Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Prends ça dans les dents!

Reprenant une publication de la British Dental Association, plusieurs médias britanniques  mettent en garde les consommateurs: boire du Prosecco peut être dangereux pour les dents.

En effet, le Prosecco combinerait trois éléments nocifs pour les dents: le gaz carbonique, le sucre et l’alcool.

Et les autres effervescents? Pour le Dr Coates, de Riveredge Cosmetic Dentistery, « le Prosecco est bien pire que le Champagne, parce que ce dernier n’est pas aussi sucré. Le Prosecco a un pH de 3,35 (…) et affaiblit l’émail des dents ».

Voila qui me semble bien curieux: de nombreux Champagnes présentent un pH très proche de 3, et sont donc plus acides que les Proseccos!

Certes, les Proseccos sont généralement plus sucrés (la plupart sont des Extra Dry), mais si c’est l’acidité qui attaque l’émail, alors il n’y a guère de raison de faire de différence avec les autres mousseux, même Bruts. Sans parler du cidre.

D’un autre côté, les Britanniques consomment à présent beaucoup plus souvent du Prosecco que du Champagne. Les Belges aussi.

Hervé Lalau


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7 Proseccos de la GD au banc d’essai

Le Prosecco est « la bulle qui monte », en Europe. Depuis 2013, il s’en vend plus que de Champagne. Pour vous, nous avons testé l’offre présente dans trois grandes enseignes belges (Delhaize, Carrefour et Colruyt).

Petit rappel terminologique

Le Prosecco se décline en deux grandes familles: le Prosecco DOC (une vaste appellation de 23.000 hectares, s’étendant sur 9 provinces de Vénetie et du Frioul) et le Prosecco DOCG. Ce dernier est issu d’un territoire beaucoup plus restreint, divisé en plusieurs sous-dénominations: Asolo (au Nord-Ouest de Trévise)  et Conegliano Valdobbiadene (15 communes au Nord du   Piave, toujours en provence de Trévise), avec, en outre, quelques sous-types (Rive, pour 43 coteaux identifiés de Conegliano Valdobbiadene, et Cartizze, pour un bloc de 107 hectares sur la commune de Valdobbiadene). Les plafonds de rendements sont plus bas en DOCG.

Pour être complets, notons que le Prosecco produit non seulement du Spumante (celui qui nous intéresse aujourd’hui, et auxquel on pense généralement), mais aussi du vin frizzante et du vin tranquille.

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La zone de production des Prosecco (Photo Passion Prosecco)

Quelques remarques générales 

Les deux DOCG de notre échantillon (deux Conegliano Valdobbiadene, en l’occurrence) ont fait l’unanimité. Mais un de nos Proseccos DOC a fait jeu égal avec eux.

Plus important, pour la segmentation des produits, est le dosage, nous semble-t-il : quatre des Proseccos dégustés étaient de qualité Extra Dry (entre 12 et 17 grammes de sucre). Les trois autres étaient des bruts (moins de 12 grammes). Au goût, ceprenant, deux des trois nous ont parus proches de ce plafond, au point que la différence avec les extra-dry n’était pas si évidente.

Ceux qui préfèrent les vins très peu ou non dosés ne trouveront donc pas facilement chaussure à leur pied dans notre échantillon. Ceux qui s’attachent plutôt à l’équilibre du vin, ou n’ont pas d’a priori sur le dosage, seront plus à leur affaire. Sans oublier ceux qui apprécient le fruité mûr – une qualité du cépage Glera, au moins dans sa jeunesse. Un cépage qui prend parfois, pour moi, de faux airs de Chenin.

Les degrés d’alcool sont assez faibles (entre 11 et 12°)

Notons pour finir qu’il s’agissait a priori de vins issus de la méthode Martinotti (aucun en tous les cas, n’indiquait le contraire).

 

Notre classement s’établit comme suit :

-Trois produits de grande qualité,

-Deux autres, non dénués d’intérêt,

-Deux autres encore, sans vice ni vertu.

 

img_0589-2Les vins dégustés

Nos préférés 

Mionetto Prosecco Superiore Conegliano Valdobbiadene DOCG Extra Dry

Bulle assez fine, régulière. Au nez, ce Prosecco ajoute à la pomme une touche plus tropicale (ananas, mangue) ; le sucre (léger) et l’amer s’entrelacent, le contraste devient harmonie. Longue finale aux notes de rhubarbe. Un Prosecco très équilibré, où le dosage est très bien intégré (il s’agit d’un Extra Dry). 15/20

Delhaize

San Simone Perlae Leonis Brut Millesimato 2015 Prosecco DOC Brut

Belle effervescence. Nez très fin de pomme golden, bouche riche et crémeuse, avec quelques notes de tarte Tatin) ; beaucoup de vivacité en filigrane ; finale très longue avec une pointe d’amertume très agréable. Brut, dit l’étiquette, mais la différence avec le précédent n’est pas évidente. 15/20

Carrefour

Villa Antinoni Prosecco Superiore Conegliano Valdobbiadene DOCG Extra Dry

Bulle fine, cordon régulier. Le nez évoque la mirabelle ; la bouche, aux accents de miel et de fleurs d’acacia, est à la fois gourmande et croquante ; la finale revient sur les fruits jaunes, bien mûrs. Le sucre est très bien intégré. 15/20

Colruyt

Également appréciés

Borgo Santo Prosecco DOC Brut

Un Prosecco assez vineux, dans un style plus sérieux, moins exubérant. Quelques jolies notes de miel d’acacia, tout de même. Dommage que l’amertume ressorte un peu trop en finale. Pour ce Brut, nous avons bien identifié un caractère plus sec. A noter que ce vin est produit pra le même producteur que le Perlae Leonis, San Simone. 14,5/20

Carrefour

Baccio della Luna Prosecco DOC Brut

Peut-on être trop aromatique ? C’est la question que nous nous sommes posée, tellement le nez de ce Prosecco (poire, coing, miel) était exubérant – un de nos dégustateurs a dit « envahissant ». Rien à redire, cependant, sur la bouche assez grasse, crémeuse, presque beurrée.  Présenté comme Brut, ce vin ne nous a cependant pas semblé plus sec que les autres au goût. 14/20

Colruyt

Ni vice ni vertu

Martini Prosecco DOC Extra Dry

Riccadonna Prosecco DOC Extra Dry

Deux produits sans défaut, deux Proseccos marchands, mais assez simples et manquant un peu de relief. Ils ont cependant plu aux deux jeunes dégustatrices (20 et 25 ans) auxquelles nous les avons présentés: elles les ont trouvés gourmands et faciles à boire.

L’ami Marc me dit qu’il existe une autre cuvée de Prosecco Martini (étiquette argentée), qu’il a eu l’occasion d’apprécier. Dont acte.

Carrefour

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En conclusion

Cette dégustation a été une bonne surprise. Et compte tenu des prix constatés (entre 6 et 10 euros), on peut dire que le Prosecco n’est jamais vraiment une mauvaise affaire. Si les dernières années ont vu la consommation de bulles augmenter, un peu partout en Europe, c’est justement grâce à des produits comme ceux-là, que l’on consomme à présent tout au long de l’année. Et la vogue du Spritz n’a fait que renforcer un succès déjà bien amorcé.

Il serait bien sûr intéressant de pouvoir déguster une sélection de Proseccos de cuvées plus ambitieuses (dont certaines, assez rares, sont obtenues par la méthode traditionnelle). Curieusement, au vu de la progression des ventes, la promotion du Prosecco (autre que par les prix) est très faible. A titre personnel, je n’ai jamais pu participer à une dégustation professionnelle de Prosecco. Raison pour laquelle j’ai choisi de l’organiser moi-même, avec les moyens du bord.

Pour terminer, chers lecteurs, recevez mes meilleurs voeux pour le Noël qui arrive, que vous décidiez de l’arroser au Prosecco… ou pas.

Hervé Lalau (avec le précieux concours de Marc Vanhellemont)

 

 

 


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Entre deux fêtes, un peu de mixologie pinardière

L’art du cocktail… Pour peu que je puisse avoir une quelconque autorité en la matière, je précise toutefois que ce qui suit marque, à mon humble avis, une nouvelle tendance revenue par effraction dans ma vie. D’aucuns m’objecteront qu’il était temps que je m’aperçoive que la mode change depuis une dizaine d’année, du moins chez les jeunes, et que la mixologie (quel horrible mot au passage…) est aujourd’hui bien installée dans nos habitudes de consommation.

Sachez que je n’ai aucune prétention au regard du métier de barman, métier que je respecte au plus haut point d’autant que je l’ai exercé moi-même pour quelques mois. J’admire le barman, le vrai, celui qui se pique d’inventer à l’instant une boisson à la hauteur de la joie ou du désespoir de son client. Depuis le bon vieux kyr de mon enfance (au Bourgogne Aligoté bien sûr) et jusqu’au désastreux et plus récent mélange Sautertnes/Perrrier – non encore essayé, je l’avoue -, sans oublier le fameux spritz (Aperol, Prosecco, eau gazeuse, glaçons à profusion et deux tranches au moins d’une belle orange sanguine de Sicile) qui fait fureur et égaie mes séjours dans les villes italiennes, j’avoue de plus en plus me laisser entraîner dans le jeu du cocktail. À mes yeux, ce temps passé à les concocter, puis à les siroter, permet de faire un break, de sortir du train-train habituel qui veut qu’entre deux fêtes on s’emploierait obligatoirement à déboucher ses plus belles et plus onéreuses bouteilles pour prolonger un état quasi comateux.

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Cet été, le spritz d’un prince dans un grand hôtel cannois…

Et c’est là j’en conviens toute l’ambiguïté de cet article un peu vaseux. Je reste convaincu en effet que de toutes les vacheries que l’on inflige au vin en général, en plus de celles qu’on nous impose à nous pauvres buveurs par la force des choses, les queues de coqs (cocktails) à base de vin peuvent faire partie des pires saloperies. Mais ces petits jeux peuvent aussi révéler de vrais moments de bonheur. Cela étant dit, je n’irai pas jusqu’à affirmer que c’est une raison pour imposer aux cocktails vineux des vins de second ordre, des piquettes de supermarchés. Bien au contraire : sans forcément chercher ce que l’on a de meilleur dans sa cave pour composer un mélange des plus judicieux, il faut être capable de trouver en magasin un bon vin, le meilleur possible dans une gamme de prix que je qualifierais d’abordables, c’est à dire entre 8 et 12 €. Lorsqu’on y arrive, avec l’ardeur de celui qui cherche à faire plaisir (ou à se faire plaisir), on rassemble toutes les chances d’obtenir des résultats réjouissants, en particulier avec les vins à bulles, tel le Crémant.

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Le Pimm’s raté et trop chargé du Savoy

Dans l’art du cocktail où le vin joue un rôle, les pros ne sont pas toujours les mieux placés comme en témoigne ce désastreux Pimm’s au Champagne testé récemment à Londres en compagnie de mon fils dans le bar américain du Savoy. Le vin était nul et le barman pourtant archi titré et médaillé avait oublié le traditionnel ruban de peau de concombre qui fait toute la différence. Après les vendanges, pour remercier une amie chère venue me rendre visite dans mon gourbi sudiste, j’ai tout naturellement pensé aux vins de Limoux pour servir de base à mes élucubrations cocktailistiques. Cela tombait bien, car en plus de quelques bouteilles de Crémant de Limoux rosé Domaine J.Laurens achetées chez mon caviste, je venais de recevoir six échantillons du même domaine, propriété que j’ai l’honneur de suivre depuis quelques années et qui, soit-dit en passant, ne cesse de progresser.

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Mon spritz façon Blanquette de Limoux

Le spectacle allait pouvoir commencer ! D’abord avec la Blanquette (méthode ancestrale) du même domaine venue telle le messie en lieu et place d’un Prosecco peu amène disponible sur la place de Perpignan, j’ai pu réaliser sans me vanter l’un des plus beaux spritz de ma carrière ! Très légèrement sucrée, dotée d’une effervescence et d’une mousse des plus fines, élément qui manque parfois dans les vins best-sellers de notre sœur transalpine, cette Blanquette de Limoux à 90% Mauzac, cépage qui perd hélas du terrain en terre limouxine, a su revigorer mon spritz devenu ces temps-ci quelque peu morose faute de bulles adéquates pour étayer sa construction. Afin de ne pas trop noyer le vin, j’en ai profité pour tricher un peu en réduisant le nombre de glaçons et en limitant l’apport en eau gazeuse.

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Non content de ce résultat encourageant, j’en ai profité une seconde fois pour mettre le rosé à l’épreuve en lui offrant un mariage avec quelques cuillérées à café de fruits frais de saison, en l’occurence les derniers brugnons et pêches de vignes. C’était satisfaisant, certes, mais décevant en même temps sachant que ce Crémant de Limoux à majorité chardonnay (25% de chenin et 15% de pinot noir) est tellement agréable à boire seul… La même idée allait me servir à prolonger mes expériences. Quelques jours plus tard, je me procurais au marché une rare confiture de pêche que j’affectionne particulièrement et tandis que que j’ouvrai une bouteille du Crémant, devenu le classique du domaine (60% chardonnay), me vint l’envie de glisser dans la flûte une ou deux cuillerées de cette confiture.

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Mon Crémant se transformait subitement en un divin Bellini, bien meilleur que celui du très touristique Harry’s bar, haut-lieu du Venise touristique. Grisé par ce succès, lors d’une seconde tentative, j’ai même essayé de glisser deux ou trois gouttes d’Angostura à l’orange amère, juste pour voir : j’avais là une sorte de quintessence où chaque élément, le sucré, l’acide et l’amer avait sa part, son rôle à jouer. Si j’avais opté pour la traditionnelle Blanquette, le mariage eut été plus sucré et probablement plus décevant.

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Toujours est-il que je crois bien que ce soir-là nous avons vidé plus de deux bouteilles – ainsi qu’un pot de confiture – sans nous faire prier ! Y’a pas de mal à se faire du bien… Et mon amie est devenue illico accro au Domaine J.Laurens

Michel Smith

(Toutes les photos sont de Michel Smith)


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2015 Prospects for Loire Vintage – weather figures from Tours + gracie Franco!

End of a sunny day on the Loire near Saumur.

End of a sunny day on the Loire near Saumur.

There is optimism in the Loire, as well as other parts of France, about for the prospects for the 2015 vintage. It is still too early to make firm predictions as things can always go wrong at the last minute* and, although picking of the early varieties should start around the beginning of September, Cabernet Franc in Saumur, Chinon, Bourgueil etc. won’t start until the last week/10 days of September.

There is still time for the weather to turn bringing continuous heavy rain, with the danger of grapes splitting through a sudden abundance of water after long dry spells. Hail, too of course, remains threat. Speaking of which there have been high winds in Indre et Loire today with 5000 homes without electricity with the Loches area particularly hit – apparently Amboise and Tours have been less affected.

So, while we keep our fingers crossed, here are some weather stats from the Met station at Tours from June, July and August to date. Averages throughout are based on 1981-2010

June 2015
Rain: 28.9 mm (average – 46.1mm)
Max temps: 24.9˚C (average 22.8˚C) Hottest day: 35.7˚C (30.6) Max temps in 2003 – 28.8˚C
Sunshine hours: 310.6 (average 228.0)

July 2015
Rain: 14.0mm  (average: 53.2mm)
Max temps: 27.5˚C with hottest max: 37.5˚C (average: 25.5˚C
Sunshine: 256.4 hours (average: 239.4 hours)

August 2015 (to 23.8)
Rain: 38.6mm (average: 42.5mm)
Max temps: 27.3˚C (average: 25.4˚C)
Sunshine hours: 154.7 (average: 236.46)

Over each of the three summer months it has been drier, warmer and sunnier – with the marked exception of August so far. It would seem very likely that August’s rainfall in Tours, at least, will be above average by the time this month is out.

To date rainfall over the three months is well down on the average: 61.5 mm has fallen so far compared with the average of 141.8.

* Just like they can go right at the last minute as they did in 2014 with a very fine September.
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UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco – all apparently made by Veuve Clicquot…. 

Franco, Veuve Clicquot and Prosecco
Very pleased that our good friend and fine writer – Franco Ziliani picked up on my recent post on Veuve Clicquot and Prosecco. Franco’s post is here. 
Reflecting on Cheonceau

Reflecting on Cheonceau


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Summer shorts: Les Grandes Tablées + Veuve Clicquot – a major producer of Prosecco…..

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Just about a third of those at Les Grandes Tablées on Wednesday night (5th August)

Just about a third of those at Les Grandes Tablées on Wednesday night (5th August)

More diners @Les Grandes Tablées 2015

More diners @Les Grandes Tablées 2015

It was good to be invited to the 2015 edition of Les Grandes Tablées de Saumur-Champigny ten years after I was invited to the 2005 edition. Although it has grown enormously since then, the formula remains the same along with the friendly conviviality. Back in 2005 this was a one-day event now it is held over two days with all 6500 tickets sold out well in advance of the event.

As the 2014 edition had nodded towards Belgian cuisine, the Saumur-Champigny producers decided that in 2015 they should look across La Manche for inspiration.

I have to say that their interpretation of ‘classic’ British dishes was rather similar to a free jazz interpretation of a standard, especially the pork pie.

Part of the picnic with the 'interpretation' of a pork pie.

Part of the picnic with the ‘interpretation’ of a pork pie – slice of terrine (very tasty) and a separate piece of pastry.

Red fruits crumble

Red fruits crumble – much more authentic than the ‘pork pie’

François retired master baker now responsible for organising all the baking involved for Les Grands Tablées

François retired master baker now responsible for organising all the baking involved for Les Grands Tablées with a reviving glass of Saumur-Champigny

Not the 2010 as shown but the delicious 2014.

Not the 2010 as shown but the delicious 2014.

The 2014 Cuvée des 100 Saumur Champigny was the principal wine served during the evening and very delicious it was. However despite being very drinkable no-one amongst the throng of picnickers appeared to be drunk or at all disorderly.

Three  UK based wine writers blending into the background.

Three UK based wine writers blending into the background.

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Snap!: Veuve Clicquot and  Moneto Prosecco

Snap!: Veuve Clicquot and Moneto Prosecco

I am continually amazed by the amount of Prosecco that appears to be produced by Veuve Clicquot, which I had always understood to be a Champagne house and part of LVMH. UK supermarket shelves are now groaning with Prosecco flaunting yellow/gold/orange labels.

I can only assume that Veuve Clicquot have moved into the Prosecco market because of its current popularity. According to a study by Laithwaite’s, the UK’s largest mail order business, and published in The Drinks Business Prosecco is now the overwhelming choice for a marriage toast:

‘PROSECCO NOW WEDDING TOAST OF CHOICE

In the study, Laithwaite’s found that 63% of couples now toast their nuptials with a flute of Prosecco, compared to just 8% who raise a glass of Champagne.

According to Laithwaite’s, sales of the Italian fizz have grown by over 25% in the last 18 months, overtaking Champagne sales at weddings as far back as 2013.

English Sparkling wine is also giving Champagne competition, accounting for 5% of all sparkling wine drunk at UK weddings, with its popularity rising every month.’

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco

UK supermarket shelf with an array of yellow/gold/orange labelled Prosecco…oops I think there might be a Champagne amongst these but I can’t be sure – I’m so confused!

Ciro (right hand label) is not made by Veuve Clicquot instead by a small producer in Campania. Ciro received legal letters from Veuve Clicquot alleging that their label could be confused with Veuve Clicquot.  Moral of the story: Ciro should have called their sparkling wine Prosecco and presumably VC wouldn't have said anything.

Ciro (right hand label) is not made by Veuve Clicquot instead by a small producer in Campania. Ciro received legal letters from Veuve Clicquot alleging that their label could be confused with Veuve Clicquot.
Moral of the story: Ciro should have called their sparkling wine Prosecco and presumably VC wouldn’t have said anything.


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Bulles de Loire (3): Chenin faisant

J’ai deux bonnes raisons de me rappeler – en bien –  de la dégustation des Crémants de Loire et des Saumur organisée pour nous lors du Salon d’Angers. Merci Interloire!

Jim

L’ami Jim nous accueille chez Interloire, sur le lieu de la dégustation.

Primo, bon nombre de vins m’ont vraiment plu. Ce qui est assez rare chez moi, en matière de bulles (un bémol pour les rosés, mais ils n’étaient que deux; un trop dosé, l’autre trop soufré).

Secundo, je ne suis pas mécontent de constater qu’il peut y avoir une vraie spécificité des bulles de Loire. Je n’en étais pas forcément convaincu jusque là.

C’est surtout frappant dans les cuvées à fort pourcentage de Chenin, qui présentent une aromatique vraiment différente, riche, presqu’enivrante.

D’autres produits ont préféré le Chardonnay et le Pinot. Pourquoi pas, puisque le décret du Crémant de Loire l’autorise (ainsi que le recours aux deux Cabernets, au Pineau d’Aunis, à l’Arbois et au Grolleau). Mais je leur trouve généralement moins de caractère – ce pourraient être des Crémants de Bourgogne ou de Limoux, voire des Champagne, pour certains. Tant qu’à buller ligérien, je préfère encore que ça se sente…

Tandis que ceux qui misent sur le Chenin ont la plupart du temps ce petit goût de miel et de coing qui m’emmène sur les berges douces du Layon – tout en restant bien secs. Voire une pointe d’amertume – celle de la rhubarbe, notamment.

Voila pour l’impression générale, voici à présent mes favoris.

On notera qu’il s’agit aussi bien de négociants que de propriétaires – dont certains proposent également d’excellents vins tranquilles.

Pour les Saumurs:

De Neuville Cuvée Louis François **

Ackerman Cuvée Jean Baptiste Millésime 2010 ***

Château de Montguéret tête de cuvée 2013 brut ***

Louis de Grenelle Méthode Traditionnelle Brut ***

Bouvet Ladubay Cuvée Saphir Vintage 2012 **

IMG_5472Un de mes coups de coeur en Saumur

Pour les Crémants:

Domaine des Sanzay « Brut 400 » ***

Château de Passavant Cuvée Ancestrale 2011**

Domaine des Varinelles ***

Langlois Château Langlois Brut ***

Paul Buisse Brut

Domaine Cady ***

Château Pierre Bise ***

Château de Bellevue*

Pierre Chauvin

Domaine Dutertre

Domaine de la Bergerie **

Domaine de Bois Mozé Blanc Secret Brut & Nature **

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Un de mes coups de coeur en Crémant de Loire

 

Sur un total de 55 vins dégustés (dont 12 Saumurs), je trouve que c’est plus qu’honorable.

Mes 3 autres collègues de 5 ont à peu près le même avis (même si leurs préférés ne sont pas tous forcément les mêmes). Ce qui m’incite à croire an potentiel de croissance des bulles de Loire, aussi bien en France qu’à l’exportation.

L’enjeu: plus de choix pour plus de visibilité

Je n’ai pas pu ne pas penser à l’image renvoyée, ces dernières années, par les rayons bulles de la grande distribution belge, littéralement envahis par les marques de Prosecco ou de Cavas, tandis que l’offre de ligérienne se réduit le plus souvent à une seule référence – selon les accords de référencement, c’est soit Moncontour, soit de Chanceny (Cave de Saumur), soit Ackerman… Il faut les chercher! Un plus grand choix permettrait pourtant non seulement de donner plus de visibilité à la Loire qui bulle, mais aussi d’établir une gradation qui, actuellement n’existe pas ou plus – tous les produits proposés sont aux alentours de 8 euros, sauf promo. Et on ne trouve guère de grande cuvée. Faut-il parler de présence symbolique?

Sans doute les groupes qui les produisent n’ont pas la force de frappe d’un Martini ou d’un Codorniu, mais au plan du goût, leurs produits, même d’entrée de gamme, sont irréprochables (on ne peut pas en dire autant de tous les Proseccos ni de tous les Cavas, hélas). De plus, le nom de Loire reste valorisant. Il est lié non seulement au vin, mais au tourisme et à la culture. En outre, les bulles de Loire n’ont jamais été soumises à un discount aussi forcené que le Cava.

De là à ce que les acheteurs belges reviennent traîner leurs guêtres à Saumur…

Mais il n’y a pas que la Belgique. Et  il n’y a pas que la Grande Distribution.

Alors bon vent aux bulles de Loire!

Hervé Lalau


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Compiti delle vacanze «frizzante» sul lago

Bon, je vais vous épargner le détail sur la rengaine qui, dans les années 70, voulait qu’il neigeât un jour sur le Lac Majeur… « et le pauvre vin italien s’est habillé de paille pour rien… ». Amateurs de vieilleries, allez voir par ici. Honnêtement, avec le recul, il me semble que les paroles d’Étienne Roda-Gil pour Mort Shuman sont plus intéressantes que la ritournelle de ce dernier. Bref, si j’essaie de vous épargner tout cela, c’est parce que je suis en vacances et qu’il fait chaud. Lourd même.

De Laveno, vue sublime sur le lac et les Alpes. Photo©MichelSmith

De Laveno, vue sublime sur le lac et les Alpes. Photo©MichelSmith

Ce qui explique mon drôle de titre : Devoirs de vacances sur le Lac… à condition que mon traducteur ne m’ait pas trahi. Et en insistant sur l’aspect frizzante de ces devoirs très particuliers. Marc, toi qui pratiques l’italien mieux que moi, je compte sur toi pour me rassurer. Quant à vous, cher Lecteur, j’espère que vous me suivez !

Les ferries sillonnent le lac... Ici à l'approche de Laveno. Photo©MichelSmith

Les ferries sillonnent le lac… Ici à l’approche de Laveno. Photo©MichelSmith

Tantôt ambiance tropicale sans la musique ni les fruits qui vont avec, tantôt en phase fins de journées sublimes avec vues ennuagées à perte de montagnes, tantôt matinées éclatantes de soleil. Car sans compter les collines et les hauts sommets alpins qui se dessinent face à moi derrière la ville de Vernabia, je peux par moments discerner 5 à 6 monts culminant entre 3.000 et 4.000 mètres et plus. Ce panorama assez unique s’offre à mes yeux en permanence, avec de temps à autre une surprise de taille, le fameux Mont Rose qui tutoie le Mont Blanc avec ses plus de 4.600 mètres d’altitude. Si je vivais ici en permanence, pourrais-je me lasser un jour d’un tel spectacle ?

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Comme moi vous comptez probablement parmi les fanas de l’Italie. Dans ce cas, vous avez reconnu et probablement envié ma position : à 500 mètres d’altitude environ, au-dessus de Laveno-Mombello, bourgade d’opérette jadis connue pour ses céramiques. En d’autres termes, je loge provisoirement sur les rives lombardes du Lago Maggiore, à 20 ou 30 km de la frontière Suisse, face au Piémont. De ce magistral balcon, prêté par mon amie Nadia Lingero et son mari Alberto Piccoli, j’ai parfois l’étrange sensation de dominer le monde et d’avoir à mes pieds une mer rendue, grâce au vent, légèrement frizzante.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Aussi, pour retomber les pieds sur terre, me suis-je livré à un petit exercice tout simple qui consiste à me rendre chez le meilleur caviste du coin – Bruno Bottazzi qui dirige L’Enoteca de Besozzo en plus de parler admirablement le français – avec comme idée de me construire une mini dégustation sur le thème imposé «Lambrusco & cie». Advienne que pourra, je lui ai dit en substance «faites moi un bon choix de 6 bouteilles bien en dessous de 10 € en laissant tomber Franciacorta», appellation de style trop champenois déjà largement abordée dès les premiers pas de ce blog commun. Sitôt dit, sitôt fait je repartais avec mes devoirs dans un carton, de quoi me farcir quelques apéros  dans les grands verres genre Riedel prêtés par Nadia & Alberto.

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Dégustation sur la terrasse. Photo©MichelSmith

Ne comptez pas sur moi pour détailler la législation italienne en matière de bulles frizzante ou pas, qu’elles soient directement inspirées de la « méthode champenoise » ou de la « cuve close » style Charmat. Je suis en vacances, en conséquence prière de ne pas déranger mon cerveau. Cela dit, à propos de bulles ritales, je vous conseille chaudement le très documenté blog Mille Bolle de notre confrère Franco Ziliani. Bon, c’est en langue de Dante et il y présente souvent de nombreux vins français, mais le gars a des dossiers très précis sur toutes les appellations italiennes.

Six échantillons pour quatre retenus. Photo©MichelSmith

Six échantillons pour quatre retenus. Photo©MichelSmith

Retournons à l’objet de ma chronique. Voici les vins que j’ai aimés.

-Il ne plaît pas à tout le monde ce Lambrusco (IGT Emilia) « La Luna » de chez Ceci. Serait-ce à cause de la ficelle de chanvre qui retient le bouchon ? Et pourtant j’adore son grenat sombre et profond rehaussé d’un disque argenté, son croquant, son allure légère (11°) et quelque peu cavalière qui fait songer aux premières burlats d’un généreux mois de Mai à Céret, dans « mon » Roussillon. Oui, on a envie de cerise tant ce vin évoque un clafouti. C’est charnu, vif, frais et acidulé à souhait, parfait pour l’apéro. Pas cher : autour de 5 €. Mon préféré, et le prix n’a rien à voir dans ce choix car quand il s’agit de vin, je suis loin d’être pingre…

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-Également de Ceci, toujours Lambrusco, cette cuvée un peu plus bling bling « Terre Verdiane » étonne d’abord par sa bouteille d’une forme que l’on pourrait qualifier de conique. Un rouge également soutenu qui a gardé beaucoup d’acidité mais présente plus de longueur que le précédant. Si le premier était un vin destiné au clafouti, celui-ci aurait un rôle important à jouer dans et avec une soupe de fruits rouges. Son prix : 6,25 €.

Photo©MichelSmith

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Valdobbiadene (DOCG) Prosecco Superiore est l’appellation réservée à cette zone du secteur de Trévise, à une heure de Venise, où les trois pinots (blanc, gris et noirs) sont implantés en même temps que le chardonnay. Le vin n’est plus rouge, mais blanc. Discrètement millésimé 2012, il n’est plus frizzante, mais spumante. Voilà ce qui explique en partie que cette cuvée «Brunei» du Domaine La Tordera, qualifiée de brut et titrant 11°5, ait de faux airs de champagne : bulles fines, mousse persistante, souplesse en attaque, le vin a des notes d’amande grillée et de graines de courges torréfiées. Il est agréable, sans plus, me paraissant un peu trop gras et légèrement sucré. Tiens, il irait bien sur un poisson du lac, une perche ou une truite cuite en meunière ! Il m’a coûté 7,50 €.

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-De la même DOCG, ce « Mas de Fer » de la maison Andreola est un extra dry commercialisé à 8,30 € Lui aussi millésimé 2012 dans la plus parfaite discrétion – faut chercher sur la contre-étiquette -, mousse persistante notes d’angélique et de pomme verte, mais une finale sucrée qui se dissocie du corps du vin avec de faux airs de citronnade. Je n’aime pas trop, mais ça se boit… pourquoi pas en long drink comme les nombreux spritz que j’ai pu avaler au bord du lac. Je crois que ça vient d’Autriche – la Lombardie était autrichienne, jadis – et la recette est simple : une bonne dose d’Aperol noyée dans une autre large rasade de Prosecco et un peu d’eau gazeuse pour finir. Servir avec une paille, beaucoup de glaçons et une demie tranche d’orange de Sicile, si possible, sinon d »ailleurs.

L'heure du Spritz au bord du lac. Photo©MichelSmith

L’heure du Spritz au bord du lac. Photo©MichelSmith

À la bonne vôtre !

Michel Smith