Les 5 du Vin

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27th April 2016 – une journée noire

Gel27.4.2016

La nature est parfois difficile avec ceux qui pour autant l’aime encore.
Exemple confirmée à La Charpenterie.
Photo by  Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin
Near La Chapelle-sur-Loire 

(Photo taken from a post by Sabrina Cyprien Caslot-Bourdin.
I hope my use of her very sad photo will be acceptable.) 

 

A severe Spring frost is a vigneron’s worst nightmare. Sadly frost struck in the Loire, Chablis and elsewhere in Burgundy as well as Champagne in the early hours of Wednesday 27th April. For those severely hit it must be truly horrible to know that there will there will be no harvest this year!

The signs for 2016 were not good – 13 moons and two horrible anniversaries: the February frost of 1956 – 60 years ago and the April frost of 1991 – 25 years ago.

Parts of the Loire were very severely hit by frost during the night of Tuesday 26th and Wednesday 27th.  Temperatures in a few places fell as low as – 6˚C.

As in April 1991 a lethal combination of damp ground from recent rain, clear overnight skies, very low temperatures in the latter part of the night followed by bright early morning sunshine has virtually destroyed the 2016 vintage in some sectors of the Loire.

Although it is too early to know the full extent of the damage some parts of the Loire have been very badly hit. The worst hit areas appear to be Bourgueil, Montlouis, Saint Nicolas de Bourgueil, Azay le Rideau and Touraine Noble. The important communes of Cravant-les-Coteaux and Panzoult in AOP Chinon are reported also badly affected.

Couly Dutheil, whose vines are mostly in the more western part of the Chinon appellation, reports that 20 hectares of their 90 are affected. In Ligré Jérôme Billard (Domaine de la Noblaie) finds that 20% of his vines have been affected by the frost. Mainly those less good parcels parcels that Jérôme reserves for his rosé. Here the damage is as high as 60%, while in his best parcels of Cabernet Franc for his reds only 10% of the vines appear to have been hit.

Guillaume Lapaque, director of FAV37*, told Decanter: “Noble Joué has lost 94% of this harvest, 70% in Bourgueil and Saint-Nicolas-de-Bourgueil and 50% in Chinon. Overall Appellation Touraine has been much less affected.”

Sabine Corsin, Syndicat de Montlouis reported a 90% loss in Saint-Martin-le-Beau with 50% loss in the appellation’s other two communes. Losses in Vouvray are reported to be less overall and more variable.

Jacky Blot (Domaine de la Taille aux Loups – Montlouis, Vouvray) expects to make 25% of normal if all goes well from here. In contrast the outlook is more optimistic for his Domaine de la Butte (Bourgueil). Here the loss is 20% essentially Pied de la Butte on the flatter ground. The rest of the vines on the steep slope are intact.

In Saumur-Champigny the communes of Chacé, Saint-Cyr-en-Bourg and Varrains have been badly hit. Closer to the Loire damage is much less. “We have lost 10%,” said Florence Chevallier (Château de Villeneuve).

“We have been very badly hit in our vineyards which are close to the River Layon,” said Emmanuel Ogereau (Domaine Ogereau, Anjou). However, we have no damage in Savennières where our vines are on high ground.”

The picture in the Pays Nantais appears to be very variable. Domaine Luneau-Papin (Muscadet) has suffered damage in some parcels, while others haven’t been touched.

“A third of my vines have been badly hit with up to 100% loss in some parcels, one third slightly affected and one third not touched at all,” said Vincent Caillé, Domaine Faye d’Homme (Muscadet). However, fans of Vincent and Christelle Guibert’s Terre d’Gneiss will be relieved that this boutique parcel was spared.

In the Central Loire Vineyards Benoît Roumet, the director of Les Vins du Centre, reports that Menetou-Salon, Pouilly-Fumé, Quincy and Reuilly have all been hit to a greater of lesser degree. Sancerre, in contrast, has largely escaped. However, Roumet cautions that things will be clearer next week.

Although this April frost may not be as extensive as that of 1991, wine stocks would have been much higher after the very good and generous 1990 vintage. Now stocks are low after four small to below average vintages. On top of that you have to factor in the current annual loss from esca, which was not a factor back in 1991. Esca is not only one of the reasons why yields are lower than expected but there is also the constant cost of replacing dead vines.

Negotiations with government and banks to help to see badly hit producers through this crisis will start next week.

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Photo from Pierre & Bertrand Couly

Jim-when?


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Douro forever

Cela faisait quelques années que je n’étais pas retourné dans la vallée du Douro. Ce vignoble, le plus spectaculaire au monde eu égard à son échelle comme à son paysage, me donne des frissons chaque fois que je le redécouvre. Cette fois-ci, l’occasion  m’en a été donnée par un séjour de 3 jours, où j’accompagnais un groupe d’une trentaine de personnes, dont la plupart découvraient cette région pour la première fois. Personne ne fût déçu ! Mais, au delà des aspects visuels qui sont engendrés par la topographie et le travail incessant de l’homme pour façonner un paysage viticole somptueux, classé par l’Unesco, ce sont les vins qui étaient au cœur de l’affaire.

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Peut-on dire qu’un vin parle de l’endroit qui l’a vu naître? C’est un sujet d’ordre philosophique et de croyance (je dirais même de suggestion) autant que relevant d’une logique pure. Bien entendu, une fois sur place, on est tellement dans l’ambiance du lieu qu’on est forcément entraîné vers cette ligne de pensée. En serait-il ainsi avec une dégustation à l’aveugle pratiquée ailleurs? Je vais laisser volontiers cette interrogation en l’air car je n’ai pas la réponse. Ce qui est certain est qu’une révolution considérable est en train de se produire dans ce berceau du vin de porto, avec l’émergence d’une gamme de plus en plus fournie de vins secs, rouges comme blancs, et qui ont, du moins pour les premiers, des ambitions et le potentiel pour se situer parmi les meilleurs du monde.

IMG_7463Dans la fraîcheur sombre de ces cathédrales de vieillissement qui sont les lodges de porto à Vila Nova di Gaia. Ici chez Graham’s.

Ce mouvement, qui a vu le pionnier Barca Velha émerger, un peu seul, il y a une quarantaine d’années, a pris de l’ampleur depuis une dizaine d’années. On peut émettre plusieurs explications. D’abord, probablement, une tendance baissière du marché du Porto. Mais, peut-être d’une manière plus intéressante, la prise de conscience du formidable potentiel de cette région, et de son formidable réservoir de variétés essentiellement autochtones. Le Portugal, dont la surface en vignes ne représente que le double de celle du Bordelais, compte quelques 350 variétés de vitis vinifera identifiées, ce qui est nettement plus que la France. Un des domaines que nous avons visités dans le Douro, l’excellent Quinta do Crasto, qui surplombe le fleuve, nous a annoncé que leur programme de recherche et d’identification des variétés, mené en partenariat avec l’Institut de Vin de Porto et une université, a démontré qu’une de leurs parcelles les plus anciennes comporte pas moins de 41 variétés de vigne.

IMG_7489Quinta do Crasto (et sa piscine) domine la vallée du Douro en aval de Pinhao

Mais ce n’est pas tout, bien évidemment. Un autre des atouts de la région du Douro et des ses affluents est une très grande diversité d’altitudes, de pentes, d’orientations et d’organisations culturales. Proche du fleuve, et en fonction de orientations, les raisins sont murs un mois avant ceux situés en altitude et face au nord, et leur charge en sucre est d’autant plus important. Si les cépages utilisés les plus couramment et issus des plantations les plus récentes sont au nombre de cinq, essentiellement, les vielles vignes sont très souvent complantées avec de très nombreuses variétés ayant des phases de maturation et des caractéristiques bien distinctes. Que l’on choisisse de vendanger tout en même temps, ou selon un certain degré de maturité de chaque variété, donnera des résultats bien différents. Fermenter tout ensemble ou dans des vaisseaux séparés aussi. Si on rajoute à ces données issus du vignoble les choix de l’homme en matière d’outils et de méthodes de vinification, les options sont presque infinis. On constate, par exemple, que bon nombre de domaine de taille relativement modeste utilisent toujours les cuves de foulage en granite, peu profonds et appelés lagares afin d’extraire doucement mais rapidement couleur et tanins, aussi bien pour les vins secs que pour les vins mutés. Les systèmes de pigeage varient aussi, comme les durées et techniques d’élevages.

IMG_7468le foulage au pied – démonstration dans un lagare à Qunta do Noval, mais sans raisin car c’est le printemps

C’est pour cela qu’il me semble difficile de parler d’un style «Douro» dans les vins secs. Tandis que les Portos, issus pourtant des mêmes vignobles et cépages, ont un style immédiatement identifiable, bien qu’avec des variations autour de thèmes selon le producteur et le type de porto (ruby, vintage, tawny etc), à cause de l’impact du procédé de mutage et des élevages plus ou moins oxydatifs. J’éprouve, personnellement, plus de facilité à identifier un style commun entre les vins du Languedoc, à condition que ceux-ci fassent appel à des cépages du Sud, qu’entre la gamme des rouges secs du Douro. Je plaindrai quelqu’un essayant de coller ce terme collectif absurde de «typicité» sur des vins aussi différents que «Les Charmes» de Niepoort, Redoma du même producteur, Duas Quintas de Ramos Pinto, ou la Reserva de Crasto, pour ne prendre que quelques exemples. Est-ce un problème ? Bien sur que non, sauf pour quelqu’un qui serait obsédé par la simplification.

IMG_7485mur de schiste sur bloc de schiste : le pays est aride et le climat rude. La vigne n’a que s’y accrocher

Sur le plan des cépages, si le Touriga Nacional est la plus médiatisée des variétés que l’on trouve dans le Douro, elle est loin d’être la plus plantée, et certains producteurs le trouvent un peu trop violent dans son expression pour participer dans des proportions importantes dans leurs rouges secs. D’autres, comme Vallado ou Noval par exemple, en font des cuvées à part. Le Touriga Franca, le Tinto Roriz (Tempranillo) ou d’autres semblent retenir plus de suffrages pour le moment dans les cuvées les plus courantes, hormis le cas des field blends (vignobles de complantation) avec leur degrés de complexité supérieurs, dues à la fois à la grande diversité des cépages, mais aussi aux différents niveaux de maturités lors des vendanges, comme, souvent l’âge vénérable des vignes.

IMG_7495L’hôtellerie, la cuisine et le tourisme sont aussi en plein développement dans le Douro. Ici la cuisine ouverte à l’hôtel Six Senses à Lamego 

Un autre aspect de la production de cette région magnifique qui m’a frappé lors de ce voyage est la fraîcheur et la finesse des vins blancs. Ceux que j’ai dégustés constituent, pour les meilleurs, des vins d’apéritif idéaux, frais et délicat, parfumés selon l’assemblage utilisé, ou bien plus consistant mais jamais pesants. Les vignobles utilisés se trouvent généralement en altitude pour un gain de fraîcheur.

Je n’ai pas de dégustation importante ni de notes détaillées à vous présenter pour étayer mes dires car l’occasion ne s’y prêtait pas, mais je peux signaler quelques vins qui m’ont particulièrement plu issus de domaines visités ou qui ont été présentés lors des repas de ce voyage de trois jours :

Les Portos

Graham’s Crusted Ruby et LBV (ils font aussi de grands vintages mais je trouve leur style en tawny trop sucré à mon goût)

Niepoort Tawny 10 ans, très fin, complexe et finit plus sec que la plupart. Un des meilleurs de sa catégorie, pour moi.

Quinta do Noval Colheita 2000

Quinta do Crasto LBV 2011

Quinta Vale D. Maria Ruby Reserve (ce vin a le niveau de beaucoup de LBV)

Les vins rouges du Douro

Ramos Pinto : Duas Quintas Classico, Duas Quintas Reserva, Bons Ares

Niepoort Redoma, particulièrement un magnifique 2007 qui atteint une belle maturité et démontre la capacité de garde des meilleurs rouges du coin.

Vallado Tinto 2013 et Reserva Field Blend 2013

Quinta do Crasto Reserva 2014

Quinta Vale D. Maria 3 Vales 2013 et Quinta Vale D. Maria 2012

Il y a aussi de beaux rouges chez Quinta do Noval mais je les trouve trop chers pour leur niveau en ce moment.

Les vins blancs du Douro

Ramos Pinto Duas Quintas Branco

Vallado Prima 2015 (un muscat sec) et Reserva Branco 2014

Quinta do Crasto 2015

Quinta Vale D. Maria 2015

David Cobbold

(texte et photos, et ici sur le circuit du Vigean tout récemment)

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Du changement chez les 5 du Vin

Notre ami Michel Smith, qui commence une nouvelle vie (l’adolescence l’ayant enfin rattrapé!), a décidé de prendre un peu de recul et de temps libre par rapport à ce blog, dont il a été un des piliers depuis son origine.

1135 - M. Smith

A compter de la semaine prochaine, il cède donc son jeudi à Marie-Louise Banyols, qui intervenait jusqu’ici le dimanche.

Mais Michel ne nous quitte pas tout à fait; il se réserve le droit de revenir, de temps à autre, à sa meilleure convenance.

Le voici donc « 5 d’honneur » – car nous n’avons pas souhaité modifier notre prestigieuse (heum) appellation.

Au nom des 5, je remercie Michel de tout ce qu’il nous a apporté au fil des années; ses coups de coeur, ses coups de gueule, sa passion, sa curiosité insatiable, son amour du vin et de ceux ou celles qui le font. Je lui souhaite du bon temps et de belles bouteilles.

Ce n’est qu’un au revoir, Michel, au plaisir de te lire à nouveau!

Et bienvenue à Marie-Louise, qui fait désormais partie intégrante de notre coopérative d’écriture.

Pour les 5,

Hervé 


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20 ans, 30 ans, 40 ans, qui dit mieux?

Le Roussillon et ses VDN, ça peut être vertigineux.
Dès qu’on cherche un peu, on tombe sur de jolies petites bombes, parfois issues de grosses bonbonnes qui se dorent au soleil.

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C’est le cas du Mas Amiel, où on les cultive en rang serrés, jusqu’à ce que l’azur lumineux leur instille ce petit caractère de rancio qui plaît ou déplaît. Monde oxydatif, quand on s’éprend de toi…

Voici trois flacons qui m’ont séduit lors d’une dégustation chez IVV.

David va encore me taxer de tutti frutti dans mes commentaires, ma non posso parlare diversamente dal vino…

C’est parti!

 

MA VINGT ANS d’ÂGE

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La robe café noir aux reflets bistre attire l’œil, invite le nez à y plonger sans plus attendre. Il n’est pas déçu, l’oxydation large s’est agréablement développée. Il y a là cet accent de rancio bien caractéristique, mélange de pâte de noix et d’iode. Il n’y a pas que les embruns lointains, mais aussi de délicats arômes de torréfaction qui  rappellent le caramel un rien brûlé des crèmes catalanes, le candi sombre et le parfum un peu animal du muscovado. Des herbes sèches apportent leur bouquet. La bouche hésite entre douceur, amertume et acidité. Pour ne pas choisir, elle les tresse en une natte serrée qui libère chaque goût avec parcimonie mais régularité. On y reconnaît les amers respirés mais légèrement transformés par les notes minérales et terreuses de gentiane et de réglisse. De l’agrume confit, apparaît aussi, riche de saveurs acides-amères, mêlées de la suavité de la pâte de pruneau. Viennent encore un rien de cuir, d’aiguilles de pin, de figues et dattes sèches, de poivre noir, … ça ne s’arrête jamais.

 

MA TRENTE ANS d’ÂGE

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Un bel ambre ocre brûlé aux reflets brique aguiche l’œil. Une véritable crépitation de suavités à venir agacer le nez, la bouche s’impatiente déjà. Le chocolat surgit en premier, épicé de poivre cubèbe, de graine de coriandre, de quinquina, mais aussi relevé d’élégantes notes herbacées de garrigue nuancées de thym, de sauge et de cade. Puis, des fragments d’algues sèches apportent leur senteur marine. La bouche se révèle sage. Une fraîcheur amère, au goût de gelée de citron et de réglisse, s’y développe tout doucement, tempérée par l’onctuosité de la texture, par la douceur ambiante, par la largeur du vin. Ensuite, une impression tannique et un relief minéral relancent la délicate vivacité, dynamisent les arômes de cacao, de café, ce léger brûlé qui rappelle les biscuits sablés un rien trop cuits, le praliné.

 

MA QUARANTE ANS d’ÂGE

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Plus claire, la robe ocre brun tourne avec raffinement dans le verre. Le nez éveille d’emblée une foule de souvenirs où chacun trouve selon son acuité ici du cuir frotté, là un brin de muguet un peu séché, un bouton de rose, quelques gouttes d’embruns, un lit d’aiguilles de pin, une pincée de tabac, une pointe de Cayenne, … tourne encore avec raffinement, le Maury à chaque giration complète l’énumération. La bouche semble ne pas avoir d’âge, elle paraît fraîche presque juvénile, offrant fruits et fleurs juste mis en bouquet, écorces d’agrumes à l’amertume pimpante. Puis vient la sagesse des torréfactions douces aux mokas onctueux, aux caramels savoureux, aux quinquinas délectables, série amère qui se tresse d’iode et d’éclats de pierre pour affirmer son rancio. Mais avant de nous quitter, le vin nous offre une dernière émotion, une envolée vers un infini éthéré plus léger que l’air, mais immensément présent d’abord sur la langue, ensuite dans notre mémoire.

 

Vinification

Les vins des trois décennies présentent le même assemblage fait de 90% de Grenache, 5% de Macabeu et 5% de Carignan qui poussent dans des sols de schistes décomposés et de marnes noires. Leur pleine exposition au sud leur garantit une maturité optimum.

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La vendange est éraflée. S’ensuit un mutage sur grains suivi d’une macération de 30 jours permettant d’extraire la matière, les arômes, les polyphénols, … contenus dans les baies garant d’une belle structure équilibrée entre fruits, alcool et sucre.

Élevage de 1 an en bonbonnes de verre placées à l’extérieur puis en foudres de chêne de 350 hl jusqu’à la mise en bouteille.

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Mais quand boire des trucs pareils ?

Simplement quand l’envie nous prend, moment de quiétude, réparateur ou de pur plaisir. Ou encore en mangeant quelques fines tranches de jambon ibérique ou un léger toast aux anchois aux câpres. On peut le garder à table et lui faire accompagner une terrine de gibier, une salade de lentilles au museau peu vinaigrée mais bien relevée, pour l’entrée. Ensuite, le rare lièvre à la royale le trouve idéal, plus simplement une viande étuvée, une carbonnade, un hochepot (il fait merveille sur les légumes cuits), le voit d’un bon œil. N’hésitons pas sur les fromages, presque tous lui font la cour. Le dessert certes, mais en harmonie, chocolat amer, praliné, pignons grillés, … Et pour terminer si d’aventure le cigare vous plaît, un puro havanais termine agréablement la ronde des mets.

MA gravé dans la pierre 02                                                      Photo Mas Amiel

Plus d’info: http://masamiel.fr/

 

Ciao!

Europe/France/Languedoc-Roussillon/66/Pyrénées-Orientales/Maury : AOC Maury Mas Amiel- Viellissement en bonbonnes

 

Marco

 

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Barcelone andalouse : l’ange, le Jésus et le fino (2)

Résumé de l’épisode précédent : ce jour-là, nous avions deux anniversaires à célébrer : le mien et celui de Vincent Pousson, un copain expatrié en Catalogne ; il faisait beau et pour l’occasion nous nous étions donnés rendez-vous à Barcelone, histoire de vérifier ce que le sieur Pousson tenait pour info majeure, à savoir l’andalousiation de la capitale catalane et son ouverture au monde mystérieux du roi des vins, le Jerez et sa suite. Pour en savoir plus, commencez donc par lire ICI.

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C’est ainsi que le taxi jaune et noir nous jette fissa Passeig de Gracia, au beau milieu de la foule bigarrée, à quelques encablures de Catalunya, pile devant l’entrée du Mandarin (prononcez « mandarine ») Oriental. Passons sur le design quelque peu criard, mélange moderniste de bling bling et de kitsch, qui plaît à certains, mais pas à d’autres, un peu comme le décorum de son petit frère parisien où officie un chef fort bien médiatisé.

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Vincent nous conduit sans plus attendre dans une vaste et haute pièce lumineuse aux allures de cathédrale privée qui aurait été édifiée pour un président mégalo ou quelques nouveaux riches. Pourquoi les fauteuils doivent-ils ressembler à des trônes blancs pour mieux s’asseoir à la table du déjeuner ? Je ne trouve pas de réponse à cela, même si à l’usage, l’assise se révèlera hyper confortable. À dire vrai, le temps d’un bref instant, je ne me sens pas très rassuré jusqu’à l’arrivée heureuse d’un personnel en partie francophone qui nous installe avec force de gentillesse dans un angle de la pièce. À ce moment-là, je commence à avoir la sensation que je vais vivre un moment unique, assister à un spectacle étrange, peut-être, mais très particulier.

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Avant d’attaquer l’apéro, autant par nécessité que par curiosité, j’en profite pour faire une visite classique aux petits coins. Dans le domaine de l’avant-gardisme, et depuis le temps qu’elle concourt, Barcelone est à mes yeux en passe de décrocher le pompon de la ville offrant le plus de lieux d’aisances au futurisme outrancier ! Une fois de plus, je suis ébahi par cet endroit d’où je ne sais ni comment je suis entré, encore moins dans quoi j’ai pu pisser, ni par quel miracle j’ai eu la sensation fugace de me laver les mains. Je ne sais comment, mais toujours est-il que j’ai pu m’en sortir pour rejoindre enfin la tablée. En jurant bien que, même en cas d’envie pressante, j’éviterais ces lieux avec l’espoir d’en trouver d’autres… disons plus conventionnels.

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Nous sommes ici au Bistreau (bistro et bureau à la fois ?), le temple barcelonais de la cuisine andalouse. Un territoire géré avec maestria par « le chef de la mer », j’ai nommé Angel León et sa brillante équipe. Profitons-en pour présenter l’élément-clé, le major d’hommes de cette équipe, le très distingué manager Jesús Gomez.

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C’est lui qui, parfois à la manière d’un toréador, va nous orchestrer un joli menuet à caractère forcément andalou faisant de ce lieu inattendu un restaurant capable d’impressionner un auditoire exigeant qui demande tour à tour de la surprise, de la découverte et de l’extase, tout cela pour une somme assez raisonnable. Certes, j’ose avouer que je m’étais laissé inviter par ma compagne, mais j’ai pu par la suite lui arracher un secret : ce déjeuner de rêve lui avait coûté 250 € pour trois personnes. Et je peux ajouter que nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit dans le verre comme dans l’assiette !

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Le Bistreau est sans aucun doute le seul restaurant au monde à proposer à sa clientèle un menu découverte accompagné du début à la fin de vins de Jerez. Oui, je le confirme, ce Jesús-là en tout cas (avec son accent tonique sur le « u »), agit en véritable sauveur, je dirais même en libérateur. Disons le tout de go, alors que je ne suis pas très chaud pour ce genre de jeu très difficile à orchestrer, le gars est arrivé à m’éblouir avec son audacieux plan de mariages sur le mode un plat-un vin. En tout cas, à lui seul, il contribue largement à faire de Barcelone la dernière capitale andalouse à la mode. Je sais que je vais me faire houspiller par une foule d’aficionados, mais Cordoba, Sevilla, Jerez, Ronda, Cadiz peuvent toutes aller se rhabiller ! Car aucune de ces cités, jusqu’à plus ample informé, n’est capable de rivaliser avec Barcelone lorsqu’il s’agit d’aligner des flacons de Jerez de styles et de marques différentes sur des mets qui souvent relèvent de l’audace la plus osée.

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Je ne vais pas récapituler ni narrer les plats qui ont défilé devant nous. En outre, il faut savoir, je le pense, garder un peu de surprise pour ceux de mes éventuels lecteurs qui seront tentés de faire l’expérience du Bistreau. Mais, à titre d’exemple, celui qui m’a le plus charmé est cette tortillita proposée en entrée avec un premier fino en rama. Les saveurs marines accrochées à une dentelle à la fois fine, croustillante et craquante, elle-même délicatement posée sur du papier avec son ornement de bébés crevettes – on dirait des biquettes du côté de Royan – comme à jamais coincées (et figées) dans les mailles d’un épervier que l’on imagine jeté au petit matin d’une barque de pêcheur sur les eaux scintillantes du Guadalquivir rejoignant la mer en son estuaire.

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Oui, c’est bel et bien un voyage auquel nous participons. L’autre plat marquant mis au point par Angel est devenu mythique : il s’agit de son magistral et très photogénique riz au plancton d’un vert profond et éclatant qui, lui aussi, semble avoir été étudié pour épouser la fougue du Jerez. Tenez, regardez les photos et régalez-vous… A quoi bon en rajouter ? Jusqu’à l’après-dessert nous n’avions nulle envie de bouger tant nous étions sur notre nuage. En réalité, nous ne sommes sortis à l’air libre que par la volonté du cigare que de telles agapes nous avaient donné envie de savourer.

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Alors, que vous ayez quelqu’argent de côté au Luxembourg, à Trifouilly-les-Oies ou à Panama, ou tout simplement si votre tirelire déborde de petits billets, offrez-vous une fois dans votre existence le vol low cost jusqu’à Barcelone, réservez une très économique chambre d’hôtes en plein cœur de la ville, usez des transports en commun à volonté et offrez-vous ce traitement de faveur. Il est si particulier qu’il ne germe même pas dans le crâne des PDG de nos grosses entreprises dotés de salaires pourtant mirobolants. Envisagent-ils seulement la richesse et la beauté d’un tel moment tant ils sont submergés par leurs affaires? Alors oui, offrez vous un déjeuner andalou tout au Jerez dans l’un des hôtels les plus chics de Catalogne. Ce sera à n’en pas douter l’un des moments clés de votre vie !

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Michel Smith

PS Merci Brigitte pour cette délicieuse initiative…

 

 


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« L’avenir de la viticulture, c’est le sol »

« L’avenir de la viticulture, c’est le sol », clame Rémy Fort, le dynamique président de la Cave Anne de Joyeuse (Limoux), chez nos confrères de Terre de Vins.

Qu’il me soit permis de mettre un bémol à la clef… de sol.

bémol

 

Non que je souhaite redémarrer une n-ième polémique sur le terroir, la minéralité, l’influence des roches sur le goût du vin…

Ni que je trouve déplacée l’idée de mieux adapter la viticulture et la vinification à la connaissance qu’on a de ses sols; et de les préserver face à la chimie, face au mitage, face à la spéculation. En ce sens, je rejoins tout à fait Rémy Fort.

Non, c’est juste que j’aimerais que les vignerons – coopérateurs, caves particulières ou négociants, fassent preuve d’un peu moins de modestie, quitte à s’exposer un peu plus.

Si 25 ans de dégustations m’ont apporté une seule petite certitude, c’est que l’apport humain dans la qualité des vins est déterminant.

J’en veux pour preuve les écarts que je constate régulièrement entre les vins d’une même appellation, parfois entre des vins de parcelles voisines.

Les choix opérés par le vignerons – taille, moment de récolte, temps de macération et de fermentation, levurage, élevage – sans oublier, pour les plus « modernes », l’irrigation, la cryo-extraction, la thermo, l’osmose inverse…, voire le choix du consultant, pour ceux qui peuvent s’en payer un, tout cela influence tellement le produit final qu’on ne peut décemment réduire un vin à son milieu physique.

D’autre part, les cuvées assemblant plusieurs parcelles complémentaires, voire plusieurs terroirs ou appellations complémentaires prouvent qu’il est possible de faire de bons vins, non pas hors sol, mais au-delà de l’aspect strictement pédologique.

Je ne dis pas que c’est mieux, je ne dis pas que c’est moins bien, je dis que c’est une autre voie. Digne d’intérêt.

Je pense aussi que si les vignerons, leurs représentants et leurs élus mettent tellement l’accent sur leur sol, ce n’est pas toujours pour les bonnes raisons. J’en vois au moins trois:

  • Primo, parce que c’est une rente de situation – au moins potentielle.

« Ici, c’est Saint Chinian, et là, c’est Faugères ». Au journaliste de passage, on montre les frontières, on délimite. On vante la supériorité de l’endroit d’où l’on vient. Quelque chose que personne ne peut nous disputer. Vérité en deçà des Corbières ou de la Montagne Noire, erreur au delà… Et si ça marche, si le nom est porteur, on s’en sert pour vendre un peu plus cher. Sinon, on vivote dans un glorieux anonymat. En termes de notoriété, entre Côtes de Toul et Châteauneuf du Pape, il n’y a pas photo. Et pourtant, les deux sont des appellations d’origine contrôlées…

  • Secundo, parce que ça fédère les vignerons.

« Eux c’est eux et nous c’est nous. Chez nous, nos vins sont comme ça, c’est notre schiste brun qui parle (schiste brun ou bleu, ou rouge, cochez la case correspondante). Chez nous, on peut mettre 60% de mourvèdre et pas plus de 20% de Carignan… » Le journaliste prend des notes. Il n’a aucun moyen de vérifier la proportion des vins issus de schistes bruns, ou rouges, ou bleus, ni des argiles, ni des calcaires dans la bouteille; ni celle du carignan; il n’a qu’à recopier. Et si l’échantillon A est très différent de l’échantillon B, si le boisé prend le dessus sur tout autre considération, par exemple, au point que ce petit grenache finit par ressembler à un gros pinot, ou cette syrah à un cabernet, pas question de mettre en doute la fameuse typicité – elle est gravée dans le marbre, ou plutôt ici, dans le schiste. Je caricature, bien sûr. Mais pas tant que ça.

Or, fédérer ou non les vignerons, ce qui est la responsabilité des syndicats, ODG et interpros, ne regarde en rien le consommateur; à la limite, la cohésion d’une appellation peut même être contreproductive pour le consommateur, si elle aboutit à excuser le mauvais vigneron, à justifier qu’on lui attribue un label qu’il ne mérite pas – car cela déprécie le label dans son ensemble.

  • Tertio, parce que c’est la logique du système.

Appellation d’Origine Contrôlée. Un nom. Une provenance. Une garantie.

Bien sûr, on fait des arrangements avec la réalité; l’origine, c’est rarement un seul terroir ni un seul sol: que dire des appellations régionales? Et même au niveau communal, on a souvent beaucoup de mal à lier l’appellation à un type de sol. Ajoutez-y les subtilités de la pédologie et de la géologie – deux sciences complémentaires mais pas forcément univoques, et vous obtenez un véritable mille-feuilles où le pauvre journaliste, sans parler du consommateur, a bien du mal à trouver ses marques.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: je ne nie pas l’importance du lieu, des sols ni des conditions climatiques, dans l’expression d’un vin. J’en parle même souvent. Et je trouve louable que certains vignerons s’efforcent de les faire apparaître dans leurs cuvées. De faire en sorte que leur vigne transmute les qualités de l’endroit. Ni même, que certains luttent pour que leur vigne soit la moins traitée possible.

Ce que je regrette, c’est que le lieu prenne trop souvent le dessus dans la communication par rapport au travail de l’homme (ou de la femme).

Sans communauté vigneronne, pas de terroir – c’est l’Homme qui a défriché, qui a planté, qui a terrassé, qui a mis en valeur le terroir, qui en a révélé le potentiel. Le choix des cépages, des modes de vinification, du type de vin préconisé dans l’appellation, c’est lui aussi.

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Hélas, même dans les meilleurs terroirs, les piquets ne poussent pas tout seuls! (Photo (c) H. Lalau 2015)

Tous ces choix ont été dictés par l’histoire locale, régionale ou nationale – le Porto a été développé par des Juifs espagnols chassés de Galice; le Marsala a été popularisé par la Marine anglaise qui cherchait un ersatz pour le sherry, dont Napoléon leur interdisait l’accès; le Châteauneuf n’existerait sans doute pas, sous sa forme actuelle, si les Papes n’étaient pas venus en Avignon; l’Alsace n’aurait sans doute pas pris l’habitude de vendre ses vins sous leurs noms de cépages si elle était restée française en 1870.

Parfois, aussi, les règles actuelles ne sont que le résultat de compromis plus ou moins sordides entre niveaux de pouvoir. Ou celui du positionnement des opérateurs, à un moment donné, par rapport à l’état du marché. Saviez-vous que dans les années 1930, les vignobles de Corbin auraient très bien pu être classés en Pomerol? Mais les Saint Emilion se vendaient plus cher… Et puis, il fallait bien mettre les bornes quelque part.

Sans vigneron, pas de vin. Tout ce qu’il décide influence, en mal ou en bien, le résultat dans la bouteille. Connaître le pourquoi de tel ou tel choix, la philosophie du décideur, m’en apprend au moins autant sur son produit que la composition des cailloux et le nombre de vers de terre dans ses sols.

Et moi, en définitive, ce n’est pas un Cabardès, un Faugères ou un Pays d’Oc que j’apprécie, ni un vin de calcaires ou de schistes, mais le vin de Claude Carayol ou de Catherine Roque.

Même quand Claude vinifie sa cuvée Vent d’Est, même quand il magnifie ses calcaires, ça reste son vin. S’il se plante, une année, ce ne sera pas la faute au vent ni au calcaire, mais celle de Claude. S’il fait un vin superbe, ce sera aussi sa réussite.

Et si demain il n’y a plus de vignerons à la Méjanelle parce que ça n’est plus rentable, ou parce que la pression de la ville est trop forte, le terroir historique nous fera une belle jambe!

Amis vignerons et vigneronnes, soyez donc fiers de ce que vous faites, n’hésitez pas à vous mettre en avant. Vos appellations, je les aime bien. Mais ce que je préfère, c’est vous!

Hervé Lalau

 

 

 

 


3 Commentaires

Sherries to the fore at the Big Fortifed Tasting

Jerez: 

The annual Big Fortified Tasting (BFT), held in London, is always a great opportunity to taste some really interesting fortified wines. However since the wines are high in alcohol, there is a limit to the number I can comfortably taste, even though I am careful to spit out. This year I chose to concentrate on some of the excellent range of sherries on show choosing to taste from those bodegas that I haven’t visited during the #winelover trip to Jerez in mid-February. I then finished with the Quevedo Ports that Oscar Quevedo was showing. 

Firstly – Bodegas Tradición

This is a small bodega, which has recently been revived, but that dates back to 1650. I tasted a lovely fresh, complex Fino, a good Amontillado and a very special Oloroso – see below. 

 

A series of great sherries from Viniberia, selected by Peter Dauthieu:

Attractive, fresh but characterful Fino from Sánchez Romate – just £8.50 a bottle from The Wine Society.

Excellent Amontillado from Sánchez Romate – lovely nutty, texture.

Palo Cortado – an attractive and striking blend of rich texture and an austere finish.

 

Very fine aged Oloroso – texture with a lovely blend of richness, power and austerity. £40 a bottle from The Wine Society.

Valdespino – one of my favourite Sherry producers:

 

The 2015 Manzanilla En Rama showing brilliantly at the moment. 

Palo Cortado Viejo: lovely balance of power and texture.

 

Two very special Sherries with concentration, texture and impressive length.

 

Ports from Quevedo: 

From Port producer Quevedo I particularly enjoyed the complex 30 Year Old White Port as well as the dense Crusted Port with its preserved cherry character. 

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