Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Sauvage à poil, une étiquette aguicheuse

Mais encore ?

Au sein du flacon, le vin se révèle-t-il frais et savoureux ? Délicat et floral?

C’est un Beaujolais, on attend de lui qu’il soit frais !

Mais où est le poil ?

Dans notre monde glabre, le poil est considéré souvent comme bestial, pauvres humains…

Mais il peut répondre à la fantaisie ou l’extravagance de celle ou celui qui veut. À chacun ses phantasmes.

Voyons ce que ce Régnié peut nous offrir sous sa toison.

Vin Sauvage A Poil 2016 Régnié Château de la Terrière

Grenat cramoisi, il respire la pivoine, l’iris et la violette. Une envolée florale qui nous flatte les narines avant de nous séduire par ses effluves fruités de prunelle et de burlat, par sa note de benjoin. Du poivre noir et une taffe de fumée contribuent encore à l’explosion nasale. La bouche oscille entre fraîcheur et suavité. Les tanins semblent s’être totalement fondus dans la matière fruitée. Ils sont pourtant toujours là, mais discrets et gaufrés. Baies croquantes, pétales délicats, épices douces, font de ce vin un agréable Beaujolais qu’on ne se lasse pas de boire ou d’ausculter.

La vinif

Fait de Gamay issus d’une parcelle de 3 ha qui porte le nom glaçant du lieu-dit La Sibérie. Le sol s’y compose de granits roses décomposés en sables grossiers. La vinification traditionnelle en grappes entières avec une macération de 25 jours. De la vendange à la mise en bouteille aucun ajout de sulfite ne s’effectue. La conduite des vignes se fait en lutte raisonnée. Cette cuvée existe depuis le millésime 2009.

On ne l’a guère cadrée, on ne l’a pas habillée de sulfite, la voilà donc des plus Nature, sauvage et à poil.

Quant au Château

Situé à Cercié, il regarde la face nord du Mont Brouilly. Construit au 13es et remanié au 16 es, il est l’un des plus vieux domaines de la région. Il a été repris en 2003 par la famille Barbet qui en a restauré la cuverie et restructuré le vignoble. C’est aujourd’hui Grégory Barbet qui veille au développement du domaine viticole avec l’aide de l’œnologue Frédéric Maignet.

http://www.terroirs-et-talents.fr/domaines/chateau-de-la-terriere/

Quand on feuillette les albums des œnographilistes, les collectionneurs d’étiquettes de vin, il y a toujours une partie réservée, une sorte d’enfer comme dans les bibliothèques, un lieu privé, à l’accès limité. Ces pages montrent quelques représentations scabreuses ou quelques tournures équivoques, voire les deux ensembles ou plus… Mais le souci n’est pas l’habit, mais le contenu. Quand c’est bon, on est ravi de pouvoir aguicher nos co-dégustateurs avec notre trouvaille. Dans le cas contraire, nous sommes en général plus moralisateurs, avec le « c’est fait pour vendre ». Mais c’est toujours fait pour vendre, que l’étiquette soit classique ou frisant le porno. La différence vient de la motivation du vigneron qui désire vendre une piquette ou qui veut attirer l’attention sur son vin ou qui veut se démarquer de ses collègues ou qui … Il serait par conséquent intéressent lorsqu’on rencontre une telle bouteille à l’étiquette égrillarde avec le producteur derrière de lui demander « pourquoi avez-vous appelez votre cuvée Lèche-moi la Grappe ». Je compte le faire et je suis vraiment curieux des réponses et de ceux qui m’avoueront leurs vraies motivations.

 

Ciao  

Marco


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Un bon Jurançon sec, ça vous dit?

Si Fitou constitue une sorte de premier cru non officiel pour les rouges des Corbières, Jurançon pourrait revendiquer ce titre pour les blancs du Sud Ouest – en tout cas, pour ceux à base de Manseng. En voici un, issu d’un des domaines phares de l’appellation, le Domaine Cauhapé.

Henri Ramonteu est un magicien des vendanges tardives, et par là-même, des Jurançon moelleux; mais il ne dédaigne pas le sec. Dans ce style, chez lui, on trouve notamment la cuvée Quatre Temps, dont je viens de recevoir un échantillon du millésime 2015.

Pas de doute; c’est bien sec. Si le nez (ananas, fruits de la passion, citron…) pourrait évoquer la riche aromatique d’un doux, la bouche vous détrompe rapidement: elle est franche et directe, pleine de sève et de vivacité; ce qui domine, ce sont les notes de rhubarbe, de tilleul et de coing. L’ananas revient en finale, et vous dégraisse définitivement la langue, avec une pointe d’amer bien agréable et qui invite à la prochaine lampée.

Cette cuvée  percutante est plus complexe qu’il n’y paraît à élaborer, puisqu’elle met en oeuvre les deux Mansengs, petit et gros, à concurrence de 50% chacun, mais cueillis en deux époques; d’où l’étrange dialogue observé entre le fruité mûr et la vivacité de la prématurité.

On le voit bien sur des poissons de rivière ou de la viande blanche, même en sauce; il tiendra aussi le choc des plats corsés, notamment asiatiques. Mais moi, après la dégustation, je l’ai bu sur un Comté de 9 mois affiné par Marcel Petite, légèrement craquant sous la dent. Et c’était très bien.

Her Lalau

 


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Un Fitou pour le monde – Esclarmonde

Le Fitou Tour, qui passait par Bruxelles, lundi dernier, m’a permis de découvrir un domaine que je ne connaissais pas (c’est d’ailleurs tout l’intérêt de la chose) : le domaine Esclarmonde. Et plus précisément, sa cuvée Partage, la bien nommée, dans son millésime 2015 (40% Syrah, 30% Carignan et 30% Grenache, élevage cuve).

J’ai particulièrement apprécié ses beaux épices, ses tannins tantôt lisses et tantôt rugueux, sa longueur ; avec ses notes de réglisse et son équilibre entre puissance, alcool et fraîcheur, c’est un excellent représentant du Fitou d’aujourd’hui ; je ne le qualifierai pas de moderne, car cela pourrait avoir une connotation trop techno ; je parlerai donc plutôt de tradition revisitée, mise au goût du jour : un excellent compromis, apte à séduire tout le monde, et pas seulement l’Esclarmonde – les puristes comme les néophytes.

Cette cuvée fait partie des Ambassadeurs du Fitou – 12 vins sélectionnés, chaque année, par des dégustateurs professionnels pour porter la bonne parole d’une appellation en pleine renaissance. Tout à fait mon idée du partage… de l’info et du plaisir de la découverte. La preuve aussi, que certaines opérations collectives peuvent bénéficier à tous les opérateurs.

Le domaine, géré par Luc Esclarmonde, compte 24 ha, répartis entre argiles, calcaires, galets et schistes. La cave se situe à Paziols, au sud de la partie intérieure de l’AOC.

Contact : 0032 4 68 45 45 55

Hervé Lalau


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Un chai de rêve

C’était une vieille bâtisse qui abritait les cuves et les machines tant bien que mal, en bougeant l’une pour caler l’autre. Une de ces caves construites au fil des ans où viennent s’ajouter les pièces avec les besoins.

Le changement a commencé le 14 janvier 2016 avec le déménagement du vin; un mois plus tard, les gros engins détruisent l’ancien bâtiment et creusent la place pour obtenir un niveau supplémentaire; encore un mois après, fin février, les travaux démarrent. On a désormais trois niveaux, le plus haut pourra accueillir la vendange, le plus bas la vinification et l’élevage; entre les deux, la mise en bouteille, le conditionnement et l’expédition. Avec, de-ci de-là, des lieux sympas pour le public et le bureau. Un rêve d’œnologue…

Et que ça brille!

La réception de la vendange ressemble à un grand laboratoire. Impression largement amplifiée par l’inox omniprésent et d’une qualité toute médicale. Toutes les canalisations sont empruntées au système laitier, section plus petite, plus malléable, plus fin et plus facile pour l’entretien. Le pressoir pneumatique avec froid intégré, offre un choix de programmes tout en finesse allant de la balançoire à l’embrassade. La pompe est assez large pour inviter le raisin à suivre aimablement son destin. C’est propre et réglé comme une horloge suisse.

Zéro phtalates

Ces fameuses molécules découvertes dans les plastiques migrent allègrement dans le vin (aussi bien que dans les biberons de lait). Elles sont le cauchemar des œnologues avertis mais la solution existe, certaines sociétés de matériel œnologique se sont spécialisées dans les produits garantis sans phtalate. Du sol au plafond, dans cette cave-ci, du revêtement des cuves époxy ou en résine, les manches et autre tuyau de transfert, tout est « garanti 0 phtalate ». Un grand progrès. Une sorte de luxe, aujourd’hui.

Chaque chose à sa place

Deux règles de conduite dans une bonne cave: l’hygiène et le rangement. Quand on voit un tableau de manches qui fait penser à un dessus d’établi, comme ici, ça fait rêver. Par terre, c’est si beau qu’on dirait une œuvre d’art.

A chaque raisin sa cuve

Réussir à maintenir le moût d’une même parcelle, d’un seul cépage, de la récolte jusqu’à la bouteille, nécessite un nombre impressionnant de cuves de contenance variée. Qu’à cela ne tienne, ici, on a conçu le chai des cuvées parcellaires avec des 10 hectos, des plus, des moins et des cuves à chapeau flottant pour les entredeux. Une véritable pouponnière de cuvées spéciales.

Le piano à froid

Un des secrets d’une grande cuvée (après le raisin et le terroir), c’est la maîtrise des températures. Surtout le froid pour le blanc, un peu aussi pour le rouge. Au début pour fixer le fruit. Puis pour calmer la fougue des levures en pleine effervescence. Laissez monter le thermomètre et le moût est séché en trois jours, mais tout ce qui est bon est brûlé avec les sucres. Dans les pays frais, il est souvent nécessaire de réchauffer le moût pour faciliter la fin de fermentation (oui oui, les levures sont frileuses). On installe donc un système de ceinture, de drapeau et autre radiateur indépendant pour chaque cuve et au milieu du chai….

Oeno-électronique

Une grande tablette avec tous les contenants et leur température, avec des ordres simples pour l’augmenter ou la diminuer à volonté. C’est bluffant. On n’a pas eu accès aux produits œnologiques pour vérifier l’excellence de la préparation des vendanges mais on imagine facilement que tout est mis en œuvre pour respecter le fruit et son terroir. Reste une étape importante, l’élevage.

Deux doigts de bois

Il y a les cuvées sans et celles avec. Les voilà alignés à la bordelaise avec une fontaine d’André Raboud pour compagnie, tous ces fûts de chêne qui donneront ce goût si particulier. Toute la technologie au service du fruit pur se trouve ici confiée au bras des tonneliers. Certaines cuvées s’en accommodent bien et même s’enrichissent quand d’autres se banalisent. Mais un grand chai sans barrique serait-il pris au sérieux?

De l’art

« Le vin, c’est pas du cochon, c’est de l’art », dit si bien Jean-Claude Dreyfus, nouvel investisseur du vin, acteur et poète à ses heures. L’art a donc légitimement sa place dans la beauté technique du chai. Sur les murs de béton brut, le peintre Pierre Zuffery expose ses toiles de noir vêtues. Les dégustateurs attendris par les gorgées non recrachées tentent de comprendre le sens des choses.

Générique

Le caveau appartient à la famille Besse. Le père, Gérald, est vigneron-entrepreneur-autodidacte; c’est le patron, qui « investit dans la cave ce qu’il gagne dans le vin ». Le fils, Jonathan, est ingénieur en génie mécanique – ça aide. La fille, Sarah, est ingénieur en génie œnologique et viticulture – ça aide aussi. Quant à leur mère, Patricia, elle aide en tout et partout.

C’est à Martigny-Croix, dans le Valais. Je dois ce rêve éveillé aux organisateurs du Mondial du Chasselas. Je les en remercie.

 

 NFA

 

 


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Chasselas de Gérald Besse ou l’effet terroir

En juin dernier, à l’occasion du Mondial du Chasselas, nous sommes passés chez Gérald Besse, encaveur à Martigny, à l’entrée du Valais. Gérald s’est offert une toute nouvelle cave, hyper fonctionnelle, notre copine Nadine qui était du voyage vous la décrira demain. Moi, je m’attache aujourd’hui aux Fendants qui se déclinent ici en trois cuvées. Trois flacons bien différents les uns des autres, en cause trois terroirs bien distincts, autant par la pente que par l’orientation, la pluviométrie et le sol, bien évidemment.

Les Fendant

Pour qui ne le sait pas, Fendant désigne en Valais (et en Valais seulement) les vins issus du cépage Chasselas. C’est le blanc sec qui accompagne traditionnellement nos raclettes hivernales (la raclette est elle aussi originaire du canton). Et bien plus si affinités! Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence les trois Chasselas de Gérald.

Champortay 2016 Fendant Valais Martigny

Blanc au léger jaune, il n’est guère bavard, il faut l’aérer, le remuer, le bousculer pour qu’il sorte de son indifférence à l’égard de notre nez. Mais on parvient à lui arracher quelques senteurs de fruits blancs légèrement épicés. En bouche, le voilà un peu plus prolixe, parlant de pomme délicatement acidulée, de poire croquante, de poivre blanc, avant de nous révéler après un dernier tour au creux du verre les pétales de rose qu’il cachait en son sein. Mais n’oublions pas de parler de son agréable fraîcheur, une fraîcheur presque vive qui nous fait saliver et qui le désigne comme un excellent vin d’apéritif.

Les vignes poussent du côté des Rappes dans la combe de Martigny où le sol pentu peut avoisiner les 55%. Il se compose d’éboulis calcaires. Vinification et élevage en cuve.

Martigny 2016 Fendant Valais Martigny

La robe blanc jaune à peine prononcée révèle tout de go ses parfums de fleurs d’acacia et de vigne qui s’entoure d’une taffe de fumée aux senteurs de noisettes grillées. La bouche semble austère. La première gorgée nous laisse sur le palier. À la deuxième, le pied dans la porte on entrevoit la pierre à fusil, les fruits secs en train de griller. On entre et on est frappé par la note saline qu’on n’avait jusque-là pas captée. Pas plus que l’amertume gracieuse qui avec le sel dispense une fraîcheur particulière, sapide, mais pas acide.

La vigne pousse plus bas dans des alluvions mélangées de colluvions calcaires, un sol plus riche. Vinification et élevage en cuve.

Les Bans 2016 Fendant Valais Martigny

 Le troisième est surprenant, tout d’abord par sa robe plus intense, plus jaune, et puis par sa pointe de carbonique qui espiègle nous pique la langue, par son côté confit. Il respire les fleurs à plein nez, le genêt se diffuse comme un parfum ensoleillé, tandis que le narcisse apporte son élégance. En bouche, les fruits jaunes remplacent les fleurs, confits ils se déclinent en pêche abricot, en mangue, en mirabelle, qui se fourrent de pâte d’amande. Un ensemble qui offre ampleur et onctuosité au vin, mais pas sans oublier la fraîcheur, une fraîcheur poivrée qui nous amuse et nous donne envie d’y revenir au plus vite.

Le sol ici se compose de schiste. La vinification et l’élevage se font en cuve.

Après, nous avons dégusté toutes les autres cuvées de Gérald et y en a !

L’endroit où se trouve sa cave, sur les hauteurs de Martigny, mérite le détour, le paysage nous fait rapidement comprendre la particularité des vignobles de pentes, la pénibilité du travail et la diversité des terroirs.

 

Ciao!

 

Marco  


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Grands Bourgeois

Une étape sur le chemin du retour des vacances m’a mené à Chavignol. Et qui dit Chavignol dit Bourgeois…

Ils sont cinq, Arnaud, Jean-Christophe, Jean-Marie, Lionel, et Raymond, à travailler dans l’entreprise, où dix générations de Bourgeois se sont déjà succédées. A côté de leurs vignes de Sancerre et Pouilly-Fumé, ils mènent une activité de négoce sur plusieurs appellations (celles déjà citées, mais aussi Menetou-Salon, Châteaumeillant, Coteaux du Giennois et Quincy).

En plus de ce fief du Centre-Loire, en 2000, ils ont étendu leur activité à l’ «autre pays du Sauvignon», la Nouvelle Zélande (au Clos Henri, à Marlborough).

Mais revenons à Chavignol…

Sancerre vu des Monts Damnés (Photo (c) H. Lalau 2017)

Des blancs qui tiennent dans le temps

Ce qui devait au départ n’être qu’un petit coucou à la cave s’est mué en dégustation verticale de plusieurs millésimes des belles cuvées. Car un des grands atouts de la gamme d’Henri Bourgeois, c’est de proposer des millésimes plus anciens, ce qui est plutôt rare pour des blancs (pour cette fois, nous sommes remontés jusqu’en 2010). Voici trois de mes coups de cœur.

La Côte des Monts Damnés

Henri Bourgeois Jadis 2014

3 ans déjà, mais encore énormément de potentiel. Le nez est primesautier, guilleret, avec ses notes de citron, d’abricot et de chèvrefeuille ; la bouche est tranchante, très minérale – comment qualifier autrement cette pierre à fusil ? S’ajoutent aussi quelques notes d’anis.
La finale laisse une impression de grande fraîcheur. Pas mal de matière. On peut l’attendre encore.

Henri Bourgeois Sancerre La Côte des Monts Damnés 2010

Pas d’erreur, il s’agit bien d’un sauvignon – mais plus dans le registre des fruits exotiques que celui du végétal. La bouche, sans rien renier de son acidité, a été quelque peu patinée par le temps : on a affaire, non, à un poulain fougueux, mais à un étalon fringant, aux muscles tendus. A la vivacité se combine une impression de gras. Très long en finale.
Pour mémoire, la Côte des Monts Damnés est un coteau pentu exposé au Sud-Sud-Ouest, dont les sols sont majoritairement constitués de marnes kimméridgiennes (coquilles et argile).

La Bourgeoise 2010

Les fruits mûrs sont encore très présents pour un blanc de 7 ans – abricot et pêche, mais dans un registre assez discret. A l’agitation, ils sont complétés par des notes d’anis et de miel d’acacia. Et comme il se doit pour un vin de silex (une sélection de belles parcelles de Saint Satur), par quelques notes fumées.
Cette solide Bourgeoise présente une bouche charnue… et séduisante ; la rondeur de sa texture et son boisé très bien fondu s’harmonisent très bien. La finale revient sur les fruits, avec un zeste de citron et une giclée de cassis, et une impression dynamique, sans oublier un poil d’amertume qui loi de déranger, prolonge le plaisir. Cet équilibre de funambule entre gras et vivacité, entre fruit, fleurs et minéral est assez singulier.

Le charme discret de la Bourgeoisie… !

www.henribourgeois.com

Chavignol, c’est aussi…

Et vous passez par Chavignol, pourquoi ne pas faire la promenade des vignes? Avec la vue sur le piton de Sancerre ; et puis, en retournant vers la fontaine au centre du hameau, chez Dubois-Boulay, pour acheter l’autre grand produit du terroir local : le Chavignol. Un fromage qu’il faudrait mettre au pluriel, tant il y en a de variantes : frais, bleu, sec… www.dubois-boulay.fr

Et si vous comptez apprécier les vins du cru sur place, une adresse pour y manger et y dormir au calme : l’hôtel-restaurant-bistrot de la Côte des Monts Damnés. https://www.montsdamnes.com/

Vous n’y serez pas dépaysés : il est (très bien) tenu par Jean-Marc et Karine… Bourgeois.

 Hervé Lalau

Texte paru dans In Vino Veritas le 4 septembre dernier. Pour accéder aux autres «Portrait», cliquer ici


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Les Bacchanales Suspects by Le Bruit Qui Court – 16th September, Tours. Now postponed (13.9.17)

  

Le Bruit Qui Court (Benais) take a bow at the end of 

their performance of Les Bacchanales Suspects

with members of L’Equipe Amirault (10th September 2017)

On Sunday as part of the celebrations of Yannick and Nicole Amirault’s 40 vendanges (harvests) celebration we much enjoyed a performance of Les Bacchanales Suspects by Le Bruit Qui Court, a group of actors based in the commune of Benais.

Next Saturday (16th) they will be performing Les Bacchanales Suspects in Tours at the salle du Thélème à Tours – details below. The performance will be in aid of La Ligue Contre le Cancer. Definitely recommended if you are in Tours next Saturday – very funny. 

‘Les bacchanales suspects vous donnent rendez-vous le samedi 16 septembre 2017 à la salle du Thélème à Tours pour une représentation dont les bénéfices seront versés à la ligue contre le cancer. Un fléau qui nous concerne tous d’une façon ou d’une autre.

Alors venez nombreux passer un bon moment de détente avec cette pièce humoristique qui a déjà conquis un large public.

Réservations au 02 47 39 20 20 ou cd37@ligue-cancer.net

‘Et, surtout faites de la pub autour de vous, d’avance un grand merci.’

 Brief synopsis:  


 » A REDBOTTLE CITY, c’est la stupeur ! Ce soir là, dans la cellule du commissariat central, se retrouvent 6 suspects. 6 suspects que tout oppose, que tout rassemble… Tous sont entendus dans le cadre d’une enquête pour disparition.

Depuis la veille, toute la ville est sans nouvelle de son unique vigneron. Le domaine sans lui n’est rien. Disparition, enlèvement, meurtre ? L’enquête s’annonce complexe. Toutefois, suite à une dénonciation anonyme, nos 6 prévenus se trouvent dans une situation délicate. Entre périodes en cellule et interrogatoires, nos 6 compères feront tout pour se sortir de ce mauvais pas, en livrant leurs vérités. Mais personne n’est dupe !  Ils font tous partie intégrante de l’activité du disparu : la viticulture. Parmi eux se trouve le coupable. Forcément ! Forcément ? « 

 

Une réflexion humoristique, sur la viticulture.

Chinese cap

 

 

 

Postponed: 13 septembre 

Bonjour,

La ligue contre le cancer a été contrainte de reporter, avec notre accord, la représentation des Bacchanales Suspects prévue le samedi 16 Septembre à la salle Thélème à Tours.
Ce report fait suite au bouclage complet du quartier autour de la salle, en raison des « Francos Gourmandes » et de leur impact sur l’accès à la salle et sur le stationnement.
Une nouvelle date sera communiquée sous peu, la représentation aura lieu avant la fin de l’année.
Merci de votre compréhension.
Le Bruit Qui Court