Ce nouveau Carignan sera-t-il Boutenac ? Corbières ? Ou rien du tout... Photo©MichelSmith

Ce nouveau Carignan sera-t-il Boutenac ? Corbières ? Ou rien du tout… Photo©MichelSmith

Michel Smith