Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Barbeito donne un coup de jeune au Madère

Comme les Don Quichotte de la plume que nous sommes, nous autres journalistes du vin avons parfois l’envie d’aller à contre-courant des modes, de dégonfler quelques baudruches, mais surtout, de vous faire partager nos coups de cœur, de réhabiliter ce qui le mérite. Le Madère, par exemple, qui vaut tellement mieux que son image de vin de cuisine. D’autant que les choses bougent, dans l’Ile aux Quatre Printemps. Chez Vinhos Barbeito, par exemple…

Madère vue du haut de ses falaises

Depuis les années 1990, se détournant délibérément des vins très oxydatifs, cet opérateur s’est dirigé vers des produits plus fins, plus frais et plus vifs. Sans pour autant renier la tradition, mais en renouant avec la méthode du Canteiro.

Le résultat: un bon coup de jeune, comme le prouvent les cuvées dégustées voici quelques jours chez In Vino Veritas.

Une histoire de famille

Fondée en 1946 par Mario Barbeito, Vinhos Barbeito est la plus jeune firme de négoce de Madère. L’entreprise est toujours familiale – la direction générale est assumée par Ricardo Diogo, historien de formation… et petit-fils de Mario.

Avec ses trois caves de vieillissement, Barbeito peut adapter les conditions d’élevage à chaque type de vin souhaité. A l’estufagem, Ricardo préfère le système du Canteiro (mutage pendant ou juste après la fermentation, vieillissement à température naturelle, élevage de 2 ans minimum). Il l’a donc généralisé chez Barbeito.

Une de ses autres grandes fiertés est d’avoir redonné ses lettres de noblesse à la tinta negra mole ; encore une tradition familiale : Mario, le grand-père, était déjà convaincu du potentiel qualitatif de ce cépage rouge, croisement de pinot noir et de grenache, dont on a longtemps pensé, à tort, qu’il ne pouvait faire que des vins médiocres.

Au centre de l’île

La dégustation

Mais voyons tout ça dans le verre…

Collection N°2 Reserve Dry

De la noix fraîche, des amandes, de la mirabelle, un peu de raisin sec au nez ; la bouche confirme – surtout le côté frais et sec, mais tout est très bien fondu ; finale sur les épices.

Assemblage de tinta negra (majoritaire), de verdelho et de sercial.

PVC : 27 euros (B)

Collection N°4 Rainwater Medium Dry

Le nez puissant mêle des notes de vieux cognac à de l’abricot ; la bouche, elle, évoque le tabac et les épices douces. Ce vin est particulièrement harmonieux, dans un style raffiné.

La mention Rainwater est réservée à des Madère de 5 ans d’âge maximum, de teinte claire, avec une masse volumique égale ou inférieure à 1,0150 g/ml.

PVC: n.d.

Collection N°1 Medium Sweet

Assemblage de tinta negra, de malvasia et de verdelho. Raisin frais, abricot sec et torréfaction, le nez est très appétissant ; les mêmes reviennent en bouche, relevées de quelques notes de « jaune », de miel et d’un zeste d’agrumes. Côté structure et texture, voici encore un très bel équilibre – certes, il y a plus de sucre, mais également pas mal d’acidité, le tout est superbement balancé, la finale n’a rien de pataud ni de pâteux.

PVC : 27 euros (B)

Collection N°3 Malvasia

A nouveau de jolies notes de torréfaction, mêlées cette fois de tabac, de pruneau, de cire et de marc ; le sucre est bien fondu ; la malvoisie a beau être un cépage peu acidité, ici, un beau mariage se crée.

PVC: n.d.

Verdelho 2000

Raisin sec, mirabelle, beurre salé, cognac, ce nez est une vraie symphonie ! La bouche est fine, aérienne – un vrai vin qui s’impose sur la longueur.

Ce verdelho est issu de la même parcelle et du même viticulteur que son prédécesseur, le 1996 – pourquoi changer quand c’est bon ?

PVC : 35,5 euros (B)

Colheita 1997

Les raisins de tinta negra sont issus d’une sélection de parcelles du bas de Camara dos Lobos, sur la Côte Sud.

J’ai trouvé que ce vin (ou cette bouteille) n’était pas tout à fait net (nez de moisi, de fut mouillé, sel de céleri). Ma seule déception de la dégustation.

PVC : 34 euros (B)

Ribeiro Real Tinta Negra 1998

Ribeiro Real est censé posséder les meilleures parcelles de tinta negra de Madère, ce qui a donné à Barbeito l’idée d’en vinifier les raisins séparément, selon le système du Canteiro.  Well, the proof of the pudding is in the eating…

Voici un nez étonnamment frais pour un vin de 10 ans: de la cerise, de la groseille à maquereau, de la prunelle ; ce petit côté aigrelet revient en début de bouche, puis s’estompe pour laisser place à des notes de miel et d’alcool noble. Beaucoup de finesse et d’élégance dans cette bouteille – très « vin ».

PVC : 86 euros (B)

Boal Frasqueira 1992

Les raisins de boal proviennent du village de Ribeira Brava, au Sud de l’île. Il n’a été produit qu’un seul fut de ce vin, soit environ 900 bouteilles. Les Frasqueiras (des Madère millésimés élevés un minimum de 20 ans) sont les vins les plus rares de la maison.

Le nez très complexe de toffee, de fumé, de figues vertes, évoque le vieux rancio sec, voire le whisky des îles ; c’est l’acidité qui fait la charpente du vin, au point de faire presque oublier les 92 g de sucre par litre. 19,5% alc. Le vin de méditation par excellence.

PVC : 135 euros (B), 128 (F).

Importateurs : Terroirs du Monde (F), The Portugal Collection (B), Rob (B), Flaschenpost (CH)

 

Hervé Lalau

 


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Souverains poncifs 

C’est fou le nombre de bêtises qui circulent dans le domaine du vin, transmises de génération en génération, de sommelier en sommelier, de critique en critique, de buveur en buveur. Légendes urbaines, on-dits, souverains poncifs, ou simples conneries, parfois teintées de snobisme. Et l’âge ne fait rien à l’affaire. Une vieille bêtise reste une bêtise. En voici quelques unes, avec, quand c’est possible, le contre-exemple, en guise d’antidote…

 

Le Champagne fait moins mal à la tête que les autres bulles

Contre-exemples: innombrables (de migraines, aussi bien du côté du Champagne que des autres bulles); et pourtant, c’est vrai, on lit toujours ce genre d’affirmations mal étayées sur des sites de référence et même dans des sondages. C’est la preuve que la Champagne entretient bien son image de produit de luxe… et peut, parfois, être de mauvaise foi (l’histamine a bon  dos, pourquoi les Chardonnay-Pinot de Loire, du Jura ou de Bourgogne en auraient-ils moins que ceux de Champagne?).

Les blancs du Sud sont lourds

Les vins d’Espagne sont alcooleux

Contre-exemples: les vins de Galice (et bien d’autres).

Le Porto est un vin d’apéritif

Contre-exemple: le mode de consommation anglais du Porto, qu’on qualifiera de diversifié – cela va du foie gras au fromage, en passant par le chocolat, sans oublier le cigare. Dans sa nouvelle « The Choice of Amyntas », Somerset Maugham a d’ailleurs écrit de fort belles choses sur la façon de boire entre un et quatre verres de Porto, selon l’effet recherché, et en dehors des repas.

Le Málaga est un vin cuit

Contre exemple: tous les Málagas; certains contiennent une réduction de vin, l’arrope, mais pas tous; et c’est loin d’être l’élément principal des vins.

Le Madère, c’est pour la cuisine

Contre-exemples: la plupart des Madères qui ne sont pas présentés dans des petites bouteilles moches en grande distribution.

Le rosé, ça se boit dans l’année

Contre-exemple: tout ce qui ne ressemble pas à du blanc taché, au goût de bonbon, de vernis ou de pamplemousse (et que vous aurez la patience d’attendre). Lancez notre ami Marc sur ce thème, il est intarissable. Et à propos de tari, voyez Guillaume, au Domaine de la Bégude.

Les vins allemands sont sucrés

Contre-exemples: innombrables. Mais quel est le pourcentage de Français qui dégustent régulièrement des vins allemands depuis la dernière mise à sac du Palatinat?

Le Prosecco, c’est pour faire un Spritz

Contre-exemple: voir ICI

Le vin Nature rend moins saoul

Contre-exemple: aucun – j’aurais trop peur de choquer les vrais croyants!

La Clairette de Die est issue principalement du cépage Clairette

Et bien non, même que la Clairette ne peut dépasser 25% des cuvées – c’est là un des grands mystères des AOC françaises; apparemment, cela ne choque personne, et pourtant, cela revient à vendre autre chose que ce qu’il y a sur l’étiquette. On se croirait dans la politique.

Les rosés de Loire sont sucrés

Contre-exemple: l’AOC Rosé de Loire, justement. Contrairement au Rosé d’Anjou ou au Cabernet d’Anjou, c’est un vin sec. Vous avez dit « confusing »?`

La capsule à vis, c’est bon pour les petits vins à boire jeunes, au pique-nique 

Erreur funeste! Plus vous payez cher un vin, plus vous avez envie de le garder, et moins vous avez envie de le voir se gâter du fait d’un mauvais bouchon. Et je ne parle pas seulement du goût de bouchon, mais du syndrome du vin fatigué, dont on ne sait plus trop si c’est l’obturation ou le vin qui en est responsable. Rien de plus désagréable que de se demander si c’est le vigneron qui est en faute, ou le bouchonnier… Faites « pop » avec la bouche, si le bruit du bouchon vous manque à ce point!

Les fromages s’accompagnent de préférence de vin rouge

Contre-exemples: la majorité des pâtes dures, type Comté, Gruyère, Appenzell, qui supportent mal les tannins. Mais il y a tellement de sortes de fromages, et tellement de sortes de rouges, plus ou moins tanniques, qu’on ne peut pas généraliser.
D’ailleurs, que ce soit dans le domaine du vin, de l’art, de la science… ou de la politique, la généralisation abusive n’est-elle pas la plus belle définition de la connerie?
J’arrêterai là pour cette fois. Si vous voulez une suite, vous pouvez me fournir d’autres exemples, je me ferai un plaisir de dégonfler d’autres baudruches…

Hervé


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Vins mutés (ou pas) (3): L’autre trésor des Templiers

Le Moyen-Age n’est pas une époque aussi sombre qu’on le croit: j’en veux pour preuve qu’on y organisait déjà un concours mondial des vins !

Malheureusement, les témoignages sont presque aussi rares que les bouteilles qui nous sont parvenues; pour nous faire une idée, il nous faut nous contenter d’un poème, celui d’Henri d’Andeli: La Bataille des Vins.

Je sais bien que certains commentaires de vins, encore aujourd’hui, tiennent au moins autant de la poésie que de l’argumentation sérieuse, mais avec le brave Henri, c’est assumé: pour lui, la rime était plus importante que les descripteurs aromatiques.

Si je vous parle aujourd’hui de ce texte, c’est qu’on y trouve mention du vin qui fait l’objet de ma chronique d’aujourd’hui, dans le cadre de notre semaine « vins mutés ».  Ou « vinés ». Ou simplement passerillés, à l’occasion. J’ai nommé le Commandaria, alias vin de Chypre.

Plus fort encore, ce vin, opposé aux meilleurs crus de France, d’Espagne et de Moselle, ne se contente pas de faire de la figuration: c’est lui qui gagne le titre de meilleur vin de la dégustation.

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Deux amateurs de Commandaria, Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion, se rencontrent sur la route de Chypre (photo d’archives)

Selon le poète, c’est à Philippe Auguste qu’il revient d’être l’arbitre des élégances vineuses (un peu comme si, de nos jours, notre ami Marc montait sur le trône de Belgique) ; et voici ce que d’Andeli nous dit :

«Li rois les bons vins corona

Et a chascun son non dona :

Vin de Cypre fist apostoile

Qui resplendist comme une estoile».

 

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Vous avez dit « Templiers »? Vu à Vienne (Isère), ville chargée d’histoire, la semaine dernière

(Photo (c) H. Lalau 2016)

Chypre ou Soissons?

Les historiens doutent que cette dégustation ait jamais eu lieu. Et moi, je doute qu’il y ait plus d’intérêt aujourd’hui à comparer un sauvignon sud-africain, un riesling alsacien et un albariño espagnol, qu’il y en avait à l’époque à comparer un Commandaria avec un vin de Soissons, de Saint Pourçain ou d’Argenteuil.

Ce qui est incontestable, par contre, c’est que Chypre, d’abord sous la coupe de princes francs, puis sous celle de Venise, a exporté de grandes quantités de ce vin; on en trouve mention en France et en Angleterre dès le 12ème siècle.

C’est sous la troisième croisade, semble-t-il, que le Commandaria acquiert ses lettres de noblesse; c’est alors que le roi anglais Richard Cœur de Lion, qui en avait fait servir lors de son mariage sur l’île, l’aurait affublé du surnom de «Roi des vins, vin des Rois». On peut supposer que le poème d’Henri d’Andeli, composé une vingtaine d’années après, n’a fait qu’entériner cette flatteuse réputation. Notons cependant que la même expression de Roi des Vins sera reprise plus tard pour le Tokay, ce qui ne prouve absolument rien, si ce n’est que les rois ont souvent eu le bec sucré.

Mais examinons donc de plus près ce phénomène chypriote.

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Le château de Kolossi (photo Choose your Cyprus)

Les vins de la Commanderie

Le Commandaria doit son nom aux Chevaliers du Temple, qui, à partir de la fin du 12ème siècle, avaient organisée l’île de Chypre en commanderies. Plus spécifiquement, il se réfère au Mont Troodos, une zone montagneuse au Nord de Limassol, que les chevaliers avaient conservée après avoir vendu le reste de l’île à Guy de Lusignan, roi déchu de Jérusalem. Ce sont les chevaliers eux-mêmes, lorsqu’ils commencent à vendre les vins produits dans cette enclave, qui leur donnent le nom de « vins de la Commanderie ».

Ceci en fait la plus ancienne dénomination de vin encore en usage de nos jours.

A noter que même sous la domination ottomane (de 1571 à 1878), les Chypriotes ont continué à produire du vin, malgré de fortes taxes. De telle sorte qu’après la libération de l’île par les Britanniques, le Commandaria a pu retrouver un certain engouement dans la bourgeoisie européenne – entre deux madeleines, Marcel Proust en était friand, paraît-il.

Depuis 2004, Commandaria est une appellation d’origine au sens européen du terme ; celle-ci reprend l’aire de production délimitée en 1993, qui englobe 14 villages, sur le versant Sud-Est du Troodos, Les vignobles, qui couvrent environ 2000 hectares, s’étagent entre 500 et 900 mètres d’altitude, sur des sols volcaniques, plutôt sableux, ou calcaires. Les vignes sont presque tous francs de pied. L’irrigation est interdite.

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La route du Commandaria, au Nord de Limassol  (photo Choose your Cyprus)

Les cépages utilisés sont au nombre de deux ; le Xynisteri, alias Hebron (un cépage blanc) et le Mavro, alias Kypreiko (un cépage rouge).

Muté… ou pas

Traditionnellement, le Commandaria n’était pas muté à l’alcool ; jusqu’au 19ème siècle, il semble qu’on se contente de laisser les raisins mûrir au soleil – le plus souvent, ceux-ci, une fois cueillis (pas forcément en surmaturité), sont laissés à sécher sur les toits des maisons. Un voyageur anglais de la fin du 19ème siècle, Samuel Baker, attribue cette habitude à la crainte qu’ont les vignerons de l’île de se faire voler les grappes s’ils les laissent sur les vignes.

Aujourd’hui, les deux systèmes cohabitent : muté ou non muté.

Selon la législation en vigueur, pour entrer dans la composition du Commandaria, les raisins de Xynisteri, doivent avoir atteint 212 g/litre de sucre, et ceux de Mavro, 258 g/litre au moment de la récolte. Ils sont ensuite laissés à sécher au soleil, généralement sur un lit de paille, entre 7 et 10 jours, pour atteindre de 390 à 450 g de sucre par litre.

Une fois pressés, les raisins sont mis à fermenter. Selon les cas, une fois les 10 degrés naturels dépassés, le producteur choisit (ou non) d’accroître le degré par l’ajout d’alcool, sous réserve que le résultat final n’excède pas les 20°.

La législation exige un vieillissement de deux ans minimum. Les Commandarias sont soit issus d’un seul millésime, soit du système de la manna (une sorte de solera, mais où au lieu d’utiliser plusieurs couches de petits fûts, on préfère remplir et vider chaque fût à raison d’un tiers à chaque fois). A noter que si les raisins proviennent bien des coteaux ensoleillés des flancs du Troodos, la plupart des vins sont élevés à Limassol, par un petit nombre d’opérateurs, négociants ou coopératives (un peu comme à Madère, la plupart des élaborateurs se trouvent à Funchal). Sans doute pour faciliter les expéditions.

Pour être complet: les Chypriotes, dont l’île été britannique pendant un peu plus d’un siècle (jusqu’en 1964) élaborent également un type de vin apte à étancher la soif de la Navy, et plus si affinités: du sherry (qui ne peut plus porter ce nom depuis que Chypre a rejoint l’Union européenne). Rien à voir avec le Commandaria – on parle maintenant de Cyprus Fino. Pour ceux que cela intéresse, voici un lien vers l’article que j’ai consacré à ce type de produit, ici même, il y a trois ans.

Mais revenons à notre Commandaria.Pour illustrer mon propos, j’ai choisi celui que j’ai dans ma cave et qui, par chance, est importé en France et en Suisse (par Lavinia). Vous n’y trouverez peut-être pas ce millésime, bien sûr, mais d’expérience, la qualité est assez régulière d’une année sur l’autre, au sein d’une même gamme.

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Photo (c) H. Lalau 1016

Etko Saint Nicholas Commandaria Sweet Wine Vintage 2000

La robe très sombre, aux reflets marrons, évoque le café. Un café que l’on retrouve au nez, mêlé de raisins secs, de noix et de poire tapée. En bouche, on part sur le caramel, le pain d’épice, la mandarine confite et l’abricot sec. La sucrosité est très importante, mais il reste assez d’acidité pour que se crée l’équilibre; ce n’est peut-être pas le plus aérien des VDN, mais quelle puissance ! Une belle finale fumée vient parachever la bouche. Si vous aimez les notes de torréfaction, ce vin vous plaira.

Pour ce vin assez rare dans nos contrées, la référence qui vient le plus facilement à l’esprit est le Madère, version Malmsey.

Ce Commandaria a bel et bien été muté, mais il ne titre que 15° d’alcool. Il est produit par la maison ETKO, un des plus vieux domaines viticoles de Chypre.

A servir frais, mais pas glacé (aux alentours de 8°), pour profiter des arômes sans que le vin soit dominé par l’alcool.

A noter que la maison ETKO (alias Olympus Wineries Ltd) propose également un Commandaria d’élevage extra long (« many years », dit la fiche technique) – le Centurion. Mais elle est aussi beaucoup plus chère.

Hervé Lalauunknown