Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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“Who is Marie-Louise Banyols? Qui suis-je?”

Suite à la demande d’un lecteur, il y a quelque temps, notre ami Hervé a suggéré à chacun des 5 du Vin de se présenter; j’ai un peu traîné, car je vous ai déjà parlé de moi à deux reprises et vous connaissez maintenant mon parcours jusqu’en 1977, date de naissance de ma fille.

Les années qui suivirent se déroulèrent tranquillement entre la brasserie Le Drink Hall et les vignobles. Quand mes parents prirent la retraite en 1986, mon mari et moi avons tenté une nouvelle aventure, celle d’ouvrir un restaurant à Perpignan : Le Relais Saint-Jean niché aux pieds de l’Eglise Saint-Jean, dont la porte ouvre sur la cathédrale. La carte des vins  que j’avais intitulée « Les vins que j’aime » faisait la part belle aux crus régionaux, avec plus de 400 références. Ce fût une expérience difficile, mais positive, non pas d’un point de vue financier, mais d’un point de vue professionnel : nous sommes rentrés de plein fouet et avec une totale inconscience dans la restauration dite « gastronomique » dans laquelle nos clients du Drink-Hall ne nous ont pas suivis. Nous sommes donc repartis « à zéro », comme on dit. Nos premiers moments de fierté furent les notes du Gault et Millau !

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Parallèlement, j’ai passé des concours, pour me rassurer sur mes compétences; en 1990 j’ai décroché le titre de meilleur sommelier du Languedoc-Roussillon et au participé à la finale de meilleur sommelier de France aux côtés de Beaumard et de Poussier.

L’expérience du Relais Saint-jean fut brève; en 1990, un de nos clients bouchonniers nous a proposé d’installer un restaurant dans une très belle villa des années 30 qu’il avait restaurée à Céret, et qu’il voulait faire vivre – de plus, il était gourmand. Nous voici donc,  fin mai 90,  installés à l’ombre de gigantesques platanes devant la Porte d’Espagne et la Place Pablo Picasso, où l’on dansait la sardane. Nous avons été séduits par le charme cette grande maison familiale à l’ambiance Belle Epoque catalane. L’aventure des Feuillants allait durer 10 ans, des années dont je garde de merveilleux souvenirs. A l’époque, je rêvais même de créer un Salon régional des vins…

En 1991, le Guide Michelin nous décerne la première étoile. J’ai commencé à faire partie du Comité de dégustation de la R.V.F où j’ai beaucoup appris aux côtés de Michel Bettane, Michel Dovaz, Pierre Casamayor, Bernard Burtschy, Thierry Desseauve… J’ai continué à participer à quelques dégustations et à écrire quelques articles, principalement sur l’Espagne, jusqu’en 2010.

 

Les Feuillants, à l’ombre des platanes

En 1997, récompense suprême : au travers de mon mari, Didier Banyols, Les Feuillants se voient attribuer deux étoiles au Michelin. Le plus grand moment de ma vie professionnelle, je ne l’oublierai jamais.

Pendant tout ce temps, je n’ai jamais abandonné le vin, sillonnant la France de vignoble en vignoble avec la R.V.F ou l’Association des sommeliers à laquelle je participais pleinement.En 1992, je reçois le titre de Maître Sommelier des mains de l’Union de la Sommellerie Française.

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Ma dernière expérience professionnelle dans le monde de la restauration se passa à Bordeaux avec l’ouverture du complexe “Les Sources de Caudalie”, Vinothérapie, Hôtel **** Luxe et restaurant gastronomique, que nous avons dirigé pendant 2 ans avec mon mari. Nous avons récupéré une * Michelin dès la première année.

En 2001, rien ne va plus, nous quittons Bordeaux et nous nous séparons.  J’ai alors voulu donner un tournant à ma vie professionnelle, et me consacrer entièrement au vin. C’est Jean-Luc Colombo, Star du Rhône Nord, qui m’en a donné l’opportunité en m’offrant la direction commerciale de son domaine. Un an à Cornas, chez un homme généreux et talentueux, oenologue épicurien et emblématique vigneron de Cornas, m’a apporté une très belle expérience. Mais, je voulais quitter la France, des problèmes personnels me poussaient vers cette solution et quand la possibilité de rentrer à LAVINIA s’est présentée, je ne l’ai pas laissée passer.

C’était en juillet 2001. J’ai ouvert le magasin LAVINIA Barcelona, que j’ai dirigé pendant 4 ans. Ce fut une autre expérience professionnelle intense et passionnante. Nouveau pays, nouveaux vignerons, nouveaux journalistes, nouvelle cuisine, tout est à recommencer. Je découvre une nouvelle culture du vin, une nouvelle approche; les débuts sont difficiles, très difficiles, je suis loin de ma famille, de mes amis, mais le travail est absorbant, je m’y consacre pleinement, j’ai tout fait pour m’adapter et j’y suis arrivée. J’ai adopté et aimé ce pays, je me suis accrochée et la nouvelle aventure du vignoble espagnol a commencé.

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Lavinia Barcelone

Puis après l’ouverture de LAVINIA Paris, j’ai peu à peu quitté LAVINIA Barcelona, pour devenir en 2005,  directrice de produits pour tout le Groupe LAVINIA (Espagne, France et Suisse), tâche que je partageais avec Marc Sibard. Je fus responsable de la sélection des vins, eaux de vie et accessoires pour tous les magasins du Groupe LAVINIA. A partir de 2010, j’ai cumulé cette fonction avec celle de Directrice de produits pour une autre société du Groupe : « VINS DU MONDE » spécialisée dans l’importation et la distribution des vins internationaux.

Dégustations, visites de vignobles européens, salons nationaux et internationaux, relation avec les Domaines, négociations, formation des équipes, ont fait partie de mon quotidien, c’était intense, pas de place pour une vie privée, mais j’ai aimé ces années où j’ai pu créer de véritables liens d’amitié avec beaucoup de vignerons.

En juin 2015, je pars non sans regret à la retraite, j’ai 67 ans, place aux jeunes! C’est alors que les Cinq m’ont proposé de les rejoindre. Je continue bien sûr à participer à de nombreuses dégustations, à fréquenter les salons de vins et à visiter les vignobles: il est pratiquement impossible d’abandonner le monde du vin.

Hasta Pronto,

MarieLouise Banyols

 

 

 

 


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Encore une étude sur les bulles du Champagne

Des chercheurs des Laboratoires de Recherche Appliquée de l’Université du Texas, dont on ne vantera jamais assez le travail, ont présenté à la très sérieuse Acoustical Society of America une étude détaillée sur les bulles de deux vins effervescents.

Il en ressort que les bulles de Moët & Chandon Impérial sont légèrement plus fines que celles d’un Brut Californien (dont on ne nous dit pas le nom, ni la méthode d’obtention, malheureusement). Ping.

Il en ressort aussi que le type de verre utilisé influence beaucoup le résultat. Les chercheurs vont jusqu’à émettre l’idée que les flûtes en plastique sont à proscrire pour le service des belles cuvées. Pang.

Toute la communauté des oenophiles se joint à moi pour remercier les chercheurs d’avoir mené ces importants travaux. La macrobullie a été trop longtemps classé au rang des maladies orphelines, et partant, n’a pas toujours bénéficié des budgets de recherche qu’il aurait mérité. Heureusement, des opérations comme le Bullothon et le Télébulle ont pu y remédier. Pong.

Il est cependant dommage que l’acoustique d’échantillons d’autres vins effervescents de méthode traditionnelle (Crémants, Franciacorta, English Sparkling, Sekt, Cava…) n’aient pas été analysée. On aurait ainsi pu déterminer si le Champagne bénéficie, oui ou non, d’un avantage qualitatif au plan du çon. Pung.

Pour en savoir plus, c’est ICI.

Et pour la recherche contre les maladies rares, c’est LA

Moralité: acoustique, et toc!

Hervé Lalau


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Introducing Gerhard Richter, by Mouton Rothschild

« Gerhard Richter, né à Dresde1 le , est un artiste peintre allemand dont l’œuvre est reconnue, depuis les années 1980, « comme une expérience artistique inédite et remarquable2 ». »

Ce n’est pas moi qui le dit, mais ce cher Wikipédia. Moi, je ne le connais pas, et j’ai appris son existence lors de la présentation de l’étiquette du Château Mouton Rothschild 2015.

En effet, c’est lui qui l’a peinte.

Comme quoi le vin mène à tout: même à l’art moderne.

Remarquable, qu’ils disaient…

Her Lalau


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Balade autrichienne

En cette fin d’année, à l’heure des bilans, je reviens sur un des voyages qui m’a le plus emballé en 2017, ma balade autrichienne, à l’occasion de l’Austrian Wine Summit.

Le plus difficile, avec cet événement, c’est de choisir la ou les régions que l’on va visiter – on ne peut pas être partout à la fois. Pour moi, cette année, ce fut Kamptal, Wagram et Carnuntum. Trois régions proches de Vienne, mais avec chacune ses spécificités.

Signé Bründlmayer

Première étape : Kamptal

Les Sekt

Le château de Gobelsburg se trouve à une soixantaine de kilomètres au Nord-Ouest de Vienne. Ca, c’est pour la géographie de base. Mais plus important pour nous, le château, héritier d’une abbaye cistercienne, est une exploitation viticole ; il se trouve sur la Weinstrasse, au cœur du Kamptal, une des principales régions viticoles d’Autriche, qui bénéficie d’une bonne réputation, déjà ancienne pour ses Grüner Veltliner, et qui se profile à présent également comme la grande région des bulles autrichiennes – ce que l’on appelle ici le Sekt, et depuis peu, également, le Sekt Reserve.

Le lion veille sur l’entrée de Gobelsburg

Manquant de repères quant à la qualité ou même quant à la composition de ces vins, une dégustation d’une vingtaine de ces Sekt (plus deux pet nat), ne pouvait que nous allécher; nous nous sommes donc attelés à la tâche de juger cette effervescence autrichienne.

Voici mes préférés, et une impression générale.

Jurtschistch Brut Nature Grosse Reserve

Schloss Gobelsburg Renner Grüner Veltliner 2015

Bründlmayer Brut 2010,

Loimer Extra Brut

Impression d’ensemble : si l’on excepte les cuvées mettant en oeuvre des cépages très (trop?) aromatiques, j’ai été impressionné par la maîtrise de la bulle que possèdent ces vignerons, souvent connus pour leurs vins tranquilles. Délicatesse de la mousse et de l’expression, raffinement, les Autrichiens « savent faire ». On s’étonne que leurs belles bulles n’aient pas déjà rejoint les présentoirs de nos cavistes.

Les vins tranquilles

Nous quittons Gobelsburg pour le Parc naturel du Kamptal, à Schönberg, où nous attend un repas et une douzaine de vins locaux.

Parmi ceux-ci, deux me séduisent particulièrement, et pour cette fois, il ne s’agit pas de Grüner Veltliner :

Gerhard Deim Kamptal Riesling Schönberg 2016

Schenter Früh Roter Veltliner Hiesberg 2016

Le premier, pour sa force tranquille ; le second, pour sa texture ébouriffante.

Schönberg (Kamptal) et ses vignes

Les Erste Lage de Kamptal

Nous voici à la Alte Schmiede de Schönberg am Kamp, une ancienne forge qui cumule vinothèque et centre culturel (comme quoi le vin est vraiment un élément de culture en Autriche). Une trentaine de premiers crus du Kamptal (Erste Lage, selon la dénomination autrichienne) nous attendent.

Ma sélection :

Hirsch Kamptal DAC Grüner Veltliner Renner 2015

Weixelbaum Kamptal Réserve DAC Grüner Veltliner Renner 2015

Weszeli Kamptal Réserve DAC Grüner Veltliner Käferberg 2013

Bründlmayer Kamptal Réserve DAC Alte Reben Grüner Veltliner 2014

Steininger Kamptal Réserve DAC Lamm Grüner Veltliner 2015

Impression d’ensemble: jamais les Kamptal ne m’avaient semblé si purs et si équilibrés – et ce n’est pas qu’une question de millésime, car mes faveurs vont aussi bien à des 2016 qu’à des millésimes plus anciens. Tous les vins paraissent avoir gagné en précision, en définition ; l’acidité qui souvent, par le passé, tranchait sur le reste, me semble mieux fondue. Le Grüner Veltliner est leur cépage de prédilection, mais j’ai noté aussi un beau riesling (la Cuvée Terrafaction de Wezseli, par exemple). Un coup de chapeau également pour le «Four» by Lorenz V Grüner Veltliner Zöbinger Gaisberg 2012, une cuvée subtilement boisée.

Deuxième étape: Wagram

Nous quittons le Kamptal pour Feuersbrunn, un peu plus à l’Est, dans la région de Wagram.

L’autre Ott

Au restaurant Mörwald, nous nous essayons aux accords vins et mets. Les blancs fonctionnent très bien, notamment avec la cuisine épicée (même ma consoeur indienne Carina en convient) ; mais le vin qui réunit tous les suffrages est un rouge diablement séduisant, fruité, corsé, aux tannins bien présents, et déjà prêt à boire :

Frisch Pinot Noir 2013

Le lendemain, c’est une dégustation en bonne et due forme qui nous attend à la Vinothek Weritas, à Kirschberg am Wagram (un lieu incontournable pour les amoureux du vin à Wagram). 23 vins nous sont proposés, équitablement répartis entre Grüner Veltliner et Roter Veltliner. Un petit mot à propos de ce dernier cépage : en allemand, les cépages «rot» ne sont pas rouges, mais plutôt gris, si l’on veut adopter la terminologie française. Les cépages que nous désignons comme rouges  sont « blau» – ainsi, le Pinot Noir est le Blau Bürgunder. Quant au Roter Veltliner, c’est un cépage à la peau rosée, qui donne des vins blancs, avec cependant, une légère trame tannique.

Ma sélection :

Josef Fritz Roter Veltliner Steinberg 2015

Leth Grüner Veltliner Wagram Scheiben 2013

Bernhard Ott Der Ott Wagram 2009

Schuster Wagram Grüner Veltliner Eisenhut Reserve 2015

Carnuntum

La dernière journée de notre périple était consacrée au Carnuntum, une région qui doit son nom à une ville romaine, jadis florissante, sur l’ancienne frontière de l’Empire.

La part de rouge est ici beaucoup plus élevée qu’à l’Ouest de Vienne (on s’approche du Burgenland, et le climat est un peu plus chaud). Les cépages les plus diffusés sont le Zweigelt (pour lequel les vignerons locaux ont déterminé une catégorie d’excellence, le Rubin) et le Blaufränkisch. Nous avons pu déguster une bonne palette de 2011, avec comme objectif louable de nous montrer les aptitudes au vieillissement des rouges de la région ; la démonstration n’a pas variment été probante, la faute à des choix d’élevage discutables, à mon sens – beaucoup de vins décharnés, dominés par un bois sec. Curieusement ce phénomène était presque imperceptible dans les millésimes plus récents – à croire que les vignerons de Carnuntum ont compris la leçon.

J’épinglerai aussi un terroir très particulier, le Spitzerberg, petit morceau des Carpathes isolé du reste du vignoble, dont on se demande pourquoi il n’aurait pas sa propre appellation.

Mes préférés:

Muhr-van der Niepoort Carnuntum Spitzerberg Blaufränkisch 2011

Lukas Markowitsch Rubin Carnuntum Zweigelt 2015

Glatzer Carnuntum Klassik Weissburgunder 2016

Sans oublier…

Le Wine Summit a aussi été l’occasion de déguster quelques vins d’autres régions, lors des repas pris à Vienne. Voici mes préférés :

Domäne Wachau, Riesling Smaragd Achtleiten 2013

Franz Hirzberger Wachau Riesling Smaragd Singerriedel  2006

Wieninger Wien Reserve Pinot Noir Tribute 2011

Gesellmann Blaufränkisch Hochberg 2011 (Burgenland)

Velich Tiglat Chardonnay 2011

 

Et si vous passez par là…

 

N’oubliez pas que la meilleure façon de faire connaissance avec les vins autrichiens, c’est de profiter sur place du sens de l’accueil et de la Gemütlichkeit typiquement autrichiens –  là-bas, tenir un verre de vin en main, c’est comme tenir un peu de culture, un peu de musique, un peu de joie de vivre. Rien d’ostentatoire dans la façon qu’ont les Autrichiens d’aimer et de valoriser le vin. Juste un peu de réalisme, des beaux verres, et « no nonsense ».

Deux bonnes adresses :

http://www.gobelsburg.at/

http://www.alteschmiede-schoenberg.at/

http://www.moerwald.at/

http://www.weritas.at/vinothek.html

 

Hervé Lalau


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Filipa Pato and William Wouters – a fascinating visit

William, Christina and Filipa

The Pato family are never ones to duck away of their name 

Duck hooks in the WC

Sign for the winery 

Winery and home  

 

It was well worth Le Voyage!

It was well worth a group of us on Monday 4th December making a 470-kilometre round day trip to see Filipa Pato and William Wouters at their home and winery in the small town of Óis do Bairro, some 35 kms to the north of Coimbra. 

I first met Filipa when she was just starting to make her own wine when she was working with her father – Luis Pato. I forget the date but it must have been around the end of 2002 or possibly some time in 2003. 

Blurred selfie outside the winery

 

Filipa in the vineyard (above and below)

 Stones in the vineyard 

Vineyards in the valley

Filipa amongst a parcel of old vines in the valley

 

We started our visit with a look at the vineyards in the valley close to the winery. These vineyards, which are planted with white varieties, are on very stony limestone.   

Filipa and William now have 15 hectares of vines in 24 parcels. There are eight or nine hectares of white varieties with around five of red. They have been gradually purchasing vineyard plots, especially parcels of old vines. They have four hectares of very old vines including a parcel with vines that are 130 years old – planted just after phylloxera. They also have some ungrafted vines from which they make a special cuvée. 

In 2014 when William, who is Belgian and a sommelier and chef, moved to Portugal full-time, they started to convert their vineyards to biodynamics in 2014. Previously the demands of commuting between Portugal and Belgium had made it impossible to take such a time consuming step. They decided to move straight to biodynamics rather than moving to organic viticulture first. Filipa and William started converting the parcels closest to their winery first. 

Harmony underpins their philosophy. For instance, for their biodynamic infusion treatments they use local plants as far as possible. Initially they used camomile but this isn’t a local plant, so, for instance, they use aloe vera, fennel and some nettles. Also they use willow ties for holding up the old vines to their supporting stakes. Cuttings from the old vines are used to propagate new plants.

In one of their oldest vineyards, some 15 kilometres from the winery, there are some olive trees. « The olives and the vines interact, » explains Filipa. « The flowering is around the same time and the olive harvest comes just after we finish picking the grapes. » 

A parcel of old vines (above and below)


AC/DC Back in Black

 

The theme of harmony continues in the winery where they choose to use larger size barrels – 500-litre and 12-hl wooden vats to reduce wood influence. They are also using amphores, which again provides harmony as there is clay with the limestone in their vineyards. 


 André Cid and Filipa inside the winery

Filipa and André Ribeirinho

Looking at the array of empty bottles lined up just below the ceiling André Ribeirinho comments that you can see that this is a winery that lives, breathes and loves wine. 

 1964 Quinta Ribeirinho 

Back in 1964 Filipa’s grandfather was the first 

local producer to bottle his wine

Following our quick visit to the winery under Filipa and William’s house we head upstairs for a brilliant lunch, which William has prepared. « We don’t do tastings without food, » Filipa explains. 


Our group @lunch
Filipa’s grandmother, at the far end, joined us for the meal

3B Blanc de Blancs

Blend of Bical, Cerical, Maria Gomes

        

We start lunch with the crisp 3B Blanc de Blancs, which is a field blend of Bical, Cercial and Maria Gomes. 

I asked Filipa about Cercial. « Is it the same as Sercial in Madeira but just spelt differently? » « It could be, » she replied. « Certainly it not the same as the Cercial found in Dão. Someone bought some Cercial vines from Dão and planted them here are they were clearly different to the ones that you find here in Bairrada. Ours in Bairrada appear to be closer to those in Madeira. » 

At the start of the lunch Filipa explained that: « It was very important to help animate the village’s life by choosing to remain in the village and not build a winery outside. We have already lost the village school. » 

 

1st course: Panna Cota with herb jelly 

Paired with 2016 Nossa Calcario Branco 

Made using wild yeasts 12% fermented in barrel 

Attractive texture shouldn’t be served too cold

2016 Post-Quer…s Baga

After the Panna Cotta William served a delicious mushroom and tarragon risotto, which was paired with their very interesting 2016 Post-Quer..s Baga. This 100% Baga sees no wood and is soft and ready to drink now and although the typical rustic Baga tannins are present they have been tamed. The Post-Quer..s name reflects both that no wood has been used and that a Spanish producerobjected to the original Post-Quercus name, as he had a wine of a similar name and alleged that their use of it infringed his copyright, so they took out some of the letters but leaving Qu, which is the Portuguese for arse.

The main course was a beef casserole made using Bairrada wine. This was served with the lovely soft opulent 2011 Tinto Calcario Nossa with its notes of spice and cedar wood. Tannins are present but well integrated in the wine’s long finish.

   2011 Tinto Nossa Calcario


Cheese from Serra da Estrella followed served with the precise 2011 Calcario Branco Nossa with its attractive citric nose, good concentration with some beeswax character. 

A fine lunch-time line-up…

There was a small pot of a Marquise of dark chocolate with three perfect raspberries to finish our great lunch. With had this with the 2013 Espirito de Baga – a reminder that Port isn’t this country’s only fortified wine. Full of black cherries Filipa and William first made this in 2010 with the help of Dirk Niepoort. They use 25% of brandy that is double distilled to 73%. Keeping to the theme of harmony the Espirito is closed with a beeswax seal to reflect the wine’s sweetness.

On our way back to Lisbon we visited with Filipa a couple of the parcels of old vine Baja that they have been acquiring some 15 kms to the south of Óis do Bairro

My grateful thanks to Filipa, William and their staff for a fascinating and great visit. It is great to see the promise that I saw on my first visit being so well fulfilled. 

 The old vine Baga 

(above and below)

Filipa and André in the gathering dusk

  Visit to FilipaP

 


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Cabardès ou la progression d’une appellation

Les appellations de vin en France sont très nombreuses : bien trop nombreuses à mon avis, mais cela est un autre sujet que j’aborderai peut-être un autre jour. Pour avoir voix au chapitre, que cela soit en France ou, surtout, face à une concurrence mondiale, toutes ces appellations elles n’ont pas d’autres solution que de hausser leur niveau de jeu. C’est un peu comme le XV de France !

Je pourrais prendre plusieurs exemples de réussites, mais aussi d’échecs dans ce domaine. Je vais en prendre un seul et il s’agit d’une réussite dont la preuve m’a été fournie par une dégustation à l’aveugle organisée récemment à Paris pour des professionnels du vin et par les responsables de cette appellation présidée par Miren de Lorgeril.

Il s’agit de Cabardès. Bon sang, mais Cabardès, où est-ce? Et combien de divisions ? êtes-vous peut-être en train de vous dire.

Situation géographique : c’est une des appellations les plus occidentales du Languedoc, sur la ligne de partage entre deux grandes zones climatiques : atlantique et méditerranéenne.  Seule l’appellation Limoux est située un peu plus à l’ouest. La ville voisine du Cabardès est Carcassonne, célèbre pour sa magnifique cité médiévale; la Montagne Noire n’est pas très loin. Un des résultats de cette situation est que l’encépagement autorisé associe cépages atlantiques et méditerranéens, ce qui fournit une palette intéressante pour les vignerons.

Combien de divisions ? Pas beaucoup, car l’appellation ne compte que 450 hectares que se partagent 28 producteurs dont 3 caves coopératives. Mais cette petite appellation a des atouts que je vais essayer de vous démontrer. : elle exporte 50% de sa production et le prix moyen d’une bouteille de Cabardès chez un caviste en France tourne autour de 10 euros seulement. Les vins sont rouges à 85% car la vague du rosé n’en pas encore submergé cette appellation, heureusement !

Alors cette dégustation ? Bien organisé par le Syndicat de l’AOP Cabardès avec le concours d’un spécialiste et de la dégustation et de la statistique, Bernard Burtschy, elle s’intitulait « Les Remarquables 2017 ». On nous proposait de déguster à l’aveugle 22 vins rouges, issus de différents millésimes et choisis par les producteurs eux même pour représenter l’appellation au plus haut niveau possible. L’idée étant de créer de l’émulation en interne, et de montrer, à l’externe, que cette appellation peut produire de très beaux vins. Pour cela la sélection s’est faite avec des cuvées plutôt haut de gamme pour l’appellation, avec des prix qui allaient, pour la quasi-totalité, de 10 à 25 euros. Un seul vin dépassait ce dernier prix.

Et alors ?

Une réussite selon moi. Evidemment tous les dégustateurs n’était pas d’accord sur les meilleurs vins mais on sait bien à quel point la dégustation est une exercice subjective dans lequel entrent bon nombre de paramètres comme, par exemple, son propre goût, son humeur ou forme physique du jour, mais aussi parfois l’ordre de service des vins ou leur température. Collectivement, les membres du jury ont élu ces quatre vins comme « Les Remarquables 2017 »

Domaine de Cabrol – Vent d’Est 2015 (15/20 pour moi)

Château Jouclary – Guilhaume de Jouclary 2015 (14,5/20 pour moi)

Château de Pennautier – L’Esprit de Pennautier 2014 (16/20 pour moi)

Maison Ventenac – Mas Ventenac 2010 (14,5/20 pour moi)

Quelques observations et rajouts à ce constat global. Premièrement j’ai été très agréablement surpris par la qualité de l’ensemble des vins présenté à cette dégustation. Honnêtement, je ne situais pas la qualité de Cabardès à ce niveau-là, comme quoi il faut toujours éviter les préjugés ! Selon moi, le caractère de ces vins était bien plus méditerranéen qu’océanique, car ces cuvées m’ont semblé assez chaleureuses et rondes dans l’ensemble, et certaines avaient aussi une bonne structure de garde. Aucune ne souffrait de tanins verts, en tout cas, même s’il y avait quelques vins un peu faibles.

Je dois dire que je suis assez d’accord avec le résultat donné par l’ensemble des juges : j’ai bien noté les quatre vins en question, même si j’aurais envie de rajouter quelques autres qui m’ont fait très bonne impression et que j’ai parfois préféré comme :

Château Rayssac, cuvée l’Essentiel 2013 (16,5/20)

Domaine de Cabrol, La Dérive 2013 (16,5/20)

Domaine de Cazaban, Coup des C 2013 (15/20)

Maison Lorgeril, Montpeyre 2012 (15/20)

Château Saltis, comme autrefois 2005 (16/20)

Maison Ventenac, Grande Réserve de Georges 2014 (15,5/20)

En résumé, il s’agit d’une bonne opération qui devrait fonctionner aussi bien en interne (et tout cas on peut l’espérer) pour créer de l’émulation qu’en externe pour remonter l’image globale de l’appellation. Dans le détail, deux producteurs m’ont particulièrement impressionnés par la qualité des deux vins qu’ils avaient soumis à nos jugements : Pennautier/Lorgeril et Cabrol.

David Cobbold

 


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Johnny, le vin

Au risque de passer pour cynique, je me dois de vous faire savoir que la mort de Johnny a allumé le feu… aux commandes du vin qui porte sa photo.

Il s’agit de la cuvée Le Vin que j’aime, du Domaine Terres d’Aumes, produit en blanc, en rouge et en rosé par la famille Santa (Château Saint-Martin-de-Graves, à Pézenas).

Et comment Johnny s’est-il retrouvé sur cette étiquette? Un peu par hasard: le père de Laeticia Halliday est un ami du propriétaire.

L’association entre le rockeur et le vigneron s’est faite en 2006; au départ, le vin était produit en AOP Côteaux du Languedoc; depuis quelques années, il est passé en IGP Pays d’Oc.

Quoi qu’il en soit, les fans en redemandent.

« Toute la barrique que j’aime, elle vient de là, elle vient de l’Aumes ».

Hervé