Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


2 Commentaires

Cet été à Chinon

Reçu du Syndicat des Vins de Chinon, ce communiqué annonçant les dégustations organisées tout l’été dans l’enceinte du château…

 La Tour de l’Horloge, au Château de Chinon

Forteresse royale et AOC Chinon, l’histoire en partage

Que peuvent avoir en commun la forteresse royale et les vins de Chinon ? Si la pierre tendre de tuffeau a permis de batir les plus beaux chateaux de la Loire, elle est aussi celle qui donne aux vins de Chinon un certain caractère. Un sous-sol et une histoire en héritage qui montrent que l’architecture et le vin sont bien affaire de patrimoine*. Un patrimoine vivant que les vignerons de Chinon partagent volontiers avec les visiteurs partis à l’assaut de la forteresse, chaque jeudi de l’été.

9 jeudis, 9 vignerons pour découvrir les vins de Chinon avec ceux qui les font !

Du 13 juillet au 7 septembre 2017, chaque jeudi après-midi à la forteresse royale de Chinon

A l’image du Val de Loire, Chinon produit des vins raffinés, élégants, parfois aussi puissants que sa forteresse ! Une richesse que l’AOC Chinon propose de faire découvrir aux visiteurs pendant 9 jeudis avec 9 vignerons de Chinon qui se relaient autour de dégustations et d’échanges. Une facon de mieux appréhender un territoire avec ceux qui le font : rencontrer un vigneron, c’est toujours une aventure privilégiée ; un échange aussi fructifère que les cépages Cabernet Franc ou Chenin donnent une gamme variée de vins rouge, rosé ou blanc friands, légers ou au contraire structurés selon l’empreinte que le vigneron a voulu leur donner.Déguster du Chinon depuis la forteresse, c’est aussi, fouler les terres des rois Charles VII, Henri II Plantagenêt et aiguiser son palais dans un cadre royal, faire un premier pas vers l’esprit, si vivant, de la « Rabelaisie » en embrassant une vue à couper le souffle sur la ville et les paysages tant chéris par Rabelais, ce géant chinonais humaniste qui marqua à jamais ses nombreux héritiers littéraires.

Boire du Chinon à la source, c’est enfin permettre aux 173 vignerons de l’appellation, de récolter pleinement le fruit de leur travail, de participer à une économie réelle et vivante qui emploie près de 800 personnes sur le chinonais et de maintenir 2400 hectares en production viticole.

* Reconnaissance du Sénat en 2014 : « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France ».

Informations pratiques : Syndicat des Vins de Chinon tél. 02 47 93 30 44 

Dégustation gratuite et vente des vins sur place et gourmandises dans l’enceinte de la forteresse

Droit d’entrée à la forteresse : Plein tarif : 8,5 € / Tarif réduit : 6,5 € / Gratuit : enfant – 7ans 


Poster un commentaire

Deux Châteaux de la Loire

Loire Propriétés est un groupement de quatre coopératives de Touraine et d’Anjou, qui regroupe plus de 250 viticulteurs; le groupe diffuse les vins de plusieurs châteaux – que serait la Loire dans ses châteaux? – dont voici deux beaux exemples, en blanc et en rosé.

Autour du Château de Vallagon, il y a un très beau parc, une serre et une piscine: il a en effet été transformé en hôtel; les vignes sont un peu plus loin, en contrebas, et le vin est commercialisé par la Cave de Oisly & Thésée.

Nous sommes à Bourré (non, ce n’est pas une invitation à dépasser la mesure), Bourré, c’est un village des rives du Cher, tout proche de Montrichard.
Et le mesure, c’est peut-être la plus belle qualité de ce Touraine Sauvignon qui ne sent pas trop le Sauvignon (non que ce soit rédhibitoire, mais un vin bêtement variétal a tout de suite moins d’intérêt).
Il présente au contraire de jolies notes florales et citronnées; le floral revient en bouche notamment la violette. Il s’agit d’un 2016, le vin est donc encore tout jeune, mais je le vois déjà très bien en accompagnement d’asperges (c’est de saison, et c’est local aussi, car les sables des bords du Cher ont longtemps été cultivés d’asperges).
Deuxième bouteille, deuxième château, mais changement de couleur, avec le Cabernet d’Anjou 2016 du Château de Brossay, dont les 48 ha sont plantés de pas moins de 7 cépages blancs et rouge. Nous sommes  à Cléré-sur-Layon, au Sud de l’Anjou; un terroir schisteux, relativement chaud et peu arrosé, où le Cabernet Franc, qui compose cette cuvée, se plaît bien; pour ce millésime, il nous offre un vin au fruit rouge (groseille, framboise) et explosif, mais à la bouche où le tendre est contrebalancé par une bonne acidité; en finale, quelques notes de genêt, d’iris et de beaux épices complètent ce beau tableau de saveurs. Classique et friand.
Pour mémoire, Loire Propriétés, ce sont aussi les Vignerons du Pallet, dont j’ai déjà eu ici l’occasion de vous dire tout le bien que je pense de leur jubilatoire Muscadet.

Hervé Lalau


22 Commentaires

Bain vs INAO

Alexandre Bain
Alexandre Bain (Photo (c) Jim Budd)

Je n’ai pas le plaisir de connaître Alexandre Bain, vigneron de Tracy, ni ses vins. Et peut-être que c’est mieux ainsi, si je veux tenter d’émettre un avis impartial.

D’après Corinne Caillaud, du Figaro, qui semble bien le connaître, bien qu’elle traite rarement de vin, il s’agit d’un bon vigneron. Il appartient à la mouvance nature, et selon ses propres termes « il cherche une autre voie ». C’est, je cite toujours, « un homme dont la passion est de réaliser un pur vin de terroir ».
Rien de mal à cela, mais pas non plus de quoi lui valoir une notoriété nationale, ni les honneurs de la rubrique économie/entreprise du Figaro; sauf qu’en septembre 2015, M. Bain s’est vu retirer l’appellation Pouilly-Fumé pour ne pas s’être soumis à un contrôle obligatoire.
Un peu moins de deux ans plus tard, le tribunal administratif de Dijon a jugé que la sanction était abusive, car disproportionnée, et vient donc de lui rendre l’appellation. Et avec elle, selon les termes de ma consœur, « sa fierté ».

Dont acte. La dignité de M. Bain et ses choix en matière culturale n’ont d’ailleurs jamais été mis en cause. Pour tout dire, je ne vois même pas ce qu’ils viennent faire dans un article censé faire la lumière sur une décision de justice. Les déclarations de M. Bain ne m’y aident pas vraiment non plus: « J’espère avoir ouvert une voie, parce qu’une autre viticulture est possible », souligne-t-il. Parle-t-il d’une viticulture sans intrants? Ou d’une viticulture sans contrôles?

Joker

Moi qui ne suis a priori ni pour ni contre le naturisme, la biodynamie, le bio, ou toute autre forme de conduite de la vigne, et qui ai plutôt tendance à me ranger du côté du vigneron sincère que de la machine administrative et des règlements superflus, je reste sur ma faim. Quel était donc l’objet du contrôle? Pourquoi M. Bain n’a-t-il pas pu s’y soumettre? Enfin, et surtout, quel sens faut-il donner à la décision du tribunal?
Si elle fait jurisprudence, quels seront donc à présent les moyens de contrôle d’une appellation sur les vignerons qui s’en réclament?
À quels contrôles peut-on se soustraire? À quels contrôles ne peut-on pas se soustraire? Et à quelle fréquence?
Si la perte de l’AOC est une sanction disproportionnée en cas d’impossibilité de contrôle, quelle sanction plus proportionnée peut-elle être appliquée, tout en défendant les intérêts du consommateur censé faire confiance à la mention?
Question subsidiaire, qui me semble découler du joli story telling de ma consœur du Figaro, les vignerons « qui cherchent une autre voie » devraient-ils bénéficier ils d’un joker face aux contrôles, au motif qu’ils seraient plus sympathiques, plus tendance ou parce qu’ils vendent bien leurs vins?
L’avocat de M. Bain, Maître Éric Morain, semble bien argumenter en ce sens: pour lui, « il est temps d’ouvrir le chantier des réformes des contrôles et la reconnaissance des pratiques de vinification naturelle». J’ai du mal à comprendre: si la vinification est naturelle, quel problème il y a-t-il à la contrôler?

Obligation de moyens, ou de résultat?

À défaut de mettre les points sur tous ces i-là, je crains fort que le message ne soit brouillé, chez les vignerons en appellation. Rappelons que jusqu’à présent, ces vignerons choisissent volontairement de revendiquer une mention et de se soumettre à ses contraintes. Il s’agit d’un patrimoine partagé.
Il convient d’être plus précis. Essayons donc de mettre de côté tout affect pour ne retenir que les faits. Une des cuvées de M. Bain a bel et bien fait l’objet d’un contrôle d’agrément (ou plutôt, comme il faut dire depuis 2008, d’habilitation). Dommage que ce ne soit pas précisé dans l’article du Figaro. Elle a été refusée au motif qu’elle était oxydée. Un défaut que M. Bain a contesté. Pour lui, « c’est une affaire de goût ». Dans ce cas, un recours est possible et une deuxième dégustation doit avoir lieu. Plusieurs rendez-vous pour ce faire ont été annulés entre mars et septembre 2015, dont un, en raison des vendanges. Cependant, M. Bain nie s’être soustrait aux contrôles; et déclare avoir fait appel de sa rétrogradation « pour une question de principe » (car ses vins, même sans appellation, ont apparemment continué à bien se vendre).
Il y a cependant une autre question de principe, pour moi: au fond, M. Bain reconnaît-il à ses pairs le droit de juger ses vins?
Il faudrait à présent ouvrir un deuxième procès: celui de la typicité. A quel point peut-on s’écarter du type moyen d’une appellation sans la perdre? Et que faut-il faire d’un vin qui respecterait l’obligation de moyens (le cahier des charges), mais qui présenterait un défaut à l’arrivée, ou au moins une déviance par rapport au type supposé de l’appellation, lors de la dégustation d’agrément (pardon, d’habilitation)? Même si dans sa décision, le Tribunal administratif de Dijon ne s’est pas attaché à la qualité du produit, mais s’est plutôt intéressé au déséquilibre qu’il pouvait y avoir entre la faute de M. Bain, jugée peu grave, et sa sanction, cette décision a tout de même pour effet qu’un Pouilly-Fumé jugé oxydé par la commission d’agrément retrouve sa place dans l’appellation. Ce qui n’est pas tout à fait anodin.
On pourrait bien sûr supprimer les dégustations d’habilitation. Ce serait le plus simple. D’autant que le pourcentage de refus est assez faible. Mais les AOC y perdraient sans doute en cohésion (ne parlons pas de crédibilité, elle varie trop d’une appellation à l’autre).
Une autre piste serait d’en dispenser les vins nature, moyennant un avertissement au consommateur, du genre: « Ce vin nature peut présenter de sensibles différences par rapport au type de son appellation ».
Le seul hic – très justement soulevé par l’avocat de M. Bain: les pratiques de la vinification dite naturelle ne sont pas reconnues légalement. Le mot même de nature ou de naturel prête à confusion; pensons aux Vins Doux Naturels (pourtant bien soufrés); et plus globalement, à tous les producteurs honnêtes qui soufrent leurs vins, mais qui n’auraient pas trop envie que le législateur réserve le mot  « nature » aux vins sans soufre.
Cette affaire nous promet de jolis développements.

Hervé Lalau


Poster un commentaire

2017 Loire – « très compliqué ! » « plus rien »

Gel27.4.2016
Frost destruction: April 2016
For the second successive year the Loire, along with many other vineyards both in France and elsewhere in Europe, has been hit by a series of April frosts. Just as in 2016 it has been a whole series of early morning frosts running over 10 days from 19th April through to 29th April. In some places it was up to five nights of frost in others it was even six.
This pattern of April frosts is strikingly different from before when it tended to be one night of frost as it was with the severe 1991 and the early April frost of 2003. Instead in both 2016 and 2017 Loire producers have faced a succession of frosts often striking different parts of the vineyard on different nights.
Naturally successive frosts are very tiring and dispiriting to fight and the morale of many Loire producers is now low after the last fortnight of April, especially as mild weather in March had brought the vines on early.

This year many Loire producers have fought back against the frost using helicopters, more wind machines than in previous years as well as burning bales of straw. Anything to raise the temperature.

It is still too early to have a full picture of the damage. Nor is the damage evenly spread along the valley. In some places, like Muscadet, the damage is worse than it was last year as it is in Savennières, while overall in Touraine the damage is less than last year. Naturally this is of little comfort to producers who have suffered severe losses with some producers in Muscadet, for example, have lost their entire 2017 crop – ‘plus que rien’ remains.

There are rumours of producers deciding to quit because the succession of difficult years, especially if they have been severely hit by frost two years running. Others able to hang on will have a very complicated year managing how to allocate their greatly reduced stocks and to keep their bankers happy. This is likely to be especially delicate for those producers who have recently made significant investments – in a new winery for example.
François Robin, La fédération des vins de Nantes 
‘The 2017 frosts are more serious than last year with around 40%-50% of our vineyards affected, although we will not have a full picture until the end of this week. Damage is variable depending upon site and how far temperatures fell in particular areas.Unfortunately the heart of the Sèvre-et-Maine – Vallet, Mouzillon, Clisson and La Chapelle-Heulin – are the worst affected. The south of the Sèvre-et-Maine, around Saint-Fiacre, for example, is not as affected nor overall the Coteaux de la Loire and Côtes de Grandlieu.’

BU0A0972
Emmanuel Ogereau

Emmanuel Ogereau (Domaine Ogereau, Saint-Lambert-duLattay, Anjou)
Emmanuel Ogereau (Domaine Ogereau): “Savennières was wiped out on 27th – only 10% of the crop remains and there is also severe damage in other parts of Anjou, especially around Rochefort-sur-Loire and Chaudefonds-sur-Layon. There was another frost in Savennières the following night but that had little effect as the damage had already been done the night before.

In Saint-Lambert we have lost between 30%-40% with our Chenin being particularly badly hit. Parts of the Coteaux d’Aubance have been seriously affected especially vineyards close to the river.”

Tessa Laroche, Domaine aux Moines, Savennières
Tessa Laroche confirmed Emmanuel’s report on Savennières: « We have lost 80% of our crop. »

Marie-Anne Simonneau, Syndicat de Saumur-Champigny
We had five mornings of frost – April: 20th, 21st, 27th, 28th and 29th. Each time different parts of the appellation were hit including parcels usually are not frosted. Happily not all of the appellation has been hit but equally some domaines have suffered serious losses.
Patrick Vadé: Domaine Saint Vincent Saumur-Champigny (commune of Saumur)
« The damage is worse than last year. There were two episodes of frost. The first particularly on the morning of Thursday 20th April and then the following week for three successive early mornings: 27th, 28th and 29th.The frost on the 20th hit the higher parts of the Saumur-Champigny appellation, which usually escapes the frost. For instance I’ve lost around 15% from my lower slopes. The frosts in the second week – 27th, 28th and 29th – hit the lower parts of the appellation that are prone to frost – St Cyr, Chacé etc. Some producers have lost virtually 100%.

Talking to the Cave Robert et Marcel (the Cave Co-operative of St Cyr) they have lost 20% of their 1800 hectares.

The frost of Saturday 29th was a surprise as the forecast was for + 2 but then for a brief period early in the morning the temperature dropped to minus 2 with a white frost. It all happened very quickly. »

Because of the favourable forecast most producers were tucked up in bed so not in a position to attempt to alleviate this final April frost.

Guillaume Lapaque, Vins de Bourgueil and directeur at Fédération des Associations Viticoles d’Indre-et-Loire et de la Sarthe 
Overall the 2017 frost has been much less devastating in Indre et Loire than in 2016. We calculate that the loss in the département is in the order of 15%, whereas last year it was 50%.

There are, however, areas that have been very badly hit. These include Azay-le-Rideau (over 60% loss) with the exception of Château de l’Aulée which used a helicopter. Touraine Noble Joué has also been hit again – 45% in 2017 and even more last year – 85%. Savigny-en-Véron and Beaumont in Chinon are badly hit with producers losing virtually all their crop. In Touraine Amboise the area around the town was hit – in particular the Domaine la Grange Tiphaine – while Limeray, on the north bank of the Loire, wasn’t affected. Unfortunately losses in Montlouis are around 40%.

This year producers fought back against the frost, while last year they were taken by surprise. We had seventeen helicopters – 7 in Montlouis, 5 in Bourgueil and 5 elsewhere.

The forecast on Saturday 29th was wrong as above freezing temperatures were forecast when instead they fell below zero. Unfortunately we had stood the helicopters down.

BU0A0992

Stéphanie Degaugue with Patricia Boucard (right)

Patricia Boucard, Lamé Delisle Boucard
« Fortunately our losses through the frost this year are much less than last year – around 20%. The effects are very variable and seems to depend upon the air currents. We used a helicopter as well as burning bales of straw.

Jacky Blot, Domaine de la Taille aux Loups 
« Morale is low. Taking 2016 and 2017 together we have one harvest in two years. Fortunately Domaine de la Butte in Bourgueil wasn’t touched. Also our wind machine saved most of the Clos Mosny – 80% of the Clos is OK with just between a hectare and 1.5 hectares affected. Also Clos Michet wasn’t hit but the parcels we use for Rémus are very badly hit. Across in Vouvray we have a 50% loss in Bretonnière with the lower part badly hit.

Inevitably our prices will have to rise with our bankers urging that prices have to go up. This wouldn’t be the case if we regularly had a vintages like 2015 when we made around 37 hl/ha, which is what we aim for.’

Benoît Roumet, director of Bureau du Centre Vignobles du Centre Loire
Benoît reports that it is a mixed picture in the Central Vineyards.
« Pouilly and the Coteaux du Giennois have been hit by the frost but Giennois less than in 2016. The northern part of Sancerre around Sainte-Gemme-en-Sancerrois has been hit. Also Châteaumeillant has been seriously affected. Elsewhere those parts of Quincy not protected by wind machines have losses – but 80% of the appellation has wind machine protection and there are no significant losses in Reuilly.

Menetou-Salon, which was very badly hit last year, has not been hit this year.’       

 

 

 


4 Commentaires

News shorts: Muscadet astounds, April frosts strike again, DWWA 17

Decanter-6.17

June 2017 issue of Decanter: Muscadet is back

Muscadet-back

 

Back in February 2017 Decanter magazine held a panel tasting of Muscadet with extended lees aging. I was one of the trio of tasters. The other two were Chris Kissack (The Wine Doctor) and Ben Llewelyn (Carte Blanche). It was easily the most impressive Decanter panel tasting that I have ever been to as the depth of quality was remarkable. There were 11 wines judged to be Outstanding with three of these scored as Exceptional and a further 63 wine Highly Recommended. Few of these wines cost more than £20 and many £15 or under, so offering remarkable quality.

2007 Excelsior, Muscadet Sèvre et Maine, Domaine Pierre Luneau Papin was the top wine with an aggregate score of 99 points.

Although all three of us on the panel are fans of good Muscadet, we were, however, taken aback by the number of excellent wines that we tasted from the around 110 samples submitted. These extended lees aging Muscadets provide a different expression of Muscadet – more complex and with a great depth of flavour and are great value.

Their quality will not be a surprise to my fellow Les 5 colleagues as a few years ago David brought a superb 1989 Muscadet Sèvre et Maine to one of our dinners at Le Relais (Angers)

Muscadet-lees aging  07Excelsior

•••

2017 Decanter World Wine Awards and April frost
Last week was the latest edition of the Decanter World Wine Awards tasting. This competition was launched in 2004 and I have been the Regional Chair for the Loire since its inception. This year DWWA attracted some 17,200 entries and it was both good and humbling to see that the Loire entries had kept up despite the succession of small vintages since 2012 and in particular with all the difficulties producers experienced during the 2016 growing season.

Very sadly, just as last year, DWWA took place while producers in the Loire and other parts of France and Europe were being threatened again by a succession of April frosts. Just like last year some of the most serious damage occurred early in the morning of 27th April. Unlike the devastating frost of April 1991, which happened over a single night, 2016 and 2017 have seen a series of frosts over several nights spread over two weeks causing huge stress for producers and often areas that escaped the initial frosts were subsequently hit.

My post next Tuesday will be a round-up of how badly the Loire has been hit by frost in 2017.

Buddhaas

 

 


6 Commentaires

The first edition of Loire Millésime: 19th – 22nd April 2017

BU0A1365 (1)The restored Abbaye de Fontevraud 

I have just returned from the first edition of Loire Millésime organised by Interloire. It was based in the now magnificently restored Abbey of Fontevraud. We were lodged in the attached L’Hotel de Fontevraud, which has also been extensively renovated and greatly improved since I stayed there some 12 years ago.

 Enjoying the abbey’s current magnificence it is strange to reflect that from the time of the French Revolution when the monks were thrown out and 1804 when Napoleon signed the order to make Fontevraud a prison that it was a jail for over 150 years.  The last prisoners did not leave until 1985.

Loire Millésime was based on a similar event in Languedoc that has been running for a number of years. It was a mix of tastings, master classes in both French and English as well as visits to vineyards and evening events – at Fontevraud, the Ackerman cellars in Saint Florent Saint Hilaire and an evening of tasting very fine Chenin in all its guises at the Domaine de Rocheville in Parnay.

I attended two master classes – one on the different types of ripeness/maturity in red grapes and the other on looking at the different qualities of sweet Chenin Blanc. Both were excellent.  

Unfortunately it was decided that the major tastings during the day – dry whites, rosés and reds – should be with rare exceptions from the 2016 vintage. Although interesting for people like myself who are able to spend a considerable time in the Loire and tasting these wines, it is virtually useless for someone who is rarely in the Loire and who has been brought to Fontevraud at considerable expense. Interloire had flown in a number of journalists from North America – why get them to taste a mass of unfinished wines? Unlike Bordeaux the Loire does not sell en primeur.

Sadly there was a spectre at our Loire celebration – frost. 2016 was marked by a series of frosts at the end of April and 2017 is very worryingly following a similar pattern. There were frosts during the nights of 18th/19th, 19th/20th and 20th/21st.

There has been damage in various appellations from Muscadet through to Pouilly-Fumé. For the moment not as widespread as in 2016, although obviously it is very serious for any producer seriously affected by frost. This is partly because the ground is very dry and also that attempts to combat frost in the Loire are becoming more sophisticated and more widespread. This includes new wind turbines in Saint Nicolas de Bourgueil and the use of helicopters in Montlouis as well as at Château de l’Aulée in Azay-le-Rideau.

The threat of frost is not yet over. Further low temperatures are forecast for this week. With a series of small vintages since 2012 Loire producers are desperately hoping to reduce frost damage to a minimum.

Fingers crossed!

jim-vinho-verde


Poster un commentaire

Jim’s off on an adventure: Amélie Neau

 


Amélie Neau, Domaine de Nerleux,
Saumur-Champigny, Saumur and Coteaux du Saumur

While I am away my Tuesday posts will be brief and prepared in advance using photos for some Loire producers. If my fellow Les 5 wish to add any other posts on my Tuesday slot they are very welcome to do so.

 

ring-for-wine