Les 5 du Vin

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Longévité incroyable d’un vin sans soufre, Hommage de Cazes

C’est tout à fait par hasard que je m’en suis rendu compte. J’avais récupéré cette bouteille ouverte lors d’un salon dédié aux vins du Roussillon à Bruxelles. Comme j’en avais quelques autres, l’Hommage, je l’ai mise à côté de trois bouteilles de VDN ouvertes aussi. Ça se conserve sans souci ces petites douceurs délicates. Bref, j’ai totalement oublié l’Hommage. Mon cerveau l’a rangé dans ce coin de salle à manger avec les vins doux, donc pas d’angoisse.

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Le temps passe

Et s’étant remis au beau (le temps), la pluie de melons remplaçant averses et grêlons, je décide d’en acheter. Et pour satisfaire au sempiternel jambon, melon, porto, je me suis dit pourquoi pas un bon VDN du Roussillon. J’avais là du MA de 10, 20 et 30 ans toujours bien fringants, mais certes un rien costaud avec le San Daniele à la finesse transparente, au goût délicat, au gras savoureux. Quant au melon, joker. Donc changeons de « VDN » et tentons le coup avec cette bouteille qui traine avec les autres et dont la forme un peu travaillée (histoire de m’enfumer un peu plus) ne déclenche pas illico « mais c’est un vin sec, bon sang ! ». Je sers et avec la saveur sucrée du melon en bouche, je ne me rends même pas tout de suite compte, les conversations aidant, que c’est un Côtes du Roussillon et pas un Rivesaltes comme le Domaine Cazes sait si bien les faire.

Après la surprise, le choc

Il me faut un certain moment pour réaliser que ce que je venais d’avaler était un vin sec. Puis, un deuxième temps, pour comprendre qu’il n’est pas mauvais avec ce prosciutto de l’est italien. Interloqué, je le déguste à nouveau, et me rends compte qu’il n’avait pas de trace d’oxydation, offrait encore du fruit, n’était pas plat, il lui restait de la dynamique, peut-être justement parce c’est un vin issu de la conduite en biodynamie. Voilà un cocktail de paramètres qui me font rire. Quand je pense  à toutes les précautions que les producteurs de vins sans soufre demandent à leurs clients, là on était dans un cas de figure simple, le « n’importe quoi », c’est dire ma joie. Celle d’avoir la preuve qu’un vin « sans soufre en biodynamie » ne partait pas en couille dès l’ouverture et qu’il pouvait résister au temps, puisque ouvert depuis belle lurette, il restait buvable, donc en cave, sa longévité serait des plus importantes.

Le salon Roussillon s’est tenu le 23/05/2013 à Bruxelles, le calcul est vite fait, j’ai servi ce vin samedi dernier, c’est-à-dire le 23/07/2016, ça fait pile deux mois, et je la redéguste aujourd’hui, le 28/07/2016, la veille de mon poste pour vous en faire un commentaire.

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Hommage 2015 Côtes du Roussillon de Cazes

Robe pourpre violacée, nez de marmelade de fruits noirs teintées de vanille et de poivre, l’accent thym et sauge de la garrigue, un petit rien de volatile, le floral des fleurs sèches brûlées d’iode. Bouche suave, encore vive, les tanins semblent confits dans les gelées de fruits, les épices senties sont bien là. Il lui reste du répondant, de la dynamique. La longueur parle d’épices, de garrigue et d’un fruit qui là commence à s’étioler.

Bref, à l’aveugle, on ne devine jamais qu’il est ouvert depuis deux mois et conserver dans des conditions irraisonnables.

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La cuvée Hommage assemble  50% de Syrah, 40% de Grenache et 10% de Mourvèdre qui poussent dans un sol de colluvions calcaire mélangés d’éclats de schiste et de galets siliceux. La vendange est totalement égrappée avant l’encuvage. Fermentation alcoolique à 28°C avec extraction par remontage 2 fois par jour. Macération de 15 jours. Un an en cuves et conservation 18 mois en cave climatisée après la mise en bouteilles. Titre alcoolique : 14°

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Comme quoi, le vin nous surprendra toujours.

Et il est facile de taper bien lourdement sur les vins sans soufre, les accuser de tous les maux. Pour moi, ils sont comme les autres vins, je me fiche pas mal qu’ils contiennent un peu plus ou un peu moins de soufre, l’essentiel, c’est ce qu’ils proposent dans le verre, le reste n’est que billevesées.

 

Ciao

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Marco

 


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Résurrection des cépages rares en Espagne

Dernièrement nous assistons en Espagne à une vague de résurrection de cépages rares. Fredi Torres, vigneron espagnol né en Galice, mais élevé en Suisse sur les bords du Lac Léman, (son domaine  situé à Gratallops, est composé de différentes parcelles sur les appellations Priorat et Montsant) nous en a présenté quelques spécimens à Trilla, lors de la fête des vieux cépages.

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Vino Etico Bodegas Gratias Tardana blanco 2015

La Tardana ou Planta Nova est un cépage autochtone de la région de Valence, qui comme son nom l’indique se vendange plus tardivement, en novembre.

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Gratias est un domaine familial situé en Manchuela,  dont la démarche est la récupération de vieilles vignes de cépages autochtones, bobal, tardana y pintailla et l’élaboration de vins éthiques. C’est-à-dire « des vins , dont le  prix de vente est honnête, où le prix payé pour le raisin permet au vigneron de vivre dignement , où les gens impliqués dans le projet sont fiers de leur travail , où le processus de production se développe de manière durable, où le principal objectif est de produire des vins à boire, où les gens sont importants car ils sont ceux qui rendent possible le miracle de vin , où le vin  est vrai » … Je vous ai déjà parlé dans un précédent article de leur rosé que j’avais bien aimé.

www.gratiaswines.com

Tardana Gratias 2015 est un vin frais dans une région solaire, travaillé en cuve inox, on ne sent pas trop l’alcool, la production est très faible, un millier de bouteilles. La robe est jaune paille, la gamme aromatique n’est pas très complexe, elle offre surtout des fruits blancs, pommes et poires accompagnés de quelques touches florales. La bouche est intéressante, onctueuse, légère et suave on y retrouve les fruits blancs et quelques notes citriques qui amènent une belle acidité finale. Un peu court cependant. Frais et facile à boire, peut séduire tous les palais, c’est un bon vin.

Je n’ai pas réussi à trouver de prix de vente, mais c’est en dessous de 10€-

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Arroba by …gratias

Vu que le cépage a presque disparu, on ne trouve pas de parcelles monovariétales, les pieds de vigne sont mélangés parmi d’autres cépages dans les parcelles appelées ‘parcelas mezcla’. Les raisins sont donc issus de différents terroirs, toujours de vignes en gobelets. Son nom est du au fait que les raisins présentent des touches de pourpre sur leur peau rose.

Pour quoi @: certains appellent le raisin de ce vin pintaillo et d’autres pintailla… d’oú pintaill@, en outre, une « arroba » est une unité de mesure très utilisée dans la zone pour le vin, 16,2 litres de vin concrètement.

La Pintailla est un cépage qui a un contenu très faible d’anthocyanes, et des profils  de flavonols presque semblables à ceux des raisins blancs.

Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est un vin singulier, il peut vous convaincre ou non, mais par pure curiosité et respect pour notre patrimoine, ça vaut la peine de le gouter.

La couleur n’est pas très intense, légèrement cerise, le nez est agréable avec ses notes de fraise et sa légère touche épicée, la bouche offre un corps léger, mais assez savoureux, le plus intéressant réside dans sa finale subtilement saline.

Facile à boire, assez gourmand.

Vol 13,5º

Le prix annoncé est d’environ 15€

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Mentrida Arrayán Albillo Real 2015, un blanc d’ albillo

Je vous ai déjà parlé de l’albillo blanc, (à propos d’un blanc de Madrid Picarana 2014 des Bodegas Marañones). Celui que présentait Fredi venait de la DO Mentrida, qui est aussi dans la région de Madrid. Une brillante couleur jaune doré, un nez délicat de fleurs blanches et de fenouil, une bouche grasse, ronde et assez persistante. Le nez est un peu toasté, le bois a besoin de s’intégrer davantage, mais il y a beaucoup de finesse dans ce vin, j’aime bien les notes citriques et d’herbes des champs qui agrémentent la finale-

PVP 12,50€

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La Forcalla de Antonia 2014 de Bodegas Rafael Cambra DO Valencia

100% Forcallà, un cépage autochtone de la région de Valence qui a pratiquement disparu à ce jour et que Rafael Cambra essaie de récupérer. Fredi nous raconte que le triangle formé par les villages de Fontanars del Aforins, Moixent et Font de la Figuera est appelé la Toscana Valenciana, tellement le paysage est idyllique, avec ses grandes maisons bourgeoises, et ses sols adaptés à la vigne. (750m d’altitude et vignes en gobelets).

Personnellement, c’est la première fois que j’ai l’occasion de gouter ce cépage. Le vin est issu d’une seule parcelle de 1 ha sauvée de l’arrachage. On estime qu’il ne reste que 200hectares de ce cépage dans le monde entier.

La robe couleur cerise est d’intensité moyenne, un peut matte. Au nez, des notes de fruits rouges frais, sur fond balsamique, mentholé. La bouche est fruitée, fraîche, les tanins sont subtils et la finale est marquée par une acidité vibrante.

Vol 14º

La production se limite à 600 bouteilles pour un PVP de 10€

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SERIE ADRIANA OCHOA – 8A MIL GRACIAS

La série de vins 8A est une série spéciale, elle représente un hommage à toute une famille de vignerons.

Adriana explique “L’emblème de mon grand-père était le symbole 8A, mon père m’a appris à apprécier les cépages, et moi, j’essaie de transmettre dans mes vins notre philosophie et mon amour pour cette terre”. Elle voulait élaborer un 100% Graciano, à l’encontre de la tradition qui réservait ce cépage aux assemblages et, en faire un vin moderne. Le graciano est un cépage que l’on rencontre principalement en Rioja, et qui jusqu’à maintenant là-bas aussi était utilisé en assemblage. De plus en plus, on voit apparaître sur le marché des graciano 100%, personnellement, ils ne font pas partie de mes Rioja favoris, c’est un cépage que je préfère en assemblage. Son acidité est très élevée, il faut vraiment savoir le travailler.

Cet exemple de la Navarre m’a interpellée ; d’abord, par sa surprenante couleur profonde et violette, le nez a besoin d’aération, mais une fois que le vin a respiré, apparaissent des notes de fruits noirs, de groseille et de poivre blanc associées à des touches de cannelle et de cacao. L’amabilité de la bouche m’a étonnée, les tannins sont suaves et agréables, j’aime la note finale de thym et de romarin. Un vin qui incite à finir la bouteille, je n’y ai trouvé aucune rusticité.

Il faut absolument le décanter, pais pour 10€ c’est une bien jolie bouteille.

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En Conclusion,

Je dirais que tous les cépages autochtones ne méritent pas d’être récupérés, et que le fait qu’ils soient en voie de disparition ne les transforme pas en trésors de guerre. Cependant, les vins de cépages rares ont une identité propre, et c’est pour ça qu’il faut les défendre. C’est une bonne chose qu’il y ait des vignerons pour les récupérer, ils préservent ainsi notre patrimoine et les prix pratiqués doivent nous inciter à nous montrer curieux et à  les encourager à les sauver. L’Italie, le Portugal et la Géorgie en regorgent, ils offrent une belle typicité, l’Espagne en est riche aussi, la Galice en offre de très beaux exemples. Lutter pour la biodiversité dans les vignobles du monde  me parait incontournable et indispensable, cela peut aussi constituer un facteur d’innovation et de croissance pour les petites et moyennes entreprises viticoles, je pense qu’il y a un attrait des marchés pour ce type de vins.

Donc, oui, défendons ces vins autant que nous le pouvons!

 

Hasta Pronto,

MarieLouise Banyols

 


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Mateus white, et en avant la provoc!

Dans quelle mesure le contexte d’une dégustation influence-t-il nos sens ? Une bonne mesure, je pense, et j’en veux pour preuve… un Mateus blanc.

Cela fait au moins 15 ans que je n’en avais pas bu. La dernière fois, si je ne m’abuse, c’était à Madère. Lors d’un séjour sur l’île, au début des années 2000, ma femme et moi avions adopté ce vin, de même que le Gazela, du même Sogrape, comme vin de tous les jours. Dégustant toute la journée des Madère dont on ne peut pas dire que la légèreté soit leur point fort (mais on les aime pour beaucoup d’autres choses – je parle des vrais Madère, pas des immondes vins cuits de cuisine qu’on nous fourgue dans la GD), nous avions apprécié de passer à quelque chose de plus enlevé lors de nos repas.

Le côté frizzant, qui rappelle un peu un autre produit que j’ai plaisir à boire sans chichis, le Gaillac Perlé de la Cave de Labastide, nous rafraîchissait bien la bouche, et ce vin se mariait à ravir avec les plats de poissons locaux.

Je ne saurais vous dire si Mateus emploie toujours la même «recette» qu’à l’époque, les mêmes origines (Beiras, je crois) et les mêmes cépages (aujourd’hui, du Fernão Pires, du Bical, de l’Arinto et de la Malvoisie),  mais en effet, j’ai bien retrouvé le perlant, mais aussi la vivacité qui m’était restée en mémoire.

MateusPalace1Non, ce n’est pas la cave, juste la Casa Mateus. La cave, elle, est très moderne, tellement propre qu’on lècherait par terre.

Amour, thiols et conviction

Avant que vous ne me lynchiez pour avoir choisi de vous parler d’un vin de marque, produit à des millions d’exemplaires, et vendu chez Carrefour, je tiens à préciser que je déguste en ce moment pas mal d’autres vins de tous prix et de tous horizons.
Ainsi, lors d’une récente dégustation chez In Vino Veritas, nous avons eu à juger de plusieurs blancs, dont une bonne partie étaient issus de caves particulières, et produits en petites quantités, je suppose avec amour et conviction, à défaut de moyens, par des vignerons passionnés.

Oui, le petit vigneron est toujours passionné, voire désintéressé, tandis que le grand groupe est toujours mercantile, et le propriétaire de grand cru est souvent machiavélique. C’est la loi du genre. Le journaliste qui s’écarte de ce schéma est un vendu, vous l’avez compris, et après le Grand Soir, il passera devant la commission de réforme, si ce n’est pas par la case rééducation, façon Révolution culturelle. J’espère juste éviter d’être victime de cannibalisme, comme en Chine.

Mais revenons à nos blancs de propriétés; à l’exception notable d’un Entre Deux Mers – Château Fontenille, pour ne pas le citer, nous sommes allés de déception en déception.

«Pas net», «tartriqué» (je préfère de loin Tariquet!), «sucraillon»,«thiolé», «paic citron». Ce fut un festival de noms d’oiseaux.

Aussi, en rentrant chez moi, j’avais envie de changer d’air.

«Il est super, c’est quoi ?»

Et c’est là qu’intervient le contexte, sans nul doute.

D’abord, je n’ai pas dégusté ce vin à l’aveugle. Et puis, j’en avais déjà bu. Qui plus est, je lui associais de bons moments. Notez que c’est à double tranchant : quand on se remémore de bons moments en compagnie d’un vin, s’il n’est pas à la hauteur du souvenir, il risque bien de se faire descendre en flèche.

J’ai plaisir à vous dire que ce ne fut pas le cas. Ce Mateus White est un vin de bon aloi, propre et franc ; il est aimablement fruité (citron vert), délicatement floral, léger, mais pas fuyant, ce qui prouve qu’on peut afficher 10° d’alcool sans avoir la bouche mince pour autant. Il présente une pointe de sucre résiduel – ou tout au moins de glycérol, je n’ai pas l’analyse de labo.

Toute réminiscence mise à part, je crois que ce vin, à l’aveugle, serait bien sorti dans la dégustation de blancs dont je vous parlais tout à l’heure.

Cerise sur le gâteau : ma femme a apprécié : «il est super, ce vin, c’est quoi ?». Elle ne s’en rappelait pas – ce n’est pas son boulot. Elle n’a donc pas été influencée, elle.

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A posteriori

Dans l’exercice de ce métier, je me méfie toujours des a priori. Les miens, d’abord – par exemple, j’ai tendance à surcoter le nez des vins, au détriment de la bouche, et je dois me faire violence à ce niveau ; d’autre part, je ne suis pas très porté vers les vins vieux. Mais je n’en dégoûte pas les autres, et si le vin est bien fait, je peux très bien le recommander.

Il y a aussi d’autres a priori, plus généralisés ; «Small is beautiful», par exemple ; mais aussi «Bio is beautiful». «Nature is beautiful.» Je me refuse à rentrer dans ces moules.

Aussi, a posteriori, quand c’est bon, c’est bon!

Avouez qu’il me faut une certaine dose d’inconscience, quand même, pour vous recommander un vin de marque vendu par conteneurs entiers, ce qui fait que vous pourrez facilement le trouver près de chez vous, et qui sait, me contredire…

J’aurais sans doute été mieux inspiré de vous parler de la cuvée confidentielle d’un terroiriste fashion mais misanthrope, biodynamiste et naturiste (oui, certains cumulent). Mais bon, on ne se refait pas…

Quant à la dose de provoc, je la revendique, bien sûr…

Hervé Lalau 

Mateus Blanc, Carrefour Market, 5,69 euros


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Some Portuguese treats

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Relaxed dinner by the Tagus at Atira-te ao Rio

Portugal remains a treasure trove for good value wines in all three colours many from their storehouse of native grape varieties. It is also possible, for those prepared to take a punt, a place to find some remarkable old wines at bargain prices.

How long this will last is perhaps now a question worth asking for in 14 years of coming to Lisbon during July I can never remember a year when Lisbon has been so full of visitors. It seems that many have now discovered the attractions and value of Portugal’s capital. It is a hot destination and not just because it was 37˚C yesterday up from 36˚C on Sunday.

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2015 Alvarinho, Vinho Verde, pingo doce own label 3.98€

 

Anselmo Mendes is a Vinho verde specialist making a whole range of wines from this northern Portuguese region including a very fine single vineyard Alvarinho that I cited last week. This own label from supermarket pingo doce is at the other end of the scale. It does, however, offered both plenty of flavour and just amazing value with this Alvarinho that has both texture and a clean refreshing acidity. Ideal as apéro or with some grilled prawns, for instance.

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2009 Dona Berta Vinha Centenária, Reserva Branco

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Dona Berta – a quite opulent, Douro white made from a range of grapes: Códega do Larinho, Rabigato, Viosinho, Gouveio and Malvasia Fina. We enjoyed this at at Pedro’s Garrafeira Alfaia in the Bairro Alto. There are no wine list, so either you tell Pedro what sort of wine you would like to drink or you choose it from the shelves.

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2014 Arinto dos Açores sur lies, DO Pico, Açores, António Maçanita     

Another of Pedro’s choices, this is a rare Arinto from the Azores. Only 1600 bottles are made of this precise, saline and mineral wine. It was a fine foil for the sea bass baked in salt that Pedro’s wife cooked for us – what a treat!

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Sea bass cooked in salt

Some golden oldies

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NV Terras Altas Dão, José Maria da Fonseca 

 

In last Tuesday’s post I mentioned a couple of old wines that we had bought from the garrafeira nacional in the Mercado da Ribeira at Cais Sodre. We bought eight as these bins ends were offered at 5.95€ each – buy three to get the fourth for free. It was such a compelling offer that we bought eight on the basis that if a few were undrinkable, they would still have been good value.

To date we have drunk and enjoyed five of our eight bottles, so feel that we already had a bargain. Last Friday night we dispatched a further three. Firstly came the quite deeply golden NV Terras Altas Dão, José Maria da Fonseca. We have no definite information about this white wine. José Maria da Fonseca no longer make a white from the Dão. It is, however, thought it may well have come from the 1960s. Although it naturally had some oxidation, it was certainly still complex, clean and precise with some touches of dry honey. 


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A pair from the Ribatejo – Dom Hermano 1985 Reserva and 1980 Garrafeira  

It was fascinating to taste this pair of Dom Hermano reds from the Casa Agricola Herd. de D. Luis de Margaride in Almeirim. Both were in good shape with 12.5% alc but the 1980 Garrafeira with a production of 50,000 bottles had considerably greater length and complexity than the 1985 Reserva. The 1980 Garrafeira was bottled in November 1984, while the 1985 Reserva bottling was in March 1987.

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Mauvaise foi et idées courtes

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Je le sais bien, il est très facile de dire des autres qu’ils sont de mauvaise foi. On peut même le faire lorsque cela vous arrive aussi. Si je prends mon cas personnel, et lorsque je regarde un match de rugby dans lequel le club que je soutiens (Stade Français ou l’Angleterre, selon les contextes) n’a pas les faveurs de l’arbitrage à des moments décisifs d’un match, j’avoue être capable d’une mauvaise foi flagrante. Pourquoi parler de cela et quel rapport avec le vin ? Parce que le vin est aussi un sujet qui suscite des passions, certes triviales (peut-être), et donc d’accès de mauvaise foi de la part de tenants de telle ou telle thèse ou hypothèse. Et cela vaut aussi pour les opposants des mêmes !

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Un parfait exemple de mauvaise foi dans le domaine du vin vient de m’être livré par mon collègue Eric Riewer, à propos d’une des réactions à la dégustation à l’aveugle de vins français et californiens qui a pris le nom un peu prétentieux de « Jugement de Paris ». J’ai parlé récemment sur ce blog de cet événement qui date de 1976,  et qui fut aussi symbolique que symptomatique du nivellement du terrain de jeu mondial des vins, y compris pour les « grands » vins. L’exemple concerne la réaction d’Odette Khan dans la revue qu’elle dirigeait à l’époque : La Revue de Vin de France. Mme Khan était membre de ce jury, presque entièrement français, qui a voté, à l’aveugle, un Chardonnay de Californie à la première place d’une série de vins de ce cépage, dont plusieurs grands noms de la Bourgogne (Drouhin, Leflaive, Ramonet et Roulot), puis un Cabernet Sauvignon de la Californie à la première place d’une série des vins rouges face à des grands noms du bordelais rive gauche (Haut Brion, Mouton, Léoville Las Cases et Montrose), Eric s’est procuré une copie du numéro de La RVF daté de Septembre-Octobre 1976 et qui contient un éditorial de Mme Khan à propos de cette dégustation.

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Son papier s’intitule « Une Dégustation de Vins Californiens », alors qu’il y avaient 4 vins français et 6 californiens dans chaque série. Elle prétend ensuite qu’une bonne dégustation à l’aveugle devraient séparer les vins selon leur origine, en pratiquant une série des vins français, puis une série de vins américains (ou l’inverse), évidemment avec le jury bien au courant de l’origine de chaque série; Facile dans ce cas-là pour un membre de jury un tant soit peu chauvin, de part pu d’autre, de tricher ! Autre point ou la dame et question a été malhonnête (et erronée) dans ses avis, elle déclara ceci : « s’agissant en l’occurrence des vins jeunes, donc pour les rouges français en tout cas des vins « à attendre », il était impossible de les comparer. » Elle implique clairement que les vins rouges californiens n’allaient pas tenir dans le temps, à la différence des bordelais. Le temps lui a donné tort, car chaque fois que les mêmes vins, dans les mêmes millésimes, ont été dégustés ensemble, que cela soit 10, 30 ou 40 ans plus, tard, la marge d’avance des notations des californiens s’est accru ! On peut aussi rajouter que les millésimes des bordelais n’étaient pas pour les défavoriser car il s’agissait de 1970 ou de 1971, millésimes jugés très bons ou excellents à l’époque.

La revue du vin de France n°260

Mme Khan termine son papier sur une notre de forte condescendance : « je me permets de rappeler à mes amis vignerons (français, bien entendu ndlr) qui si je suis, comme eux, persuadée de la précellence de nos vins (ben voyons), il ne faut pas ignorer que nos amis américains, à notre école, ont appris à bien vinifier, qu’ils peuvent déjà présenter de bonnes choses et que, sait-on jamais, ils pourront peut-être un jour découvrir chez eux d’heureux micro-climats (elle veux dire » méso-climats » mais c’est une erreur bien trop courante, même aujourd’hui ndlr) leur permettant de mettre en bouteilles des crus nobles ». Sur le plan d’écoles, je note simplement qu’un seul des responsables des 6 cabernets de Californie avait fait ses études en France : il s’agit de Bernard Portet, qui est fils d’un ancien régisseur à Château Lafite. Les autres avaient soit fait des études aux USA, soit n’avaient pas de formation formelle au vin (comme Paul Draper, de Ridge Vineyards).

Se tromper de temps en temps dans ses jugements, ce n’est pas grave et cela arrive bien souvent. Mais se tromper lourdement sur toute la ligne en pratiquant une grande mauvaise foi et en oublient de vérifier ses informations, ce n’est pas du bon travail de presse. Maintenant nous avons tous, si nous somme de bonne foi, que de bons et grands vins peuvent se faire dans de très nombreux pays et régions et qu’il n’y a aucune « précellence » des vins français parce qu’il viennent de ce pays. Et c’est tant mieux pour le consommateur d’où qu’il vienne, comme cette affaire de 1976 a sonné le réveil pour certains producteurs un peu endormis.

Une petite note d’ironie pour terminer. J’ai trouvé, dans le même numéro de la RVF, à la page  41, une rubrique qui faisait écho des quelques dégustations diverses. Parmi ces notes, celles-ci :

Cabernet-Sauvignon 1972, Sterling Vineyards (Napa Valley) : Une très belle bouteille………à déguster un tel vin on se dit que les vigneron français ont intérêt à ne pas s’endormir sur leurs lauriers »

Je ne sais pas si Mme Khan a relu cet article avant publication !

 

David Cobbold

PS. Je dois rajouter, pour être complet, que j’écris ceci sous l’influence très bienveillante d’une excellente bouteille de Château Margaux 1983, la presque dernière de ce niveau de vin qu’il me reste dans ma cave. A l’époque, je pouvais encore me payer des bons primeurs de Bordeaux.


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Deux Rhône de France, Jaume et Trapadis …

Pour en trois mots indiquer l’origine et le type des vins, Rhône de France semble le mieux indiqué, du moins dans cette petite rubrique, loin de moi l’idée d’une quelconque suggestion aux instances officielles qui savent.

Rhône de France, tout simplement parce que les deux vins évoqués sont deux cuvées très récentes élaborées dans le sud de la Vallée et qui m’ont plus dès la première gorgée.

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La première, un rouge friand fait que de Syrah, au fruité généreux, rien à voir avec les Syrah du nord, c’est pas le but.

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L’autre plus particulière et peu usitée à Rasteau, un naturellement doux blanc, rien à voir avec un Doré, c’est vraiment pas le but.

 

SY-RAH Family Vin de France 2015 Vignobles Alain Jaume

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Christophe Jaume, son géniteur, m’avait prévenu, l’étiquette peut choquer les âmes sensibles. Voir autant de rats sur une étiquette frise le cauchemar éveillé, j’ai mis un certain temps à la prendre en main… trop mignons, j’avais trop peur de les écraser.

Pourpre violacé, il explose de fruits, ceux dessinés sur l’étiquette (pour une fois que ça correspond…), myrtille et cassis ne font pas dans la dentelle mais dans l’abondance, soulignées de poivre et de réglisse, une fragrance de violette, la bouche s’attend à mille délices.  Elle n’est pas déçue et les papilles affolées n’arrivent plus à se contrôler, tant la gourmandise est au rendez-vous. Fraîcheur acidulée au goût délicat de citron, tanins légèrement hérissés qui étoffent la structure, fluidité au juteux généreux bien épicé, forment un trio efficace pour nous apporter une jouissance gustative spontanée. Un vin de plaisir pur, mais qui ne manque ni de fond, ni de longueur, ni de densité. Bref, une bouteille « dangereuse » qui se vide allègrement (j’ai mis des guillemets à dangereuse pour ceusses qui…).   

Revenons à l’étiquette qui fait partie du concept, elle nous rappelle les magasins de bonbons et leurs boîtes décorées de personnages imaginaires, petite madeleine délicatement parfumée qui encourage nos sens à nous rappeler les plaisirs de notre enfance.

Vignobles et signatures 30 ans 063

http://vignobles-alain-jaume.com/

Les Ponchonnières (blanc) 2014 vendange de novembre Vin de France Domaine du Trapadis

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Le tout premier millésime dégusté des Ponchonnières était le 2003, en version rouge ce naturellement doux offrait paradoxalement vu le millésime, une fraîcheur à tomber tellement elle apportait une succulence inaccoutumée. À chaque rencontre avec Helen Durand, le concepteur, j’en profitais pour déguster les millésimes suivants, en général, chaque fois différents, mais toujours aussi inattendus et succulents. Mais voilà qu’Helen a décidé d’en faire en blanc, bonne initiative, et puis indubitablement bien meilleur que les affreux Doré qui font encore long feu.

La robe jaune aux reflets vert doré se parfume illico de poire au sirop, de pêche jaune et de Corinthe, une note d’anis et de réglisse accentue les perceptions fruitées. On s’attend à une bouche intense, sucrée, pas du tout, ici tout n’est que raffinement, touche subtile, douceur fraîche à la texture onctueuse. Tout commence par les arômes floraux de guimauve et de rose blanche qui se distillent doucement. Suivent les fruits en gelées de poire, de raisin et de groseille blanche macérées dans un rien de liqueur d’amande. Fleurs et fruits se poudrent d’épices, épices qui en soulignent la saveur. Poivre, cumin, mélisse et légère réglisse s’en donnent à cœur joie et prolongent notre allégresse devant autant de délicatesse.

Par contre, je ne connais pas l’assemblage, je demanderai à Helen quand on se verra.

Rhône Rasteau sols 001

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Sympa tout ça !

 

Ciao

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Marco

 


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LA FÊTE DES VIEUX CÉPAGES 2016 A TRILLA

Tous les étés depuis 2012, le 3ème samedi de juillet, Trilla accueille la Fête des vieux cépages. Carignan, œillade, ribeyrenc, terret, etc. sont présentés par une vingtaine de vignerons passionnants aux amateurs et aux touristes.13718516_10155572453303504_6924257760962056984_nMichel Smith vous en a déjà parlé l’an dernier, c’est un fidèle ; pour ma part c’est la première année que je peux y participer, j’avais promis à notre ami André Dominé que je ferai mon possible pour y être. J’avoue que la chaleur de dimanche dernier m’a fait hésiter, mais la curiosité et la parole donnée l’ont emporté. Je n’ai pas été déçue. L’ambiance était très bon enfant, décontractée, je n’y ai vu que des amateurs, des touristes, pas de professionnels, c’est réconfortant de voir qu’ils ont le vin et les vieux cépages comme centre d’intérêt pendant leurs vacances.

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Le temps de me repérer, de dire bonjour aux uns et aux autres, et il était midi, grand temps d’attaquer la dégustation, voici un aperçu de ce que j’ai vu et bu :

  • Mas Mudigliza, Dimitri Glipa m’a fait gouter 2 vins,

  • Caudalouis 2015, un joli blanc de grenache gris et macabeu, la bouche est grasse, offre des saveurs anisées et une bonne longueur, ça commençait bien.PVP: 17€
  • Carminé 2013 Côtes du Roussillon Rouge : 80 % Grenache, Syrah, Carignan Noir, sa robe très foncée annonce une belle tannicité qui se confirme en bouche, sa maturité, la fraicheur de la finale et sa touche épicée en font un vin très séduisant ; je retiens la bonne expression du grenache.PVP:14€IMG_1676J’ai décidé ensuite d’aller écouter la conférence de Pierre Torres dont le sujet m’a interpellé : « Quel avenir pour les VDN ?» Vers un nouvel âge d’Or pour les VDN ? Même si personne n’y croit vraiment, la réponse qu’allait donner Pierre à cette question m’intriguait vraiment.
  • Le but étant de démontrer que ces vins ont une longue tradition de consommation, Pierre nous a fait remonter « à l’antiquité où les vins devaient avoir le gout de rancio, en passant par le Moyen-Age période durant laquelle on buvait du vin doux pas forcément muté, mais sucré, on y ajoutait du miel ou de la myrrhe, ce qui signifie que le gout sucré était déjà dans les mœurs. Au XVIII et XIX siècles les VDN commencent à avoir une réalité d’exportation et de notoriété, et enfin une reconnaissance légale avec les Lois Arago, Pams et Brousse. Les VDN vécurent les Trente Glorieuses de 1945 à 1975, dans les années 1970, la production atteignait 700000hl, portée par les marchés apéritifs et le négoce local, mais les marques connues comme Vabé ou Bartissol ne faisaient pas connaitre les VDN. A partir de 1980 commence une dégringolade, les causes sont multiples :

-Disparition d’une tranche d’âge

-Changement de mode au niveau de l’apéritif

-Notoriété de marques sans prestige

– Une appellation peu connue, confuse et mal choisie

– Un négoce peu concerné et des vignerons peu exigeants

Le vignoble des VDN selon Pierre Torres ne retrouvera jamais une période aussi faste. Pourtant, il est convaincu qu’une si belle histoire remontant à 2000 ans, ne peut pas se terminer. Les VDN ont des atouts d’exception : une histoire, un patrimoine, des paysages viticoles, une naturalité, un élevage magique.Il faut absolument mettre en avant l’élevage, donner un véritable statut d’éleveur au vigneron

L’avenir et la notoriété passe l’élevage et le développement de l’oenotourisme : la magie de l’élevage, ce qui impliquerait que les domaines aient des caves indépendantes pour élever ces vins, comme par exemple les Celliers des Templiers.

Les Vieux Millésimes sont des vins d’exception qui se valorisent très bien. Ils doivent accompagner obligatoirement les étiquettes, le terme « hors d’âge » étant trop vague, il faut copier les Portos et de servir des tranches d’âge, 10,20, 30 ans… et surtout il faudrait trouver un nom pour fédérer les VDN d’exception ayant au moins 10 ans d’âge, et pourquoi pas le mot « RANCIO ».  Enfin, il est essentiel de se tourner vers une consommation élitiste notamment en gastronomie. Pourquoi ne pas lancer le café gourmand catalan ?

IMG_1678Voilà le message de Pierre Torres, j’espère ne pas avoir trahi ses propos : si j’ai bien compris, la renaissance des VDN passe par :

  • la sauvegarde du coté exceptionnel du vignoble,
  • une véritable politique d’élevage,
  • une consommation pour des moments élitistes.
  • Un Café gourmand Catalan, proposé par la restauration haut de gammeJe ne sais pas si sera suffisant, mais saluons l’idée et essayons de persuader les restaurateurs de mettre à la fin de leur menu le café gourmand catalan.Je vous laisse y penser.Après un déjeuner très amical, j’ai continué la dégustation par le
    • Domaine Bénastra

      dont c’est le premier millésime, début 2015 Joseph et Wendy Paillé, ont abandonné la Loire (Domaine Pithon-Paillé) pour s’installer dans le Roussillon, Joseph présentait 2 vins :IMG_1680

    • La petite Soeur 2015, lladoner pelut, carignan, grenache et syrah, un vin simple, rond, harmonieux et gourmand. 13º et 15000 bouteilles pour un PVP de 9€
    • Blanc 2015, un vin de macabeu, grenache blanc, vermentino et chardonnay, en IGP Côtes catalanes. Je regrette que le nez soit légèrement marqué par le bois, mais la bouche reste fraiche. PVP 14€   Domaine à suivre, laissons leur le temps de s’installer.
      • Domaine Bertrand-Bergé à Fitou, j’ai gouté :

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      Les Mégalithes 2014. Issu de vieux carignans, le vin est riche, puissant et harmonieux.PVP 12,50€

      La cuvée Ancestrale 2013, Carignan, Syrah, Grenache noir et Mourvèdre, intense, profond- PVP 14€

      La Cuvée Jean Sirven 2012,  45% Carignan, 45% Syrah et 10% Grenache, très dense, fruité, épicé, sèveux et élégant. Texture remarquable. PVP 37€

    • Domaine Laguerre,

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      Je n’ai gouté que les rouges, les blancs sont exceptionnels, je vous en ai déjà parlé, donc je n’y reviens pas.

        • Le Passage 2015, 80 % Carignan/ 10 % Syrah / 10% Grenache, un vin facile à boire, souple, friand et droit 13 % vol. PVP : 13€
        • Eos 2015, 80% Grenache Noir – 20% Syrah, 8 mois de barriques, un peu moins léger que le précédent, mais, il reste souple, franc et vibrant.
        • Domaine Gardiès, à Espira de l’Agly
          • Les Vignes de mon père  Carignan blanc 2014,  cette cuvée change chaque année son encépagement et la production en est très faible 600 bouteilles pour un prix de 30€. Elles sont en règle générale achetées par la restauration. Le vin est très intéressant avec une jolie profondeur et une acidité bienvenue.
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      • Les Vignes de mon père Malvoisie 2014, un vin plus solaire mais aussi avec une belle fraicheur, il faudra l’attendre davantage que le précédent. /700 boutelles pour le même prix.
      • Les vignes de mon père Teulière 2015 (nom de la parcelle) un 100% carignan, rouge cette fois-ci, bien fait sans extraction, suave, juteux et très frais, ça m’a paru une bien jolie bouteille.
      • Domaine Les Clos Perdus à Peyrac-de Mer ,

        dans les Corbières, mais aussi avec des vignes à Maury, Montner, à cheval sur le Languedoc-Roussillon. Le nom Les Clos Perdus correspond aux choix des parcelles de vieilles vignes isolées sur les collines, délaissées des vignerons car trop difficiles à cultiver, sur des coteaux, et absolument pas mécanisables. Beaucoup de cuvées, aucune ne laisse indifférent, toutes très intenses et savoureuses.

      • L’Année Blanc 2015, l’assemblage est composé à 65% de macabeu, à 30% de grenache gris et à 5% de muscat provenant de cinq parcelles différentes, aux alentours de Montner, de Maury et du Mas de las Fredas. La cuvée “L’Année” représente les caractéristiques d’un millésime donné plutôt que les spécificités d’un terroir. Subtil, élégant, et présent.
      • L’extrême blanc 2015, IGP Côtes Catalanes, une cuvée issue de vieilles vignes plantées en 1898, sur 1 ha de marnes schisteuses dans la vallée de l’Agly. L’assemblage est composé à 70% de grenache gris, à 20% de grenache blanc et à 5% de grenache noir. 1200 bouteilles. La couleur est jaune paille foncé, le nez est intense avec une pointe de volatile qui n’est pas désagréable, en bouche, c’est gras, riche, la matière est soutenue par une superbe fraicheur. La finale quant à elle, est vraiment longue et salivante. PVP 33€
      • Le Rosé 2015, l’assemblage est composé à 95% de mourvèdre et à 5% de grenache, l’élevage se fait en barrique. Je l’ai beaucoup aimé, pour sa couleur, son intensité. Coup de cœur de la journée PVP 13€
      • Mire la Mer 2013 Corbières, l’assemblage est composé à 65% de mourvèdre, à 30% de carignan et à 5% de grenache, un vin ample et riche ouvert aux délicieuses notes de garrigue. 3000 bouteilles PVP 22€
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      • L’Extrême Rouge 2011, IGP côtes catalanes, l’assemblage est composé à 70% de lladoner pelut et à 30% de syrah. Un vin sérieux, concentré, serré qui ne demande qu’à s’exprimer. PVP : 23€
      • Vignoble Réveille France Crispeels,

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        photo Michel Smith

        8,6 ha de vignes en culture BIO, situées sur les terroirs frais de la Haute Vallée de l’Agly. J’avoue que je ne connaissais pas ce domaine et j’ai trouvé cette femme très convaincante. Impossible d’oublier les étiquettes, assez atypiques, mais pleines d’informations

      • Ce Franc Tireur 2014, un 100%vieux carignan, IGP Côtes Catalanes, m’a bien plu, assez rond, souple, gouteux et gourmand, le tout pour 11€ la bouteille.
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      • Elan 2014 est un Côtes du Roussillon, un assemblage de carignan syrah et grenache, j’ai aimé la belle maturité de ce vin à la fois ciselé et frais. PVP 22€
      • White Spirit 2015 IGP Côtes Catalanes, un 100% macabeu, beaucoup de finesse et d’élégance dans cette cuvée.IMG_1692
      • Domaine de Cambis, 12 hectares de Saint-Chinian, à Berlou.

      • Le chant des Griots 2015 Vin de France, Viognier (60%), Rousanne (40%), offre une jolie complexité aromatique PVP : 7€
      • La Vie en Rose 2015, un Saint-Chinian fait à partir de vieux cinsaults et de syrah. C’est un rosé élégant, frais et gourmand. PVP : 7€
      • Les Jardins suspendus 2014, AOP Saint-Chinian Rouge, Grenache (60%), Syrah (40%), un vin floral,fruité ample et frais pour un PVP de 10€
      • Rock de Carignane 2014, vignes de Carignan ont plus de 80 ans et la plus vieille vient d’atteindre les 110 ans, fruité, épicé, intense et soyeux pour un PVP de 13,50€
      • Carnet de voyage 2013, AOP Saint-Chinian rouge, Syrah (70%), Grenache (20%),  Carignan (10%), les meilleures vignes de l’exploitation. C’est la grande cuvée du domaine, je l’ai trouvé un peu trop marquée par le bois, c’est dommage. PVP 16€IMG_1698

      Enfin, j’ai gardé pour la fin:

       

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      Le Fameux Carignan Corner de notre ami Michel Smith

       

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      Nos amis de Come Majou, photo Michel Smith

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      Copain comme Cochon de Joseph Parcé

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      Et, mes CHERS RANCIOS….

      La semaine prochaine, je vous parlerai de la conférence de Freddi Torres sur les cépages rares d’Espagne.

       

    • Hasta Pronto,
    • MarieLouise Banyols 
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