Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Parkinson’s Pedallers – Pauillac to La Livinière: 12th – 16th June 2017

 

GrpoutsideFergus Henderson (middle) with Jim, Carole Macintyre and Max Poynter Hall
Fergus has had Parkinson’s since 1998

Group inside

Fishy riders
A fishy perspective 

Lafiteas
Lafite – le départ…

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… jusqu’a Cru La Livinière, Minervois 

From one famous cru to another: Pauillac to La Livinière
Our challenge is to cycle from Pauillac, close to the Atlantic coast, to La Livinière in the Minervois, not very far from Mediterranean – a distance of roughly 500 km, just over 300 miles!

Pauillac is the home of some of the most famous Bordeaux vineyards – Château Lafite Rothschild, Château Latour, Château Mouton Rothschild. Our destination is La Livinière where we will, hopefully, catch the Boulevard Napoléon Fête du Vin, celebrating the wine of Fergus Henderson and Trevor Gulliver, co-founders and co-owners of London’s St John Restaurant. The wine is made from their vineyards high up in the hills of the Minervois.

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Fergus Henderson & Trevor Gulliver’s vines high up in the hills of the Minervois

It was at last year’s wonderful Fete du Vin at La Livinière that we came up with the idea of doing a charity ride and Fergus, who has had Parkinson’s since 1998, was the inspiration for selecting Parkinson’s UK as our chosen charity. Fergus is a well-known and highly regarded British chef and author of The Whole Beast: Nose to tail eating, which explains his philosophy and provides some of his innovative recipes that make use of all parts of the animal.

Another inspiration for our ride is a long-time friend of ours, Ivor Morris, who was a very able and keen racing cyclist and founder of the London Fire Brigade Cycling Club. It was Ivor who first inspired us to take up serious cycling and get into time trialling in the late seventies and the eighties. Ivor died in early January 2008 after suffered from Parkinson’s for many years. We have very fond memories of dropping down to Ivor’s to watch the short snippets of news on the Tour de France, long before it became a popular spectator sport.

Parkinson’s is a progressive neurological condition for which there is as yet no known cure although there are hopes of a breakthrough in the near future. Parkinson’s UK plays a very important role in supporting and promoting research and driving better care, treatments and quality of life for those living with Parkinson’s.

To date the full-time cyclists for the whole distance are Jim Budd and Carole Macintyre. We have the invaluable support of Lynda Maple who will drive the support car, carry our gear and, if necessary, rescue us en route! We are delighted that at least one brave soul, Max Poynter Hall from St John Restaurant, will be joining us for one stage of the journey. We are looking for others!

Why not give it a go for a great cause? Contact us by emailing budmac@btinternet.com

Route
https://www.google.co.uk/maps/dir/Pauillac,+France/34210+La+Livini%C3%A8re,+France/@44.1999911,-1.4930308,7z/am=t/data=!3m1!4b1!4m14!4m13!1m5!1m1!1s0x4801cf6143b8dc53:0x40665174816ddb0!2m2!1d-0.746212!2d45.199585!1m5!1m1!1s0x12b1c4df8992621f:0x4078821166ac640!2m2!1d2.637515!2d43.315257!3e1

Virgin Giving site – every donation makes a difference!
http://uk.virginmoneygiving.com/team/ParkinsonsPedalers

Jim’s Loire
http://jimsloire.blogspot.co.uk/2017/04/raising-money-to-combat-parkinsons.html

Parkinson’s UK
https://www.parkinsons.org.uk/

Parkinson’s is a progressive neurological condition. This means that it causes problems in the brain and gets worse over time.

Although there are increasing effective treatments, there’s currently no cure for Parkinson’s and we don’t yet know fully why people get the condition. (See Luke’s comments below.)

But there are lots of different treatmentstherapies and support available to help you manage the condition as well as continuing research.


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Livinage 2017

L’édition 2017 du Livinage (la sélection des meilleurs vins du Cru Minervois La Livinière) s’est tenue à Siran le 24 avril dernier.

Pour rappel, l’originalité de ce concours est que tous les domaines (26 au total) sont représentés, que chaque vigneron ne présente qu’un seul vin, et que les membres du jury (qui dégustent tous les vins) sont répartis en trois tables: une table sommeliers, une table producteurs et une table journalistes. Cette année, je faisais partie du jury journalistes, au côté d ‘André Dominé, de Johan Castaing et de Caroline Jauffret-Redon. Si ma mémoire est bonne, notre amie Marie-Louise avait également siégé dans ce jury, en qualité de sommelière, l’année dernière.

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Le gardien du Clos Centeilles (Photo (c) H. Lalau 2017)

Ce fut un excellent moment. Je ne parle pas seulement de l’organisation, sans faille, mais des vins, d’un excellent niveau.

Je le dis avec d’autant plus de conviction que les Minervois La Livinière présentés le matin même, à Pézenas, dans le cadre de la semaine Millésimes & Terroirs en Languedoc, ne m’avaient pas autant séduit.

Deux raisons me viennent à l’esprit pour l’expliquer:

Primo, l’accumulation.  Peut-être avais-je voulu déguster trop de vins, trop d’appellations, en cette première matinée, et j’ai fini par saturer. L’après-midi, le contexte était tout autre, et sans doute plus favorable.

Secundo: ce n’étaient pas les mêmes millésimes. Pour le Livinage, en effet, nous avons eu la chance de pouvoir remonter un peu dans le temps (jusqu’en 2010), et certains vins de cette appellation gagnent manifestement à reposer un peu. Comme les excellents Clos Centeilles 2011 et La Siranière 2012, par exemple.

Les vins primés (Photo (c) H. Lalau 2017)

Et maintenant, place au palmarès:

JURY PRESSE CLOS CENTEILLES Clos Centeilles 2011
DOMAINE DE THOLOMIES Domaine de Tholomiès 2015
L’OUSTAL BLANC Prima Dona 2014
JURY SOMMELLERIE DOMAINE LA SIRANIERE La Livinière 2012
DOMAINE ANCELY Les Vignes Oubliées 2013
MAS PAUMARHEL Mourel Rouge 2014
JURY VIGNERONS

CHATEAU FAITEAU

Gaston 2014
CHAMP DU LIEVRE Minervois-La Livinière 2015
CHATEAU MARIS Dynamic 2014

 

Un air de famille

Que vous dire de plus? J’ai eu du mal à départager mes favoris. Si je mets à part un vin pour lequel j’ai noté « jus de planche » (mais j’étais le seul dans mon jury, alors j’ai cédé à la loi démocratique), aucun vin ne m’a franchement déplu. Mes notes se sont échelonnées entre 12 et 15/20 – avec pas moins de 4 vins pour cette dernière note.

J’ai apprécié l’air de famille qui se dégage de cette appellation – je ne parlerai pas de typicité, vu que les choix d’élevage sont assez différents, et que nous jugions des vins de millésimes très différents. Mais je retiens que les Livinière présentent souvent une étonnante fraîcheur pour une zone tellement gorgée de soleil, et ce n’est pas qu’une question d’acidité, mais aussi d’épices et de structure tannique. Pour plus d’un vin (ne me demandez pas lesquels, c’était à l’aveugle), j’ai écrit « élégance », « poivré », juteux ». Et même pour les vins où l’élevage se faisait le plus sentir, cela restait équilibré (à l’exception d’un seul, je l’ai déjà dit).

Je trouve aussi très important d’avoir pu déguster de vins de plus de 5 ans – nous autres journalistes jugeons trop souvent des vins trop jeunes, en devenir, ceux du millésime le plus récent sur le marché, et c’est parfois faire injure au travail de ceux qui construisent des vins pour durer. Et à quoi bon se réclamer d’un « cru », si c’est pour qu’il soit « cuit » au bout de deux ans?

En résumé: Mesdames et Messieurs de La Livinière, ne changez rien, vous tenez la bonne recette!

Hervé Lalau


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La Collection 2016 des vins du Cru La Livinière

entree commune 2

Cette année, le cru La Livinière lance sa première Collection officielle ! Pourquoi une Collection ?

J’ai posé la question à Isabelle Coustal, la Présidente du cru : «Le souhait du cru est de montrer notre diversité, notre singularité, comme dans la mode, nous ferons découvrir chaque année les nouveautés, l’évolution de nos vignerons, les différentes expressions de nos terroirs (350 hectares et une quarantaine de producteurs)».

paysage

Puisque c’est une Collection, comme dans la Haute Couture ou le prêt à porter, elle se renouvellera donc chaque année et aura pour vocation de promouvoir collectivement l’appellation tout au long de l’année, à travers ces cuvées ambassadrices.

C’est ce qui m’a valu une invitation à la dégustation pour élire cette future collection, le 11 avril dernier. N’ayant pas approché cette appellation depuis un certain temps, la curiosité m’a poussée à l’accepter.

Ça se passait au Château Sainte Eulalie, à La Livinière, et à cet effet le syndicat avait réuni trois jurys différents: presse, sommellerie et vignerons; ce qui m’a semblé très intéressant !

degustation

Chaque jury a dégusté l’ensemble des vins, 33 au total. Je faisais partie du jury sommellerie, nous étions 3, Thomas Brieu, (Le Parc**), Baptiste Ross-Bonneau (La Barbacane*) et moi-même. Pour la presse, il y avait Sylvie Tonnaire (Terre de Vins), Fabrizio Bucella (Huffington Post) et Lana Bortolot (Wine Enthusiast); les vignerons, eux, étaient cinq.

Chaque table devait sélectionner 3 bouteilles, la dégustation n’était pas facile, la qualité des vins étant assez homogène; pourtant comme vous allez le voir, le résultat des trois jurys a été complètement différent. Il semblerait que nous, les sommeliers, ayons préféré des millésimes plus mûrs aux tannins plus fondus et au boisé mieux intégré.

bouteilles jury degustateurs

La sélection du jury des vignerons

 

bouteilles jury presse

La sélection du jury de la presse

 

bouteilles jury sommeliers

La sélection du jury des sommeliers

Voilà, ces vins sélectionnés serviront à représenter l’appellation lors des manifestations de l’année 2016. Elle espère ainsi être reconnue comme première appellation communale du Languedoc.

La Livinière ne produit que des vins rouges, issus principalement de grenache, de syrah et de mourvèdre.

Je souhaite beaucoup de succès à cette collection!

Hasta pronto,

Marie-Louise Banyols

 

 

 


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#Carignan Story # 191 : Maris, premier grand cru ?

Retour en arrière, au numéro 40 de cette désormais longue série, un numéro où j’évoquais une cuvée très Carignan de Robert Eden du Château Maris. Il s’agissait du 2008 « Continuité de Nature », un Minervois-la-Livinière plein de promesses. Dans les commentaires qui suivaient cet article, notre ami David Cobbold me faisait remarquer ceci : « Pour le Carignan, je te fais entièrement confiance, et c’est quand-même l’essentiel. Quant à la supériorité de l’appellation Minervois La Lavinière sur celle de Minervois, je ne l’ai jamais constaté. Cela dépend, comme toujours, du producteur en question. » Navré d’avoir à le dire aussi net, mais je reste assez d’accord avec lui, même si disserter sur l’appellation n’est pas véritablement le but de cet article.

Robert Eden, défenseur de la biodynamie et du Carignan à La Livinière. Photo©DR

Robert Eden, défenseur de la biodynamie et du Carignan à La Livinière. Photo©DR

L’autre jour, j’ai eu l’occasion en rendant visite « à La Liv », comme on dit chez Benji (Benjamin Darnault), vigneron auquel j’ai consacré mon article de  Dimanche dernier, d’être de nouveau confronté à la fois à l’appellation « de cru » Minervois-La-Livinière et au Carignan de Maris. Benji, qui travaille pour Robert Eden, m’a fait goûter, en plus de sa cuvée Boulevard Napoléon, la dernière version de ce quasi pur Carignan (10 % de Grenache noir) du Château Maris, un 2010 cuvée « Continuité de Nature ».

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

La bouteille présentait une étiquette qui m’est apparue comme rare, voire probablement unique et même, pour tout vous dire, audacieuse. Figurez-vous, en effet, qu’en dessous de la mention de l’appellation Minervois-La-Livinière, figurait en assez gros caractères, la surprenante mention « Cru Classé du Languedoc » (voir la photo ci-dessus), reprenant ainsi une idée que je fus le premier à mettre en avant – fort naïvement d’ailleurs, j’en conviens, mais j’étais fier alors d’afficher mon amour pour le Languedoc-Roussillon -, dans un article de la Revue du Vin de France paru en Mai 1988. Bon, je sais que cette mention incongrue « Cru Classé » fait aujourd’hui partie des marottes de nos dirigeants viticoles du Languedoc, mais de la voir ainsi affichée aussi ouvertement me dérange un peu.

Première tentative de classement des vins du Languedoc-Roussillon en 1988. Photo©MichelSmith

Première tentative de classement des vins du Languedoc-Roussillon en 1988. Photo©MichelSmith

Pour en revenir à l’article de la RVF, je me souviens même m’être bataillé avec Chantal Lecouty, la rédactrice-en-chef de l’époque, pour pouvoir utiliser le qualificatif de « grand » dans le titre. Elle l’a refusé, à juste titre, préférant utiliser le mot « meilleur ». Lancée à la hâte début 1988, cette dégustation n’est plus vraiment représentative, sauf pour signaler que le Château Les Palais, qui arrivait en tête, avait quand même plus de 50% de Carignan, le reste de l’assemblage étant surtout marqué par le Grenache. Lors de cette confrontation qui, je le répète, n’a plus aucune valeur autre qu’anecdotique, le premier Minervois (3ème position) était le Château de Fabas, domaine un peu oublié de nos jours. Pour une raison que j’ignore, le Minervois de Jacques Maris n’avait pas accédé à la finale… Peut-être n’était-il pas en mesure de nous fournir les millésimes demandés… Or, je dois dire que le très élégant Château Maris 2010 que j’ai goûté cet été aurait sa place de nos jours sinon sur le podium des grands vins du Languedoc-Roussillon, au moins dans les dix premiers. Il se buvait sans se faire prier et se présentait merveilleusement étiré, corsé à point, et pour couronner le tout, particulièrement long en bouche.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Vigne plantée en 1922, raisins récoltés sur le tard, le 10 Octobre 2010 pour être précis, vinifié en foudre puis élevé en barriques sur 18 mois, le vin n’est pas donné puisqu’il se commercialise autour de 20 € le flacon. Faut dire que non content de se consacrer « Cru Classé du Languedoc », Robert Eden ne se gêne pas pour mettre en exergue sur la page de couverture de son site web une phrase tirée d’un article du Wine Spectator où il est mentionné comme étant un des « apôtres biodynamiques » du Languedoc. Rien que ça doit justifier le prix !

Michel Smith