Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Incursion brève chez Tariquet…

Comme souvent, le dernier papier de David me fait réagir .

Il se trouve que, comme lui, j’ai toujours eu un faible pour l’IGP Côtes de Gascogne à l’instar de ce colombard appuyé de 30 % de sauvignon du Domaine de Bordes à la fois très peu cher, lisse et éclatant de fraîcheur en bouche. Il faut aussi goûter celui du Domaine de Millet où le colombard joue cette fois-ci avec l’ugni blanc (40 %) donnant une bouche un peu grassouillette parfois, mais pleine de rebondissements. Le Domaine de Pellehaut, bien sûr, avec son Été Gascon certes empreint de douceur, mais ô combien frais en finale, sans parler de son Ampéloméryx qui associe cinq cépages blancs dont le chardonnay et le sauvignon. Et tant d’autres vins à commenter… Ceux de la maison Rigal par exemple, qui fleurent si bon le Sud-Ouest : Les Touterelles ou Il était une fois le Colombard. Sans oublier ceux, bien sûr, d’Alain Brumont ou de la cave de Plaimont, comme le souligne David. Bien d’autres encore…

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Paysage typique du vignoble Gascon… Photo©MichelSmith

Tariquet : un petit film sur le vignobles…

Tout cela me fait penser à Tariquet qu’il est devenu bien vu par les temps qui courent d’insulter à longueur de commentaires assassins et de messages aussi bêtes que méchants sur les lignes des réseaux sociaux. Tout cela parce qu’une bande d’intellos rétrogrades auto déclarés amateurs de vins d’artisans ou d’artistes (quelle expression suffisante !) s’esclaffe et s’offusque que l’on puisse bâtir en France un domaine de 900 hectares. Contrairement à d’autres, lorsqu’il n’y a rien à boire dans un café en dehors d’un soda merdeux et uniforme, d’un ruineux quart Vichy ou Perrier ou d’une bière industrielle à peine maltée, je me contente volontiers d’un blanc (ou rosé) de Tariquet qui, en plus, me fait l’apéro. Et c’est bien pour cette raison que, tandis que je passais cet hiver à proximité de leur stand sur Vinisud, alors que j’avais quelques minutes d’avance sur mon programme, je me suis pointé sans rien d’autre requête qu’une simple demande : « Est-ce que je peux déguster » ? Bien entendu, des vendeurs empressés et bien sapés se sont précipités sur moi vu qu’ils n’avaient pas grand monde à cette heure plutôt matinale où je goûte le mieux. Pour ma part, j’étais prêt à assassiner, à pourfendre, à dégommer, à tirer à vue sur les monstrueux vins de ces propriétaires qui n’ont d’autre réputation que d’être de gros industriels affichant un score de 8 millions et demi de bouteilles mises en marché chaque année.

Au fur et à mesure qu’il me servait des blancs à parfaite température, j’ai fini par faire comprendre à mon interlocuteur endimanché que je n’étais pas un commercial et que je ne souhaitais pas connaître les caractéristiques techniques de chaque vin avant de déguster, encore moins le prix à négocier à partir d’un certain nombre de palettes. Tout était estampillé Côtes de Gascogne, tout était blanc, rien que du 2013, sachant que nous ne dépasserions pas la barre des 10 euros prix public, c’est tout ce qu’il me fallait savoir et je n’en demandais pas plus. Hélas, l’encépagement était marqué sur la bouteille, mais je n’en fis pas un drame dans la mesure où j’ai réussi à l’exclure de mon esprit en dégustant.

Premier vin : un chenin/chardonnay tout simple, grassouillet, marqué par un petit fruit, le truc sans vice ni vertu. Passons et excusons nous auprès de lui tant il est vrai que le premier blanc du matin n’est jamais transcendant…

Second vin : le « Classic », soit 40 % du volume du domaine, ce qui doit faire plusieurs centaines de milliers de cols. Un assemblage très couleur locale, très « pays » avec 35 % de colombard, 45 % d’ugni blanc, 10 % de gros manseng et 10 % de sauvignon. Approche sur la rondeur, très belle fraîcheur par la suite et finale un poil sur la sucrosité. À 5 euros le flacon, j’ai aimé sans honte et j’en ferais volontiers mon apéro du soir pour célébrer ma victoire à la pétanque. N’en déplaise à mes suiveurs de Facebook.

Troisième vin : un chardonnay frais, droit, équilibré, pas passionnant pour mon goût, mais très bien bâti et fort probablement à la hauteur d’un plat de crustacés genre langoustines mayonnaise.

Quatrième vin : un sauvignon pur tout aussi frais que le précédent, bien dense en bouche, bien dans sa peau et bigrement jovial pour finir. À 6,50 euros, j’en fais volontiers mon apéro et je le sers même sur ma terrine campagnarde.

Cinquième vin : un « Réserve » brut de cuve, donc refusé. Tout de même goûté, je l’ai jugé trop boisé. D’où le risque à faire goûter des vins en cours d’élevage… Et qu’on ne me dise pas qu’un pro doit pouvoir tout affronter…

Sixième vin : un gros manseng et chardonnay attaquant et vif, dense, copieux, jolie petite longueur et finale sur le fruit. À 7,50 euros, ça m’irait bien pour un poulet à la crème ou une volaille à l’estragon.

Sixième vin : un chardonnay « Tête de Cuvée » 2011 moyen et un peu trop savonneux à mon goût.

Septième vin : un « Rosé de Presse » 2013 tout simple mais bien frais et bon, sans plus.

Huitième vin : un marselan 2013 aussi alerte et frais que le précédent, tout en rondeur avec de jolies touches poivrée. À 7 euros le flacon, j’ai peut être meilleur. Mais là encore, si je suis dans une banale brasserie avec un lapin tout aussi banal malgré la moutarde, je prends !

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Conclusion : Tariquet – à qui, je ne dois rien et qui n’a rien à me vendre – est un domaine sur lequel on peu compter avec des vins (je n’ai pas tout goûté, car il y en avait d’autres) corrects et sans prétention autre que celle de faire plaisir dans l’immédiat. Maintenant, si ça ne plaît pas à certains qu’ils aillent se faire empapaouter. Je dis ça gentiment, les gars alors, c’est pas la peine de monter sur vos grands chevaux ou de me montrer vos crocs ! Et en plus, je signe…

Michel Smith


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Je ne suis qu’un blogger de pinards… et fier de l’être !

Pour la première fois de ma longue carrière journalistique débutée à la fin des années 60, je viens d’être officiellement qualifié de « blogger » de vin. En témoigne ce « badge » ou laissez-passer pour Vinisud. Vous me direz qu’un tel truc, ça se fête. Au fait, il sera où le stand de la Blanquette, cette année ? Françoise Antech, ce stand amical, celui où je venais m’ouvrir le gosier il y a deux ans, il sera au même emplacement ?

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Eh oui, figurez-vous qu’après avoir endossé pendant des années le titre ronflant de « reporter » ou, plus pompeux, de « journaliste », je me retrouve catalogué de « blogger ». Certes, avec mes potes j’anime un blog, celui-là même que vous nous faîtes l’honneur de lire. Et pourtant, je n’aime guère m’afficher avec cette étiquette à l’orthographe si peu orthodoxe. « Blogger », that’s not French ? Ben oui, c’est pas français ça. L’ennui, avec ce titre, c’est qu’on va encore me prendre pour un critique de la bande à Parker ou de celle de son compatriote Suckling. J’eusse préféré à la rigueur que l’on m’appela « blogueur ». C’eut été plus logique pour un salon qui ouvre ses portes lundi prochain dans ma Capitale, Montpellier, au centre du Midi viticole. Faudra m’y faire : je ne suis plus simple journaliste pigiste, mais blogger, auto proclamé « le blogueur fou ».

D'irrésistibles sourires... Photo©MichelSmith

D’irrésistibles sourires… Photo©MichelSmith

Bon, passé ce choc de virage de bord, je vais essayer en ce début de semaine prochaine de glisser entre les gouttes des salons off en tous genres, de ceux qui se sentent exclus ou pauvres et qui trouvent les ressources financières pour se réunir en haut d’un phare, dans une salle de concert, dans un restaurant d’hôtel d’aéroport, dans un autre lieu plus branché ou dans une de ces « folies » qui témoignent d’un riche passé aux portes de la ville. Je vais tenter de retrouver mes plus bas instincts professionnels qui me poussent à la curiosité au hasard des travées d’un salon (off)iciel, celui que, tous les deux ans, j’accompagne depuis plus de 20 ans et qui a largement contribué à mettre le Sud à la page. Tenter de me glisser incognito dans ces halls d’étranges étrangers où il faut se pencher cinq bonnes minutes pour tenter de décrypter l’étiquette. Tenter si possible de résister à la tentation d’une aguichante teneuse de stand dont la mission essentielle est d’alpaguer le promeneur, de capter son regard pour l’attirer dans le gouffre d’une winery sans âme qui regorge de gadgets vineux. Tenter de faire plaisir aux uns en posant mes doigts de pieds sur leur stand. Tenter de décevoir les autres en ne répondant pas à leurs insistants courriels qui m’implorent depuis deux semaines : « J’espère que vous passerez nous voir sur notre stand Hall 18, allée 06, stand 299c ». Tenter d’exercer mon métier en liberté.

D'irrésistibles victuailles. Photo©MichelSmith

D’irrésistibles victuailles. Photo©MichelSmith

Ce papier qui, dans le sens journalistique n’en est pas un, est publié avant tout pour m’excuser par avance auprès de ceux, amis ou pas, que je ne verrai pas à Vinisud. Non pas que je ne veuille pas les rencontrer, pour leur dire presque machinalement « Bonjour, comment ça va ? », mais parce que, au jour d’aujourd’hui comme l’on dit à la radio, je ne sais vraiment pas où donner de la tête. Et même, le jour J, lundi, hormis 2 ou 3 rendez-vous fixés pour cause de boulot à exécuter d’urgence, j’en serais encore à me demander « où vais-je et dans quel état j’erre ? » Pour certains, un grand salon ça se visite avec une tablette à la main où sont répertoriés minute par minute tous les stands à ne pas manquer, y compris ceux où l’on se pointe pour prendre la température du millésime, des nouvelles du pépé ou de la petite dernière, en acceptant « juste une goutte de rosé parce que vous comprenez, si je devais tout goûter, je ne pourrais plus rentrer à l’hôtel… ». Une chose est sûre : en matière de salon de vins, les écueils de la dégustation sont plus difficiles à esquiver que le simple bonjour.

De bien curieux visiteurs. Photo©MichelSmith

De bien curieux visiteurs. Photo©MichelSmith

Plus que la gestion des rendez-vous, il faut savoir gérer les dégustations, parfois même savoir les éviter. Sur un stand de vignerons que vous connaissez bien mais dont vous n’avez pas goûté la production depuis des années, vous pouvez passer une heure à redécouvrir des vins étonnants, à blaguer, à discuter tout en prenant des notes. Sur un autre, dès le moment où vous arrivez, il vous faut songer à une bonne excuse pour quitter les lieux daredare tant les vins vous semblent insignifiants et le discours barbant. Sur un stand cossu et pompeux vous allez vous laisser séduire par le discours aimable d’une attachée de presse ou d’un directeur de marketing qui vous conduira jusque dans une sorte de restaurant clandestin où cinquante convives serrés comme des sardines sont attablés – pour ne pas dire agrippés – dans l’espoir de saisir un anchois et une olive posés sur un canapé douteux en attendant le discours de Dieu le pdg qui ne lâchera rien d’autres que « Nous sommes les meilleurs ! » Sur un autre, vous allez supplier le vigneron de Saint-Chinian ou celui du Minervois pour qu’il vous fasse goûter sa terrine de sanglier ou ses truffes coupées en rondelles sur une tranche de pain grillé arrosée d’huile d’olive extra vierge. Zut, encore une tache sur le carnet de notes !

De bien curieux vignerons. Photo©MichelSmith

De bien curieux vignerons. Photo©MichelSmith

Le plus dur dans ce magistral micmac vino commercial sera d’éviter les chieurs, les pleurnicheurs, les quémandeurs d’articles et les cireurs de pompes. Le plus délicat sera de faire son métier comme l’on fait son marché, au feeling, à l’instinct. En se laissant guider par la curiosité, l’essence même du journalisme. Même intronisé dans la blogosphère vineuse, le plus difficile sera de savoir passer plus de temps là où la découverte est la plus fertile quitte à renoncer aux mondanités de circonstance où l’on ne parle que de pluies et de beaux temps. Le plus sage sera de renoncer aux soirées mondaines pour être en pleine forme le lendemain matin. Mais le plus difficile pour moi sera de me faire à l’idée qu’aux yeux du petit monde du vin où j’ai la prétention d’appartenir, je suis désormais plus « blogger » que journaliste.

Michel, modeste blogueur fou !


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#Carignan Story #151: Cabaldès, à flanc de volcan

Un week-end à deux, ma chérie ? De Pézenas, que l’on verrait bien volontiers sacrée un jour capitale non officielle du vin du Languedoc, tant on s’y sent bien et tant le Carignan y est encore présent, il existe une route buissonnière, la D. 13, qui remonte tout doucettement vers Faugères en passant par Roujan et Gabian, permettant d’atteindre Bédarieux et même Hérépian où siège une des meilleures, si ce n’est la meilleure, des charcuteries de l’Hérault, la Maison Aninat (ou Cabrié) dont le site Internet à lui seul est une invite. Dieu qu’elle est tendre la saucisse séchée au feu de bois ! On s’arrêtera en chemin, bien avant Faugères, sur une petite route parallèle fraîchement goudronnée pour admirer les tours du Château (et abbaye) de Cassandont la façade évoque une sorte de mini-Versailles du Languedoc. Promis, on visitera les jardins dès l’arrivée des beaux jours.

P9220030Cassan et son vignoble sur la route de Faugères. Photo©MichelSmith

Puis on entrera dans Cassan en prenant gare de tourner à gauche après le café du village, à la pharmacie si mes souvenirs sont bons, route de Pouzolles, afin de passer devant la cave coopérative La Carignano. On se dira qu’il est navrant de constater que la seule cave portant le nom de notre cépage chéri est aujourd’hui menacée par la mauvaise herbe. Avec l’aide précieuse de Wikipédia, on apprendra par la même occasion qu’un village du Piémont, proche de Turin, sur les rives du , porte le même nom que celui de la cave et qu’il compte aujourd’hui plus de 9.000 habitants. Jadis, il y eut un illustre prince de Carignan. Né au palais de Carignan à Turin, il devint Charles-Albert de Savoie (mais aussi de Sardaigne, de Chypre et deJérusalem) dit « le magnanime ». Issu d’une branche de la Maison de Savoie, il accéda au trône en 1831 avant de mourir à Porto en 1849.

P9220037Cassan et sa coopérative carignane défunte… Photo©MichelSmith

Mais je m’égare puisque c’est une autre histoire et, de toute façon, la Carignano deCassan, fondée un siècle plus tard, semble aujourd’hui abandonnée à son triste sort. D’après les gens du pays, elle serait inopérante depuis 2009. Heureusement d’autres perpétuent la tradition viticole. C’est le cas de l’excellent Domaine Turner-Pageot qui connaît un franc succès en travaillant en biodynamie. Mais faute de carignan, ce n’est pas vers Karen, l’Australienne et Emmanuel, l’Alsacien, que nous irons cette fois-ci, même si ce couple est assez proche de celui vers lequel je filerai sur cette route qui s’enfonce dans la garrigue pour déboucher plus haut au carrefour marqué par un olivier tortueux et une pierre qui annonce le Domaine de Cadablès, sorte de hameau du bonheur où vivent Christine et Bernard Isarn. « Bienvenue sur les pentes de notre volcan ! » s’exclamera Bernard qui, tout de suite, tiendra à nous mettre dans le bain de son « terroir ». Effectivement, les vignes sont comme plantées dans un champ de pierres fait d’argilo calcaire sur une couche de basalte. Vue grandiose sur la Méditerranée que l’on devine, au loin.

.P9220038 L’entrée de CadablèsPhoto©MichelSmith

Ce n’est donc pas un hasard si la cuvée Carignan de nos nouveaux amis s’intitule «Champ de pierres». Tandis que Bernard retracera son histoire – dix années passées en Corse, le couple vivant de la poterie, une volonté de revenir au pays (lui est deBéziers, elle d’Aniane), puis le coup de foudre avec la propriété en 2004 et l’envie de faire du vin en 2008 – nous serons rejoints par la famille, Christine la potière en tête, puis les fils Benoît et Pierre, tous deux travaillant dans le vin. Le mas et les nombreuses dépendances, sans oublier la cave, le gîte qui nous accueillera, peut-être un jour, et l’atelier de Christine, ils ont tout retapé de leurs propres mains, accompagnés de l’âne Caramel et du labrador Syrah. Sur 7 ha environ, ils disposent dans l’ordre d’importance, de syrahcarignan (blanc et noir), grenache noir, cinsault,mourvèdre et terret-bourret.

P9220043Christine et Bernard Isarn. Photo©MichelSmith

Au début, ils apportaient leurs raisins à la cave de Nefiès, puis, conseillés par Karen Turner (celle-là même qui vinifie au Prieuré de Saint-Jean de Bébian) etEmmanuel Pageot, ils se sont pris au jeu du vin en embouteillant d’abord 800 bouteilles, puis 3.000 en 2009, 8.500 en 2010, année où ils construisent leur cave, et 15.000 en 2011. Le carignan est récolté en « palox » de 500 litres, à la main bien sûr. Tout est éraflé, et le raisin est pigé manuellement pendant 10 à 12 jours. Le sulfitage se fait à minima et les étiquettes sont l’œuvre de Christine. En dehors d’un très agréable rosé IGP Hérault 2011 (cinsault et grenache) à 6 € et d’un blanc de terret pur à 7 €, une première cuvée « Chemin à l’envers » de 2010 rouge (8 €) fait preuve de souplesse et d’un beau volume.

P9220055Un quasi pur Carignan de volcan ! Photo©MichelSmith

Le Coteaux du Languedoc « Champ de Pierres » 2010, qui existe aussi en magnum, met en avant le mariage carignan/syrah, mais cette dernière variété n’est en réalité présente qu’en petite quantité (10 %), ce qui explique qu’à partir du millésime 2011, le vin sera « déclassé » en IGP, ce qui à mon avis permettra de mieux le vendre en soulignant son cépage principal ainsi que l’âge avancé de ses plants. Pour l’heure, ce 2010 s’annonce superbe : grande finesse au nez comme en bouche, largesse en attaque, harmonie par la suite, pour finir sur le fruit. Son prix départ propriété est de 12 € et il est parfaitement capable de tenir encore 6 à 8 années dans une bonne cave.

P9220052Bernard Isarn sous son micocoulier. Photo©MichelSmith

On le devine : la visite est recommandée, d’autant que la vue sur la plaine bitteroise est splendide et que les tapas de Christine sont inoubliables. Et si on taillait nos initiales dans le tronc de l’arbre ?

 Michel