Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


2 Commentaires

Les “tourments” de l’acheteur professionnel

Pour changer un peu des dégustations, je vais vous parler de la “vie tourmentée” d’un sélectionneur professionnel, métier que j’ai exercé pendant 15 ans.

Sans vouloir idéaliser l’entreprise à laquelle j’ai appartenu, je dois dire que j’ai eu beaucoup de chance, de travailler pour un groupe comme LAVINIA.Sa gamme est une représentation assez complète du monde vinicole, national et international. Cela m’a donné l’opportunité de gouter des vins venant d’un horizon très large et par la même de mener une étude assez poussée des références disponibles sur le marché, ce qui me permettait d’optimiser mes choix au moment de la sélection.

Bien évidemment cela exigeait une connaissance poussée des vignobles et représentait une implication totale dans l’actualité viticole. Je pense que la majorité des amateurs, des clients et des domaines ignorent les difficultés et les responsabilités qu’impliquent le travail de sélectionner un “bon” vin pour l’incorporer dans une gamme, l’objectif étant  qu’il ait du succès, c’est-à-dire qu’il se vende ! Ne jamais oublier que j’étais payée pour ça.

Il faut avant tout, même si cela apparait comme une évidence aller chercher les vins, et cela exige, une actualisation permanente des connaissances, via la lecture des différentes revues professionnelles et autres blogs ou newsletters, mais surtout, il faut le plus souvent possible parcourir le maximum de vignobles, et être présents dans les nombreux Salons professionnels officiels et « off ». J’ajouterai qu’un bon relationnel n’est pas négligeable.

Il faut bien sur gouter chaque jour de nombreux vins, de manière à se former un palais, “la culture du vin est ce qu’il nous reste après avoir beaucoup craché ». Il est évident qu’on ne peut pas rester assis derrière un ordinateur et se contenter d’attendre que les échantillons arrivent !

Pour comprendre les raisons de la qualité d’un vin, il n’y a pas d’autre secret que d’en connaitre les auteurs, aller à la rencontre des viticulteurs, observer comment ils respectent l’équilibre entre les vignes et la nature, les écouter, parler avec eux, passer un moment dans leurs caves ou si ça n’est pas toujours possible, participer à un maximum de manifestations, gouter leurs vins millésime après millésime; il est en effet très important de suivre l’évolution d’un domaine, ça permet de mieux comprendre les vins et de se projeter dans un avenir pour bâtir une politique commerciale.

L’offre du Monde du vin est tellement vaste, les styles de vins proposés sont tellement différents qu’il n’est pas pensable prétendre tout couvrir ! Essayer d’être au courant de tout, d’être à jour, de faire face à cet excès de références, représente un effort colossal et permanent, et se serait mentir que de prétendre que nous y arrivons. Là encore, nous avons nos sources.

Et ce, sans parler des tendances et des modes qui existent aussi dans notre petit monde, et auxquelles nous ne pouvons pas, même si nous le voulons, tourner le dos ou les ignorer.

Le meilleur exemple actuel est celui des vins dits NATURES, ou le succès d’une zone comme Gredos en Espagne avec son cépage Roi : le Grenache ou encore le Jura en France.

Nous devons bien sur inclure des nouveautés dans nos sélections, mais ça n’est pas toujours suffisant, il faut en outre qu’elles apportent une différence pour que le consommateur final s’y attarde et que in fine, il les achète. Il est certain que nous sommes enclin à donner une opportunité aux jeunes domaines innovants, aux nouveautés,  et, souvent, sans le vouloir, nous nous éloignons de notre marché ; il faut toujours veiller à conserver un certain équilibre et garder à l’esprit les gouts de nos clients qui ne sont pas toujours ceux qui nous conviennent. Il existe un  décalage entre notre propre ressenti et celui du marché. Le risque est grand de déraper, et même si nous sommes là pour “éduquer” ou guider les palais, il faut respecter les habitudes des acheteurs et nous devons aussi rester attentifs à leur faciliter les vins avec lesquels ils se sentent les plus commodes. L’exemple type est celui du vin boisé, alors que nous nous les rejetons depuis un certain temps déjà, force est de constater que beaucoup de nos clients continuent à rechercher ce style de vins.

Je ne puis nier que j’avais tendance à préférer sélectionner des vins Bio, des vins élaborés par des viticulteurs impliqués dans leur terroir, des vins avec une histoire, des domaines de petite taille. Se sont ces vins qui finalement m’apportaient une différenciation dans la gamme. Mais, d’une part tous les vins Bio ne méritent pas d’être sélectionnés, et d’autre part, de nombreux vins traditionnels présentent un intérêt réel qui font qu’on ne peut pas les écarter d’une gamme. Il est évident que la qualité d’un vin demeurait le paramètre principal et décisif au moment de l’évaluation du vin, mais pas seulement, sa personnalité et son prix étaient aussi des facteurs déterminants… je ne serai pas tout à fait sincère si je n’y rajoutais pas la relation avec le vigneron. Le facteur humain est loin d’être négligeable et c’est tant mieux ! J’avoue qu’il m’a souvent influencé, reste après à faire passer le message auprès des sommeliers qui vendent les vins et ça n’est pas le plus facile. En réalité, se sont eux qu’il faut convaincre, car se sont eux qui sont en contact avec le client.

Dans le travail de sélection, une des principales difficultés que je rencontrais était la gestion des échantillons, nous en recevions, une dizaine par jour ! Parfois, il s’agissait de bouteilles que j’avais moi-même demandées, suite à des recommandations d’autres vignerons ou après lecture de commentaires, mais la majorité des échantillons qui arrivaient étaient envoyés par les domaines sans même nous consulter. Et, pour le sélectionneur, c’est un vrai problème, vous n’imaginez pas l’anxiété que ça me provoquait quand les bouteilles commençaient à s’accumuler. C’est difficile de trouver le temps nécessaire pour les gouter toutes dans un délai raisonnable, surtout que je passais les ¾ de mon temps à voyager. Bien entendu, les bouteilles n’arrivaient pas seules, elles étaient suivies d’un long mail de présentation du domaine, incluant fiches techniques, photos, récompenses, coupures de presse ect, ect….Sans compter qu’une semaine au mieux, après avoir, envoyer les échantillons, les vignerons commençaient à m’appeler ou à m’envoyer des mails pour connaitre le résultat de la dégustation. Les choses empiraient quand au bout d’un mois, ils n’y avait toujours pas de réponse, ils ne comprenaient pas que nous n’ayons pas encore pu les gouter. J’avais beau leur expliquer que nous goutions par odre d’arrivée et que nous nous ne pouvions consacrer 100% de notre temps à la dégustation d’échantillons, rien n’y faisait, ils me mettaient une pression continue ….Je le vivais vraiment très mal, car je comprenais leur impatience, mais j’avais mes limites. Certes je m’appuyais sur un Comité de dégustation, mais je tenais à faire une présélection, non pas que je n’avais pas confiance à mes collègues, mais je craignais toujours de « rater »,  un vin, « important », de passer à côté, et donc la seule solution que j’avais était de les gouter tous, évidemment j’accumulais les retards.

Quand un vin m’intéressait, je demandais alors une autre bouteille, pour qu’elle soit analysée par le Comité de dégustation. Avec ce système, la procédure de référencement prenait un certain temps. Je me faisais un point d’honneur à répondre à tous les vignerons, même si parfois mes réponses n’étaient pas toujours appréciées ou comprises.

Une autre difficulté que j’ai rencontrée au cours de mes recherches a été au fil des ans, la qualité sans cesse croissante des vins et ce dans toutes les régions : ça n’a pas facilité la sélection.

Pour cette raison, d’autres facteurs que celui de la qualité sont rentrés en jeu et en même temps le doute s’est installé. Beaucoup de vignerons pensent  la qualité d’un vin en fait un élément suffisant pour qu’il soit retenu, selon eux, si le vin a été bien noté, nous devons donc l’avoir, mais, il nous est totalement impossible de référencer tous les vins qui sont bons. Comme ils sont loin des réalités du marché ! Si j’avais le temps, jécrirai un petit manuel à l’usage de certains vignerons pour leur expliquer, en toute modestie, ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire à un acheteur, comment établir une vraie politique de prix, ou encore comment gérer leurs échantillons…

Ce qui est certain c’est que ni le prix, ni l’âge, ni le fait d’appartenir à une appellation déterminée ne sont la garantie qu’un vin ait la qualité que nous recherchons. Un vin bien fait, sans défaut ne nous intéresse pas, pas plus qu’un vin qui a remporté une médaille à un concours, sa personnalité est primordiale, il ne suffit pas qu’un vin soit bon d’un point de vue technique, il faut aussi qu’il ait suffisamment de caractère, c’est ce qui lui permettra d’enrichir une gamme.

Bien entendu, la part de subjectivité est grande, mais comment y échapper ?

Quant au prix, il faut bien sur, que sa relation avec la qualité soit la plus juste possible. Enfin, la présentation a son importance aussi, car c’est elle qui finalement différencie le vin aux yeux des clients, dans les rayons du moins. Cette dernière donnée est aussi très subjective.

Etant donné que la capacité des magasins est limitée et que tous les casiers sont déjà occupés, si nous voulons rentrer une nouvelle étiquette, nous sommes obligés d’en retirer une autre. Nous dégagerons celle qui n’a pas eu le succès escompté, celle qui n’a pas de rotation selon le langage mercantile. Et ça n’est pas si facile, personnellement, j’avais beaucoup de mal à sortir un vin qui m’avait paru idéal au moment de la sélection, et sur lequel j’avais beaucoup misé: c’est un crève-cœur, le constat d’un échec, une mauvaise nouvelle à annoncer au vigneron!

Finalement, nous devons reconnaitre nos erreurs, car malgré toute la passion et tout le professionnalisme que nous mettons dans la sélection d’un vin, c’est le consommateur et lui seul qui rend le verdict final. C’est seulement lui qui décide si un vin est bon ou non! Les premières bouteilles sont toujours faciles à vendre si le sommelier est convaincu, mais ce qui décide du sort d’un vin, c’est sa rotation.

Et le succès n’est pas toujours là où nous l’attendons.

A ce jour, je n’ai plus à me préoccuper des autres, je goute ou j’achète le vin pour moi et mes proches et selon mon propre gout, m’arrive-t-il encore de douter ??? Je ne vous le dirai pas, car ça n’a plus d’importance, même si parfois je partage mes notes de dégustation avec vous.

Hasta pronto,

 MarieLouise Banyols

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1 commentaire

En passant par Saint-Sardos

Au coeur de la Lomagne, dans le Tarn-et-Garonne, se trouve l’appellation Saint-Sardos (quand on la cherche bien). Héritière d’un vieux vignoble monastique, celui de l’abbaye de Grand Selve, à Bouillac, elle doit sa renaissance aux efforts de la coopérative éponyme, qui assure encore aujourd’hui l’essentiel de la production. Correction: toute la production, si l’on excepte deux vignerons indépendants.

L’aire d’appellation (230 ha) couvre 23 communes, mais les vignes sont à ce point dispersées qu’on peut facilement passer dans le coin sans en voir une seule. Je peux en témoigner.

IMG_9758

En Lomagne, on voit plus de tournesol, de blé et d’ail que de vignes.

Et pourtant, c’est sûr, il y en a! (Photo (c) H. Lalau 2016)

Gilles de Morban est une des marques de la cave coopérative.  C’est ce vin – dans sa version 2011 – que j’ai dégusté sur place par une belle et chaude soirée de vacances, fin juillet. L’assemblage est dominé par la Syrah (une particularité locale, car c’est la seule AOP du Sud-Ouest qui l’autorise en cépage principal), complétée par du Tannat (deuxième cépage principal) et du Cabernet Franc. Il n’a vu que la cuve.

IMG_9634

Je suppose que la bouteille présentée au concours…

n’était pas bouchonnée! (photo (c) H. Lalau 2016)

Un assemblage original qui illustre les différentes influences de cette zone, entre Atlantique, Pyrénées et Méditerranée.  

Pivoine, cassis, romarin, violette, le nez de ce Gascon est bien affirmé. Sa bouche ne l’est pas moins –  je pense à un de ces mousquetaires forts en gueule qui émaillent les romans de Dumas ou de Merle. Piment d’Espelette ou ail de Lomagne, faites votre choix.

La finale est un peu rugueuse, mais un peu de tannin n’a jamais fait de mal à personne, ni une pointe d’acidité, surtout sur un plat un peu gras comme en propose la gastronomie locale. Ah, les joies de l’oie!

Très inspiré, sur ce coup-là, le Guide Hachette suggère plutôt un steak-frites. Je n’aurai qu’un seul mot: bof!

Hervé Lalau

PS. Sur les deux bouteilles achetées par mes soins à Beaumont de Lomagne (même millésime, même lot), une était malheureusement et irrémédiablement bouchonnée. Un modèle du genre. Je n’ai pas osé racheter une troisième bouteille pour affiner la statistique. Vivement les capsules à vis!


4 Commentaires

Eating well in Scotland: Islay & Highlands

 The Harbour Inn, Bowmore

I have posted in previous summers on how eating out in Scotland has improved enormously over the past 20 years or so. The quality of Scottish ingredients is now celebrated whether is fish and shellfish, meat or game. Little wonder that the Highlands of Scotland are now attracting discerning visitors from many European countries.

Here are reports of four meals we have enjoyed while in Scotland over the past few weeks: two on Islay – The Harbour Inn and The Bridgend Hotel – and two in Newtonmore – The Letterbox and The Evening Flower.

The Harbour Inn, Bowmore, Islay 

One of the views from the restaurant 

On a Sunday evening we had a very enjoyable meal in The Harbour Inn, Bowmore. We ate in the section that looks out over the harbour and the bay. CRM and I shared a tasty slate of antipasto and there was plenty there for two as a starter. CRM and her mum then chose the pan fried hake – a generous filet that was perfectly cooked. You could tell without tasting that the fish was just right as the milky flakes glistened.

I went for the chargrilled squid and rabbit confit paella, which was a flavoursome and interesting variation on a traditional paella.

Without studying the wine list in detail we went for a 2015 Muscadet Sèvre-et-Maine, Vieilles Vignes sur lie from Château du Poyet in La Chapelle Heulin and which belongs to the Bonneau family. It had some attractive weight from the 2015 vintage but good refreshing acidity without being sharp. Drinking well now it would be no problem keeping this for another five years or more.

Happy to recommend The Harbour Inn – we would certainly go back.        


Antipasto – cooked and cru ham, salami, chicken, Kalamata olives and celeriac  


2015 Muscadet Sèvre-et-Maine,
Vieilles Vignes, Château du Poyet 


Pan fried hake with mash potato, wilted spinach etc.

Paella of chargrilled squid and rabbit confit 
•••

 

The Bridgend Hotel, Bridgend, Islay

The Bridgend Hotel, Bridgend, Islay

The weather on Islay is truly execrable. Fortunately, there are some good places to eat. On a Wednesday evening we tried the Bridgend Hotel and were very favourably impressed starting with the warm welcome. We were settled in Strath Lounge for pre-dinner drinks and a look at the menu featuring locally sourced ingredients 

The dining room is attractively airy and the public areas of the hotel are well appointed as are doubtless the bedrooms. 

We were very happy with our menu choices. Only the wine list could do with improvement – no vintages, a rather limited choice and it would be good to see some more interesting wines included. The list plays safe. It would be nice to see more ambition to match the quality of the food. In contrast they have a comprehensive list of local whiskies.

Starters:   

 Langoustine salad with garlic mayonnaise 

Warm langoustine tails with herb butter

2014 38 Parcelles, Ventoux, Famile Quiot
Carignan, Cinsault, Grenache Noir, Syrah
– attractive soft, spicy fruit, quite light colour

Grilled lemon sole with asparagus and fennel

Lamb cutlet and loin with pea mash, new potatoes 

Medallions of venison with beetroot,
parsnip crisps, potato croquettes
– the venison was nicely pink just as I had ordered 

Sliced pear, almond tart with honey ice cream 

Chocolate crème brulée with roasted marshmallows

The Letterbox, Newtonmore

The Letterbox, Main Street, Newtonmore 

Last week we had a very good return visit to The Letterbox Restaurant in Newtonmore. The restaurant opened in 2010.  

It was encouraging to see that it was busy. We started with a glass of South African Chenin Blanc while we considered our choices. Three of us opted for the two course evening menu – starter and main course – for £16.95.  

First courses: 

I chose the tasty mackerel paté, while the others went for the chicken mousse – also tasty, well made and generous portions.       

Mackerel paté with a salad and oak cakes 

Apricot, asparagus and chicken mousse 

Main courses: 

Our three choices of main courses 

 

 

 Plaice fillets in a cream sauce with samphire,
carrots and new potatoes
– off the a la carte specials menu

A rich and very good venison stew with haggis dumplings

Meat balls with tagliatelle: another rich and copious dish

 2014 Fleurie, Cru du Beaujolais, Patrick Chodot,
Fleurie from a good vintage
which partnered even the rich dishes well

Profiteroles with a cream filling

Créme Brulée with apricot and vanilla

We have had several meals at The Letterbox and have always been impressed, so am happy to recommend this restaurant. I do wonder, however, at the wide range of dishes offered in a restaurant that has space for a maximum of just over 30 covers. On the set dinner menu there are five choices of starter and main course. The à la carte menu has a big choice and then there is a specials board with five starters and five mains. It is difficult to see how this makes economic sense. 

The Evening Flower

 

On Saturday evening we celebrated the eve of my birthday at The Evening Flower – the café in Newtonmore that is The Wild Flour during the day. The Evening Flower runs on Friday and Saturday and is really excellent with the great advantage that you can bring your own wine, beer etc.

We were a party of 16 – family and friends. Our wine choices were not fancy but instead assured value. Freixenet Cordon Negro Cava as the celebratory apéro.    

 

First courses: 

Excellent seared Orkney king scallops,
asparagus, garlic butter & capers 

Seared wood pigeon breast, Stornaway black pudding,
raspberry & balsamic dressing, pine nuts

Goats’ cheese, toasted walnuts, red onion marmalade

   2014 Muscadet Sèvre et Maine sur lie,
Domaine de la Tourmaline, Gadais Père et fils


Mains:

Lamb cutlets, creamy rosemary mash, mint & balsamic sauce

Sage, apricot & garlic pork chop,
apple & fennel seed sauce, new potatoes

Ribeye steak, roast tomato, flat mushroom, new potaoes

pea shoots, red wine & caramelised onion gravy

2015 Combe aux Jacques, Beaujolais Villages

Louis Jadot – delicious and enough concentration
and structure for the beef

Desserts:   

 

Chocolate and walnut torte

Vanilla crème brulée with strawberries 

Celebratory chocolate brownie with candles
and a scoop of chocolate ice cream 

Not sure that he asked permission but was happy to share my birthday with Usain Bolt…..

NouveauOs

 


6 Commentaires

Cave de Plaimont 2/2

carte31

Voici la deuxième partie de ma dégustation des vins (une partie seulement) de l’excellente Cave de Plaimont dans le Gers, qui couvre plusieurs appellations de la région (voir carte ci-dessus). Je n’ai pas dégusté les vins doux à cette occasion, ni les Madirans. La semaine dernière, j’ai parlé des vins blancs secs. Je vais passer sur les rosés de ma dégustation, qui sont corrects mais qui ne m’ont pas emballés, pour vous parler cette semaine uniquement des vins rouges. J’ai émis quelques conclusions à la fin de cet article.

CDT32_0000172Paysage gersois

 

Les vins rouges de Plaimont

Favori de Gascogne 2014

(Merlot et Cabernet Sauvignon / Prix 3 euros)

Couleur rubis clair. Nez net, avec des notes d’une intensité moyenne de fruits rouges et des touches de sous-bois. Un fruité très plaisant en bouche pour ce joli vin qui est même remarquable à ce prix-là. 

Rive Haute 2014

(Merlot et Tannat / Prix 4 euros)

Robe proche du vin précédent. Les tannins y sont plus présents, donnant une structure un poil plus austère. Plus qu’honnête à ce prix.

Corolle 2015

(Merlot et Cabernet Sauvignon / Prix 4,70 euros)

Je n’aime pas la forme du flacon qui rappelle certains rosés de Provence. Vin tendu et un peu amer en finale. Le plus faible de la gamme, de loin.

Nature Secrète 2014

(Vin bio : Merlot et Cabernet Sauvignon / Prix 5,20 euros)

Le nez est net, à la différence de la version blanc de ce vin. Un vin pimpant et frais qui possède aussi une petite structure aux tannins fins bien suffisante pour cadrer son joli fruité. Encore un excellent rapport qualité/prix.

Domaine de Bazin 2014

(Merlot et Syrah/ Prix 5,40)

Couleur rubis, de moyenne intensité. Assez aromatique autour de fruits rouges, de prune et une touche d’épices. L’attaque est assez ronde et la texture soyeuse. Un vin plein avec une bonne longueur. Tout à fait remarquable à ce prix et bon en tout cas. 

Béret Noir 2014, AOC Saint Mont

(Tannat, Fer Servadou et Cabernet Sauvignon / Prix 6 euros)

L’encépagement lui donne une forte coloration sud-ouest. Le Fer Servadou s’appelle Pinenc dans cette région, et Braucol à Gaillac et il fait partie de la famille des carmenets. Vin vif, ayant du relief. Il est même un peu anguleux à ce stade. Un bon gascon à l’accent rocailleux mais qui viellera bien trois à cinq ans.

 

moonseng_plaimont_etiq

Moonseng 2015

(Merlot et Manseng Noir / Prix 6,20)

Issu d’une parcelle à côté de Lectoure, voici un vin qui possède une vrai originalité (y compris dans le nom et dans l’habillage qui font probablement allusion à Fleurance, ville voisine de Lectoure qui consacre les astres chaque année) avec l’emploi d’un cépage rare qui a été remis en production par Plaimont : le manseng noir. Le volume reste encore confidentielle en attendant l’arrivée en production de nouvelles plantations mais l’avenir est prometteur car ce vin semble avoir trouvé son marché et est en rupture de stock chaque année. Il fait dire que c’est une vrai réussite : vivacité et caractère sont au rendez-vous, avec des tannins fins et une bonne présence de fruits noirs en bouche. Fin et assez long, c’est un très bon vin qui pourrait même se vendre plus cher. Mais c’est tout à l’honneur de Plaimont de le maintenir à un prix plus que raisonnable. Voici un petit film sur le Manseng Noir.

 

Domaine de Cassaigne 2014

(Merlot et Syrah / Prix 7,20)

Ce vin m’a semble trop marqué par le bois au nez. La matière est belle cependant, mais l’élevage reste bien trop dominant. Je ne suis pas un phobique du bois cependant, mais trop, c’est trop !

Les Hauts de Bergelle 2012, AOC Saint Mont

(Tannat, Fer Servadou et Cabernet Sauvignon/ Prix 6,20 euros)

Robe dense entre le rubis et le grenat. Le nez a des notes de fumé et d’épices au-dessus de sa base de fruits rouges. Dans ce cas l’élevage a bien joué son rôle en arrondissant la matière tannique, qui reste quand même bien présent. Bonne longueur. A conseiller sur des mets salés pour réduire l’impact du tannins et faire ressortir son fruit. 

Château Saint Gô 2011, AOC Saint Mont

(Tannat, Fer Servadou et Cabernet Sauvignon / Prix 9,20 euros)

Le nez est fondu et le bois bien assimilé. Une belle structure et une superbe qualité dans la matière. Vin harmonieux et complet dans son genre. J’en déguste de ce niveau de qualité qui valent deux fois ce prix !

Monastère de Saint Mont 2010, AOC Saint Mont

(Tannat, Fer Servadou et Cabernet Sauvignon / Prix 15,30 euros)

Un vin riche et très gourmand qui apparaît encore d’une jeunesse étonnante. La matière est dense, voire un peu épaisse. Je me demande même si l’extraction n’a pas été trop appuyée dans ce cas. Très belle longueur mais à attendre encore de préférence, sauf si on les aime massifs.

 

Aussi dégustés, à une autre occasion dans la même semaine :

Château de Sabazan 2014, AOC Saint Mont

(85% Tannat et le reste en Cabernet Franc / Prix 15 euros environ)

La mise est récente pour ce vin issu de ce qui est considéré comme un grand millésime localement. C’est puissant et l’acidité est bien présente (un des marqueurs du tannat). C’est même un peu mordant car il a pour effet de durcir les tannins. A oublier pendant 4 ou 5 ans à mon avis, et là il devrait se révéler pleinement.

La Madeleine 2015, AOC Saint Mont

(100% Tannat / Prix 35 euros)

Un échantillon pas encore en bouteille. Grand potentiel pour ce vin issus d’un parcelle de très vieilles vignes (plus de 100 ans) proche de la ville de Marciac. Beaucoup de volume au nez dominé par les fruits noirs. Le boisé est encore marqué, ce qui est normal à ce stade. On atteint les sommets dans la gamme de prix des vins de Plaimont mais c’est un vin rare et la qualité est bien au rendez-vous. J’attends de le déguster plus tard pour le cerner réellement.

94ba2bed11d407e6875091c7cfaad75f

Conclusions

A partir de sa base historique à Saint Mont (ci-dessus), Plaimont a su se développer d’une manière cohérente en s’associant avec, ou en englobant, plusieurs autres structures coopératives du Gers et des Pyrénées Atlantiques.

Quant aux vins (le nerf de la guerre, quand-même), il s’agit d’une gamme remarquable dans l’ensemble, avec très peu de faiblesses comme j’ai pu le constater. La modestie des prix de la très grande majorité des ces vins n’est pas leur seule attraction, loin de là. Il s’agit de vins de caractère, qui illustrent bien leur climat océanique, et qui jouent habilement sur la grande variété des cépages de la région, et les combinant différemment selon les cas. Je pense que ce dernier point sera augmenté dans les années à venir, à condition toutefois que les autorités nationaux  daignent prendre en compte tout le potentiel de cette diversité pour laquelle la Cave de Plaimont fait beaucoup pour en conserver ce qui peut encore l’être. Sur le plan commercial et local, leurs boutiques de vente sont claires, modernes et très agréables pour le client de passage. On y voit aussi, à côté des flacons en verre, la poursuite d’une vente en vrac, dont une bonne partie aux coopérateurs eux-mêmes qui viennent y remplir leur bidons en plastique. C’est cela aussi la réalité du vin en France.

 

David Cobbold

 


9 Commentaires

C’est bien connu: l’Anglais est perfide, le Chinois est fourbe et l’Espagnol est déloyal

Intéressant article du Figaro sur la « concurrence déloyale » des vins espagnols. C’est ICI

Une remarque, tout de même: pourquoi, dans un dossier aussi important, Le Figaro ne donne-t-il pas la parole aux exportateurs espagnols, et aux importateurs français de vins espagnols?

Pourquoi ne puiser qu’à une seule source?

Monsieur de Volontat demande que les Espagnols s’adaptent à nos réglementations. Veut-il parler de notre code du travail? De la semaine des 35 heures? Ou de la libre circulation des marchandises (sans déversement de citernes)?

HerLalau

 


35 Commentaires

Olympique et pique et colégramme

Ca n’intéressera sans doute pas grand monde, mais il y faut que ça sorte: les Jeux Olympiques m’énervent. Et c’est un euphémisme.

Dans mes vertes années, j’ai cru naïvement dans l’Esprit Olympique, dans le sport amateur, dans l’effort gratuit, et force est de constater qu’on en est bien loin, aujourd’hui. L’important n’est plus de participer.

Surtout, au delà des performances des athlètes – louables, certes, il y a la couverture médiatique, quotidienne, envahissante, et systématiquement chauvine: « Nuit historique pour la France », « Heptathlon, la 4ème médaille belge »… J’en ai la nausée.

Parfois, quand même, je me prends à sourire devant une récupération aussi éhontée – une médaille est une médaille, elle compte pour le classement général, alors personne ne fait la fine bouche si elle vient d’un athlète et/ou d’un sport inconnu.

« On a gagné! » Les journalistes sportifs sont radieux, le gouvernement se fend d’un communiqué, le pastis ou la bière coule à flots dans les campings, le pays tout entier est regonflé à bloc.

Du jour au lendemain, des épreuves et des sportifs improbables apparaissent au grand jour. Peu importe: la France est fière de ses cavaleurs, la Belgique de ses hoqueteurs, San Marin de ses mariniers.

On peut alors remettre les vainqueurs dans leur boîte pour quatre ans, avec un peu de naphtaline.

Ce qui me donne un fol espoir: que la dégustation de vin devienne un jour épreuve olympique. On la pratiquerait bien sûr à l’aveugle. Mais chaque pays ne dégusterait que ses propres vins, et il y aurait autant de médailles d’or que d’inscrits.

Hervé


1 commentaire

Suite paysagère en Côtes du Rhône

Un vin n’est pas simplement le produit d’une fermentation maîtrisée, c’est avant tout la synthèse, ou mieux, la quintessence d’un ensemble de choses…

Chose !

Un terme vague pour parler de tout ce qui compose ce nectar culturel. Sol, vigne, vigneron, climat… se réfèrent à la terre, au palpable, au concret, à ce qui nourrit le raisin, l’élève, le transforme. Mais il manque pour être complet l’histoire, la culture de l’endroit, les influences proches ou lointaines, le savoir-faire… qui personnalisent la transformation du raisin. Cet ensemble de choses architecturent le paysage dans lequel se love le vignoble, le sertissent ici dans la roche, l’étalent ailleurs dans la plaine, le tapissent là-bas au creux d’une combe. Les paysages viticoles sont multiples et conditionnent en grande partie le style des vins produits dans chaque espace particulier.

L’étude

Le syndicat des Vignerons des Côtes du Rhône s’est penché sur cette architecture particulière et fédératrice qu’est un paysage viticole et en a identifié 16 tout au long de la Vallée. Une série d’entités qui sont autant d’endroits, à la fois proches et différents, qui se démultiplient et forment un véritable patchwork loin de l’uniformité que peut dans l’esprit commun suggérer un environnement viticole.

L’étude ne s’arrête au simple recensement des dits paysages, mais en fait un outil pour les valoriser, les protéger, les développer, les faire découvrir, … et puis, elle tisse le lien entre cette foule d’entités si différentes qui pourtant grâce au Rhône s’entrecroisent.

Un livre en est issu « Paysage et environnement des Côtes du Rhône »

Sans titre-1

http://www.syndicat-cotesdurhone.com/paysage-et-environnement-des-cotes-du-rhone-donnez-votre-avis-484-page.html

Pas moins de 16 paysages différents, intitulés Vigne …,  y sont décrits, en voici deux exemples librement commentés…

Vigne héroïque et vigne à portée de main

 L’une à l’extrême nord de la Vallée, l’autre au sud d’Avignon, la vigne fait le grand écart, à la fois en distance et en perspective.

carte_statique

Perspectives bien particulières qui engendrent une vision paradoxale de ces deux vignobles. Le premier, qui couvre les appellations Côte Rôtie et Condrieu, semble à portée de main, comme dessiné par la main d’un géant. Hachures vertes sur fond gris, les deux entités tapissent de leur patchwork une verticalité qui rapproche le paysage à la façon d’un zoom.

L’autre, avec ses grands aplats bordés de haies, semble s’éloigner à chaque pas. On n’en voit jamais l’ensemble, la vigne se cache comme une vaguelette balayée par le vent.

La vigne héroïque

 Laurent Combier juillet 2013 081

 

Héroïque est bien le mot ! Mais il faut y marcher pour bien comprendre le pourquoi du terme. La pente y est raide et le travail ardu. À certains endroits, on se croit suspendu dans le ciel. Le massif du Pilat, fait de schiste et de granit, s’arrête net en bordure du Rhône. Pour encore amplifier l’escarpé, les coteaux se voient incisés par une multitude de petites rivières qui découpent en lanières comme une frange la bordure rocheuse. C’est là que l’homme a choisi de cultiver la vigne. Heureusement, la renommée du vignoble garantit le prix du labeur.

La structure paysagère

Les villages se lovent au pied des coteaux, comme Ampuis, ou parfois se sertissent dans l’angle d’un vallon ou s’accrochent à un éperon rocheux. Malleval en est un exemple remarquable. Petite cité médiévale, elle connut une certaine richesse durant l’essor de la soie lyonnaise. Elle offre aujourd’hui une balade agréable entre maisons moyenâgeuses et anciennes installations « soyeuses ».

Les échalas, le mode de conduite de la vigne, foisonnent. Ils zèbrent, aidés des murets de pierres sèches, le vignoble de traits noirs et gris.

Les actions locales

Laurent Combier juillet 2013 088 

Les vignerons sont les premiers acteurs du paysage. D’eux dépend sa sauvegarde, mais aussi son organisation, sa beauté. À la façon d’un peintre, ils peuvent colorer du vert de l’enherbement les rangs de vignes et trouver ainsi une alternative au désherbage qui dans ces pentes fulgurantes où la concurrence entre végétaux reste souvent l’unique solution. Plusieurs domaines participent à l’expérimentation qui recherche les meilleures variétés de graminées pour un enherbement définitif.

Assis entre deux échalas, un verre à la main

S’installer au sein du paysage pour déguster quelques flacons s’avère être une excellente façon pour découvrir la production locale. Mais quelle production ! Qui choisir, entre Ampuis et Limony. Quel vigneron de Côte Rôtie, de Condrieux, d’une partie de Saint Joseph ou encore le mythique Château Grillet, le choix paraît vraiment difficile…

Au hasard des rencontres… Le Domaine Clusel-Roch et sa cuvée Viallière 2014, pourpre sombre, elle hume la racine d’iris et la violette aux coroles maculées de jus de griotte et de framboise. En bouche la fraîcheur extasie, ample elle nous envahit et nous mène aux épices, poivre noir et cumin,  qui soulignent le fruité. La texture apparaît dense. Les tanins encore un rien hérissé renforcent structure et signent de leur grain le caractère du vin.

bouteille_vialliere

Vendange manuelle partiellement égrappée, macération 3 à 4 semaines, élevage de 2 ans en pièces dont 30% neuves.

www.domaine-clusel-roch.fr

Un Condrieu avant de migrer vers le sud: l’incontournable Coteau de Vernon 2013 du Domaine Vernay. Tout doré aux nuances émeraude, il respire la rose et le mimosa teinté d’un rien de violette, fragrances florales qui mettent la bouche en d’excellentes dispositions. Délicate, cette dernière n’en oublie pas l’ampleur qui sied au grand vin. La voilà donc aérienne avec une accroche bien terrestre, ce minéral qui tend grâce à sa fraction cristalline la structure et compense finalement la carence acide. Sur cet équilibre viennent se poudrer les épices, s’enraciner les fleurs et se répartir les fruits, baies et charnus au croquant espiègle et succulent. Nous voici ravi de tant de raffinement.

Découvertes 2015 024

Les Viognier approchent les 80 ans et poussent, plantés à 10.000 pieds/ha, sur une terrasse granitique exposée au sud sud-est. La vinification se fait en barrique comme l’élevage de 18 mois dont un quart en pièces neuves.

www.domaine-georges-vernay.fr

 Grand écart

La vigne à portée de main

 À l’autre bout des Côtes du Rhône, au sud-est d’Avignon subsiste un large ruban de terrasse Villafranchienne, faite des mêmes galets roulés que les mythiques castels papaux.  Le plateau s’entrecoupe de haies vives et de bosquets, ce qui raccourcit la perspective. Seuls les coteaux en bordures offrent un large panorama sur la plaine potagère du Comtat, un vue imprenable d’Avignon et pointe au  loin les reliefs, Ventoux, Luberon, Monts du Vaucluse. Haute de 115 mètres, l’ancienne terrasse alterne paysages fermés et ouverts, ombre et lumière, à la façon bocagère.

gadagne-terroir32

Un bon moyen de la parcourir

Certes le terrain souvent ombragé permet même au plus chaud de l’été de se balader parmi les vignes, mais la bicyclette apparaît comme le moyen le plus efficace et le plus ludique pour comprendre presque dans son entièreté l’entité. Deux parcours y sont balisés, un court de 6 Km et un plus long qui fait une boucle de 16 Km, du sommet jusqu’au bord de la Sorgue. Les circuits traversent parcelles, coupent les haies de cyprès, s’abritent derrière les récents talus enherbés, remontent les coteaux, …

www.provence-a-velo.fr/circuits-velos/VTC/offres-100-1.html

Une appellation phare… et toute neuve!

Si le sud-est d’Avignon offre un bel échantillonnage de Côtes du Rhône, il abrite également la dernière arrivée des Côtes du Rhône Villages avec nom de commune. C’est entre cyprès et feuillus brise-vent, le Mistral peut y être redoutable, que gisent les Côtes du Rhône Villages Gadagne. L’entité emprunte son nom au village de Châteauneuf de Gadagne.

 Châteauneuf_de_Gadagne_-_vignoble_expérimental_1

Assis à l’ombre d’une haie, un verre à la main

 Gadagne 2014 Domaine des Bois de Saint Jean

La robe grenat clair, il offre un nez grillé comme la tartine de pain que l’on couvre de  confiture de fruits rouges parfumée de cannelle et relevée de poivre. La bouche, suave et fruitée comme le nez, s’ouvre sans rechigner et offre d’emblée impressions de garrigue et léger fumé. Les tanins bien mûrs tissent le fond soyeux et la bonne longueur nous fait découvrir les épices qui bientôt souligneront le fruit.

Rhône Sopexa sélexion 2016 114

Assemblage de 85% de Syrah et 15% d’autres, vinifiés et élevés en cuve inox.

www.domaineduboisdesaintjean.fr

Fragment d’histoire

 Avant de quitter l’endroit, rappelons que c’est le lieu de naissance de la Coupo Santo le célèbre poème et chant écrit par Frédéric Mistral pour remercier la délégation d’écrivains et d’hommes politiques catalans venus encourager le mouvement de défense de la culture provençale au milieu du 19es.

Prouvençau, veici la Coupo
Que nous vèn di Catalan
A-de-rèng beguen en troupo
Lou vin pur de noste plan

= Provençaux, voici la coupe
Qui nous vient des Catalans.
Tour à tour buvons ensemble
Le vin pur de notre cru…

Ciao

 

livre_ouvert

 

Marco

 

 

 

 

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 16 075 autres abonnés