Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Ras le bouchon !

64 Commentaires

J’interromps, temporairement, ma série de trois articles sur le Sauvignon Blanc de Styrie pour pousser un vrai coup de gueule. Je reprendrai cette série la semaine prochaine.

J’en ai vraiment ras-le-bol du bouchon en liège et, au passage, de tous ceux que le défendent, par ignorance ou par intérêt. C’est un des pires systèmes de fermeture des bouteilles de vin. Et mon énervement va croissant quand il s’agit des vins dits « de garde », forcément chers et aussi devenus rares (et donc encore plus chers) avec le temps. Ces vins-là, mais ils ne sont pas les seuls, sont régulièrement abîmés ou diminués par la faute d’un petit morceau de bois.

Selon ses défenseurs (sont-ils juste ignorants ou souffrent-ils d’agueusie?), le liège aiderait à bien conserver le vin dans la bouteille, et même, éventuellement, à le bonifier par un séjour plus ou moins long. On entend d’ailleurs toutes sortes de sornettes autour du besoin qu’aurait un vin de « respirer » à travers le liège. C’est simplement faux, du moins si le vin a été correctement préparé pour une phase d’oxydo-réduction dans un milieu hermétique. On peut lire Peynaud et Ribéreau Gayon à ce sujet, et leurs découvertes ne datent pas d’hier. Et même si c’était vrai, comment le liège pourrait-il garantir de laisser passer précisément la même quantité d’oxygène d’un flacon à un autre, et sur une durée d’une longueur inconnue?

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Cette photo, que j’ai trouvé sur le blog Rue 89 associé à un entretien saignant avec Luc Charlier, montre bien que la différence esthétique entre une bouteille fermée par du liège et une autre par une capsule à vis est minimale. Or elle sert trop souvent d’argument quasi-exclusif pour continuer à mettre ces inefficaces morceaux de bois dans nos chers flacons ! (Photo Vincent Pousson)

 

Certes, il arrive qu’un bouchon en liège fasse correctement son travail et qu’on trouve une bouteille magnifique après 10 ans ou plus de séjour en cave. Et je ne parle pas ici d’une absence du très polluant TCA, qui touche peut-être 2 à 4% des vins bouchés en liège massive de nos jours (ce qui est déjà inacceptable, soit dit en passant!). Je parle du niveau d’oxydation totalement variable d’un flacon à un autre. Oui, de temps en temps, et d’une manière totalement aléatoire, les bouchons de liège font bien leur travail. Quel pourcentage? Avec quel degré de fidélité par rapport au vin contenu? On s’en fout!

Pourquoi devrait-on encore accepter de tels aléas, de nos jours? Bon sang, cette technique de fermeture, au résultat forcément aléatoire, date du 17ème siècle! Et on a fait mieux depuis. Est-ce qu’on vinifie de la même manière de nos jours qu’il y a 300 ans?  Heureusement que non! Est-il raisonnable de persévérer avec le liège alors qu’il existe depuis un petit moment au moins deux autres techniques autrement plus performantes sur tous les plans, à condition de bien les comprendre et d’adapter la préparation du vin en conséquence? Je pense que cela relève de la paresse intellectuelle, doublée d’un singulier manque de courage, que de continuer à fermer ses bouteilles avec un petit morceau d’écorce d’arbre.

Où résident mes griefs et sur quelle base statistique reposent-t-ils? J’ouvre et je teste, souvent juste par voie olfactive, environ 500 bouteilles de vin par mois, soit pour des cours, soit pour des soirées que j’anime, soit pour mes besoins de tests pour des articles ou autres activités. L’énorme majorité des ces flacons est jeune. Mes statistiques personnelles sur le taux de vins « bouchonnés » ont donc une certaine valeur, je pense. Je constate que la proportion de vins affecté par du TCA du au bouchon liège est en diminution depuis quelques années, mais reste à un niveau inacceptable pour de produits aussi chers. L’incidence est, de plus, totalement imprévisible.

La semaine dernière, sur un carton de 6 bouteilles d’une cuvée haut de gamme d’un producteur de Montagne St. Emilion, deux bouteilles sur 6 étaient bouchonnées: une, d’une manière flagrante et affreuse; l’autre, plus légèrement. Cette dernière forme d’atteinte est à mon avis la plus dangereuse car beaucoup ne se rendent pas compte qu’il y a un problème et mettent l’absence d’odeurs nettes et la platitude des saveurs sur le compte d’un vin médiocre au départ. Or, dans ce cas précis, il n’en était rien. Cela retombe donc sur le producteur in fine. Combien de flacons rejetés ou mal perçus dans des concours ou dans des dégustations de presse le sont en réalité à cause d’une légère dose de TCA ? Nous ne le saurons jamais mais je parie que le chiffre est très significatif.

about-vinolokAutre système de fermeture méritoire, utilisé de plus en plus en Allemagne et en Autriche, le Vinolok tcheque, tout en verre avec un joint en néoprène (si je ne m’abuse)

Ce qui m’amène vers le pire défaut du liège comme système de fermeture: l’oxydation et l’expression aromatique très variable d’un flacon à un autre dans un même lot, sans qu’il y ait trace de TCA. Et ce défaut va croissant avec l’âge du vin.

Ce samedi, lors d’un déjeuner chez l’ami Olivier Borneuf et avant de regarder ce match de rugby formidable que s’est joué entre l’Angleterre et la France (very good game indeed!), il nous a servi un Riesling Clos St Hune 2002 de Trimbach. En principe, un grand vin, puissant, long, fin et tout et tout. Mais quelle déception! Plat, amer, sans relief, court en bouche, juste l’acidité qui marque le riesling pour le sauver, et pas pour longtemps, de l’évier. Selon Olivier, ce n’est pas le premier flacon de ce carton acheté à être ainsi si fortement diminué, ce qui constitue une forme de vol légalisé de la part du revendeur et du producteur. D’autres flacons étaient pourtant impeccables et le vin magnifique, selon Olivier. Mais pourquoi de tels écarts, de surcroît sur un vin vendu très cher (dans les 120 euros, je crois)? Je trouve cela plus qu’inacceptable; c’est proprement scandaleux! Et ce n’est pas un cas isolé car tous les amateurs de vins ayant gardé des vins en cave ont rencontré ce type de problème. Sur une caisse de 12 bouteilles, après 20 ans de garde, 2 à 4 flacons seront parfaits, 4 à 6 seront acceptables à quelconques, en tout cas avec des degrés d’expression et de plénitude réduits, et entre 2 et 6 franchement décevants ou totalement imbuvables. Et on trouve cela normal?

bouchon-verre-vino-lok

En plus de ses avantages sur le plan de la qualité d’un vin, le bouchon en verre ou la capsule à vis sont d’un usage bien plus facile et agréable que ce machin en liège, produit qui se désagrège avec le temps rendant son extraction très délicate, comme je l’ai vu ce weekend en servant un flacon qui avait un peu plus de 30 ans.

 

Alors quelle est la solution ? Elle me semble très claire. Dans l’idéal, il faudrait interdire l’usage du liège non-traité et massif comme système d’obturation des bouteilles de vin! Ce système de fermeture est une plaie et une vaste escroquerie. Il fait du mal aux consommateurs et aux producteurs. Quel autre produit alimentaire serait accepté avec un tel taux de déchet ? Une interdiction pure et simple aurait l’avantage de nous éviter d’entendre toutes ces pathétiques objections (lame excuses) de la part des producteurs timorés à des solutions plus efficaces et rationnelles, du genre « mais le consommateur n’en veut pas ». Que le producteur assume ce risque et impose des systèmes qui marchent en expliquant les raisons aux consommateurs. Il impose bien le goût de son vin. Pourquoi pas la fermeture du flacon ? Les Suisses, les Australiens, les Néo-Zélandais, les Sud-Africains, les Chiliens, les Autrichiens, et les Allemands, pour ne mentionner qu’une partie des pays qui ont adopté, majoritairement, des capsules à vis et/ou les bouchons en verre, ont réussi à prendre ce tournant sans que cela n’affecte leurs ventes. Pourquoi pas les Français ? Il y a des courageux, comme l’ami Luc Charlier et, pendant un temps, Michel Laroche. Mais ils ne sont pas assez nombreux. La France veut-elle passer pour le pays producteur le plus bête et le plus rétrograde de la terre (ex-aequo avec l’Italie) ?

Et que je n’entende pas la triste litanie des défenseurs de produits « naturels » venir à les rescousse de ce morceau d’écorce de chêne extrait des forêts à grand renfort de tronçonneuses, tracteurs et autres 4×4, produits traitant de tous genres et usines de transformation. L’alu et le verres ne sont pas des produit « naturels », certes. Le bouchon de liège ne l’est pas entièrement non plus. Tout cela ce recycle plus ou moins bien aussi. Je ne crois pas que cela soit l’obstacle majeur. Le verre d’une bouteille est-il « naturel » ? Il faut arrêter de prendre des vessies pour des lanternes et de gober la propagande des lobbies du liège.

Toutes les dégustations qui ont permis de comparer les mêmes vins bouchés avec des systèmes de fermeture différents ont apporté le preuve que le liège n’est pas le meilleur système sur le plan de la qualité, sauf pour de trop rares flacons et cela d’une manière totalement aléatoire. Pourquoi alors continuer à l’utiliser ?

David Cobbold

 

Pour le Vinoloc, bouchonnage en verre, voir aussi ceci :

https://www.youtube.com/watch?v=TUg8dO6RMYM

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

64 réflexions sur “Ras le bouchon !

  1. Tout à fait d’accord, David, les Espagnols rejoignent d’ailleurs les Français et les Italiens dans la tribu des conservateurs obtus. Ce soir encore, trois bouteilles dont une bouchonnée.
    Par parenthèse, la photo provient de mon blog, d’un papier oú justement je défendait la capsule à vis.

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  2. Pingback: Ras le bouchon ! | Wine Planet

  3. David, je fais exactement le même constat que toi, depuis … 30 ans, et pour les mêmes raisons. C’est AVANT que je ne sois decvenu vigneron – j’étais chroniqueur mais surtout « enseignant » (lecturer) et, forcément, j’ouvrais bcp de bouteilles – que j’ai décidé de trouver un autre système.
    Sur les « fêtes » de Noël, j’ai eu NEUF bouteilles franchement bouchonnées (à jeter), dont un Auslese d’Egon Müller 1989 et une bt de Bandol rouge du Domaine de la Vivonne de 1982 (ma dernière).
    Le pire, selon moi, ce sont les vignerons qui nient le problème. Il y en a bcp qui disent que leur seul frein, c’est le « risque commercial ». Moi, je l’ai pris et le considère comme faible, après 10 ans de recul. Il serait négligeable si j’étais célèbre et faisais autorité. Merci de cet article.

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  4. Nous entendons souvent de professionnels « le vin est vraiment bon; et vous l’avez aussi avec bouchon? ». Cela fait 15 ans que les vins que nous importons du monde entier sont fermés avec capsule, vinolok, zork…

    En tant qu importateur, mes analyses m’indiquent qu’en région francophone belge et en France, le bouchon, c’est 30% de plus de ventes…tant qu’il n’y aura pas plus d’articles à ce niveau et aussi dans la presse généraliste, tant que certaines personnalités bien connues ne communiqueront pas plus à ce niveau, ceci ne se justifiera pas pour le producteur (outre autres considérations, mais dont les dernières sont, j’ai l’impression, les variations qualitatives des vins)…tout le monde n’est pas comme Luc Charlier…

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    • Il est diffcile de « quantifier » le handicap commercial dans certains marchés. J’avoue que je ne comptais PAS DU TOUT vendre de vin en France quand j’ai pris ma décision, car je craignais le phénomène que décrit C. Heynen. Dix ans plus tard – car ma rencontre avec Christine a changé la donne – je répète qu’il est RARE qu’on ne nous « prenne » pas le vin à cause de la capsule à vis. Avec le Vinolok, c’est l’inverse: les gens se l’arrachent ! Pourtant, techniquement et économiquement, la caps est – un peu – plus logique. Au GDL, j’ai eu trois importateurs intéressés qui ont tous fini par renoncer à cause de la capsule. Il s’agit là évidemment du pays le plus progressiste d’Europe, avec le Lichtenstein et Andorre …
      Quant à C. Heynen, dont je ne mets pas en doute le « sentiment » (qui est exact), je ne crois pas qu’il peut metttre un chiffre précis. C’est de l’estimation « à la grosse brosse ». Pour en être sûr, il faudrait avoir vendu au même public, au même moment, au même prix, le même vin AVEC et SANS liège. Evidemment, impossible à réaliser.
      Dans mon « pays », si H. Bizeul ou G. Gauby disent un jour: fini le bouchon, moi je trouve qu’un bouchage hermétique protège mieux mon vin (ce qu’ils savent aussi bien que moi, et même bcp mieux), tout est gagné. Quand un « Gugusse » qui n’est même pas français, pire « Con comme un Flamand » le dit, cela a moins de poids.
      Perseverare ….

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      • Luc, il s’agit d’une comparaison faite sur un même vin (rouge de surcroît) en 2013 d’abord vis puis bouchon, différence juste en dessous de 30% de CA à tarif identique mais/et oui ceci n’est pas généralisable 🙂

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  5. Très juste Christophe, mais j’aimerais bien savoir comment, en Suisse, pays proche et producteur, la transition cers la capsule a commencé, dans les années 1980… Après tout, eux aussi devaient être confrontés aux mêmes réticences…
    Amis Helvètes, vous pouvez nous donner votre sentiment?

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    • En effet, la capsule à vis est une technologie française… et les français seront sans doute les derniers à l’adopter.

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  6. Moi, j’aime beaucoup le liège, ça insonorise, c’est ignifuge, isolant, ça insonorise, c’est bourré de qualités, j’en achète des plaques entières que je colle et visse sur les murs intérieurs.
    Marco

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  7. En Italie on voit du Vinolok, pas surprenant, dans une région comme le Trentino Alto Adige. Quel plaisir de boire un vin net. Même l’acte d’ouverture est agréable.

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  8. Une anecdote vraie, qui ne vaut pas comme « anecdote » – vous savez que j’en suis friand – mais bien comme FORMIDABLE EXEMPLE. Le Bocuse d’Or 2005, ancien second de M. Marcon (pas Macron, NB), l’extraordinairement sympathique et simple Serge Vieira, est un client de la première heure de mon domaine, à son Château de Couffour dans le Cantal. Lors de sa première commande, il m’a dit: « Luc, je suis convaincu par le bouchage hermétique, à titre perso. Mais: je viens d’ouvrir, on m’attend au tournant et la clientèle huppée pourrait ne pas aimer. » j’ai fait sauter au couteau la caps, ai mis DANS LA MÊME bouteille un bouchon de liège qualité top et une capsuie-congé en étain, au ressort (!!) par-dessus le filetage du goulot. C’était au printemps 2009 sans doute. Quelques mois plus tard, juste après notre deuxième dégustation, il obtenait son premier macaron. Pour la deuxième commande, son adorable épouse Marie- Aude m’a dit: « Bon, maintenant, fini de bricoler. Nous avons l’étoile, personne ne doute plus de nous,alors on garde tout de suite la capsule, sans problème ». Au Michelin suivant, il avait son deuxième macaron, et ma Cuvée du Casot a rejoint la commande (plus chère et toujours en capsule à vis). Enfin, nous devons aller à Chaudes-Aigues bientôt: peut-être le troisième macaron tombera-t-il après notre visite, je crois que c’est lié !!!!
    A propos, allez manger chez Serge et Marie-Aude: c’est phénoménal et à un tarif démocratique. La carte des vins est très intelligemment conçue.

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  9. Merci Luc de faire la transition vers les restaurants et sommeliers qui sont en très bonne position pour faire l’éducation du public autour de ce problème. Mais combien le font ?

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    • David, modestement mais avec ténacité, « ma » Christine possède à présent une grosse centaine de clients fidèles, dont une vingtaine d’étoilés (un bon nombre d’autres ont « rendu le tablier » ou rétrogradé en quelques années). Presque partout, il y a un chef, ou une patronne amoureux/se du vin et/ou un sommelier de qualité. Ils font ce travail.
      Un Nordiste de passage (particulier) est venu goûter au domaine, sur le conseil d’amis. Il a beaucoup aimé Majou 2007, qui se boit TRES bien pour le moment. Il m’a dit: « Dommage que vous ne mettiez pas de bouchon » et a acheté …. 36 bouteilles. Nous avons continué à discuter et il ma donné sa raison: quand il débouche une bonne bouteille, il plante la mèche bien loin et « arrache » le bouchon d’un grand coup, pour que la dépression fasse du bruit. C’est son plaisir. C’est aussi son droit mais voilà une bizarre raison pour préférer faire courrir un risque à son vin.

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  10. Bel article David, franc et passioné. Je suis sympathique, j’ai jeté dans l’évier 10 bouteilles d’ une caisse de Chablis d’un producteur cher, cela m’ a vraiment converti! Dans un restaurant alsacien 5 bouteilles, l’une après l’autre, bouchonée! Gênant pour moi et le restaurateur qui était aussi converti. Etc etc.
    Il s’agit de la tradition, ou c’est un système anachronique? Ou cause d’une absence d’ un option convaincant?

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  11. Oui David, tu as dégainé plus tôt que moi ! Et je confirme, Clos Sainte Hune 2002, quand le bouchon est bon, est un très très grand vin. Mais quand le vin est décevant comme celui de samedi, il n’en faut pas beaucoup pour briser la légende (combien de gens ont la chance d’avoir goûté ces vins à plusieurs reprises ?) Je précise que ces bouteilles ont été goûtées dans une période de quelques semaines… Pour revenir sur le sujet des restaurants, on part de loin… Et on devrait même remonter plus loin : chez le vigneron ! Combien de vignerons ai-je rencontrés me soutenant que leur vin était exempt de moisi-bouchon avec 2ng/L de TCA ! Car si ce problème d’identification pose une vraie question, il n’en reste pas moins que le vigneron, consciemment ou inconsciemment, cautionne ce défaut aussi longtemps que ses bouteilles se vendent. Ceci pour prolonger, David, sur l’hétérogénéité des bouchons qui ne deviendra un problème que lorsque les ventes seront conséquemment touchées par ce fléau. And, yes good game (F..!%* England !)

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  12. I entirely agree David. The depressing thing is that similar articles were written 15 years ago and still France and Italy cling to cork. It is the irregularity that cork produces that is the worst aspect. Furthermore the economics is bananas – first harvest for a wine cork some 50 years after planting a cork oak…..

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  13. Mais la plupart des cuvées « de garde »(même moyenne) en Allemagne et, dans une moindre mesure, en Autriche sont bouchées au liège.

    Dans ces 2 pays, généralement, la vis c’est uniquement pour l’entrée de gamme.

    Je connais du vinolok en Italie (Sicile, très loin du Trentin) pour des vins à 7€. Comme quoi.

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    • Je reviens d’Autriche (Wien, Carnuntum, Traisental). Les cuvées haut de gamme sont maintenant très souvent aussi capsulées, ce sont les anciens millésimes qui sont suivent encore sous liège. Et malheureusement, comme j’ai pu le constater, pas exempts de problèmes.

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  14. Je suis aussi surpris qu’aucune ODG, qu’aucun organisme officiel, n’ait pris position. Difficile de comprendre comment on peut réglementer les cépages, le mode de conduite de la vigne, la densité de plantation, les intrants, les rendements, les degrés, surveiller l’enherbement, le cuivre, les maladies de la vigne…. mais n’avoir apparemment aucun avis sur un bouchage qui peut occasionner un défaut sur au moins 2 à 3% des vins produits, et ce, de manière aléatoire. Mais qu’on me détrompe si j’ai tort, peut-être une ODG, un organisme officiel, une institution quelconque a quand même publié quelque chose qui m’aurait échappé? Si c’est le cas, qu’i se manifeste u plus vite.

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  15. Pierre, vous dites que les hauts de gamme en Autriche/Allemagne conservent le bouchon liège. Mais il faut aussi chercher à savoir pourquoi, et avec quels résultats. Lors d’une récente visite de Styrie et une dégustation de 66 sauvignon blanc organisé pour moi par le groupement STK, dont j’ai écrit une paire d’articles récemment, un seul de ces 10 producteurs utilise encore le bouchon liège, et il avait un vin bouchonné dans la série ! Tement, par exemple, utilise la capsule à vis pour ses entrées de gamme et le vinolok pour ses hauts de gamme. Il n’y a plus aucune raison valable pour continuer avec le liège. Ce n’est que de la frousse de la part des producteurs, et si les bons s’y mettait, les choses changeront très vite.

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  16. Il n’est pas EXACT d’écrire que l’Allemagne bouche encore au liège. La pupart des domaines membres du prestigieux VDP sont en Drehverschluss sur les millésimes récents. Même un domaine aussi prestigieux et attaché à la tradition que le Scharzhof (Egon Müller) a fait ce choix. Voir: http://resources1.news.com.au/images/2012/09/06/1226466/264925-120907-wish-drinking.jpg

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    • N’oublions pas toutefois que les grands professionnels du bouchage à vis, ce sont les Australiens. On peut y boire de merveilleux vins de plus de dix ans que le liège n’a pas endommagé (pour ma part, récemment, un grand riesling de Grosset). Je dis bien « grand professionnels » car capsuler un vin, ça ne s’improvise pas; beaucoup de Français (et encore plus d’Espagnols) ne savent pas préparer les jus à ce type de bouchage qui implique notamment de baisser le sulfitage de mise, et l’avancer dans le temps. Ne pas en tenir compte donne souvent des résultats navrants, principalement sur les rouges reconnaissables à cette « odeur d’allumette que l’on frotte ».

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  17. Tout à fait d’accord Vincent. Les vins doivent être autrement préparés pour l’encapsulage que pour le bouchon classique. L’ignorer signifie risquer des déboires, notamment pour cause de réductions soufrées. Lors de mon voyage récent en Autriche, les producteurs me disaient pouvoir (et devoir) allonger la durée d’élevage et réduire d’une manière conséquente les doses de soufre. Je trouve d’ailleurs très paradoxal que les défenseurs du vin sans ajout de sulfites n’imposent pas la capsule, car cela leur permettrait d’avoir moins de vins bouzillés.

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  18. Oui mais la plupart des domaines allemands (VDP inclus) et autrichiens NE bouchent PAS en vis sur leurs cuvées moyen et haut de gamme.
    Plus précisément, en Allemagne à partir du kabinett et au-delà (les QbA sont en effet tous en vis), et en Autriche sur quasiment tous les rouges et beaucoup de blancs au-delà de 10€/btlle : la vis est minoritaire.
    Donc bouchon (pas forcément liège), parfois Diams et autres, peut-être vinolok.
    Je veux pas citer de noms,
    j’invite n’importe qui à vérifier sur les sites internet (allemands, autrichiens) de vente en ligne. Que de la vis en-dessous de 10€, très peu au-dessus.

    Ce qui serait intéressant, c’est de savoir pourquoi :
    1/ces domaines allemands et autrichiens ne passent pas à la vis, voire continuent sur le liège, sur ces cuvées ?
    et 2/pourquoi en France on continue de boucher en liège sur l’entrée de gamme ?
    Accessoirement : 3/le diams est-il parfait ? Un bouchon sans les inconvénients du bouchon ?

    Ensuite, pour rebondir sur la remarque de V. Pousson, il me semble que les rieslings capsulés allemands (climat + sucres résiduels + taux alcool plus faible) sont généreusement soufrés.
    On est bien loin de l’Australie mais faut aimer les bulles…

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  19. La réponse est simple, c’est notre rapport culturel et émotionnel à l’objet qu’est une bouteille de vin. En exagérant un peu, on pourrait même vanter les mérites du cubi face à la bouteille en terme de préservation. Cela suffit-il à légitimer l’arrêt de l’utilisation du verre pour de simples raisons rationnelles? Je vous en laisse juge.

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    • Micka – you are right I certainly get very emotional when I open a bottle of wine, especially a special bottle, and I find it is corked.

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    • Mickael, la comparaison est nulle et non avenue. Le BiB conserve le vin beaucoup moins bien que la bouteille alors que la capsule à vis assure un bouchage bien meilleur que le liège.
      Par ailleurs, si les « raisons rationnelles » consistent à arrêter de balancer régulièrement des bouteilles (parfois précieuses) à l’évier et au passage permettent de moins sulfiter les vins, pourquoi ne pas se poser quelques questions. J’ajoute que la gestion de la ressource, les forêts de liège laisse à désirer d’un point de vue écologique.

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  20. Le pire est quand les gens goûtent le vin bouchonné et qu’ils vous assurent qu’il est « parfaitement typique ». Mais je serais curieux de savoir ce que vous pensez des bouchons Normacorp Select Bio fait à partir de biopolymères à base de végétaux dérivés de la canne à sucre ? Personnellement, je les trouve très sûrs…

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    • Tu les as essayé, Michel? Parce que j’ai découvert ça il y a peu de temps.

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      • Oui, Vincent. On s’en sert sur le Puch et ça donne de bons résultats. En revanche, je ne pense pas que nous utilisions le « dernier modèle », mais ce sera le cas à partir du 2014… Quant à goûter « au défaut », je vais m’appliquer ! 😉

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    • Pour ce qui est du vin bouchonné « parfaitement typique », un caviste toulousain m’a fait le coup lors d’une dégustation, j’en ris encore. Le vin était absolument baisé, aucun doute possible, imbuvable; le type, tendance « naturiste » obtus m’a expliqué que je goûtais « au défaut »…

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  21. Le nom exact est Nomacorc Select Bio, je crois Michel. Cela m’a EVIDEMMENT intéressé. Le problème est un certain manque de recul. Je ne suis pas certain de leur imperméabilité. Pour certains collègues, ce n’est pas nécessaire. Dans ma conception et avec ma propre manière de vinifier, si. En outre, quand j’entends le mot « Biotechnologie », je sors mon révolver » … Enfin, cela ressemble TELLEMENT à du bouchon, esthétiquement, que cela renforce l’attachement des vieux de la vieille à cette technique.
    Antonin – que j’apprécie par ailleurs – a tellement « manipulé » ce que je lui avais confié (devant une caméra, je le sais ) et sa « suite », ses « fans » bobo parigots ont posté tellement de rmq après ce que rue89 en a fait également que j’ai appris – excellente expérience – à prendre mes distances les plus éloignées possible avec cette faune des « pseudo-traditionnalistes ». Moins les gens sont compétents, techniquement parlant, et moins ils ont d’expérience de dégustateur, plus ils ont des idées arrêtées.
    Quand Alain Prosr parle de la tenue de route d’une berline, cela m’intéresse, quand c’est Doc’ Gynéco ou BHL ….

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  22. Quand les importateurs demandent aux producteurs de ne pas utiliser des bouchons de liège, même pour des grands crus, le producteur ne se fait pas prier deux fois. C’est ainsi qu’Egon Müller livre ses grandes cuvées à son importateur australien.
    Cela va prendre du temps, mais oui, on ira de plus en plus facilement vers les alternatives au liège. patience 🙂

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    • J’ai vu/entendu une interview d’Egon Mûller remontant à au moins cinq ans. il est plus prudent et – je pense – plus politiquement « traditionnaliste » que son père, que j’ai mieux connu. Pourtant, il y disait en substance que son bouchage deviendrait « à vis » pour l’entrée de gamme (si cela existe au Scharzhof où TOUT est de qualité) et ensuite, pour les vins chers, suivant l’évolution de la clientèle.
      Tous ceux qui souhaitent réellement que le VIN gagne en longévité et en pureté ne doivent pas être « anti-bouchon » mais bien pro-bouchage hermétique. Et nous devons éduquer, faire la leçon, convaincre, sans sectarisme. Ce n’est pas « soufre-sans soufre  » ni « biodyn / pas biodyn ». C’est réellement: « Souhaitez-vous garder à votre vin toutes les qualités qu’il présentait lors de l’achat.? » Voilà le débat.

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  23. Patience, cher François, cela fait 20 ans que nous patientons. Les avancées dans ce domaine se font sacrément attendre je trouve.

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  24. D’accord avec Luc. C’est la seule question qui vaille dans cette affaire. Et je rajouterait une deuxième partie à la question ; « et souhaitez-vous que votre vin évolue dans le temps de la meilleure façon possible et d’une manière constante d’une bouteille à une autre? »

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  25. 1.000 fois d’accord avec David. Régulièrement j’attends l’argument qui prétend que la capsule à vis ne peut être utile que pour les petits vins de courte garde, ce qui est totalement faux. Il m’est arrivé à quelques reprises de déguster le même vin (avec plusieurs années de garde), l’un obstrué avec le liège et l’autre avec capsule à vis (à l’aveugle, bien sûr). Dans la majorité des cas, le vin en capsule à vis avait gardé l’éclat de sa jeunesse, alors que celui sous liège était plus évolué et plus terne.
    Pour ceux qui défendent mordicus le bouchon de liège pour « l’esthétique du sommelier extrayant le bouchon dans un état de recueillement » je leur dis utilisez les bouchons Nomacorc, ils possèdent la plupart des caractéristiques physiques du liège sans les inconvénient.

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  26. Dans de nombreux cas, le culte du bouchon de liège, autrefois, naguère et encore aujourd’hui, vient du fait que le vin, matière vivante,, devrait « bénéficier » d’une capacité d’échange avec l’atmosphère à travers un matériau (liège) qui est imperméable (autant que faire se peut) au vin et légèrement perméable à l’air, ce qui faciliterait une oxygénation très modérée et l’acquisition des caractéristiques « vins vieux », prisées par certains amateurs… Hypothèse non généralisable, mais j’ai entendu à maintes reprises ce pseudo-raisonnement prenant la forme d’une sorte de justification du bouchage au liège par certains vinificateurs.
    De nombreuses années s’écouleront encore avant que les bouteilles de vins de toutes gammes soient enfin bouchées avec un matériau hermétique. Merci, David, pour cette prise de position très positive (sur certains sujets, nous sommes en plein accord… cela se fête !!).

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    • Georgestruc assez d’accord, un bouchon qui permet des échanges de gaz est un bouchon defectueux 😉 Le bouchon est fait pour être hermétique. Le reste, its’all bullshit.

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  27. Mike, j’aurais spontanément tendance à être d’accord … MAIS: certains vignerons, de talent (comme A. Ostertag p.e.) mettent en bouteilles des vins dont ils savent/pensent/estiment qu’un apport d’oxygène SUPPLEMENTAIRE leur fera du bien. Je n’ai pas à en juger. Les gens oublient 2 choses: les polyphénols (et il y en a dans le blanc aussi, mais moins et différents) mettent du TEMPS pour se polymériser (= s’arrondir). Donc le vin a besoin de temps pour se bonifier. Le phénomène OXYDATIF est différent, complémentaire, parfois antinomique et lui dépend … de l’oxygène (bien, Luc). Donc, un bouchage hermétique permet au TEMPS de laisser le vin se bonifier, mais empêche l’AIR de lui faire du tort. C’est très difficile de faire comprendre cela à l’amateur – latin -moyen, qui, par définition, sait tout sur le vin … puisq’il est né dans un pays producteur.  » Le petit cousin de ma femme possède 50 ares de gamay sur la Côte de Py, donc je suis un expert en vin ». J’ai pris le pari – le seul dans tous les P.O. – de choisir d’emblée des screw caps, pour tous mes vins et depuis le début. La banque pense que je suis un ECHEC. Mais la banque ne sait pas que je ne vends presque pas de vin en France (3.000 bt par an), sauf à des étrangers de passage. Et parmi ceux qui m’en achètent, dans l’hexagone, il y a une centaine de (TRES) bons restaurants avec autant de sommeliers (environ). No comment.

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  28. La preuve que cela peut marcher, même en France

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  29. Georges, merci pour votre commentaire. Peut-être que j’arriverai à venir à Vacqueyras prochainement et que je vous rencontrerai enfin. Vous allez tenter de me convaincre alors des effets variables des roches de différentes types sur les goûts des vins !

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  30. L’effet de la météo, du millésime, du cépage, du nombre de vers de terre, de la vigueur du pied, du viticulteur, du temps qu’il faut pour amener le raisin de la parcelle à la cave, …
    L’effet du niveau d’hygiène à la cave, du bois dont on fait les barriques, du grain du chêne, de l’humeur du maître de chai, de la lune, de la pression barométrique lors de la mise, du nombre de levures ou de bactéries encore vivantes dans la bouteille, …
    Sans compter l’état du dégustateur lorsqu’il ouvre la bouteille (et il me semble que le bouchon l’a rendu assez grognon…), du contexte, des amis présents, …
    Je pense que le vin lorqu’on le boit n’est qu’une somme de choses assez aléatoires, plus ou moins maîtrisées par le vigneron, et que le bouchon n’est qu’un de ces éléments parmi beaucoup d’autres.
    Et c’est certainement cela qui nous charme tous, les amoureux du vin, car compte tenu de toutes ces incertitudes, faire un bon vin relève bien souvent du miracle !
    J’imagine que pour la plupart des consommateurs, les défauts éventuels et rares du bouchon liège (de l’ordre de cinq pour mille en ce qui concerne notre production) font partie de ces éléments incertains et sont compensés par le plaisir du contact d’une matière noble façonnée par des artisans.

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    • C’est très poétique ce que vous écrivez, c’est bien mignon, on dirait une publicité pour Vieux-Papes, mais quand vous devez balancer à l’évier près de 5% des bouteilles que vous achetez vous êtes moins enclin à la poésie!

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  31. Comme indiqué depuis bien longtemps, les 5 du Vin éliminent systématiquement les message anonymes, quelque soit leur contenu.

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  32. Très intéressant, je ne pensais pas que le bouchon en liège soit si néfaste pour le vin. En tout les cas, en tant que caviste je peux vous confirmer que le client « lambda » n’est pas du tout prêt pour les capsules… Les clients sont trop attachés au bouchon… Le chemin est encore long. Merci pour la qualité de vos publications.

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    • Le client lambda français n’est pas prêt pour la capsule (ou autre système sûr) justement parce que les prescripteurs (journalistes, cavistes, sommeliers), généralement, n’ont pas fait leur travail.

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      • Client lambda et français, si j’en crois l’administration, je « milite » pour cette capsule bonne à craquer dès que l’occasion se présente et devient alors prescripteur « honoraire » à défaut de trouver chez les cavistes une volonté de pédagogie, un temps de parole ouvert et bienveillant, mais aussi et surtout une disponibilité de produits encapsulés dans les rayonnages. Produits encapsulés que ce même client lambda, que je suis, trouve dans des enseignes de grande distribution… Scandaleux ? Et là, je deviens Normand : ça dépend, n’est-ce pas. Si je contextualise, et là je m’internationalise et vire asiatique, les arguties sont nombreuses pour évoquer la passivité, la frilosité, des acteurs institutionnels, car n’oublions pas nous sommes lambda et français, et la très grande difficulté de trésorerie de bien des vignerons, et là je m’atlantise et file chez nos cousins, puis partant l’incurie des « leaders d’opinions » je finis par me dire que le budget vin à dépenser chez un caviste lambda devient exponentiel et peu gratifiant à moins d’aimer les conversations de bac à sable sur ces étiquettes et millésimes mémorables qui trônent dans les alcôves de ces grands échansons.
        Alors la solitude du grand magasin, l’égarement face à des têtes de gondoles encombrées de liquides « merdaillés, » m’apparaît encore comme une errance « quichottesque » très plaisante et poétique.
        Mais sinon « j’aime beaucoup ce que vous faites ».

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  33. Bonjour,

    Encore merci pour vos précieux échanges qui, telle une circulation de la pensée, rentrent en conversation pour mieux nous surprendre.

    Ci-après, lien vers une étude « qui date un peu » mais apporte des éléments de contextualisation pour penser cette problématique ô combien douloureuse au regard de la somme cumulée des valeurs fiduciaires et affectives projetées dans le vin. Résistance au changement, imprécision et paresse des « échansons »… les freins psychologiques sont nombreux et les chapelles tout autant :
    http://ick.li/cbjATQ

    J’ajoute cet autre lien vers un « Guide du bouchage » Vignerons Indépendants et Diam… une démarche intéressante et qui répond à de nombreuses questions :
    http://ick.li/G33jQ4

    Et je ne résiste pas à la diffusion de cet article de Marc-André Gagnon – rédacteur en chef de Vin Québec… c’est rafraîchissant et finalement il y a là une réflexion de bon sens, « comme c’est étrange » : http://ick.li/61g9F8

    Nombreux sont les vignerons champenois qui utilisent la solution Diam/Mytik, depuis des années, existe-t-il une étude de retours d’expériences ?

    …et pour finir, je crois me rappeler que Pierre Clavel, du domaine éponyme, a des choses intéressantes à dire au sujet de la commercialisation des vins sous capsule à vis.

    Sommes-nous bouchés à l’émeri ?

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  34. Il n’existe pas « le client français ».
    Il boit quoi ? (Pseudo) « grands » Bordeaux ou Languedoc bon marché ?
    Il a quel âge ? Femme, homme ? Il dépense combien ? Il achète où ?

    Le client français est multiple. Il change. Tout le temps. Et comme le dit Vincent Pousson, ce sont aussi aux journalistes et autres intermédiaires (et aux vignerons finalement) à communiquer et à faire passer ce changement. C’est de la com et d’abord : expliquer.
    Si il y a bien un truc dans le monde du vin où les Autrichiens sont forts (pas forcément vis à vis des capsules) c’est dans le marketing et dans la com. En France c’est encore soit ‘la-com-à-papy’, soit ‘la-com-à-bling-bling’, soit ‘la com-à-bobo’. Perso j’ai parfois du mal à me situer. Expliquez, n’en faites pas trop, soyez pragmatiques !

    Et arrêtez de toujours taper sur « les Français » (franchement, « Luc vous Charriez »… le « Latin moyen » (ça veut rien dire, d’ailleurs) n’est pas pire que le « Germain moyen » qui lui prend plus son pied en investissant dans un litre d’huile de vidange que dans un litre d’huile d’olive… Les Porsche Cayenne sur les parkings de Aldi et Lidl (et complètement assumé), c’est vraiment plus civilisé ?). Faut se pincer parfois.

    Bref, ça change. Les « jeunes » veulent du plaisir, plus vite, moins cette image de vin-à-papa (moins de Bordeaux, quoi), ils absorbent du changement quotidiennement, à tous les niveaux… ne nous sous-estimez pas.
    Il reste ce snobisme franco-français (pour faire plaisir à Luc… un peu de French-bashing), mais ça se surmonte : après tout les Français sont au final tout autant des moutons que les Belges ou les Allemands…

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  35. Et pour les effervescents ? Je vois mal un Bouteille de champagne ou autre bouché avec un vinobloc, Je dégusté beaucoup de champagne jeune et vieux et je n’ai encore pas eu de problème de bouchon. Dites moi comment conservé les 6 bars de pression avec un bouchon type vinobloc ou à vis

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    • Capsule en inox, comme celle qu’on utilise avant le dégorgement…

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      • Mouai et chaque personne qui débouche la bouteille ce prend la capsule dans la tronche car il pense avoir à faire à de la bière ! Je pense pas que ca soit la bonne solution

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    • Several years ago I was at a launch in London of the latest vintage of Dom Perignon and there were certainly a number of corked bottles at the event. Red Moët faces!

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  36. Je journaliste lambda est assez d’accord avec le consommateur lambda (Christophe, par exemple). Les prescripteurs qui ne fournissent pas assez d’explications à leur clientèle ne sont pas des vrais prescripteurs. Quant à la question du pourcentage de bouteilles abîmées par le liège, c’est un faux problème : même 1% n’est pas acceptable, et on en est très loin. Pour les bouteilles ayant un peu d’âge, le proportion est plutôt 25% au moins (je parle de l’oxydation variable, pas su TCA/TCP).

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  37. Oui, c’est pas que je sois radin, mais acheter pour 100 à 300 euros de vins sans garantie d’avoir une bouteille, moi ça me met en rogne. Surtout quand j’ai des invités : j’ai l’impression d’être au tribunal. « Comment, vous qui vous dîtes wine lover vous osez nous servir du bouchonné ! »

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  38. Result of a comparison between wines aged under screwcap and cork from a tasting during Vinitaly. Screwcap preferred over cork. Voir: http://www.thedrinksbusiness.com/2015/03/screwcap-triumphs-in-maturation-test/

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  39. Je suis (sans doute) un intrus dans le monde de l’oenologie, vinologie, des chevaliers du tastevin…. en découvrant les « méfaits » du traditionnel bouchon en liège et me réjouis de ne pas consommer cette « divine » boisson apportée par les missionnaires catholiques, apostoliques et romains….!. Ainsi je ne subis pas les effets du TCA (dont je ne sais pas ce que cela veut dire..!) et qui serait toxique pour la santé….et …
    question :
    – que dire des traitements contre le mildiou et les insecticides appliqués sur les raisins avant vinification ?

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  40. Tout à fait d’accord. Et il existe aujourd’hui bon nombre d’excellentes alternatives au bouchon en liège. La plupart des pays l’ont bien compris.

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