Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


Poster un commentaire

14 juillet… à Vacqueyras, bien sûr!

Le 14 juillet, c’est la fête nationale, mais c’est aussi, cette année, la date de la Fête des vins de Vacqueyras. L’occasion d’y déguster les vins de ce joli cru du Vaucluse (et d’autres), autour de groupes folkloriques et d’un grand repas champêtre qui réunit plus de 850 personnes chaque année ! On n’y croisera sans doute pas de chars Leclerc, ni de légionnaires en képis blancs (quoique), mais on y boira bon.

 

Plus d’info: http://www.fetedesvins-vacqueyras.fr/ 


16 Commentaires

25 ans de Vacqueyras… et maintenant?

La semaine dernière, les vignerons de Vacqueyras ont dignement fêté les 25 ans de leur cru en présentant à la presse une rétrospective par dégustation verticale interposée. C’était d’autant plus courageux que manifestement, les vins des années 90 n’étaient pas forcément conçus pour la garde; aussi certains ont ils mieux traversé le temps que d’autres – ce n’est pas qu’une question de décennies, sans doute plutôt une question de conservation. Par ailleurs, la maîtrise des températures de vinification s’est améliorée ces dernières années, ce qui n’a pas pu nuire.

Mes trois préférés, dans les millésimes de plus de 10 ans: Le Sang des Cailloux, dans les millésimes 1992 et 1997, tout deux étonnamment frais pour leur âge, et le Domaine de la Monardière Vieilles Vignes 2003, qui a su échapper au piège d’une année très chaude.

Vacqueyras1

Le plateau des Garrigues, un des terroirs de Vacquéras, et ses galets. Au fond, les Dentelles de Montmirail (photo (c) H. Lalau 2015)

A table, sur des plats aux truffes amoureusement concoctés par Guy Julien, le chef de La Beaugravière, à Mondragon, dont c’est la noble spécialité, ces vins se sont tout à fait bien comportés. Mais je dois à la vérité de dire que d’autres cuvées anciennes, comme le Seigneur de Fontimple 1995 ou le Montvac 1993, que j’avais écartées à cause de leur sécheresse, m’ont agréablement surpris.

Vacqueyras2

Un des « vieux » rescapés du temps (Photo (c) H. Lalau 2015)

 

J’ai eu cependant beaucoup plus de plaisir, en moyenne, avec les millésimes plus récents: Montvac 2009, et Mas des Restanques 2005, notamment, sans oublier le petit jeune de la bande, le Chapoutier 2014.

Ce qui m’a été confirmé dès le lendemain avec une deuxième dégustation, celles des millésimes à la vente (de 2010 à 2014).

Sur la quarantaine de vins présentés, sans surprise, le taux de vins intéressants (ou tout simplement, buvables) est plus élevé que dans les vieux millésimes.

Il faut cependant faire le tri entre les millésimes – à l’évidence, 2014 parait plus faible. 2010 et 2012, par contre, m’ont emballé.

Voici mes préférés.

Vacqueyras5

Un de mes favoris: La Fourmone (ici en 2011)

Le domaine Sang des Cailloux – un domaine dont j’ai apprécié tous les millésimes présentés, et tout particulièrement le 2012.

La Monardière – très régulier également, avec une petite préférence pour le 2010 (Cuvée les Deux Monardes).

La Charbonnière (en 2012 comme en 2013)

La Fourmone (Cuvée Les Ceps d’Or 2011)

La Fontaine du Clos (pour son Castillon 2013, vif, sur les épices et le fruit noir)

Montvac (pour sa cuvée Variation 2012)

Vignerons de Caractère, Cuvée Eternité (aussi bien pour le 2007, très expressif, que pour le 2012, à la belle matière, au boisé présent mais bien fondu).

Ouréa (Cuvée ‘O 2013)

 

Vacqueyras3

Pas mal, pour une coopé – oh, le vilain a priori: c’est un beau vin, un point c’est tout! (Photo (c) H. Lalau 2015)

Un petit cran en dessous, mais toujours très plaisants, je classerai Laurus 2011, Brunely (Cuvée Tour aux Cailles 2013), Font Sarade (Premier Vin 2014) et le Clos des Cazaux 2011.

Mais que peut-on attendre d’un Vacqueyras, au juste?

En rouge, sans doute pas la corpulence et la générosité d’un Châteauneuf du Pape ou d’un Gigondas (sauf exceptions – n’oublions pas que les aires des deux derniers se touchent); mais du fruit, du nerf, de l’équilibre; et dans les bonnes années, de la profondeur. Des tannins parfois sévères, mais souvent justes. Sans oublier, et ce n’est pas à négliger, un bon rapport qualité-prix.

La stratégie du cru semble d’ailleurs avoir été payante, puisque les surfaces homologuées ont doublé en 25 ans, pour atteindre environ 1500 ha. Dans le même temps, les rendements ont baissé – de 38hl/ha à 30hl/ha.

La production moyenne est de l’ordre de 44.000 hl, dont environ 40% sont exportés.

On ne peut cependant se contenter de raisonner en termes généraux: il faut à la fois tenir compte de l’effet terroir (les trois grands types de sols), et de l’effet producteur (assemblages, élevage).

En termes de sols, Vacqueyras en recèle de trois types:

  • Le plateau des Garrigues – des cailloutis alluvionnaires, en terrasses, déposés par l’Ouvèze. Un sol qui favorise l’élaboration de vins rouges puissants et très aromatiques.
  • Les safres et marnes, alternances de grès fins, appelés localement « safres » et de marnes sableuses bleues et grises, sur calcaire. Les safres sont plutôt favorables aux vins rouges et les marnes aux vins blancs
  • Les calcaires blancs et gypses, en éboulis -excellents terroirs de rouges comme de blancs, mais assez minoritaires sur l’appellation.

 

Coupe géologique (Vacqueyras) / Geological profile (Vacqueyras)

Coupe géologique des sols de Vacqueyras 

En termes de cépages, le Roi s’appelle Grenache, la Reine Syrah. J’avoue cependant un petit faible pour les cuvées comprenant une bonne part de mourvèdre, mais je n’en fais pas une obsession.

En blanc, c’est selon; excusez la banalité, mais l’assemblage (notamment la proportion de viognier et de clairette) me semble influencer grandement le résultat, de même que l’élevage. Bien difficile de donner un avis général.

Dans cette couleur (qui reste très minoritaire dans l’appellation), j’ai apprécié le Seigneur des Lauris 2013 (Arnoux), La Fourmone Cuvée Le Fleurantine 2014, sans oublier le Sang des Cailloux… 1997, auquel je donnerais 15 ans de moins.

Vacqueyras4

Et une belle cuvée de négociant (Photo (c) H. Lalau 2015)

Par ailleurs, quelle que soit la couleur, 2015 s’annonce très bien, si j’en juge par les échantillons dégustés au Sang des Cailloux; à la fois nerveux, gourmands et complets; de plus, la maîtrise des vinifications ne fait que progresser. On devrait donc entendre parler, et en bien, de Vacqueyras dans les années qui viennent…

 

Hervé Lalau

 

 


9 Commentaires

Rhône : Montirius, en quête de Minéral

Comme souvent en ce moment, le voyage commence dans l’allégresse matinale sur cette route là. Fuir le bureau et les soucis de la vie. Avec, au début, pour seules perspectives, d’étranges sculptures dues à l’érosion. On appelle ça des orgues. Une sorte d’allée buissonnière partant de la cathédrale (simple église en réalité) d’Ille-sur-Têt qui va me permettre une fois de plus de grimper à l’assaut du Fenouillèdes.

En route vers Trilla... Photo©MichelSmith

En route vers Trilla… Photo©MichelSmith

Un peu plus haut, ne pas oublier de ralentir pour négocier les virages aveugles tout en profitant d’échappées inédites et spectaculaires sur la Canigou. Une partie de cachecache : tantôt les Corbières et sa vigie (Quéribus), tantôt le Golfe du Lion esquissé dans son lointain brumeux. Route étroite vers la fin du parcours, parsemée de cistes, de bouquets d’immortelles, de lavandes et de thyms entre autres plantes identifiables par l’ignorant botaniste que je demeure en dépit de toutes ces années d’errements dans l’intrigante garrigue pierreuse qui fait la majeure partie de nos terres du Sud. En fermant les yeux, on pourrait se croire aussi bien dans l’arrière-pays de Montpellier, sur les contreforts des Cévennes gardoises ou encore sur ces chemins chantants et parfumés conduisant à la muraille rocheuse à qui l’on donne le joli nom de Dentelles de Montmirail. Comme ça tombe bien !

Les Dentelles. Photos©MichelSmith

Les Dentelles. Photos©MichelSmith

Si je pense à ces Dentelles malgré la distance qui m’en sépare – au bas mot quelques 350 kilomètres – c’est que j’arrive bientôt au but de mon déplacement pépère. Je suis en vue du minuscule village de Trilla jadis cerné de vignes et c’est là que m’attend une dégustation de Montirius blanc, un domaine justement situé au pieds des fameuses Dentelles. Trilla, c’est le lieu d’échouage d’un couple que j’adore tant pour son hospitalité que pour l’acharnement qu’il déploie à faire découvrir ce lieu paisible qui mérite plus d’une excursion. La chose est encore plus visible lorsque les habitants se plient en quatre pour leur fête locale, cette année le 18 Juillet, doublée d’une formidable exposition vivante consacrée au Vieux Cépages, où les vignerons d’ici et d’ailleurs, viennent partager leurs productions et faire goûter qui leurs vieux carignans, qui leurs terrets ou leurs œillades. Une journée de concerts improvisés, de dégustations à tout rompre, de pique-niques sauvages, de rires déployés auxquels je me joins volontiers. C’est pour bientôt donc, et inutile d’insister pour vous dire que nous comptons sur votre présence.

Le cailloux responsable du goût dans le vin ? Photo©MichelSmith

Le cailloux responsable du goût dans le vin ? Photo©MichelSmith

Flyer verso 15

Le couple en partie responsable de tout de tohubohu autour du vin n’est autre que celui formé par Mechtild et André Dominé débarqués d’Allemagne il y a 30 ans. Lui est un journaliste et écrivain spécialisé dans le vin et très actif dans son pays d’origine, elle est saxophoniste amateur dans une troupe de copains, jardinière émérite, conseillère municipale et reine de la couture entre autres passions. Ensemble, ils vous reçoivent chez eux avec les égards que l’on doit aux vrais amis, dans la décontraction la plus totale. Ce jour-là, André avait manigancé une dégustation verticale autour d’une cuvée-phare du Domaine Montirius, connu pour ses vins en biodynamie d’appellation Gigondas (rouges) mais aussi pour ses Vacqueyras (blancs, rouges, rosés). C’est dans cette dernière AOP qui ne compte que 3% de vins blancs que se construit la cuvée Minéral du domaine, à partir de vignes de garrigues, un assemblage de grenache blanc, roussanne, d’un côté, bourboulenc (50%) de l’autre, le tout sans élevage bois. Mais vous en saurez beaucoup plus en allant sur l’excellent site proposé quatre lignes plus haut. Quelques bons camarades assistaient à la dégustation qui s’est déroulée en silence, les nez plongés dans de sublimes verres Lehmann créés pour les rouges par le sommelier Philippe Jamesse.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Je ne vais pas rentrer dans le débat sur la minéralité – cela risquerait de nous mener trop loin -, mais sachez tout de même que ce mot s’est imposé aux propriétaires du domaine au fur et à mesure qu’ils goûtaient les vins de cette cuvée au tirage moyen de 5.000 exemplaires par an. On attaque la remontée dans le temps par un petit blanc de mise en bouche de 2014, La Muse Papilles, sur le fruit et la fraîcheur, pas très long en bouche, mais bien agréable dans le sens où il va aiguiser mon palais. Le premier vin de la série Minéral est un 2014 qui se veut très fin au nez dans le registre pierreux et grillé. Nette clarté en bouche, de la luminosité, de la hauteur, matière serrée mais pas étriquée, pointe de salinité et une finale proche de la peau du raisin.

Les dégustateurs. André Dominé est le seul pieds nus. Photo©MichelSmith

Les dégustateurs. André Dominé est le seul pieds nus ! Photo©MichelSmith

Question plaisir immédiat, le 2013, bien articulé sur la fraîcheur et l’éclat, nous offre un nez plus ouvert sur le pierreux de la garrigue avec une touche florale qui évoque un buisson de genêts au mois de mai. Le vin paraît aussi plus long en bouche. Avec le 2012, la robe semble plus dorée, tandis que le nez s’affine encore sur le même registre calcaire de la garrigue. La rondeur est plus présente, la longueur un peu moins (mais ce n’est qu’une impression, me semble-t-il), alors que la finale se dessine sur des notes assez complexes de miel de garrigue et de tarte meringuée au citron, l’ensemble me paraissant bientôt prêt à boire.

Prêt pour la verticale. Photo©MichelSmith

Prêt pour la verticale. Photo©MichelSmith

Le 2011 donne de manière inattendue une impression d’évolution. La sensation de minéralité est moins aigue, plus glissante, plus fluette et quelque peu saline, du moins à l’attaque en bouche. Puis on a un aspect moelleux (non sucré) qui prend le dessus, des notes de paille, ainsi qu’une légère lourdeur alcoolique jusqu’en finale. Le 2010 offre une robe soutenue, plus dorée, tandis que le nez est plutôt fermé, discret. Sensationnel en bouche, le vin a une matière imposante, une grande persistance et une fraîcheur qui surélève le vin, le portant bien haut vers une finale parfaite quelque peu gironde. Le vin a de quoi tenir et je lui donne ma meilleure note, soit quatre étoiles. 2009 ne démérite pas en dépit de son nez évolué proche de la cire d’abeille. Très épais en bouche, un poil lourd au début, il se redresse vite pour monter en puissance vers de jolis sommets de complexité et de longueur. Magnifique finale, il obtient lui aussi quatre étoiles bien qu’étant plus musclé que 2010.

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith

Il a fallu deux bouteilles pour venir à bout d’un étrange 2008 à la robe ambrée. Impression décevante et même liégeuse sur la première bouteille ; pas de grand intérêt avec la seconde, c’est un millésime qui semble à part, sans grand complexité, ni grand chose à raconter. À moins que quelque chose ait flanché à la vinification ou à la mise… 2007, renoue avec une belle blondeur de robe. Le nez a un peu viré vers la réglisse et quelques notes lactiques. Certains le voient large et floral, je le sens pour ma part non dénué de fraîcheur, mais plus sur des notes de zeste de citron en rétro-olfaction, tendu et tannique, tandis qu’il est bien long en bouche. 2006 livre une robe dorée assez classique. Il semble assez fermé et dur. Peut-être qu’après une mise en carafe… Reste que s’il est mieux noté que 2008, il déçoit quelque peu.

Les dégustateurs à l'ouvrage. Photo©MichelSmith

Les dégustateurs à l’ouvrage. Photo©MichelSmith

Tout change avec le millésime 2005 : on retrouve une tonalité presque juvénile, sans trop de reflets cuivrés. Le nez s’offre avec grâce : épices, boisé, garrigue, tabac blond… C’est dense et bien épais en bouche, volumineux, heureusement marqué par un bel éclat de fraîcheur et, comme toujours, assez persistant en bouche avec une finale fraîche qui laisse une belle impression de jeunesse. Il fait partie des trois vins notés quatre étoiles. Ce n’est pas le cas de 2004, robe évoluée, quelque peu orangée, que je n’ai pas bien noté pour un goût que j’ai trouvé caramélisé mais qui a intéressé d’autres dégustateurs.

La cuvée Minéral au fond du verre. Photo©MichelSmith

La cuvée Minéral au fond du verre. Photo©MichelSmith

Trois millésimes bien notés donc, pour ce qui me concerne avec, dans l’ordre : 2010, 2009 et 2005. Preuve s’il en était besoin de souligner ce qui fait désormais partie de mon crédo : au grand dam de certains spécialistes qui persistent à croire le contraire, nous sommes de plus en plus nombreux à remarquer l’énorme potentiel qualitatif des terres et des cépages blancs dans le Sud de la France. Que cela plaise ou non, du Roussillon à la Corse, en passant par le Languedoc et la Provence, le grand Sud prouve de plus en plus qu’il est capable de produire de prodigieux blancs, les meilleurs étant bien soutenus par une belle acidité. Quand on constate les prix démentiels de la plupart des vins de Bourgogne, et la difficulté que l’on a à se procurer les meilleurs d’entre eux, il me semble qu’il est grand temps pour un amateur de tourner son regard vers le Sud (sans oublier la vallée de la Loire)  où de grands blancs sont en devenir dans des cadres à couper le souffle.

Michel Smith

Photo©MichelSmith

Photo©MichelSmith


4 Commentaires

Un amour d’Amouriers

Il y a des vins qui incitent à l’introspection, à la méditation. Arbitrairement, je rangerai dans cette catégorie quelques grands Médocs des familles.

Il y aussi des vins qui incitent à l’amour.

Comme ce Vacqueras du Domaine des Amouriers 2010, cuvée Signature, qui me ramène sa fraise, ses épices douces et sa pâte d’olives, au moment même où j’écris ces lignes. Oui, je vous décris la chose en direct, le verre posé devant moi, une lampée du vin dans la gorge; c’est la magie du blog et de l’interactivité – je vous dispense de la video, ce serait contreproductif.

photo

En bouche, ce qui séduit, c’est la fraîcheur. La puissance n’est rien sans la vivacité, l’impulsion, l’explosivité, le premier sportif vous le dira; ici, on a les deux. Et la longueur, en plus.

Olivier Poussier me disait la semaine dernière à quel point les vins du Rhône avaient progressé ces dernières années; à quel point ils pouvaient allier accessibilité fruité dans la jeunesse et complexité, capacité de belle évolution dans le temps. Je pense que ce vin  illustre assez bien son propos.

Sans surprise, cette cuvée assemble grenache, syrah et carignan.

Quant au domaine, eh bien, je ne le connaissais pas.

Un rapide coup d’oeil sur le Net m’a permis de découvrir qu’il se niche à Sarrians et qu’il est exploité en agriculture bio. Et que son nom ne doit guère à Vénus, mais plutôt aux mûriers, dont c’est le petit nom en provençal.

Ayant un faible pour le Vaucluse, où j’ai passé une partie de mes jeunes années, j’aimerais pouvoir dire que je connais Vacqueyras comme ma poche. Il n’est est rien. Il a fallu que ce sacré Marc me donne cette bouteille pour que je vous en parle.

Les surprises, ça peut parfois avoir du bon. J’espère ne pas avoir gâché la vôtre, si vous tombez un jour sur une bouteille de ce nectar. Avec un peu de chance, ce ne sera pas la même cuvée, ou le même millésime… Et puis, ce sera votre palais, votre plaisir, vos amours…

Hervé