Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Et si on privatisait les appellations?

C’est une des pistes proposées par l’Institut de Recherches Economiques et Fiscales, dans un rapport assez fouillé sur la compétitivité du secteur viticole français.
Pour Laurent Pahpy, son auteur, les ODG brident les producteurs innovants et faussent la concurrence au profit de cartels. Aussi, selon lui, la mise en place de nouvelles certifications privées, du type de celles que l’on connaît dans la viticulture bio ou biodynamique, pourrait revitaliser la concurrence , ce dont profiterait le consommateur.

Masi le rapport de l’Iref, qui passe en revue d’autres éléments de compétitivité, et consacre une large place à l’offre de premiers prix, fait bien d’autres propositions, plus ou moins iconoclastes (la plupart allant dans le sens de la déréglementation). Celles-ci méritent d’être débattues.

Evolution des cours du vin générique rouge en vrac dans plusieurs pays du monde (2012-2016). Source: CIATTI/France Agrimer.

 

Pour ceux que cela intéresse, voici LE LIEN

Hervé Lalau

 


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Moi aussi j’étais à La Livinière et j’ai reçu un Bôjô Nouvô

À La Livinière, le vent du Nord, plus froid et plus fort que la Tramontane, tentait d’arracher les dernières feuilles aux vignes. Nous, nous étions ballotés comme les nuages gris et bas par les bourrasques. Un temps à rester au coin du feu à refaire le monde autour d’un verre. À la place, nous avons fait une verticale au Clos des Roques. Les Gastou voulaient nous démontrer que leur Mal Pas – le lieu-dit où nous prenions le vent – avant avait une réelle capacité à vieillir. Étonnante fraîcheur du 2003, millésime qui d’habitude ne survit que par son excès d’alcool et de tanins. A conseiller, également, le 2005, le 2010 et le 2015.

Le lendemain, le vent ne s’était pas calmé, mais les grisailles et l’humidité avaient fait place au soleil. Un soleil froid certes, mais quelle belle lumière! Elle faisait chatoyer le rouge des vignes de Carignans qui se détachait du camaïeu ocre pâle des Syrah et des Grenache. Une autre verticale au Domaine Faîteau, la cuvée Gaston de 2006 à 2015, nous a montré l’évolution qualitative des vins, comme la veille au Clos des Roques, d’ailleurs. On se dit que les 2015 seront meilleurs dans 10 ans que les 2005 aujourd’hui.

Déjeuner au Clos Centeilles avec les vins dégustés à l’apéro La Closerie de Félines 2014 Domaine Charpentier, le Mourel rouge 2015 de Jean-Luc Dressayre, L’Aldénien 2016 du Domaine Rouanet-Montcélèbre, La Cantilène 2015 du Château Sainte Eumalie et bien entendu, le Clos Centeilles 2012; rien à jeter, du fruit, de la structure ou de la gourmandise, c’est selon.

Nous partons ensuite pour le Château Maris – un peu extravagant, mais très sympa, où j’ai beaucoup aimé La Touge 2015 et pour terminer L’Oustal Blanc et sa Prima Donna 2014 succulente.

J’y ajoute quelques vins dégustés d’entrée, au hasard des dégustations et lors des dîners : le Château Cesseras 2014, le Domaine de la Borie Blanche 2014, Le Viala 2015 de Gérard Bertrand, la cuvée Sòmi 2015 du Domaine de la Senche, Le Champ du Lièvre 2014, La Féline 2015 de Borie de Maurel, Line et Laetitia du Domaine Piccinini, le Domaine de la Siranière 2013, le Domaine Lignières-Lathenay 2015.

Comme Hervé, je peux dire que cette fois-ci, j’ai beaucoup aimé les vins dans leur ensemble, bien plus qu’il y a deux ans lors d’un bref passage sur place pour déguster les Livinages.

 

Le Bôjô nouvô qu’il est bô!

 

C’est celui de Dominique Piron, d’un violacé profond, rubicond (le Beaujolais, pas Dominique), au nez à la fois floral et fruité, des résédas, des roses anciennes, de la violette et de l’iris, des mûres mélangées de griottes et de framboises. Parfums que l’on retrouve en bouche et qui maculent de leurs jus généreux l’étoffe tannique aux grains fins qu’on dirait un boutis d’organdi. Il était bien bon, mais très décevant… quant à la quantité! 75cl, c’est bien trop peu pour étancher notre soif gourmande.

« Vais déboucher kek chose, ça m’a donné soif », comme disait le regretté Jean.

Ciao

Marco

 


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In memoriam Robert Tinlot

Je me permets d’empiéter un peu sur le jour de Marie-Louise pour publier une triste nouvelle: celle du décès de Robert Tinlot, ancien directeur général de l’OIV et surtout grand Monsieur du vin et au delà, esprit très fin.

 

Robert Tinlot avait 86 ans.

Il était juriste de formation, mais sa passion pour le vin dépassait de loin cet aspect du secteur.

J’avais eu la chance de le rencontrer à plusieurs occasions dans le cadre d’événements du vin et c’était toujours un plaisir de converser avec lui; quand le savoir se partage courtoisement et avec modestie, il n’en brille que mieux à mes yeux.

Mes condoléances à ses proches et à ceux qui l’ont connu.

Hervé


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La nouvelle Galice se teinte en rouge (volet 1)

Ces dernières années la Galice n’arrête pas de faire parler de ses vins, des blancs mais surtout et de plus en plus des rouges. La semaine dernière, Hervé nous a proposé deux excellents blancs du Ribeiro et de la Ribeira Sacra. Aujourd’hui, je voudrais vous faire partager la dégustation de rouges de « caractère » à laquelle j’ai participé jeudi dernier à « la Festival », caviste barcelonais d’exception.

C’est Malena Fabregat, spécialisée dans la distribution des vins un peu «spéciaux» du Portugal et de Galice, qui l’organisait. J’entends par là qu’elle déniche des petits producteurs, un peu en marge du système qui élaborent des vins d’auteur, j’emploie ce terme que je n’aime pas, mais qui dans ce cas s’avère juste : des vins à forte personnalité.

Antonio Portela est l’un d’eux; co-fondateur du déjà mythique salon «A emoción dos viños», il est venu jusqu’à Barcelone pour nous faire connaître la Galiza Tintada (la Galice teintée de rouge), avec ses fleuves et ses rias, et en laissant en arrière-plan les critères administratifs tels que DO ou autres. L’occasion pour nous de mieux connaître, un des territoires viticoles les plus diversifiés au monde, de comprendre le climat, les sols, les types de raisins, la culture du vin.

La Galice dispose d’une soixantaine de cépages rouges, c’est une région en pleine expansion en ce qui concerne cette couleur, et, nous n’en sommes qu’au début. Antonio distingue le goût atlantique venu des Rias, ce sont des vins frais avec une belle acidité, influencés par la mer, et le goût défini par le Miño, ce fleuve qui dans ces soixante-seize derniers kilomètres marque la frontière entre l’Espagne et le Portugal à l’intérieur – là les vins sont un peu plus ronds, plus corsés, avec un degré d’alcool un peu plus élevé.

L’idée, pour toute cette nouvelle vague de vignerons, est d’exploiter les différents terroirs, les différentes vallées, les différents cépages et les différents styles de viticulture. Déconstruire la Galice pour mieux la reconstruire, telle est leur ambition. Pour illustrer ses propos, et ceux de Juan Gonzalez, viñerón de frontera en Crecente, Baixo Miño (il fait partie de la lignée des « vignerons de frontière »), nous avons gouté onze vins de vignerons, qui sont en train de révolutionner le monde du vin galicien : des « stars», et d’autres qui le seront tôt ou tard.

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Antonio Portela et Juan González Arjones

Tinta Femia 2016, Antonio Portela, IXP Ribeiras do Morrazo. La tinta Femia est un clone du cépage caino redondo ; j’avais déjà eu l’occasion de déguster le 2015 au salon Simplesmente… Vinho BCN, et de vous raconter son combat pour faire reconnaitre une zone de Rias Baixas qui n’est pas rentrée dans l’appellation : O Morrazo, un vignoble implanté sur du sable, dont les cépages principaux sont en ce qui concerne les rouges : brancellao, caiño tinto, pedral, espadeiro, loureiro tinto, mencia y sousón. Elle bénéficie depuis septembre 2016 de l’IGP Ribeiras do Morrazo. Le 2016, a été égrappé à la main, foulé et fermenté dans des fûts de châtaigniers, comme cela se faisait traditionnellement, il n’est pas encore en bouteille. Il est très gourmand : on a l’impression de croquer du fruit frais, c’est un vin plein d’énergie, vibrant aux notes de laurier doté d’une finale saline et d’une belle acidité : il regorge de caractère, de fruit, il m’a impressionnée, un vrai coup de cœur cette année ! La production avoisine les 400 bouteilles et pratiquement tout se vend sur place à l’exception de quelques bouteilles que Malena distribue sur Barcelona au compte-gouttes.

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Picaro 2016, Ancestral- O Condado- Juan González Arjones,

C’est un assemblage de 60% cépages blancs (blanco legitimo, treixadura, et albariño) et de 40% de cépages rouges (Souson, brancellao, espaidero). Picaro signifie amusant, c’est un mousseux méthode ancestrale un peu fou, le premier rouge ancestral «gallego». Juan avait très envie de le faire, c’est un vin propre, net, un peu bitter et très Glou Glou, amusant comme son nom l’indique – et bienvenu.

As Furnias 2015, O Condado- Juan González Arjones

Ce vin est élaboré sur le bord du Rio Miño, à quelques mètres du Portugal; ses vignes, plantées hors appellation, à Crecente, sont soumises à l’influence océanique. Cette cuvée un assemblage de 40% de brancellao, de 30% de caino tinto, de 15% de souson et de 10% d’espaidero et touriga nacional. Juan est un grand rêveur, un homme de la terre, un paysan : sa plus grande prétention est de faire un vin qui ressemble à celui que faisait son grand-père, pour ça il dit : «Il faut que j’utilise les mêmes outils : un peu de rafle, une macération alcoolique de 12 jours, pas d’équipe de froid, je me contente d’ouvrir les fenêtres la nuit et je pratique des remontages. Le vin reste en cuve tout l’hiver, la malo se fait au printemps, il reste ensuite 2 ans en cuve inox (je doute que son grand-père ait eu des cuves inox, mais bon…) et a droit à un peu de sulfitage avant la mise.» Il veut que les vieux du village reconnaissent leur vin quand ils le boivent ! Le résultat est un vin très coloré, le nez est très floral avec des notes de violettes, la bouche concentrée, pure, verticale, avec un peu de co2, une texture très fine, la finale est assez tannique, balsamique avec des notes de laurier. Très frais et gourmand, un peu sauvage, mais surtout très étonnant ; Il est l’un de ceux qui veulent provoquer la Bourgogne ! La production est de 4000 bouteilles.

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Rubicón 2015, O Condado- Juan González Arjones

Il l’a appelé Rubicon, parce qu’il lui a fallu se positionner au moment de l’élaboration. Il a choisi de ne pas égrapper du tout, de ne pas ajouter de soufre du tout et de ne pas filtrer. C’est un essai, en 2016 et 2017 il n’a pas pu en faire : les conditions n’étaient pas réunies. C’est un vin de Touriga nacional, complexe, très pur, intense, marqué par des notes florales un peu sauvages et balsamiques, très belle fraicheur finale et minéralité indiscutable ! Il a un grand potentiel. Mais, il n’y a que 200 bouteilles !

Gollardo Loureiro 2014, Rodri Méndez, viñerón en el Salnés, Rías Baixas

Rodri Mendez est un œnologue parmi les mieux considérés dans le monde du vin galicien. C’est un gars sensé qui a commencé à faire ses vins dans un garage authentique et que le succès n’a pas changé sa façon de faire et d’être, parce qu’il sait d’où il vient et où il va. Dans ses vins le boisé est à peine perceptible et ne sert qu’à affiner la production. Un très joli rouge, plus civilisé, avec un bon volume, des bons tanins dominés et une agréable fraicheur.

Chanseluz 2016 – Arnoia-Bernardo Estevez, Bernardo travaille en biodynamie, ce qui n’est pas facile en Galice, ils sont très peu nombreux. Le vin, assemblage de nombreux cépages, est très noir, marqué par le souson, cépage qui colore énormément, et concentré, on n’attend pas autant de pureté, d’amabilité et de délicatesse en bouche, pourtant c’est comme ça qu’il m’est apparu. La finale est très fraiche, il est déjà très gourmand, mais, il ne faut pas s’y tromper : c’est un très beau vin de garde.

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Vignes en pergola dans les Rias Baixas

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Cette dégustation passionnante a duré plus de quatre heures; elle prouve que les rouges de Galice n’ont pas fini de faire parler d’eux et de nous régaler – « à condition qu’ils soient mûrs », comme dit Hervé.

La suite la semaine prochaine…

Hasta pronto,

MarieLouise Banyols


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Scoop toujours: le Beaujolais Nouveau est arrivé… chez moi

Les Vignerons de Bel Air ont eu la bonne idée de me faire envoyer 2 bouteilles de leurs Primeurs 2017 : un Beaujolais Nouveau, et un Beaujolais-Villages Nouveau. Je les reçois à l’instant. N’écoutant que mon courage (et ma curiosité, aussi, un peu), j’ai donc bouleversé tous mes plans, ajourné mes autres activités, avancé mes premières libations (il était à peine 10 heures)… et fait un sort à ces deux bouteilles. Scoop toujours!

Vous savez que je soutiens cet événement du 3ème jeudi de novembre, contre vents et marées. Contre ceux qui lui trouvent un goût de banane, contre ceux qui lui trouvent un goût de marketing, contre ceux qui disent que ce n’est pas du vin, contre ceux qui disent que c’est l’arbre qui cache la forêt des bons Beaujolais. J’ai toujours préféré le Pisse-Dru aux pisse-froid.

Bien sûr, personne ne peut nier que dans le flot (un peu moins abondant, ces dernières années) du Nouveau, il y a encore quelques merdes sans nom. Mais c’est loin d’être une généralité. Et puis, surtout, ce que j’aime, avec cette opération, c’est qu’elle met pour un jour le vin à l’honneur: on en débouche, on en boit, on en parle, on partage. Sans se prendre la tête.

Si une autre région de vin à envie de le faire, qu’elle ne se gêne pas! Et boire un bon primeur ne m’a jamais détourné du devoir – notamment celui de déguster un bon Moulin-à-Vent de garde, par exemple, pour comparer…

Mais revenons à nos deux échantillons.

Le fruit, et les fleurs

Le Beaujolais Nouveau de Bel Air, porte le joli nom de Bistrot (n’est-ce pas le meilleur endroit pour en déguster?); il illustre parfaitement l’expression un peu rabâchée, ces temps ci, de « vin sur le fruit ». Quels fruits, cette année? Je dirais la fraise et la cerise. Et puisqu’on en est aux classiques du genre, j’ajouterai qu’il est frais et gouleyant. Mais relativement charpenté. J’ai l’air de me moquer, mais non; c’est juste que ce Beaujolais Nouveau est tout à fait ce que l’on est en droit d’attendre d’un Beaujolais Nouveau. Je ne passerais peut-être pas ma vie à ciseler les adjectifs qui lui conviennent le mieux. Mais voila un vin sans chichis ni reproche. C’est un peu comme un bon film populaire, qui vous fait passer un bon moment: on n’a peut-être pas envie de le regarder à nouveau chaque semaine, et nos amis branchouilles des Cahiers du Cinéma en feront sans doute une critique blasée (s’ils daignent s’abaisser jusque là), mais on ne regrette pas le prix de son billet.

Le Beaujolais-Villages, lui, est sous-titré « Natural ».  Je ne s’est pas si c’est lié à un effort en matière de réduction du soufre, mais en tout cas, c’est plaisant. Au nez, ce sont plutôt les fleurs qui dominent – un peu d’iris, une soupçon de violette; la cerise arrive en renfort, qui se prolonge en bouche. C’est croquant, à peine plus structuré que le Beaujolais Nouveau, car les deux sont à l’image du millésime en Beaujolais: bien mûr, concentré, voire opulent. Nul doute que cela se marquera encore plus dans les vins de cuvaison plus longue, mais d’ores et déjà, même en Primeurs, « il y a du vin ».

Alors, pourquoi bouder ce plaisir qui nous attend dès demain?

 

Au fait, si vous êtes à Paris, voici la carte des Bistrots Beaujolais (des établissements sélectionnés pour participer régulièrement à l’opération).

Hervé Lalau

 

 


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Pénurie de beurre? Pas ici!

Il n’y a pas que le vin dans la vie d’un journaliste. Il y a tout ce qu’on a du mal à comprendre… tout ce qui vous donne parfois l’envie de changer de crémerie.

Pénurie de beurre dans la distribution française? Pas dans les filiales belges, en tout cas. Et même pour les marques françaises, toujours en « loge présidentielle » dans les rayons (ici, chez Carrefour).

Moi, j’aurais pourtant cru qu’on cas de pénurie, le marché national aurait été privilégié.

Le premier qui m’explique ce paradoxe peut aller réclamer sa plaquette de ma part chez Lactalis.

Hervé


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La Livinière, en images et en vins

On peut aimer un vin de loin, par tradition familiale ou au hasard de l’ouverture d’une bonne bouteille. On peut aussi apprendre à l’aimer de plus près, en arpentant ses vignes et en écoutant ses vignerons. Pour cette fois, j’ai choisi la deuxième méthode.
Le vin, c’est celui de la Livinière, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous vanter quelques vins, à l’occasion du Livinage, mais où je viens de passer quelques heures à voir, à déguster et à échanger.
Voila pour la ballade. Vous conviendrez avec moi que ce cru ne manque pas de pittoresque.

Et les vins?

Et pour les vins? Je vous donne ma sélection:
La Siranière 2012 et 2013
Clos Centeilles 2011… et 2001
Clos des Roques 2015 et 2012
L’Oustal Blanc Prima Donna 2014
Château Maris La Touge 2015
Sainte Eulalie Cantilène 2015
Montcélèbre L’Aldenien 2016 (échantillon)
Château Faîteau Cuvée Gaston 2008 et 2011
Borie de Maurel La Féline 2015

En bref

Un tout petit mot d’accompagnement: Mesdames et Messieurs de La Livinière, vos vins (que je déguste régulièrement lors de Terroirs & Millésime en Languedoc) n’ont jamais été aussi bons. Et je ne parle pas que des cuvées de prestige, je parle des vins en général, pour lesquels vous semblez doser de mieux en mieux l’extraction et le bois (quand vous l’utilisez, ce qui n’est pas une obligation). Alors, merci pour l’accueil, et bravo!

Hervé Lalau