Les 5 du Vin

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2018 VitiLoire: an enjoyable morning in Tours

Vitiloire_2018_A3sWe spent a most enjoyable Saturday morning (27th May) in Tours at VitiLoire.

It all started well as the SNCF were operating – there was no grève that day. Even better there was a special SNCF promotion for VitiLoire – Chenonceaux to Tours return for just 4 euros each. Furthermore there was full-on sunshine and clear blue skies.

After a quick coffee we started on VitiLoire just after 10am – the official start time. It is always good to get in early before the crowds arrive. First off a stroll around the stands along the Boulevard Heurteloup and in the Jardin de la Préfecture.  Time to chat with producers I missed seeing because my accident at the beginning of January on black ice precluded me going to the Salon des Vins de Loire.

All without exception were very pleased with the current state of their vines, which are growing fast due to the warm weather. Obviously hail is a threat. News of the hail storm which hit parts of Bordeaux the day before will have underlined the threat.  Indeed later in the day on Saturday around 6pm there was a violent storm at Epeigné-les-Bois featuring strong winds and briefly torrential rain but fortunately no hail. Unfortunately this week, although cooler, threatens unstable weather. As I type this there are distant rolls of thunder.

Current indications are that 2018 could well be a generous harvest. While producers need decent quantities this year after small harvests from and including 2012, it will be very important to avoid an excess volume resulting in dilute wines as was the case in 1992 following the severe frost of 1991.

In general flowering is predicted to start in the next ten days or so. Jean-Max Manceau, Domaine de la Noiré in Chinon, said he had seen the first signs of flowering the day before. Although this isn’t as early as the remarkable 2011 vintage the start of flowering in early June is still early. Promising news as an early harvests usually bring good quality, although this is not invariably the case especially if there is a lot of rot around at vintage time as there was in 2011.

Touraine Noble-Joué

Jérémie Pierru

2W-Astraly

I took the opportunity to taste Touraine Noble Joué from three producers – Rousseau Frères, Rémi Cosson and Domaine Astraly – formerly owned by Domaine Jean-Jacques Sard, who has now retired and now run by Jéreemie Pierru. Noble Joué is an unusual rosé being a blend of three Pinots – Gris, Meunier and Noir.When in a Touraine restaurant I often chose a Noble Joué as an apéro. Unfortunately they have recently often been hit by spring frosts. For instance, Cosson lost 80% of his crop in 2016 and 35% in 2017.

All the three Noble Joués the one from Michel Rousseau (50% Pinot Meunier, 35% Pinot Gris, 15% Pinot Noir)  was the most austere, while Rémi Cosson’s had the most concentration with Astraly’s ( 65 Meunier, 25% Gris, 10% Pinot Noir)  closer in style to Cosson with  a touch of sweetness, wild berry fruit and good length.

Julien & Justine Thomas

Julien et Justine Thomas, Domaine Thomas et Fils, Verdigny (Sancerre)

It was good to meet and taste the wines of Julien and Justine Thomas of Domaine Thomas et Fils in Verdigny (Sancerre).  They have 15 hectares of vines, which have been farmed biodynamically since 2012.

Although their red Sancerre is pleasant drinking, the whites are much much interesting. They showed three cuvées highlighting Sancerre’s three soil types. Up first 2016 Le Pierrier  from the limestone caillottes. This had attractive texture and precision. Next up 2016 Grand Chaille from vines on silex (flint). Again good texture, concentration and length but a currently a little closed in the finish. Lastly 2016 Ultimus from 40 to 60 year old vines on argile-calcere (clay limestone) vinified in oak barrels – spending six months on its lees. This is their most concentrated Sancerre with attractive texture and length but like the Grand Chaille currently closed in the long finish.

New Chinon Blanc

 

Silice - Chinon Bonnelière

 

I tasted the 2016 Silice the first Chinon Blanc from Marc Plouzeau – Château de la Bonnelière  Marc planted his 50 ares of Chenin Blanc in 2013 on a south facing site. This rich and concentrated wine is vinified in 600 litre barrels. There are some wood notes present but these I expect will soon blend in.

Rapport qualité-prix in Saumur-Champigny

Cedric+ BonneauDomaine la Bonnelière
Son of Anthony Bonneau helping Cedric Bonneau on their stand 

Domaine la Bonnelière in Varrains continues to offer remarkable value and quality with both their Saumur-Champigny Tradition (6€) and Les Poyeux (8.50€). The Tradition is currently 2017 and 2015 for Les Poyeux.

  Close up battery

 

 

 

 

 

 


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Après les blancs et les rouges, voici les Sancerre rosés

Quant on dit rosé, on pense tout de go à la Provence. Mais cette dernière n’a pas le monopole de la tendre couleur, bien d’autres régions la proposent, comme la Loire. Bien entendu, rien à voir avec la production méditerranéenne, là plus au nord, les équilibres sont quelque peu différents. Et parmi les appellations les plus réputées, choisissons quelques rosés de qualité – pourquoi pas à Sancerre?

Les Sancerre rosés ça existe, certains le savent, d’autres l’ignorent totalement. Pour ces derniers, apprenons-leur qu’ils sont issus du seul cépage Pinot noir en saignée ou en pressurage direct et élevé en cuve inox pour l’extrême majorité. Les sols à dominante calcaire leur génèrent une fraîcheur agréable qui met en évidence un fruité souvent épicé. Tendre, ils plaisent à l’apéritif. Mais nombre d’entre eux offrent suffisamment de densité et de longueur pour se retrouver à table pour bien accompagner une partie du repas ou plus. Ils comblent alors les convives de leurs saveurs délicates offertes sans chichi.

Voici quelques rosés pour le printemps ou l’été…

Et si d’aventure, il vous en restait par après, n’ayez aucune crainte, leur fraîcheur et leur densité leur permettent la garde, comptez une poignée d’années et une belle surprise au bout.

 

Domaine des Trois Noyers 2016 Sancerre

 

D’une jolie couleur abricot, il respire la pêche jaune et la mangue avant d’évoquer la framboise et la groseille, un rien de poivre souligne les notes fruitées. La bouche est d’emblée séduite par l’agréable fraîcheur et l’onctuosité de ce rosé délicat. On y retrouve le mélange de fruits jaunes et rouges du nez, épicés cette fois de curcuma. Densité et longueur, mais aussi fruité et fraîcheur, en font un rosé à la fois d’apéritif et de repas.

Ce petit domaine de 8 ha existe depuis 1966 et appartient à la famille Reverdy-Cadet. Il se situe à Verdigny en Sancerre au nord-ouest de Sancerre.

reverdy-cadet@wanadoo.fr

Domaine Michel Vattan 2016 Sancerre

 

Rose à reflets carmin, au nez de jus de grenade et de cerise sublimés par l’élégance d’un bouton de rose. Quelques senteurs minérales et un rien de fumé s’en exhale aussi. La bouche vineuse plaît tout de go. Sapide et saline, elle nous offre avec délectation un quartier d’orange confite dont l’amertume délectable de l’écorce renforce la fraîcheur. Vient encore une exquise cerise au marasquin poudrée de poivre noir. Un rosé particulier.

Un rosé de pressurage direct.

Le domaine situé à Maimbray, au nord-ouest de Sancerre, existe depuis 1930. En 3 générations, il est passé de 2 ha de polyculture à presque 10 ha de vignes. Initialement propriété de la famille Vattan, la propriété a été reprise en 2008 par Nathalie et Pascal Joulin qui y travaillaient depuis 2002. Leur fils Rémy les seconde aujourd’hui.

http://michel-vattan.com

Cuvée La Grange Dîmière 2016 Domaine Jean-Max Roger Sancerre

 

Robe rosée légèrement violacé, parfumée de gelées de framboise, de fraise et de groseille avivée par le trait un rien vanillé du citron vert. La bouche élégante nous fait songer à la fraise des bois et de framboise sauvage rafraîchies de fruit de la passion. Quelques pétales de rose et un brin de lavande ajoutent leur complexité à ce rosé de jolie soif.

Rosé de pressurage direct dont les Pinot Noir viennent des terroirs à silex. L’élevage se fait sur lies fines. La Grange Dîmière fait référence à une ancienne Grange aux Dîmes de Bué qui constitue la partie la plus ancienne du chai de vinification. Bué est le village d’origine de la famille Roger installée là depuis le 17e siècle. Aujourd’hui, le domaine couvre 26 ha en Sancerre. Jean-Max Roger y travaille avec deux de ses trois fils, Etienne et Thibault.

Pascal et Nathalie Joulin et leur fils Rémy photo Jim Bud

www.jean-max-roger.fr

Domaine Hubert Brochart 2016 Sancerre

 

Saumon pâle à l’écaille dorée, il hume les pâtes de fruits rouges où se reconnaissent le melon, l’abricot et la pêche teintés d’écorce de mandarine poivrée. La bouche gourmande savoure le charnu des fruits, se rafraîchit de leur jus, se régale des épices, cumin et paprika, qui le relèvent. Un rosé pour toute occasion.

Rosé de saignée de Pinot Noir qui viennent pour moitié des sols d’argile, le reste des terroirs à silex et des calcaires. Le domaine, créé fin 19e s, s’étend sur plus de 60 ha partagés entre Sancerre, Pouilly Fumé et Vin de Pays.

www.hubert-brochard.fr

Duc de Tarente 2016 La Cave des Vins de Sancerre

 

Rose aux reflets améthyste, nez d’agrume et de fruits rouges qui rappellent le kumquat, le cédrat, la groseille et la framboise avec un rien de sous-bois et de menthe fraîche. Un joli jus coule en bouche. Onctueux, il flatte les papilles par la douceur de sa texture. On y retrouve en pagaille, les fruits sentis. Réglisse et curcuma les soulignent et les font s’incruster dans l’assise minérale. Un rosé sapide et puissant.

Rosé de pressurage direct et élevage en cuve inox.

La Cave des vins de Sancerre, fondée en 1963, est l’unique coopérative de l’appellation Sancerre. Elle se compose de 92 vignerons adhérents répartis sur 12 communes.

www.vins-sancerre.com

La Rabaut 2016 Domaine Joseph Mellot Sancerre

 

Rose saumoné au nez d’agrumes confits très poivrés complétés de fruits rouges entourés d’un trait de réglisse. La bouche donne l’impression d’être sage, large et ample, bien équilibrée par une vivacité bien intégrée dans la densité fruitée. Cela donne envie aux papilles d’investiguer, de révéler avec plus d’intensité le fruit. Sans détour elles mettent en exergue fraise, grenade, orange sanguine, cerise, …Il leur suffisait d’un rien se concentrer.

Rosé issu de pressurage direct.

La famille Mellot remonte au 16e s, César Mellot était même conseiller pour les vins à la table de Louis XIV. Jadis liés, les Mellot se séparent en 1969. Edmond et Joseph Mellot font alors une scission de la maison Alphonse Mellot. Joseph Mellot reprend la suite du chai et lui donne son propre nom. Aujourd’hui, le domaine compte une bonne centaine d’ha répartis sur les principales appellations de Centre Loire.

www.josephmellot.com

 

Espérons que la saison estivale soit propice à la dégustation de quelques rosés de Sancerre. Frais, bien fruités, souvent vineux, ils peuvent égayer autant les apéros gourmands que les repas d’été.

 

 Ciao

 

Marco


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Central Loire Vineyards – 1990 – 2017

CrossSancerres

1990 - 2017a

The last 27 years has seen very considerably changes in the Central Loire Vineyards. With one sole exception it has been a tale of success and expansion. It is fascinating to compare the area planted in each of the Central Loire appellation in 1990 with the area planted in 2017.

An overall increase of 2451 hectares in production – a 77% increase – are the headline figures. However, the dramatic revival of appellations such as Quincy and Reuilly that in the 1970s and for much of the 1980s are perhaps the most interesting. The revival of Reuilly owes much to the late Claude Lafond, who had the vision to persuade the few producers to work together and to establish a common wine-making facility above the small town of Reuilly. It was similar in neighbouring Quincy where a common winery was built at the village of Brinay. These wineries are different from a cave co-operative. Here the producers make with guidance, keep and sell their own wine themselves. The facilities are shared but not the wine.

Equally the expansion of Menetou-Salon up by nearly 200% from 196 hectares in 1990 to 576 ha last year is impressive. Sancerre and Pouilly-Fumé have seen the largest increase in terms of hectares – 1032 ha and 580ha respectively.

Pouilly-sur-Loire – 100% Chasselas – is the only appellation in decline: slipping from 56 hectares planted in 1990 to just 27 last year. Doubtless those lost hectares of Chasselas have been replanted with Sauvignon Blanc – Pouilly-Fumé is so much easier to sell.

The changes in the Central Loire are in marked contrast with the contraction in the area planted with Melon de Bourgogne for Muscadet in the Pays Nantais. In 1990 all the Muscadet appellations covered 11,280 hectares – this doesn’t include Muscadet Côtes de Grandlieu which was promoted to appellation status in 1994. At its highest point Muscadet reached some 13300 hectares. By 2016 this area had dropped to a total of 8200 ha. Of these Muscadet Sèvre et Maine accounted for 6300 ha, Côtes de Grandlieu – 230 ha, Coteaux de la Loire – 150 ha.

Even with this sharp contraction Muscadet (820 ha) is still substantially larger than the whole of the Central Vineyard combined – 5750 hectares.

 

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Andrew Jefford on Sancerre and Pouilly-Fumé – all things are not equal

The cross above Chavignol with 

the often present Sancerre in the distance

 

There is a very good post (Sancerre and friends) by Andrew Jefford on decanter.com today. Not a surprise that Andrew’s article is good. No the surprise is that this is the first time that such a long established wine writer has visited Sancerre, Pouilly-Fumé and the other Central Loire appellations. Andrew has been covering wine for over 30 years now and starting before areas like Argentina, Australia, Chile and South Africa have risen to prominence.

Whatever – it is clear from  Andrew’s photos that he visited Sancerre during the autumn. Hopefully he enjoyed the often magnificent show of autumn colours that this most picturesque and spectacular Loire provides. 

As ever Andrew’s observations are acute noting that good whites from here do not have the obvious Sauvignon Blanc characteristics, the differences in terroir between Pouilly and Sancerre as well as the Kimmeridgian Crescent that starts in Champagne passes through Pouilly, Sancerre, Menetou-Salon and is below ground by the time it reaches Quincy. 

The differences between Sancerre and Pouilly? Taste-wise not at all easy. I suspect in a blend tasting it would be more down to pot luck for me.  The differences that are most apparent are geographical and topographical. Sancerre clearly has a bigger area that is suitable for vines. More importantly, I think, it has in the town of Sancerre a real focus and centre that Pouilly sorly lacks. A very significant proportion of Appellation Sancerre faces Sancerre town. 

In contrast the vineyards of Pouilly run north to south. This probably wouldn’t matter if the appellation had a recognisable centre. After all Burgundy’s Côte d’Or also runs north to south but has lively Beaune to provide a focus for both the Côte de Nuits and the Côte de Beaune. Pouilly-sur-Loire is very sadly moribund and increasingly so. This is in very stark contrast to the lively and thriving town of Sancerre. The glory days of Pouilly-sur-Loire, when it was a staging post on the Route Nationale 7 – the road southwards to the sunshine and immortalised by Charles Trenet – are very long gone.

Pouilly-sur-Loire suffers from the curse of the Autoroute 77, which by-passes the town, and has gradually drained away its lifeblood. My guess is that most residents do their shopping in supermarkets of Cosne or in La Charité. 

Sancerre has also been blessed with a series of dynamic producers and leaders, who from the 1950s have traveled to sell their wines. Initially to Paris and then more recently around the globe. These include the Mellots, the Bourgeois, Vacherons, Jean-Max Roger, Vincent Pinard and others

Once again, in contrast, Pouilly has few obvious leaders. Certainly the late Didier Dagueneau had a strong personality with equally strong views but was really a rebel with a cause – as likely to chastise his colleagues as to lead them. Baron Patrick de Ladoucette is Pouilly’s leading producer in terms of vines planted. He appears a distant aristocratic figure. In just under 30 years I have met him once – a rather strained visit and meeting with the great man at Château de Nozet.     

It is surely significant that when the Bureau du Central Loire was founded, Pouilly preferred for a number of years not to join the organisation. The Pouilly producers have, however, got together for their wine centre – La Tour du Pouilly-Fumé. Sancerre has its Maison des Sancerre.

Finally in the Anglophone world Sancerre is much easier to pronounce than Pouilly-Fumé.

 

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        Orange whine


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Pourtant, d’habitude, je n’aime pas le Sauvignon

Mais ces quelques Sancerre m’ont plu. Peut-être parce qu’ils n’offraient pas ce goût de pamplemousse/thiol qui standardise le vin, mais qui plaît au consommateur « moderne ». Ici, pas de ça, mais du VIN, de la structure, de la fraîcheur, de la densité, de la longueur, et plein d’autres choses qui nous ravissent autant le palais que l’âme. Les voici:

 

Terre de Maimbray 2016 Sancerre Domaine Pascal et Nicolas Reverdy

 

La robe blanc vert aux reflets opalescents ne laisse pas l’œil indifférent. Le nez lui préfère le silex qu’il éclate pour en faire jaillir des senteurs d’humus, de terre humide. Terreau dans lequel pousse un bouquet composé de fougère, de rose, de jasmin et de frésia. Quelques zestes d’agrumes par leur fragrance leurs parfums. La bouche offre une jolie maturité à l’accent ensoleillé dont la suavité semble presque sucrée. Mais certes sec, ce vin, tout en potentiel, nous apporte déjà quelques indices sur sa complexités aujourd’hui sous-jacente. Fruits blancs, épices douces, fleurs délicates peuplent la longueur et nous dévoilent le plaisir à venir.

La parcelle de Sauvignon se situe près du village de Maimbray, d’où le nom de la cuvée. Le sol s’y compose de calcaire et est appelé terre blanche. Élevage sur lies fines pendant 6 mois  reverdypn@wanadoo.fr

Le Chant de l’Orme 2015 Sancerre Domaine Pierre Morin

 

Vert jaune pâle. Un nez de pomme golden étoilé d’une tranche de carambole maculée de marmelade de poire douce. On y ajoute encore les exotiques goyave et litchi, un soupçon d’agrume. La bouche pleine, fraîche, croque les fruits sentis, y ajoute quelques baies encore comme la groseille et la mirabelle. Un rien d’épices vient souligner le transport fruité. Une pincée de poivre, une touche de cumin, un trait de réglisse, en renforce la saveur.

Les vieilles vignes de Sauvignon poussent dans les caillottes, sol de cailloutis calcaires. L’élevage se fait en barriques. morin.perefils@orange.fr

La Baronne 2014 Sancerre Domaine Bernard Fleuriet et Fils

 

Le vert doré lumineux nous engage à le respirer. Tout de go un bouquet fleurs blanches vient flatter le nez avec piqués entre les corolles quelques pommes, poires et prunes saupoudrées de poivre et de cumin. La bouche offre d’entrée des impressions salée et anisée qui nous font penser à une note d’absinthe, à l’armoise qui folle pousserait entre les vignes au moment de la floraison. S’en échappe un mélange subtil de saveurs fortes et délicates.

Sol calcaire planté des plus vieilles vignes du domaine. Vinification et élevage en barriques pendant 1 an. www.fleuriet-sancerre.com

Génération Dix-Neuf 2014 Sancerre Domaine Alphonse Mellot

 

Vert jaune brillant, il a le nez en fleur d’amandier nuancé d’aubépine ombré de poivre blanc. Vient aussi de la rose blanche au doux parfum adouci encore d’asparagus. Cela nous rappelle les senteurs fraîches et délicates respirées dans un magasin de fleurs bien fourni. La bouche reprend les délicats effluves tout en ajoutant de la gourmandise à l’élan floral. Un mariage qui réjouit les papilles absolument subjuguées par cette construction particulière.

Les vieilles vignes de La Moussière dont l’âge dépasse les 87 ans sont plantées à 10.000 pieds/ha dans un sol de marnes (les caillottes) sur calcaires du Kimméridgien supérieur. Fermentation en cuve tronconique de 900 litres. Élevage sur lies fines de 10 à 12 mois. www.mellot.com

Edmond 2014 Sancerre Domaine Alphonse Mellot

 

Blanc vert aux reflets jaunes, un nez qui sent la fraîcheur d’un matin couvert de rosée au moment où le soleil lève dans ses vapeurs délicates des senteurs de pommiers, d’herbes folles, de verveine et de poivre. La bouche onctueuse rappelle les gelées de groseille, de poire et de pomme relevées de quelques gouttes de citron jaune. Une écorce d’agrume vient apporter sa subtile note amère et renforce ainsi la sage vivacité de ce vin qui nous promet encore de beaux lendemains.

La Cuvée Edmond est élaborée à partir d’une parcelle de vieilles vignes de La Moussière âgées de 40 à 87 ans. Fermentation pour 60% en fûts neufs, 20% en fûts d’un vin et 20% en fûts de deux vins, à des T° comprises entre 18 et 24°C. Élevage de 10 à 14 mois sur lies fines avec batonnages réguliers.

Petit bémol pour Alphonse Mellot et fils

 

Bon sang, que ces bouteilles sont lourdes ! Faut-il ça pour différencier un bon Sancerre d’un sauvignon de Touraine, de Nouvelle-Zélande ou d’ailleurs? Le flacon pèse 1,10 kg, alors qu’une bouteille normale du même type fait 500 grammes. Mais je suppose que les vignerons qui adoptent ce genre de contenants ont les meilleures raisons du monde…

 

Ciao

 

Marco


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Central Loire Vineyards: forthcoming events

Events: 14th August to 9th September 2017 

Plenty of events here for the diaries of those of you in the Central Loire vineyards for the next month or so. 

 

 

 

 

 

 

Exhibitions:

 

NouveauOs


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Clos Rougeard & Château de Sancerre: two headline Loire purchases

NadiFoucaultasNady Foucault tasting in the
Clos Rougeard cellar in 2009

BureauduRégisseurs

 

There have been two recent purchases of well-known Loire domaines that have hit the headlines. Firstly Maison Ackerman buying Château de Sancerre from the Campari Group, who have decided to divest themselves of all their still wine portfolio. Then at the end of last week came the long-awaited confirmation that Martin and Olivier Bouygues, owners of Château Montrose in Saint Estèphe, have bought Clos Rougeard from the Foucaults.

One of these deals makes obvious commercial sense whereas for the other the advantage is, I think, more questionable.

Ackerman, the most important Loire owned négociant in the valley and since early 2015 part of the group Terrena, has pursued an expansionist policy. Acquisitions over the past few years include in 2015 the 110-hectare Château de Varière in Brissac-Quincé, which has vineyards in a number of Anjou appellations including the Quarts de Chaume and Bonnezeaux. It also includes the 40-hectare Domaine de la Perruche in Montsoreau for Saumur and Saumur-Champigny.

Previously Ackerman bought the sparkling wine producer Monmousseau based in Montrichard in the Cher Valley in 2011 and the Celliers du Prieuré based in Saint-Georges-sur-Loire in 2014.

The purchase, which is subject to a final administrative approval, of Château de Sancerre gives Ackerman 55-hectares in the Loire’s best known and successful appellation. The deal completes Campari’s sale of its still wine businesses – Sella & Mosca and Teruzzi & Puthod in Italy and Casa Lapostolle in Chile. It is welcome that an important Sancerre domaine returns to a company based in the Loire.

In contrast I have to wonder a little about the Bouygues brothers buying Clos Rougeard, especially over the long term. There is no doubt that through the efforts of the late Charly Foucault and his brother Nady, this small domaine has become the most iconic Loire estate with their wines now fetching higher prices than any other Loire domaine. Equally there is no doubt that together Charly and Nady and previous generations of the Foucaults made lovely wines. I still remember an amazing afternoon in the the magical cellar at Chacé tasting/drinking a 1937 ‘Saumur-Champigny’ followed by a 1921 ‘Coteaux de Saumur’.

Ouest-France yesterday speculated that it cost the Bouygues brothers 14 million euros to clinch the deal. The paper’s credibility is slightly undermined here by captioning their photo of the two brothers in their cellar at ‘Macé’ when it should be Chacé. Jane Anson in Decanter reports that Hervé Berland, CEO of Château Montrose in Saint-Estèphe will now also oversee Clos Rougeard with Nady Foucault remaining as consultant.

It remains to be seen how much Nady, at retirement age, will actually be involved and for how long.  You can promise to continue the traditions and methods of the Foucaults but what of their inimitable personalities? Without their touch and presence will the Clos Rougeard wines still be seen as extraordinary? The Les Poyeux vineyard, for example, is not a monopole. In years to come will the Clos Rougeard Les Poyeux be seen as worth so much more than Les Poyeux from Antoine Sanzay or Bonnelière (Bonneau family)? Furthermore this sector of Saumur is frost prone.

It all remains to be seen. The Loire needs internationally renowned producers….à suivre….

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Part of Les Poyeux

 

Buddhaas

 

JIM BUDD