Les 5 du Vin

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Un bouquin qui nous donne envie de rosé, mais pas que…

Ce n’est pas son premier livre sur les Côtes de Provence, mais celui-ci a quelque chose en plus. Peut-être est-ce dû à la maturité, (je n’ai pas dit surmaturité) de l’auteur, qui connaît la Provence mieux que sa poche. Il nous embarque dans une région que l’on croit bénie des dieux. Elle l’est, certes, même si de temps à autre, elle chamboule le touriste autant que l’autochtone par ses caprices climatiques.

Mais François Millo préfère parler de l’histoire tourmentée de la géologie que de faire peur aux voyageurs. Géologie qui rythme le vignoble provençal, donne un caractère particulier à chaque entité et se retrouve dans les vins comme dans le caractère des hommes. Une diversité illustrée par une multitude de photos, véritables cartes postales qui donnent envie d’y plonger et qui témoigne d’un autre talent de l’auteur, la photographie.

Le sommaire

La première partie, l’historique, se lit comme un roman, du moins pour qui aime l’histoire. Cette dernière remonte aux Phéniciens, qui, il y 2.600 ans fondèrent Nikaia et Antipolie, aujourd’hui Nice et Antibes – bien avant Phocée. Trop souvent, on commence tout de suite avec les Romains, comme s’ils avaient tout fait, évoquant à peine les Grecs. 

Et puis, François a ponctué la chronologie historique de petites anecdotes parfois croustillantes comme celle qui se passe au harem du palais du Shah Jamshid en Perse antique où une odalisque délaissée voulant mettre fin à ses jours boit le vin contenu dans une jarre marquée poison. Loin de mourir, elle retrouve grâce au breuvage (rosé?) la gaieté et la couche de Jamshid dans la foulée.

Cette première partie est ma préférée, pas pour les historiettes (quoique), mais pour le découpage intelligent qui allège la lecture, encore facilité par l’écriture certes précise, mais déliée.

Ensuite, on passe aux terroirs. C’est un peu plus technique, mais agréable à lire et comme dit précédemment, très bien illustré de la côte au pays intérieur. Avec ici de petits encadrés historiques, gastronomiques ou encore ludiques.

Le troisième chapitre, un degré de technicité en plus, nous parle de tout ce qui se passe dans le vignoble, depuis les cépages jusqu’à la vinification. Ça c’est top pour l’amateur à la recherche d’un meilleur éclairage sur comment se fait le vin de A à Z. Tout est bien expliqué et je dois dire que même pour les pros, cette partie nous donne de-ci delà quelques piqûres de rappel. Et puis, quand François parle du rosé pendant plusieurs pages, on entend les cigales. Ce qui est bien, parce que le chant des hémiptères qui bourdonne à nos oreilles occulte un peu le chauvinisme de l’auteur. Mais on lui pardonne, le discours est bien tourné.

À la fin : moments et rencontres, un ensemble de petits flashs sur la dégustation, les accords, la convivialité, … Peut-être un peu court; ou l’annonce d’un prochain ouvrage sur un ensemble de sujets par vraiment faciles à traiter…

Merci à François Millo, qui fut directeur du CIVP jusqu’en 2015, pour cette belle édition. À propos d’édition, le livre est sorti en juin de cette année aux éditions du Chêne, il compte 192 pages dont 155 illustrations qui vont de la vignette à la double page. Prix : 35€

Ciao

 

Marco


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Pourquoi il faut continuer à participer à la Fête des vieux Cépages à Trilla?

Les raisons sont multiples, la principale étant qu’il s’agit d’une VRAIE FÊTE, je veux dire qu’on s’y régale tout simplement. C’est l’ambiance que j’y ai trouvé l’an passé qui m’a poussée à y revenir samedi dernier. Déjà, je « goute » pleinement le trajet depuis Perpignan, j’aime cette route puissante, sinueuse et émouvante, qui donne si souvent envie de s’arrêter pour contempler la beauté du paysage que les vignes ont façonné. Au bout, il y a Trilla, ce petit village perdu qui, l’espace d’une journée, d’une fête exprime avec force sa fierté d’exister.

Vous en connaissez le principe Michel Smith vous en parle depuis la première édition en 2012; l’an dernier j’y ai consacré 2 chroniques. Je vous en impose une troisième cette année, tellement j’ai apprécié cette journée. A part l’atmosphère de FÊTE, l’autre raison, bien entendu, c’est la découverte des cépages oubliés ; grâce à André Dominé, à sa femme et à l’association des Vieux Cépages, à chaque édition, des vignerons viennent présenter des vins rares et des cépages oubliés : Lladonner Pelut, Macabeu, Muscat, Cinsault et Œillades, Terret, Carignan noir, blanc et gris, Grenache noir, blanc et gris, Carignan, Ribeyrenc, Picpoul noir…Ils ont tous un point en commun, ils nous proposent des vins avec beaucoup de caractère. On peut aimer ou non, mais jamais ils ne nous laissent indifférents.

A l’affiche cette année :

Amistat, Château La Baronne, Clos Centeilles, Clos de Gravillas, Clos de l’Anhel, les Domaines Benastra, Bota Nostra, La Rune, La Coume Majou, Soulanes, Les Deux Clés, Les Enfants, Les Schistes, Ferrer-Ribière, Laguerre, Danjou-Benassis, Paul Meunier Centernach, Puch, Rémi Jalliet, Riberach, Rimbert, Sainte-Crois, Thierry Navarre, Vaquer, La Petite Commanderie, Le Moulin de Breuil, Les Clos perdus, Mas Zenitude.

Invité d’honneur : Mas d’en Gil (Priorat)

Des conférences avec dégustations sont aussi proposées :

11h : Michel Smith et son incontournable Carignan Corner

12h : Yves Zier – La Magie des Vins Doux Naturels

17h : Jean Lhéritier – Cépages autochtones en Catalogne Sud

Et, une exposition

J’ai beaucoup aimé celle de cette année, il s’agissait, des peintures de Robert Prouty : Vignes, vins et bistrots. Il est américain, aime la peinture et le vin. Il s’est installé à Saint-Laurent de la Cabrerisse, et, il a choisi d’exposer les vignes, les bistrots, les hommes et le vin. Il participe également à l’exposition « Toutes Toiles dehors » qui se tient à Maury jusqu’au 27 Aout, allez-y si vous êtes dans le coin.

On se sent bien dans cette salle des Fêtes, ici, personne ne se prend au sérieux, ni les vignerons ni les dégustateurs, tous sont là pour partager un bon moment de dégustation et d’échanges. On s’étonne, du moins je parle pour moi de voir un tel panel de vignerons dans ce lieu perdu. Certains sont venus de loin, quelques-uns ne font jamais ou très rarement des Salons, c’est donc un privilège que de les retrouver à Trilla. Ici, on n’est pas bousculé, point n’est besoin de tendre son verre au-dessus des têtes, on a le temps de papoter, de prendre son temps : un vrai luxe. Je m’interroge sur leur motivation à venir jusqu’à Trilla ??? Certainement pas pour rencontrer des acheteurs professionnels : il n’y en a pas, et les ventes aux particuliers ne vont pas leur changer la vie, alors ? Les seules grandes huiles de la salle sont celles du Peintre et les vignerons ! J’en ai interrogé plusieurs et tous m’ont répondu la même chose : nous venons pour le plaisir, par amitié pour André, pour l’ambiance, pour nous retrouver entre vignerons, pour la région.

Bon, le moment est venu de passer à la dégustation, je n’ai pas été très vaillante, il faut dire que ma fille était là avec ses 2 garçons, Dante 2ans et demi et Sandro 13 mois, et même si je ne suis pas, selon ma fille la grand-mère idéale, j’ai passé un « peu » de temps avec eux sur l’aire de jeux de Trilla.

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Je ne vais pas vous ennuyer avec des commentaires de dégustation, mais simplement vous citer les vins que j’ai aimés.

Ma première halte a été pour: Thierry Navarre

Venu de Saint-Chinian, il y a bien longtemps que je n’avais gouté ses vins, je les avais à Barcelone, mais je dois dire que le succès n’était pas au rendez-vous ce qui me contrariait beaucoup. Il ne faut pas être pressé, car il n’est pas avare de son temps, ni de ses explications, et, il a une belle collection de cépages   autochtones du Languedoc (Cinsault, Carignan, Terret, et même Ribeyrenc) qui côtoient les Grenache, Merlot, Grenache Gris… Coup de cœur pour son Terret, pour son caractère oxydatif aux notes de pommes fraîches, très pur ; pour son Vin d’Œillades 2016 un 100% Cinsault, frais, croquant et gourmand et surtout pour son Saint-Chinian profond et complexe, tout en finesse sur des notes de laurier, de thym et d’épices. J’avais oublié combien j’aimais ses vins.

Deuxième halte : Le Coin des Carignans

Défendu par Michel Smith maintenant accompagné de Brigitte sa femme. Oserais-je avouer que les jeunes cuvées m’ont bien plus séduite que les vieux millésimes. Elles offraient de très belles expressions, montrant des Carignans, charmeurs mais un brin sauvages, authentiques, épicés, gourmands et frais. Mes préférés, ceux du Domaine Rimbert, le Carignan 2015 et Carignator 2015, le Bota Nostra (assemblage de 2 millésimes 13 et 14) plus sauvage, le domaine de la Cessière 2014 avec Puch 2015. Quant aux Carignans plus murs, je les ai trouvés pour la plupart en fin de parcours, et, un peu « Tristounets ». Mais, selon Michel, je n’étais pas concentrée.

Troisième halte : La Coume Majou

J’ai enfin fait la connaissance de Luc Charlier et de sa charmante épouse Christine, je dois dire que j’appréhendais un peu cette rencontre. Affronter Luc et ses vins croyez-moi, ça n’est pas évident, c’est qu’il est intimidant l’ami Luc! Mais bon quand « faut y aller, faut y aller ». J’attendais un bon accueil, je l’ai eu; j’attendais des vins typés, je les ai eus aussi. Ouf, tout va bien, ça n’était pas si dur que ça finalement, je dois avouer que les vins m’ont bien aidée à passer l’examen, ils m’ont fait oublier mon appréhension, et m’ont embarquée dans mon » intériorité ». Mais si vous cherchez des vins tendances, passez votre chemin, Luc ne fait pas partie des vignerons médiatiques et ne suit pas les modes. Vous trouverez ici des vins à dimension humaine : derrière chaque bouteille, il y a un homme qui donne son interprétation du Roussillon, loin des vins « Glou-Glou » plutôt des vins qui parlent pays.

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Son blanc de vieux macabeu, la Cuvée Civale (patronyme de Christine) 2014, et dont l’étiquette est inspirée de son portrait (de Christine, pas de Luc), traité « à la Pablo Picasso » m’a étonnée. Une cuvée 100% macabeu, et semble-t-il le dernier millésime à avoir été épargné par les sangliers ! Ni moderne, ni nature, pourtant sans sulfite, elle sort des sentiers battus, je ne détecte aucune trace de boisé au nez et pour cause, Luc n’en utilise pas. Un nez de fruits murs, légèrement oxydatif, j’y ai trouvé des notes discrètes de garrigue ; genêt et fenouil. La bouche est restée fraiche mais pleine : elle ne manque pas de gras, et la finale s’étire sur une belle acidité. Que voilà un beau vin de gastronomie, comme j’aurais aimé l’avoir aux Feuillants, Didier aurait trouvé un plat spécial pour lui, j’en suis certaine et moi, j’aurais pu jouer à la sommelière qui fait des découvertes!

 

Les Cuvées Majou 2006 et Majou 2009, assemblage grenache/carignan avec capsule à vis. C’est curieux, je n’avais jamais gouté ces vins, mais je ne les imaginais pas autrement, j’ai tout de suite pensé au Docteur André Parcé, c’est lui qui m’a appris à aimer les vins, les vrais, et, ceux-là, il aurait été obligé de les reconnaitre comme étant de sa « chapelle » : élégants et racés. Le 2006 a gardé du fruit, même s’il dégage une très jolie touche animale, il est rond et mur, mais pas compoté, il a le caractère d’un Roussillon, des épices et des tanins murs, de la garrigue, une finale marquée par une jolie évolution du grenache, l’alcool est bien intégré, et pas de bois. Encore un vin de gastronomie.

Le 2009, est  plus fruité, épicé, profond et complexe. Dans le style de Luc, pas forcément commercial d’ailleurs, car ses vins s’ils démontrent beaucoup de personnalité et d’ancrage ne sont pas faciles. Il faut aller les chercher dans le verre et dans ses tripes. Moi, ils m’ont remuée, c’est tout un passé de grands vins dégustés avec André qui a resurgi dans ma mémoire.

Cuvée la Loute 2013, issue d’un carignan presque centenaire, planté en 1922 au lieu-dit Alt de Coume Majou, de la meilleure partie du Rec d’en Cruels (1950) et du Rec d’en Fourtou (1977), pigeage aux pieds, macération très longue du chapeau de marc, ni collage ni filtration, mise sans « resulfitage » et bouchon en verre. Son rendement, toujours inférieur à 10 hl par hectare n’enrichira jamais notre ami.

C’est un vin intense, gorgé de fruits noirs, avec une pointe de réglisse et des notes de garrigues. La bouche, est expressive, riche et concentrée, un vin caressant à la texture à la fois séveuse, dense et veloutée de grand caractère. Ses tannins sont très soyeux. Belle fraîcheur en finale grâce à un fruité éclatant, bonne longueur et incroyable équilibre. Problème, il n’y a que 800 bouteilles de ce vin. Et, pire, en 2014 : 100 % de et donc pas de récolte ; en 2015, seulement 200 kg de raisin et donc pas de cuvée ; en 2016 : pas de raisin du tout, sans doute à cause de la sécheresse.

Luc explique : « Pourtant – ou justement pour cette raison – je ne fais RIEN pour l’élaborer, sinon garder la cave propre.  Ce n’est pas un vin sorti de mes mains, c’est réellement ce formidable carignan qui fait tout. Ça n’est peut-être pas un vin sorti de ses mains comme il dit, mais fruit de sa connaissance des vins, de ses vignes et dessiné par sa culture.

André a eu la gentillesse de nous inviter à déjeuner, buffet maison et grand moment d’échanges. On fait trainer, on goute pas mal de vins… Aussi, après le repas, la paresse s’installe et il devient plus difficile de déguster, heureusement, j’ai été ragaillardie par des vins frais comme celui du domaine Gardiès, le rouge « on s’en Fisch », exactement ce qu’il me fallait, pour le coup très tendance celui-là et on se l’arrache!

20170722_135013_resized (002)Ceux du Clos du Gravillas, mention spéciale pour son Terret « Emmenez-moi au bout du Terret » et surtout sa « Fleur de peau », un vin blanc de macération de muscat sur lequel j’ai vraiment accroché, pourtant je n’aime pas vraiment le muscat… et enfin son Vieilh Carignan de 100 ans ont fini de me réveiller-

Après ça, je me suis sentie d’attaque pour aller gouter les vins de Rémi JALLIET  complexes, gourmands et frais, « Fleurettes aux vents », ceux du domaine des deux Clés, que j’ai particulièrement apprécié pour leur finesse.

 

J’ai terminé la journée tranquillement, parlant avec mes amis du Mas d’en Gil, de Julien Ditte (Amistat) dont je vous ai parlé maintes fois, parce que je suis FAN de leurs vins, pourtant dans des styles très différents.

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Marta Rovira (Mas d’en Gil) et Julien Ditte (Amistat), vous voyez, ils n’ont nul besoin de dégustateurs, j’ignore ce qu’ils se racontent, mais ils se « marrent » bien! Je n’avais pas remarqué son Bermuda, heureusement que ses vins sont moins loufoques!

Encore une fois, je ne suis pas allée gouter chez tous les vignerons, mais à part Michel et Luc, je n’ai pas choisi les tables, simplement, je me suis laissée porter—-

Je suis rentrée avec Frédérique Vaquer, nous avons refait le monde, un monde où le vin occupe une grande place, peut-être trop grande parfois.

Je reviendrai à Trilla l’an prochain, si Dieu le veut comme disais ma grand-mère, c’était trop génial comme disent les jeunes. Peut-être se sera le seul salon que je garderai, les autres m’assoment et me fatiguent et je n’en ai plus envie!

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols


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Illégalement vôtre (la réponse)

En France, pour des raisons qui doivent tenir à la fameuse exception culturelle, on n’a pas le droit d’indiquer le degré d’alcool autrement qu’en degrés entiers ou en demi-degrés. Ce vin qui affiche fièrement ses 12,8% alc. est donc dans l’illégalité. Ou plutôt, il y serait s’il était français.

Mais il s’en moque comme de sa première chemise, car il est suisse! Et chez nos voisins les Helvètes, la précision est une vertu, de même que l’information du consommateur.

Car dites-moi, à qui profite le flou? Et pourquoi faut-il changer sur l’étiquette le résultat d’une analyse?

Hervé Lalau


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Big wine + flat screen TVs seizure – Kent Police raid warehouses in Horsmonden and Brenchley

French wine producers have long been targeted by these sorts of scams, so this ‘very significant’ seizure is good news.
Report from Kent Police on an alleged large distribution fraud – wine and flat screen TVs:

   

Policing news

Goods recovered in fraud investigation fill four lorries

24 Jul 2017

Items including tens of thousands of bottles of wine and the latest flat screen televisions have been seized by Kent Police following search warrants at warehouses in Horsmonden and Brenchley.

Officers from the Serious and Organised Crime Unit have also recovered commodities including shipments of marble tiles and even air conditioning units, as part of an investigation into an alleged conspiracy to defraud a number of foreign businesses.

Fraudulent orders
It is reported that fraudulent orders have been made to at least 20 companies, based outside of the UK. 

Victims have complained although goods have been dispatched no payments have been received.

On Thursday 20 July 2017 search warrants were executed by Kent Police at two locations; a warehouse in Goudhurst Road, Horsmonden and a second premises in Tibbs Court Lane, Brenchley

Arrest
In total police have seized 217 pallets of goods, filling four HGV lorries. A process to identify items recovered from these storage areas is ongoing.
 

A 26-year-old man from Horsmonden has been arrested in connection with the investigation and has been bailed, pending further enquiries, until 17 August.

Significant scale

Detective Inspector Annie Clayton said:  ‘We have received multiple complaints from victims who have alleged they have lost goods due to fraud and that these goods were delivered to storage facilities in west Kent; which have now been searched. 

‘This is a complex investigation, which is being assisted by our partners at Interpol and the Metropolitan Police and which has so far resulted in the recovery of vast amounts of property we believe has been obtained by fraudulent means. The Kent and Essex Serious Crime Directorate is committed to tackling those who facilitate organised crime in Kent and we are investigating allegations, which are on a very significant scale.’

 

No comments please
As this seizure and the arrest are likely to lead to a court case please do not leave comments, so as there is no chance of jeopardising a trial. Producers, who may have sent wine which could be amongst that seized by Kent Police should contact Kent Police – https://www.kent.police.uk/

 

 Jim


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Dates for your diary: Jazz in Marciac + 2018 Salon des Vins de Loire

Marciac

 

Jazz in Marciac: 28th July to 15th August 

I have never managed to get to the now famous jazz festival at Marciac, which is supported by the Plaimont Producteurs. I would have liked to have gone but it has never worked out.

There is a wonderful bill this year. Musicians include Norah Jones, Herbie Hancock, Dee Dee Bridgewater, George Benson, Dhafer Youssef, Mingus Big Band, Hiromi Duo, Wynton Marsalis and Joshua Redman. Although a number of the concerts have sold out there are tickets available for others.

Release from Plaimont Producteurs
JAZZ IN MARCIAC ET PLAIMONT PRODUCTEURS : UNE COMPLICITÉ HISTORIQUE
L’aventure Jazz in Marciac est née sous l’impulsion de Jean-Louis Guilhaumon qui, entouré de bénévoles, a organisé en 1978, une série de concerts pendant quelques jours. Aujourd’hui, le Festival se déroule sur trois semaines et accueille les plus grands artistes avec environ 250 000 visiteurs venus du monde entier. Plaimont Producteurs est partenaire du festival depuis sa création et s’est imposé comme la coopérative emblématique du Sud-Ouest, exportant une bouteille sur deux à l’étranger. Avec leurs différents cépages autochtones, leur savoir-faire et leur exigence, ils sont parvenus à sublimer les terroirs de l’appellation Saint Mont.

DEUX SOIRÉES DE PRESTIGE PARRAINÉES PAR PLAIMONT PRODUCTEURS
Cette année comme à chaque édition du Festival, Plaimont Producteurs a le plaisir de parrainer deux soirées sous le chapiteau :

  • Le mercredi 2 août 2017 en parrainage : Dhafer Youssef et Chucho Valdés
  • Le mercredi 9 août 2017 en co-parrainage avec France Inter : Youn Sun Nah et Joshua Redman

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Salon des Vins de Loire 2018 – Monday 5th and Tuesday 6th February  

Salon des Vins de Loire 18

 

Salon des Vins de Loire 18a

Next year’s Salon des Vins de Loire in Angers will run for just two days rather than the customary three. Cutting the Salon down to two days makes sense as it was increasingly apparent that the third day was a waste of most people’s time. On the third day there were few serious visitors, many of the producers turned up very late having been out the night before enjoying themselves with fellow producers and friends and then once in the salon spent most of their time going to taste with other producers. All in all it was very difficult to do serious work on the last day.

Cutting the Salon down to two days will save on people’s hotel and meal expenses and hopefully will allow the Salon to continue on when there have been some questions over its continued viability.

 


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Trois vins et une autre bête noire

On va faire court aujourd’hui. C’est la période des vacances après tout !

Dans ma liste de choses qui m’énervent un peu (ou beaucoup), et dont les sens des mes remarques certains lecteurs n’ont pas tout compris (voilà ce qui ne change pas), j’aurais du ajouter les bouchons en liège massif. Mais qu’est-ce qu’on attend pour interdire cette escroquerie organisée, qui vole les gens en les privant des plaisirs dûs et, souvent, chèrement payés ?

Mais cette semaine j’ai décidé de choisir un peu au hasard trois flacons de ma petite cave dans ce beau pays gascon ou il fait une température très raisonnable ce dimanche. Il y a un rosé et deux rouges. Tous viennent du sud, mais aucun du sud-ouest : c’est un peu la loi du hasard, mais pas entièrement. Il s’agit d’échantillons offerts par les producteurs ou leurs attachés de presse, mais le choix de ces trois-là est un peu le fruit du hasard.

Les trois grâces de cette chronique, prises un peu au hasard

1). Vin rosé

AOC Bellet, Château de Bellet, Baron G, 2016

(Prix 27 euros)

Petite appellation près de Nice et un des très rares domaines qui porte le nom de son appellation sans être en situation de monopole, comme Château Margaux. Il porte aussi le label bio européen et sa couleur est assez profonde, ce qui constitue un plus pour moi. Son prix me semble élevé, mais cela doit être la rareté (bouteille numérotée et petitesse de l’appellation). Nez très frais et friand, qui me fait penser à des fraises et framboises mêlés, avec un zeste d’écorce d’agrumes, mais je ne connais rien aux nez des vins. Ce soupçon d’amertume se traduit aussi en palais avec un vin qui est structuré, très légèrement tannique et parfaitement sec. Aucune impression d’alcool, ni de sucre qui traine, comme dans tant de rosés du sud. Ce côté ferme et savoureux le destine clairement à la table et même avec des mets relativement puissants. Un très bon rosé.

Les plus : sa couleur soutenue, sa structure, son équilibre, son caractère

Les moins : son prix, un bouchon liège

 

2). Vin rouge

AOC Côtes du Roussillon, Mas Janiel 2016 (François Lurton)

(prix : 16 euros)

L’étiquette porte la mention « sans soufre », ce qui devrait plaire aux inconditionnels du genre. Celui-ci est propre, c’est à dire qu’il sent le fruit et non pas l’écurie. Robe violacé, nez assez fruité plus un accent entre bois et épices. C’est bon et parfaitement défini, mais ni exubérant ni exceptionnel comme certains prétendent être un résultat inéluctable d’une vinification sans soufre. Charnu par son fruité, mais aussi encore ferme par la jeunesse de ses tanins, ce qui est logique vu le millésime. Avec un plat légèrement salé cela s’arrange bien (n’est-ce pas Marco ?).

Les plus : la qualité globale, bon fruit simple et directe

Les moins : le prix (vu l’absence de complexité), bouchon liège

 

3). Vin rouge

Coule Majou, La Loute 2012, cépage Carignan, Vin de France

(prix, sous réserve : autour de 25 euros)

J’avais des réticences à parler d’un vin d’un ami (Luc Charlier), mais pourquoi pratiquer le ghetto des ses amis vignerons? Je suis largement capable de dire que je déteste ce vin si je le pensais.

Bouchon en verre, donc déjà un très bon point. Robe encore très jeune pour un vin qui targue les 5 ans. Nez intense, davantage que le vin précédent qui est pourtant plus jeune et de la même région, mais pas du même cépage probablement. Cele évoque les baies sauvages, le sous-bois, l’iris et la réglisse. Magnifique texture en bouche, alliée à une très belle fraîcheur. Aussi long que gourmand, avec une très belle finale en parfaite équilibre. Un excellent vin avec de la finesse et une sacré présence, qui fait mentir plein de médisances sur le carignan en particulier et les vins du sud en générale. Je vais tacher de connaître son prix pour en acheter mais je crains qu’il n’y en ait plus! Nous avons fini la bouteille avec un chili con carne pas trop épicé, et cela allait très bien.

Les plus : l’intensité des arômes et saveurs, la fraîcheur, l’originalité, le bouchon en verre

Les moins : r.a.s.

David

(la vieille 998 avait perdu ses flancs de carénage ce jour-là mais elle marchait bien)