Les 5 du Vin

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Carnet de notes de Vinexpo 2017 (1/2)

Comme je le disais la semaine dernière, l’édition 2017 de Vinexpo était belle, assez dense sur le plan professionnel, en ce qui me concerne, car j’avais pas mal d’engagements à honorer et j’ai du quitter le salon à 13h le mardi pour remonter à Paris et animer une soirée autour du vin. Je n’ai pu consacrer que le lundi après-midi a une promenade de dégustation au hasard et au gré de mes pas, dont voici une sélection des vins que j’ai beaucoup aimé.

Mais d’abord une étiquette d’un vin que j’ai aimé, autant que l’étiquette d’ailleurs. J’émets à cet égard le voeu que les étiquettes (en France surtout) poursuivent leur émancipation des codes graphiques d’une autre époque. On le fait bien ailleurs, pourquoi pas en France ? Si je devais trouver un seul vertu des vins dits « naturels » (et ce beaujolais n’en est pas, heureusement !), cela serait leur relative créativité graphique. Je dois avouer que je n’ai pas trouvé ce vin à Vinexpo, mais lors d’une présentation des sélections pour les Foires aux Vins à venir. Je crois bien qu’il s’agissait de celle du Repaire de Bacchus. L’alcool confortable annoncé sur l’étiquette n’a nullement dérangé l’équilibre de cet excellent vin mais traduisait naturellement le millésime 2015 dans cette région.

Les stands des vins autrichiens étaient, comme d’habitude, élégants, clairs et sans le côté cliquant et ostentatoire qui, pour moi, en pollue beaucoup d’autres. Seul vin effervescent dégusté cet après-midi là, j’ai beaucoup aimé cette bulle rosée élaborée par l’excellent producteur Bründlmayer, situé à Langenlois, dans la vallée du Kamp, qui est un affluent du Danube à l’ouest de Vienne. Il est fait avec les cépages Pinot Noir, St. Laurent et Zweigelt. Le Zweigelt est un croisement entre le St. Laurent et le Blaufränkisch, produit dans les années 1920 par Fritz Zweigelt et initialement nommé Rotburger par lui. Sa réussite est telle que cette variété est aujourd’hui la plus plantée des variétés rouges en Autriche, avec 14% du vignoble du pays.

Un peu plus loin, je me suis arrêté au stand de Johann Markowitsch. Voici une excellent exemple d’un des cépages parents du Zweigelt, le Blaufränkisch. Il fait aussi de magnifiques Pinot Noirs qui sont pleins sans être lourds, bien fruités et sans la sensation de dureté un peu végétale que je trouve trop souvent en Bourgogne.

Et voici l’homme avec une partie de sa gamme assez impressionnante :

Bien encouragé par ces débuts, je me suis un peu attardé sur deux autres stands autrichiens voisins, à commencer par celui de Markus Huber, qui produit dans le Traisental et où j’ai dégusté une fabuleuse séries de Rieslings. Auparavant, j’avais aussi dégusté ses bons Grüner Veltliner, mais je mettrai ses Rieslings au sommet, et à un niveau tout à fait remarquable. Aucun des ces trois vins n’avait la moindre trace des ces arômes déplaisants de type « pétrolé ». Certains tentent de vous faire croire que cet odeur franchement désagréable est un produit de la nature du sol. Au contraire, d’autres me disent que c’est un phénomène lié au binôme chaleur/soleil, hypothèse que j’ai tendance à croire car je trouve ces odeurs bien plus souvent dans des Rieslings issus de climats et millésimes plus chauds : Alsace plus que Moselle allemand, Australie plus que les parties fraîches de l’Autriche, etc.

Une dernière sur le stand des vins d’Autriche pour la route….

Ce producteur, Peter Schweiger était une vraie découverte pour moi, car j’avais déjà dégusté d’autres vins des trois précédents vignerons, soit en Autriche, soit ailleurs. Une délicieux Zweigelt mais aussi un très beau Riesling.

Notez que tous ces vins ont de belles étiquettes, du moins selon moi. Si vous êtes fiers de vos vins, pourquoi les présenter sous une robe moche ? Des étiquettes traditionnelles peuvent aussi être très belles. Mais je ne comprends pas les producteurs qui persistent avec des horreurs telles que les Fitou que Marc a montrées la semaine dernière.

La semaine prochaine, je vous amènerai en Croatie, en Géorgie, en Australie, mais aussi en France avec une gamme formidable de Muscadets et de vins de cépages étonnants produits par les Frères Couillaud.

Buvez bon, mais buvez autre chose que vos habitudes aussi…

David Cobbold

 

 

 

 


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Cet été à Chinon

Reçu du Syndicat des Vins de Chinon, ce communiqué annonçant les dégustations organisées tout l’été dans l’enceinte du château…

 La Tour de l’Horloge, au Château de Chinon

Forteresse royale et AOC Chinon, l’histoire en partage

Que peuvent avoir en commun la forteresse royale et les vins de Chinon ? Si la pierre tendre de tuffeau a permis de batir les plus beaux chateaux de la Loire, elle est aussi celle qui donne aux vins de Chinon un certain caractère. Un sous-sol et une histoire en héritage qui montrent que l’architecture et le vin sont bien affaire de patrimoine*. Un patrimoine vivant que les vignerons de Chinon partagent volontiers avec les visiteurs partis à l’assaut de la forteresse, chaque jeudi de l’été.

9 jeudis, 9 vignerons pour découvrir les vins de Chinon avec ceux qui les font !

Du 13 juillet au 7 septembre 2017, chaque jeudi après-midi à la forteresse royale de Chinon

A l’image du Val de Loire, Chinon produit des vins raffinés, élégants, parfois aussi puissants que sa forteresse ! Une richesse que l’AOC Chinon propose de faire découvrir aux visiteurs pendant 9 jeudis avec 9 vignerons de Chinon qui se relaient autour de dégustations et d’échanges. Une facon de mieux appréhender un territoire avec ceux qui le font : rencontrer un vigneron, c’est toujours une aventure privilégiée ; un échange aussi fructifère que les cépages Cabernet Franc ou Chenin donnent une gamme variée de vins rouge, rosé ou blanc friands, légers ou au contraire structurés selon l’empreinte que le vigneron a voulu leur donner.Déguster du Chinon depuis la forteresse, c’est aussi, fouler les terres des rois Charles VII, Henri II Plantagenêt et aiguiser son palais dans un cadre royal, faire un premier pas vers l’esprit, si vivant, de la « Rabelaisie » en embrassant une vue à couper le souffle sur la ville et les paysages tant chéris par Rabelais, ce géant chinonais humaniste qui marqua à jamais ses nombreux héritiers littéraires.

Boire du Chinon à la source, c’est enfin permettre aux 173 vignerons de l’appellation, de récolter pleinement le fruit de leur travail, de participer à une économie réelle et vivante qui emploie près de 800 personnes sur le chinonais et de maintenir 2400 hectares en production viticole.

* Reconnaissance du Sénat en 2014 : « le vin, produit de la vigne, et les terroirs viticoles font partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France ».

Informations pratiques : Syndicat des Vins de Chinon tél. 02 47 93 30 44 

Dégustation gratuite et vente des vins sur place et gourmandises dans l’enceinte de la forteresse

Droit d’entrée à la forteresse : Plein tarif : 8,5 € / Tarif réduit : 6,5 € / Gratuit : enfant – 7ans 


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Une étiquette à changer, concours

Les étiquettes qui ornent les bouteilles de vins et qui nous renseignent sur leur contenant aimeraient plaire à tout un chacun. Un défi aussi difficile à résoudre que la quadrature du cercle. Il est par conséquent délicat de virer une étiquette pour la remplacer par une nouvelle. Mais il y a des cas quasi désespérés qui réclament urgemment un changement. Ainsi, cette étiquette de Rivesaltes Ambré des plus ringardes…

L’histoire

Elle se passe dans l’appellation Fitou qui peut élaborer des Rivesaltes, c’en est même le berceau originel. Alban Izard reprend le domaine Lerys en 2012; il rajeunit rapidement ses cuvées de rouge pour en faire aujourd’hui d’agréables Fitou, élégants mais au caractère bien trempé. Dans la foulée, il en profite pour rafraîchir les étiquettes, et il fait bien, je vous montre.

Celui qui préfère la première, pas la peine de participer au concours !

Mais Alban n’a pas le temps, ni l’inspiration pour s’occuper de l’habillage de ses vins doux.

Voici l’étiquette du Rancio, les autres sont du même tonneau. Elles ne sont certes pas vintage, quoique, mais pourraient devenir collector. En attendant, Alban veut en changer.

Nous vous proposons donc un concours: celui qui lui fournit un top modèle d’étiquette pour ses VDN en recevra une caisse.

Je vous montre les étiquettes de deux autres de ses cuvées de Fitou.

Et voici la tête de notre vigneron, ça aide pour la création

Pour nous envoyer vos propositions, cliquez sur CONTACT et envoyez nous vos coordonnées.

Soyez créatifs!

Ciao

 

Marco  


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QUELQUES IMAGES DE VINEXPO 2017

VINEXPO 2017 vient de s’achever, je ne connais pas les chiffres pour tirer un bilan sérieux, mais si on excepte la canicule qui s’est abattue sur Bordeaux et qui a beaucoup perturbé l’envie de déguster, j’ai trouvé ce Salon réussi et très convivial.

Je vous livre quelques images de stands et de bouteilles qui m’ont interpellée.

Dimanche 18 juin, j’ai commencé par HAUT LES VINS, un OFF, le seul que je me sois autorisée cette fois-ci, je n’y suis restée qu’une paire d’heures, c’était au chateau Grattequina, tout près de VINEXPO.

Très bon niveau, général, si j’en juge par les quelques domaines que j’ai dégustés:

Domaine René Bouvier, Bourgogne

     Les Déplaude de Tartaras, Coteaux du Gier, une vraie belle découverte

J’ai l’habitude de me garer au Palais des Expositions et de traverser la passerelle, c’est très agréable quand la température est normale, mais là j’avoue avoir souffert! Les services de sécurité étaient très présents, les conditions de contrôle et d’accès au site étaient un impératif de premier ordre, ça occasionnait des queues, mais personne ne protestait, et n’oubliait que nous étions en plein état d’urgence. Au bout de la passerelle, on tombe sur le stand Cliquot toujours très réussi-

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Il n’y a pas foule, mais c’est dimanche, je me promène dans les allées, j’en prends plein les yeux, le stand de Georges Dubeuf par exemple est magnifique, mais, il est vide, c’est surprenant.

Je tombe sur le stand catalan  de Roqueta, Imma Llopart, la directrice Export est là, je m’y arrête, c’est une amie, elle me fait gouter entre autres, le dernier né de la gamme, un blanc de Grenache de Terra Alta, désaltérant, gourmand, une vraie réussite.

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Je continue de progresser dans les allées, sans but précis au gré des rencontres, c’est merveilleux de n’avoir aucun agenda ! Prochaine halte chez les Champagnes Louis de Sacy, je découvre, une affaire familiale le père, le frère et la sœur font bloc, je retiens la Cuvée Nue, 55% Pinot Noir, 10% de Pinot Meunier et de 35% parce que sans liqueur de dosage, je l’ai trouvé racé et idéal pour l’apéritif :

Puis je me dirige vers le hall 3, pour découvrir la zone BIO, appelée WOW! (World of Organic Wines) c’est une bonne idée, elle est près des salles de conférences et à l’entrée du Hall, il y avait foule. Les vignerons étaient très contents, leur stand était petit mais à un prix très abordable. Pas de découverte, mais beaucoup de très bons domaines.

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Lundi 19 juin,  la canicule continue, mais je ne me laisse pas décourager… je commence par La Passion des Terroirs, ma relation avec les Lurton est ancienne, elle date des Feuillant et nous avons toujours gardé des contacts très étroits.

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Bérénice était là, elle m’a expliqué qu’elle avait gelé à 100% à Climens, pas de récolte cette cette année, il y avait Louis aussi et Marie-Laure, je vous parlerai des Vins de Marie-Laure un autre jour. Bruno David m’a fait gouter plusieurs vins que je ne connaissais pas, j’ai retenu ce Château Rochers de Joanin 2015 absolument délicieux, gourmand et séducteur:20170619_105319_resized

Bruno David, « grand manitou » de la Passion des Terroirs  que j’ai interrogé hier en fin de Salon était très content de ce cru, il a vu beaucoup d’importateurs étrangers,  et concrétisé de nombreuses commandes, il est extrêmemetnt satisfait du chiffre réalisé et pour lui, c’est le meilleur VINEXPO depuis 1996, date de son arrivée.

Vers midi, asur le stand de Vignobles et Signatures, Michel Drappier débouchait un Mathuzalem 1989, absolument merveilleux, très complexe, frais, iodé avec de fortes notes de coquilles d’huitres, long et envoutant. Merci Michel pour cet apéritif de qualité.

Je suis allée ensuite assister à une conférence sur les Grenaches du Monde animée par Guillermo Cruz, meilleur sommelier d’Espagne, un peu décevante, car en fait de grenaches du Monde, il y avait 5 vins espagnols, un australien et un VDN; en outre, il nous a servi un magnifique Rivesaltes 1969 Dom Brial en plein milieu de la dégustation, je n’ai pas bien compris  ce choix, mais bon, il avait certainement une bonne raison.

Après une pause sandwich, je suis allée gouter quelques vins Chinois, de la région de Ningxia, les étiquettes très colorées représentaient des coqs, puisque 2014 était l’année du cop en Chine. Des vins de cépage, très moyens,  sans grand intérêt, par exemple on reconnaissait bien le chardonnay, mais il était très boisé et asséchant, et chaque bouteille se vend à 70€ prix public.

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Et quelques vins Sud-Africains. J’ai retenu Overhex Wines,  des vins de négoce, mais très bien fait, et à mon sens très commerciaux, des vins technologiques certes, mais pas des caricatutes, et d’un rapport qualité/prix imbattable. Je crois qu’ils se vendraient très bien en supermarché. 1,95€départ cave.

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Puis, je suis retournée vers l’Espagne, je me suis arrêtée sur un stand, pris d’assaut, qui affichait une marque, Casa Rojo, qui m’était inconnue, mais qui à en juger par les dégustateurs présents, doit bénéficier d’une bonne réputation à l’étranger.  Une équipe de professionnels, qui vinifient dans la plupart des D:O espagnoles. J’ai gouté la gamme entière, je comprends que les vins puissent plaire, mais ils ne correspondent pas tout à fait à ce que je recherche.

Mardi 20 juin, j’ai commencé la journée par le stand des Dubourdieu, Jean Jacques était là, j’ai pu apprécier ses qualités lors du stage qu’il avait fait à LAVINIA Barcelona à mes côtés, j’y ai rencontré Jean-Luc Colombo qui partageait le stand. Nous avons refait le monde, il est encore plein de projets dont je vous parlerai dès qu’ils se concrétiseront un peu plus. Jean-Jacques m’a fait gouter entre autres la cuvée qu’il élabore avec Laure Colombo, une grande amitié les réunit. Carnivore 2015, 55% syrah, 45% Cabernet Sauvignon, un tirage très limité, 600 bouteilles en Vin de france, mais intéressant car c’est un vin de caractère, les deux cépages ne s’en laissent pas compter, le vin est élégant, structuré, et bien équilibré. Prix public 29€

J’ai passé un bon moment sur le stand de Lionel Osmin, oú j’ai rencontré David, beaucoup de monde sur ce stand aussi, mais c’est là un succès mérité, Lionel représente tous les Vins du Sud Ouest, mais en plus une gamme de vins étrangers des plus intéressants. (photo inutilisable)

Après quelques haltes inintéressantes et un très bon  déjeuner chez nos amis Corses, un ami m’a amené gouter un Corbières très connu, Château Ollieux Romanis, mais que je n’avais plus eu l’occasion de déguster depuis bien longtemps, et franchement, il a bien fait d’insister. Toute sa gamme est passionnante, je crois que je vais aller chez lui avant peu, en attendant j’ai beaucoup aimé cette cuvée de Pierre Bories, Le Blanc: puissante mais délicate avec beaucoup de personnalité.20170620_124905_resized

Pas très loin, j’ai retrouvé les Vivanco,  leur nouvelle déclinaison des grenaches en blanc, rouge et rosé qui  est très réussie. Elle s’appelle La Maldita, car en Rioja, les viticulteurs n’aimaient pas le grenache, trop compliqué à cultiver.

 

Voilà, je n’en rajouterai pas, je n’en démords pas, c’est un bon Salon pour les professionnels, un lieu de débats et de rencontres.

En dernière minute, je lis que le Directeur de VINEXPO   Guillaume Deglise, a convié la presse à découvrir les premières conclusions sur cette édition bordelaise, et a annoncé, entre autres améliorations futures, une réflexion sur un changement de date de l’événement. « C’est une très belle édition, d’un très bon niveau, c’est le retour que j’ai eu de la plupart des gens que j’ai pu croiser, a affirmé Guillaume Deglise. Si les chiffres de fréquentation définitifs ne sont pas encore connus, le salon battant encore son plein, 30 000 personnes environ ont arpenté quotidiennement les allées du salon des vins et spiritueux à Bordeaux du 18 au 21 juin. Le salon a joué pleinement son rôle de créateur et facilitateur de business, avec plus de 2 000 rendez-vous « wine to wine meetings » organisés, « ce qui est très supérieur à 2015, où était proposé pour la première fois ce service », a expliqué Guillaume Deglise. Il explique  que « Vinexpo n’est plus seulement un organisateur de salon, c’est un vrai acteur de la filière vins et spiritueux, un lieu de business, d’échange et d’innovation. Notre rôle est de favoriser les rencontres internationales. Plus de 150 nationalités étaient représentées dans les allées du salon, en tête la France, suivie de la Chine et des USA, des marchés dynamiques en pleine progression. Les pays européens  ont notamment manifesté un intérêt fort pour les innovations et nouvelles tendances, notamment présentées dans le hall 3. »  Pour la première fois, Vinexpo a aussi proposé des stands de plus petite taille, plus accessibles (6 m² à partir de 3 300 €), un signe en forme de « main tendue vers les petite structures et vignerons. » Guillaume Deglise s’est également félicité de la capacité qu’a su démontrer Vinexpo à « fédérer les acteurs », autour de thématiques fortes d’actualité, conférences (changement climatique, Brexit, biodynamie…), ou encore de la signature de l’accord Alibaba dimanche.    La qualité a marqué les professionnels présents. C’est primordial, car monter en qualité était l’un de nos engagements. » « Certains importateurs européens, par exemple de Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni, ne sont pas venus cette année, il faut travailler à les faire revenir. .. Les conditions ont été extrêmes, la chaleur impactant l’accès, les dégustations et la restauration en plein air. Dedans, la climatisation a tenu bon, fort heureusement ! a déclaré Guillaume Deglise. Mais cela pose le problème de la date du salon. Il faudra sûrement la changer pour mieux travailler. » En 2017, Vinexpo inaugure également un nouveau format, baptisé « Vinexpo Explorer », non pas un nouveau salon mais une convention d’acheteurs. Pendant deux jours, une centaine d’acheteurs parmi les plus importants au plan mondial seront invités par Vinexpo à découvrir un vignoble du monde, et suivront un programme entre travail (rendez-vous d’affaires), et exploration (visites, dégustations, master class). L’ambition, à terme, est de créer une communauté d’une quarantaine de nationalités.

SOURCES TERRE DE VINS :  http://www.terredevins.com/actualites/vinexpo-2017-lheure-bilan/http://

Hasta Pronto,

Marie-Louise Banyols

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A Frontignan, et nulle part ailleurs…

Frontignan est une des 4 appellations de Muscat du Languedoc (les trois autres étant Saint-Jean-de-Minervois, Mireval et Lunel). C’est également  la plus importante en surface (avec un peu moins de 800 hectares) aussi bien qu’en volume de production (18.500 hl).

Comme son homologue de Mireval, le vignoble s’adosse au massif de la Gardiole et fait face aux étangs, au Sud. Il s’agit de terrains secs et caillouteux.

Comme les autres muscats du Languedoc, le Frontignan est produit à partir du seul Muscat de Frontignan, alias Muscat à Petits Grains. Comme eux, ses vins doivent titrer au minimum 15 degrés d’alcool, et 110 grammes de sucre par litre. Mais l’appellation Frontignan présente une particularité unique dans le monde du Muscat en France: outre le procédé du vin doux naturel (mutage à l’alcool pendant la fermentation alcoolique), elle peut également utiliser celui de la mistelle (mutage avant fermentation). Pour cette spécialité, qualifiée de Vin de Liqueur (et plutôt rare) le taux de sucre minimum est de 185 grammes par litre.

Lors de mon passage à Pézenas, pour Terroirs & Millésimes en Languedoc 2017, j’ai pu déguster plusieurs vins de cette appellation singulière. Voici ma moisson.

 

Cave de Frontignan AOC Frontignan « Premier « 

J’ai l’impression d’avoir toujours connu ce vin, cette étiquette et cette bouteille torsadée (la légende voulant que ce soit Hercule qui l’ai tordue pour en extraire la dernière goutte !). Mes parents en buvaient – et cela n’a rien de péjoratif pour moi, bien au contraire. Et si ma mémoire est bonne, il y avait un petit extrait d’un poème de Paul Géraldy sur l’étiquette.

Déguster ce vin, c’est donc un peu comme remonter dans le temps – sauf que je n’ai bien sûr plus le goût de l’époque. Je veux dire que je ne me souviens guère avec précision de ce à quoi il ressemblait ; que son goût a probablement évolué avec la technique, et parallèlement, que mon goût a changé.

Quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui un vin d’une grande sincérité : vous aimez le goût du raisin frais, le voici. La richesse, la douceur, le fruité – ils sont à vous.

Le Muscat dans ce qu’il a de plus muscat, sans aucun artifice.Vendu chez Nicolas

Cave de Frontignan AOC Frontignan 20 ans d’âge 

Là, on entre dans un tout autre monde. Une maison de café, peut-être. Ou une distillerie de whisky. Aux notes de moka s’ajoutent le caramel, les noisettes, les amandes, le rancio. Il paraît que Voltaire réclamait du Frontignan « pour sa survie ». Si c’était ce genre de Frontignan, je peux comprendre…

Château de Peyssonnie AOC Muscat de Frontignan

Le nez puissant évoque le raisin mûr, par une chaude journée d’été ; il offre aussi quelques jolies notes de laurier, un peu de miel, et une belle amertume finale.

Ce domaine de 20 hectares, propriété de la famille Astruc, est affilié à la Cave de Frontignan, qui vinifie environ 80% des volumes de l’appellation.

http://boutique.frontignanmuscat.fr/vins-doux-naturels/18-chateau-de-peyssonnie.html

 

 

C’est à vous de voir… et de boire

Il est grand temps de redécouvrir les Frontignan! L’été est là, c’est le moment de faire une cure. Ce n’est pas parce que la mode est au sec qu’il faut renoncer au plaisir de ces douceurs, d’autant que ces vins ne sont pas « bêtement sucrés », mais souvent complexes. C’est juste une question de moment, d’accords, de contexte. On les imagine bien sur un fromage (bleu, par exemple), un foie gras, une poire flambée, une crème brûlée, ou avec une macédoine de fruits exotiques, ou encore sur des fraises, avec une feuille de menthe. Servis bien frais, mais pas glacés, non plus, pour ne pas tuer les arômes.

Il y a là tout un patrimoine qu’il ne sert à rien de protéger par une AOC, un cahier des charges, de la paperasse, si vous, amis oenophiles, ne pensez plus à en boire !

Hervé


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The essence of wine?

A tablebLunch in the cool of the Boulevard Napoléon winery 

J+T-Quail gatherersChef John and Trevor Gulliver braving both
the heat of the Minervois and the barbecue
to bring guests delicious quail  

Joseph PailléJoseph Paillé checking out the 2014 Grenache Gris, Boulevard Napoléon

Wine is, of course, many things – an agricultural way of life and a product that can live for decades even, in rare instances, for centuries. One of the rare agricultural products that has glamour.  Wine is also a worldwide global commerce as typified by this week’s Vinexpo gathering in Bordeaux.

It is all of these things and more but its essence is surely one of enjoyment. Enjoyment of three Gs:  a good glass or two, good food and good company. Of course you can enjoy wine alone but it isn’t the same.

Over the weekend we were at Boulevard Napoléon’s annual fête des vins in La Livinière, the only cru of the Minervois. This convivial fête sums up the essence of wine.

Boulevard Napoléon is the French arm of the St John Restaurant group headed by Trevor Gulliver and Fergus Henderson. Trevor has had a house in nearby Homps, on the Canal du Midi, for some 15 years. It was in 2010 that he was persuaded to buy some vines high up in the hills and the following year Boulevard Napoléon made its first vintage.

Last year we were kindly invited to their now annual Fête des Vins, which was when we conceived the idea of riding from Pauillac to La Livinière to raise money for Parkinson’s UK as Fergus has had Parkinson’s since 1998. Our fundraising ride has currently hit £5,332.50 including gift aid – an additional 20% that the UK Government puts in for UK taxpayers.

Group@Trevor'sThe Pedallers’ team @the finish with Fergus 

Fergus17.6.17Fergus Henderson

2014 Grenache Gris2014 Grenache Gris, IGP Hérault – very attractive, medium weight,
well balanced white with good crisp acidity.
You are not aware that it is 14.5%

14Bien AutreThe soft and juicy red: 2014 Bien Autre, IGP Hérault
The domaine’s second wine – best chilled especially in a heatwave   

Jim+Carole-Cité


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Vinexpo, pas si nul que cela

Vinexpo et Prowein. Certes, on peut toujours comparer deux salons dans deux pays différents et qui se produisent à des moments différents. Pourquoi pas.

Mais il serait intéressant aussi de voir la fréquentation des visiteurs par pays et par continent pour voir lequel de ces deux à le plus grand rayonnement international. Le nombre ne fait pas tout dans cette affaire, à mon avis.
Je viens à chaque édition de Vinexpo (et pas dans les « offs » ou il faut avoir une voiture et bouffer de l’essence, comme du temps) depuis ses débuts vers 1991. Je suis allé une fois à Prowein, en 2016. Ce dernier salon est très professionnel, très bien organisé, mais, à mon avis, est moins « fun » que Vinexpo. Ce n’est qu’un avis personnel bien entendu, et il est vrai, comme le dis Hervé, que Bordeaux est une ville nettement plus intéressante, belle et amusante à visiter que Dusseldorf.

Tout dépend de ce qu’un veut faire lors d’un salon de vin. Si c’est le business pur, alors peut-être bien que Prowein peut faire l’affaire. Peu ou moins de distractions. Si c’est pour se baigner dans le milieu, prendre plaisir tout en faisant des affaires dans un environnement agréable, participer à plein de dégustations thématiques, ou, en même temps, visiter des domaines viticoles, alors Bordeaux tient la corde. On ne vient pas dans un salon pour manger, mais entre un sandwich de jambons debout et seul dans une cour glaciale (Prowein) et un plateau de sushi assis avec un copain oenologue sous un auvent un peu chaud au bord d’un lac, mon coeur balance (nettement vers le sushi).

On ne peut pas tout faire avec un salon, et tout dire à propos de sa fréquentation, mais Vinexpo est aussi un salon formidable et je m’en fous que cela soit le plus grand ou le plus ceci ou cela, ou bien son contraire. Et ce premier jour (dimanche) je n’ai jamais vu autant de monde de tous les pays lors d’un jour d’ouverture.

La semaine prochaine je vous parlerai de mes coups de coeurs dégustés à Vinexpo, avec peu de temps dont je disposais entre d’autres engagements professionnels.

David