Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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Un Truc à voir ce soir à la télé

A voir ce soir sur France 3, à 21h: Des Racines & des Ailes au fil du Rhône.

Notre ami géologue Georges Truc est dans l’hélico… On verra les Dentelles de Montmirail, Condrieu et  et les Coteaux de Seyssuel, notamment.

Des racines et des ailes : série TV télé-loisirs

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Hervé


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Bordeaux, pfff…

Le journal Sud-Ouest l’a baptisé d’un nom bien franglais: le « Serial Creveur de pneus ». Celui-ci sévit en Gironde depuis deux ans, et tout particulièrement à Talence, ces derniers temps. On ne compte plus les voitures qu’il a vandalisées. Pour rappel, Talence, c’est ce quartier de Bordeaux qui abrite le Château Haut-Brion.

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Ne vous méprenez pas : je ne crois pas un seul instant que Robert de Luxembourg puisse se livrer à de telles incivilités (oui, c’est le jargon moderne pour ce genre de déprédations – à défaut d’apaiser les victimes, un bon euphémisme permet aux autres de moins s’inquiéter). Mais mon esprit taquin a échafaudé un autre rapprochement.

Bien que je réprouve tout délit et tout dommage fait aux personnes ou aux biens, je me demande si le temps n’est pas venu de dégonfler… les tarifs de certains Bordeaux.

Comme bien souvent, en la matière, l’arbre cache la forêt: des milliers de domaines du Bordelais vivotent en pratiquant des prix très bas, dont une bonne part, en proposant une qualité tout à fait honnête, voire inespérée compte tenu de leur faible capacité d’investissement ; tandis qu’une trentaine de crus surmédiatisés, en vertu d’un classement datant du temps de la marine à voile, pratiquent des tarifs exorbitants. Au point que j’ai beaucoup de mal à estimer leur rapport qualité prix : un vin de 100 euros est-il deux fois meilleur qu’un vin à 50 ? Et 20 fois moins qu’une bouteille à 2.000 euros?

Mais il me faut être plus précis.

La preuve par Wine Searcher

Sur Wine-Searcher, ces jours-ci, le prix moyen hors taxes d’une bouteille du Château Haut-Brion – restons à Talence – est de 532 euros la bouteille (tous millésimes confondus) ; ceci, pour un «ranking» de 95/100 et un «rating» de 4 étoiles sur 5. La première note est donnée par tout un aréopage des critiques professionnels internationaux, parmi lesquels on trouve Jancis Robinson, James Suckling, la RVF, le Wine Enthusiast, le Wine Spectator et Robert Parker (rassurez-vous, je n’y suis pas); la seconde est donnée par les utilisateurs du site; en l’occurrence, pour Haut-Brion, 557 commentateurs.

Bien que subjectifs, ces indicateurs ont l’avantage d’être basés sur un assez grand nombre de commentaires, et sur plusieurs millésimes.

Quant au prix, il s’agit aussi d’une moyenne sur l’ensemble des pays couverts par Wine-searcher ; il n’est donc pas dit qu’on ne puisse pas trouver moins cher ici ou là… ou plus cher.

Wine-Searcher donne la même note critique (95/100) et la même évaluation des utilisateurs (4/5, pour 461 notes) à Petrus. Mais le prix moyen annoncé, lui, est de… 2.450 euros.

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Moralité : les deux vins sont jugés comme excellents; ils sont tous deux très chers, certes, mais il y a une échelle dans la cherté: Petrus présente un rapport-qualité prix 5 fois inférieur à Haut-Brion. Si vous en avez ouvert une bouteille pour ce midi, vous pouvez toujours vous consoler en pensant que Le Pin (2.352 euros), n’obtient que 94/100.

J’ai voulu comparer les prix d’autres vins présentant la même notre critique de 95, et au minimum la même évaluation des utilisateurs.

Toujours à Bordeaux, j’ai ainsi trouvé Château Ausone, au prix moyen de 681 euros (toujours hors taxes), ou encore Latour, à 731. Mouton-Rothschild, lui, est à 568 euros.

Mais j’ai surtout trouvé, hors de Bordeaux, le Côte Rôtie La Turque de Guigal, à 358 euros (avec une évaluation des utilisateurs de 4,5/5), Egalement dans le Rhône Septentrional, il y a la Cuvée L’Ermite, l’Ermitage de Chapoutier, à 233 euros (évaluation des utilisateurs: 4,5/5). Encore plus fort, La Réserve des Deux Frères, l’excellent Châteauneuf-du-Pape de Raymond Usseglio (4,5/5 également), est à seulement 151 euros

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Pour sortir de France, notons que le fameux Unico de Vega Sicilia (95/100 du côté des critiques, 4,5/5 du côté des utilisateurs) affiche un prix moyen de 322 euros. Le Grange de Penfold’s (95/100, 4/5), lui,  est coté 495 euros.

Rares sont les rouges étrangers qui parviennent à dépasser les tarifs moyens des crus de Bordeaux en prix : j’ai noté l’Espagnol Pingus (95/100, 4/5), à 756 euros ; ou encore la cuvée Nacional de la Quinta do Noval (95/100, 1.000 euros). Mais il s’agit de petites productions, la rareté peut jouer (même si elle n’explique pas tout).

Et du côté des blancs liquoreux?

Le Château d’Yquem obtient une note de 96/100, une évaluation des utilisateurs de 3,5/5, pour un prix de 435 euros.

Le Riesling SGN de Hugel obtient la même note de 96/100, une évaluation des utilisateurs de 4,5/100, pour un prix de 118 euros.

Côté étranger, je n’ai guère trouvé que le Hongrois Oremus (95/100, 4,5/5), pour atteindre des niveaux de prix comparables aux GCC (426 euros), et encore s’agit-il de la qualité eszencia, très rare (et qui se mange autant qu’elle se boit, à ce degré de concentration!).

Bien sûr, il y a un biais dans cette comparaison; les domaines qui vendent le plus de vieux millésimes, cotés encore plus chers, sont défavorisés. Or les GCC sont les vins dont on trouve le plus de vieux millésimes à la vente.

J’ai donc établi un autre classement, dans lequel seul le prix le plus bas (quel que soit le millésime, primeurs exclus) entre en ligne de compte. Pour quelques uns des vins déjà cités (cotés au minimum 95/100 et 4/5, donc). Voici le résultat:

Usseglio Les Deux Frères: 81 euros (millésime 2015)

Hugel Riesling SGN: 122 euros (millésime 1995)

Chapoutier Ermitage L’Ermite: 169 euros (millésime 2006)

Guigal La Tuque: 204 euros  (Millésime 2012)

Haut-Brion: 211 euros (millésime 2013)

Yquem: 266 euros (Millésime 2013)

Mouton-Rothschild: 286 euros (millésime 2013)

Ausone: 320 euros (millésime 2013)

Penfolds Grange Bin 95: 329 euros (millésime 2009)

Petrus: 1.449 euros (millésime 2013)

Du moment que les vins trouvent preneurs…

Ma conclusion : que l’on prenne en compte les millésimes les moins chers, ou bien la moyenne de tous les millésimes à la vente, les plus grands crus classés de Bordeaux sont presque systématiquement plus chers que les vins de qualité et de standing comparable. Même au plus haut niveau de qualité, telle qu’on peut l’appréhender au travers des commentaires des experts comme des oenophiles.

Ce n’est pas faire du Bordeaux-bashing que de le dire. C’est juste un constat.

On m’objectera que les riches Bordelais n’ont aucune raison de brader des vins qui trouvent preneur, même à des prix indécents. Ou que c’est pareil en Bourgogne.

Et on aura raison. Mais si la vocation d’un journaliste est d’informer le public, et celle d’un critique de le guider dans ses achats, alors je trouve qu’il est de mon devoir de faire remarquer qu’il y a de meilleurs rapports qualité-prix ailleurs. A Bordeaux même, dans des crus moins prestigieux, beaucoup moins onéreux mais pas forcément moins qualitatifs ; et dans d’autres régions de la planète vin.

Les notes des vins très chers sont-elles forcées?

Une remarque en passant : il est très difficile, à Bordeaux, de trouver un vin à plus de 94/100 dont le prix n’excède pas les 200 euros.

Faisant moi-même partie de la tribu des critiques professionnels, j’ai du mal à me l’expliquer. Ma pratique de la dégustation m’a amené à Bordeaux à maintes reprises, notamment à Saint Emilion. J’y ai dégusté quelques vins qui m’ont semblé meilleurs que certains dont j’ai cité les notes ici, et qui sont proposés pour beaucoup moins cher. Je pense à Guadet, par exemple. À Castelot. A Fonroque.

A contrario, j’ai été parfois déçu par certains grands crus classés (je pense à Mouton ou Yquem) lorsque l’occasion – plutôt rare – m’a été donnée d’en déguster.

Est-ce à dire que pour certains de mes confrères, seul un certain niveau de prix justifie que l’on saute la barrière des 94? Ou à l’inverse, qu’il est de mauvais goût de ne pas donner 95 à un vin de plus de 200 euros ?

Si c’est le cas, il nous faudrait intégrer cette variable dans le calcul: combien de points doit-on donner en plus par tranche de 50 euros, par exemple ?

Et sur quels paramètres du goût un prix plus élevé peut-il bien jouer? La concentration? La complexité? L’amertume du ridicule?

Pour que l’exercice soit probant, il faudrait bien sûr exclure de l’échantillon tous les buveurs d’étiquettes. J’en connais en effet qui sont capables de changer leurs notes si par malheur, lors d’une dégustation à l’aveugle, ils ne donnent pas une note maximale aux vins les plus cotés.

Le grand avantage d’un blog comme celui-ci, c’est de ne pas avoir de compte à rendre à un quelconque éditeur, à un quelconque chef de pub, et donc, de ne pas devoir arrondir trop d’angles. De pouvoir dégonfler quelques baudruches, à l’occasion. Pfff…

Hervé Lalau Young, confident woman, changing a flat tire on her car on a rural road with a wind mill in the backgrounc


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Shorts – NZ tasting + St John

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Yesterday was the annual New Zealand London tasting. I spent a little over an hour there as I find large generic tastings increasingly uncongenial – must be a sign of reaching middle age, I suppose …….

Anyway I did spend enough time at the tasting to discover the wines of Clos Marguerite, a small producer in Marlborough. As the name might indicate this 10-hectare vineyard has close links with a French speaking country – not France but Belgium. It is owned and run by Jean-Charles Van Hove and Marguerite Dubois from Belgium where they married and then set off to New Zealand to seek their fortune – or rather establish their own vineyard.

In 1998 they bought 10 hectares in the Awatere Valley, the most southernly part of Marlborough and most enclosed valley. It wasn’t until 2000 that they started to plant.See here. In the meantime Jean-Charles worked as wine-maker for a number of NZ companies. See here.

 

 

There were three Clos Marguerite wines to taste – 2016 and 2015 Sauvignon Blanc and the 2012 Pinot Noir. I was impressed by the nicely restrained 2016 Sauvignon Blanc – the 2015 is a little more opulent but still attractive. Equally I liked the quite bricky coloured 2012 Pinot Noir with its silky texture, delicacy and length. The wines are distributed in the UK by Clark Foyster.

 

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Isabelle Clark and Lance Foyster MW

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bu0a0644Sophie Lafourcade Cachard, Domaine les Luquettes, Provence 

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Diane Cauvin, Château Colombière, Fronton

On Saturday we were invited to join St John Restaurant‘s annual growers lunch, which was a great opportunity to taste many of the wines on the restaurant’s list, meet the growers and enjoy a long lunch – we could get addicted to this. Above are two of the growers, whose wines we particularly liked and who were present at the lunch – Diane from Fronton and Sophie from Bandol.

CRM and I are planning a charity ride from Pauillac to La Livinière in the Minervois where Trevor Gulliver and Fergus Henderson, the owners of St John, have a vineyard. The ride will be to raise money for a Parkinson’s charity as Fergus has had this disease for some time. We will be riding in June to coincide with Fergus and Trevor’s annual Fête des Vins in La Livinière. More details to follow.

Jim Budd


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Mais d’ou viennent ces arômes de pétrole dans le Riesling ?

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Ce sujet fait débat, mais mon but n’est pas de créer de la polémique. Il est, au contraire, d’écouter les avis et les expertises des intéressés et d’essayer d’obtenir une explication pour la famille d’arômes qu’on peut qualifier de « type hydrocarbure » et qui se trouve dans certains rieslings, mais pas dans tous. Que ce genre d’arôme soit désirable ou pas est une simple question de goût et je défendrai le droit de quiconque d’aimer cela : après tout, c’est la diversité des vins qui est le fondement de l’intérêt de cette boisson. Même si, à titre personnel je déteste ces arômes – car je n’ai pas envie de penser au remplissage d’un réservoir d’essence ou d’une lampe de pétrole lorsque je mets mon nez au-dessus d’un verre de Riesling, qui est par ailleurs un de mes cépages préférés.

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Pas de pétrole sur cette roue des arômes. Le véhicule doit marcher à l’electricité

 

J’ai entendu toute sortes d’explications pour la présence de ces arômes, dont l’intensité peut évidemment varier pas mal, comme pour d’autres arômes qui clivent les avis : ceux provoqués par les brettanomyces par exemple J’ai interrogé pas mal de vignerons alsaciens sur ce sujet et voici un petite liste des explications qui m’ont été donné par les uns et les autres pour la production d’une molécule nommée 1,1,6-trimethyl-1,2-dihydronaphthalene (TDN pour faire court) et qui serait à l’origine de ce type d’arôme. En voici la liste, avec quelques commentaires de ma part en italiques :

Le terroir (terme bateau, donc pas une explication)

Des sols schisteux (déjà plus précis)

Des sols calcaires (explication fourni par Trimbach, mais n’est ce pas en contradiction avec la précédente ?)

Des sols trop riches (peut-être contradictoire avec les deux précédentes ?)

La chaleur et/ou le soleil, donc des vins issus des pays ou régions plus chauds et/ou des années chaudes (je constate qu’effectivement ces arômes sont plus souvent présents dans des rieslings d’Alsace ou d’Australie que dans ceux de Mosel ou du Rheinhessen allemand, par exemple)

Une effeuillage excessif des vignes, donnant trop d’exposition au soleil (ce qui rejoint un peu l’explication précédente)

Des raisins bien mûrs, issus de rendements faibles et/ou de vendanges tardives

Un excès d’acidité (en contraction avec les trois précédentes explications, il me semble)

Le résultat de stress hydrique sur la vigne

Une trituration excessive de la récolte, comme lors d’une vendange mécanique

Un pressurage trop fort

Le résultat d’un vieillissement prolongé en bouteille (dans ce cas, s’agit-il plutôt d’une forme de réduction soufrée ?)

 

Il me semble évident que toutes ces explications ne peuvent pas être valables. L’enquête reste donc ouverte. Le célèbre producteur de la Vallée du Rhône (et aussi d’Australie et d’Alsace), Michel Chapoutier, a récemment jeté son pavé dans la mare de Riesling en déclarant que l’arôme de pétrole constitue un défaut dans un vin de ce cépage. Des producteurs très réputés comme Trimbach ou Hugel, dont les vins sont assez marqués par les arômes d’hydrocarbures, ont dû apprécier !

La semaine dernière, j’ai dégusté, côte à côte, deux Rieslings d’Alsace dont les caractères étaient radicalement différents, du moins quant à leur caractère aromatique.

 

1). Riesling Réserve 2014, Maurice Griss

Fin, délicatement floral et fruité (pomme verte, citron, poire), texture suave, très belle acidité parfaitement intégrée dans le corps du vin. Vin très désaltérant et d’une bonne longueur pour un vin si délicat en apparence, et prix très doux (7,50 euros). J’ai tellement aimé ce vin que j’ai appelé sa productrice, Josiane Griss, pour lui en parler et je vais aussi en commander car c’est une bonne affaire et cela correspond à ce que je recherche dans les vins de ce cépage. Le domaine se trouve à Ammerschwir et totalise 8,5 hectares. La fiche technique de ce vin donne ceci : 5,5 gr/litre de sucre, 12,5 % d’alcool totale et 5,7 d’acidité.

2). Riesling Grand Cru Frankstein 2012, Charles Frey

Les arômes de la famille pétrole sautent au nez d’une manière presque agressive au début. Un jour plus tard, ce phénomène s’est estompé, ce qui me laisse penser qu’un phénomène de réduction est en jeu ici, du moins partiellement. Le vin est décrit sur son contre-étiquette comme étant « minéral-complexe-persistant ». Je crois que c’est une erreur de tenter de décrire le goût d’un vin sur une contre-étiquette. Je l’ai trouvé plutôt « pétrolé-puissant-pas très long » et sa texture ferme et un peu herbacée. Sur le site officiel des vins d’Alsace, le sol du Grand Cru Frankstein, avec ses 56 hectares sur la commune de Dambach-la-Ville est décrit comme granitique. Tant pis pour le lien « indéfectible » entre des sols schisteux (ou calcaires) et les arômes de pétrole dans le Riesling !

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Il y a quelques mois, me trouvant dans le bar de mon hôtel à Adelaïde, en Australie du Sud, j’ai demandé un verre d’un Riesling de la Clare Valley qui était à la carte. Mes expériences récentes avec les Rieslings d’Australie, essentiellement d’Eden Valley, me laissaient à penser que je risquais de trouver une bonne dose de TDN dans mon verre. Il n’en a rien été ! Le vin m’a semble fin, suffisamment fruité et sans excès aucun, avec une très belle acidité, très fine. Du coup, j’ai bu un deuxième verre de cet excellent Riesling 2015 de Knappstein.

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Plus récemment, à Vienne, en Autriche, j’ai pris un verre de Riesling de la région de Wachau, d’un producteur nomme Johan Donabaum (Riesling Bergterrassen Federspiel 2015). Idem: nulle trace de pétrole et cette belle acidité longiligne qui porte les arômes subtiles sur la palais pendant longtemps, comme un écho.

Ce ne sont là que des anecdotes et qui ne me donnent toujours pas une explication du phénomène, ni de son absence. Mais ils constituent des preuves qu’il est possible de produire de Rieslings dénués de toute trace de TDN dans des climats assez variables.

Est-ce que quelqu’un peut me donner une explication rationnelle ?

David Cobbold


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Un peu d’histoire biblique

« Or il y avait là six jarres de pierre, pour les purifications des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres ». Ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Puisez maintenant et portez-en au maître d’hôtel ». Ils lui en portèrent. Quand le maître d’hôtel eut goûté l’eau devenue du vin – il en ignorait la provenance, mais les serveurs la savaient, eux qui avait puisé l’eau – il appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, alors le moins bon ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ».
« Tel fut le commencement des signes de Jésus ; c’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui ». (Évangile selon Jean, 2,1-11)3.

Heureusement, tout cela n’est plus possible aujourd’hui. La Répression des Fraudes veille.

Hervé

 


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L’anis, on aime ou pas

Marie-Lou m’a donné l’envie de parler de l’anis. Pourtant, que ce soit de l’anisette, de l’ouzo, du raki, de l’arak ou le plus classique, du moins pour nous, du pastis, je n’aime pas vraiment. Ou ça dépend, avec qui, quand, comment. Ou alors, en préparation, un homard au pastis, ça, ça déchire. Ou encore cet anis vert produit par la distillerie Pierre Guy à Pontarlier, de temps à autre, car ça aide à digérer, à amoindrir les effets désagréables d’une toux, à se sentir moins fatigué. Un petit verre d’anis vert…

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Un 100% anis vert, l’un des ingrédients de l’absinthe, qui s’avère plus épuré que les breuvages à base d’anis étoilé tel le pastis. Son nez subtil rappelle le parfum des souris noires de notre enfance. La senteur anisée se nuance également de poivre blanc et d’une fraction de fougère. En bouche, l’anis semble plus puissant que subtil, un rien d’eau ou un glaçon trouble son esprit et le rend plus commode. L’Anis à l’Ancienne devient alors une boisson fraîche, à la texture onctueuse et à la saveur anisée immensément longue. 45%

Inventé par Georges Guy en 1921 avec l’aide de son père Armand, le Pontarlier-Anis reprend une recette familiale d’absinthe sans la plante d’absinthe et est donc obtenue exclusivement par la distillation de la graine d’anis vert et de quelques plantes annexes.

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La Pontissalienne

Un produit plus classique, une absinthe qui participe chaque année aux Absinthiades.

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Transparente avant l’ajout conseillé d’eau qui la trouble et la rend plus civilisée comme sa demi-sœur. Elle respire l’anis vert, mais aussi le chrysanthème mêlé de l’odeur terreuse de l’absinthe. En bouche, sans sucre dissous, on retrouve l’amertume de la plante, mais aussi de la réglisse et de la gentiane. Un quart de sucre exalte les arômes des plantes et tempère l’élan amer du breuvage. Amertume légère qui s’installe alors apporte une fraîcheur agréable qui exacerbe les saveurs et dynamise le mélange sucré. Une longueur délicate et surprenante termine le rite de l’absinthe.

Le Vert Sapin, ça, ça pète !

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Cette spécialité de Pontarlier a été inventée par Armand Guy en 1902. Une liqueur qui adopte la couleur jaune vert éclatant des bourgeons de sapin. Au nez, elle respire les plantes de montagnes, le regain, les tisanes de grand-mère avec en fond une note d’aiguilles de pin. En bouche, la douceur du breuvage s’équilibre de l’amertume délicate au goût de sapin, une impression fruitée étonnante se mélange aux premières perceptions boisées. Le caractère capiteux génère un effet détonnant en fin de bouche. 40% d’alcool.

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Seuls les bourgeons de sapin (et non d’épicéa) sont récoltés autour de Pontarlier. Chaque jeune pousse printanière est ôtée avec soin afin de permettre à l’arbre de proliférer. Les bourgeons sont ensuite mis au séchage en grenier afin de concentrer les essences aromatiques. La partie préalablement séchée de la récolte va infuser dans la partie distillée des bourgeons. Cette pratique longue et difficile apportera tout le goût et les arômes des bois, en accord avec la puissance de la sève de sapin. Cette liqueur se déguste très fraîche.

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http://pontarlier-anis.com/

Ciao

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Marco


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Tourteau catalan des Rois et Anis del Mono

Le gâteau des Rois, se mange aussi bien en France qu’en Espagne, mais dans ma Catalogne natale, tout comme en Catalunya, ce n’est pas une galette que l’on trouve dans les boulangeries pour l’Epiphanie mais un « tourteau des rois (el tortell de Reis) ». C’est une délicieuse pâte à brioche ronde,  très parfumée, recouverte de sucre et de fruits confits, et avec de la crème d’amande à l’intérieur.

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Pour coller à la douceur du touteau, il faut un vin sucré, le mariage le plus facile si l’on veut rester local se fera avec un Muscat de Rivesaltes, même si un Maury ou un Banyuls ambré pourraient aussi convenir.  Mais, comme je passe une partie de mon temps à Badalona (à 10kms de Barcelone), où nous avons la chance d’avoir une excellente boulangerie/pâtisserie  (Forn Beltran),  je me suis dit que c’était l’occasion de gouter avec le tortell,  l’Anis del Mono.  Pourquoi, l’Anis del Mono? Tout simplement, parcequ’il se trouve que l’unique distillerie de cette marque populaire d’anis se situe à Badalona, c’est une icône de la ville,  un bel édifice de la fin du XIXe siècle,  devant lequel je passe tous les jours à l’occasion de ma promenade sur le front de mer.

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L’Histoire

La fabrique Anis del Mono  a été fondée à Badalona en 1870 par les deux frères Bosch, à noter qu’ il existait déjà, quand elle a été inaugurée,  de nombreuses distilleries dans la ville, plus de 28, une sacrée bataille ! Mais, ils ne redoutaient  pas la concurrence, ils étaient riches et faisaient du négoce avec les Amériques : tabac, cacao…chose courante à l’époque…Ils connurent le succès.

Anis del  Mono à Badalona est un joyau moderniste qui a été préservé pour sa valeur artistique et patrimoniale ; toute la production continue de sortir de là, environ 5 millions de litres par an ! En 1975, la distillerie est passée aux mains du Groupe Osborne, son système de production, est resté artisanal, le même que celui utilisé il y a plus de 130 ans.

Le marché est surtout international, l’anis del Mono s’exporte vers 50 pays, pour compenser la baisse du marché national. Mais, le groupe essaie de se recentrer sur le marché intérieur avec sa campagne : « Volvamos al Mono » (Retournons au MONO). Aujourd’hui la distillerie est le leader indiscutable dans le secteur des anisés.

Cette liqueur a marqué mon enfance, c’était avec un « moscatell », une des rares bouteilles présente dans le buffet de ma tante, elle la sortait régulièrement pour en offrir un petit verre accompagné de biscuits, au facteur à l’occasion de sa tournée hebdomadaire.  Je me souviens aussi que les hommes  demandaient au Bar du village, un « carajillo »à l’anis. Le nom de carajillo vient de la guerre de Cuba, quand les soldats ajoutaient du Ron à leur café pour se donner du courage (corajillo disait-on) par déformation c’est devenu carajillo. Il peut se faire avec du brandy, mais dans les milieux ouvriers on le faisait à l’anis, à l’heure actuelle il revient à la mode mais avec le brandy de Jerez, c’est plus chic!

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Je dois dire que même au cours de ma vie professionnelle, je n’ai pas eu l’occasion de retrouver l’Anis del Mono. Considéré comme un pur produit de supermarché, il n’était pas de bon ton d’en avoir dans nos magasins. Pourtant, Marc Sibard, lui en proposait aux Caves Augé à Paris !Le retrouver si tard, me rend un peu nostalgique, ça me ramène dans les  années 50/60, toujours en Espagne, près de Gerona, cette fois-ci!

Le 7 Juillet, 2012 on inaugurait sur la promenade de Badalona, une statue en l’honneur de l’Anis del Mono: un singe de 200 kilos, sculpté en bronze, qui connait un vrai succès :il est photographié à longueur de journée !

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La bouteille

L’un des emblèmes d’Anis del Mono est sa bouteille : elle est très particulière ! Lors d’un voyage à Paris, Vicente Bosch alors qu’il cherchait un cadeau pour sa femme, avait admiré place Vendôme une bouteille de parfum qui l’a inspiré et, il a voulu l’imiter.

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L’Etiquette

L’étiquette de la bouteille contient aussi quelques curiosités qui en font un symbole de l’identité, comme la faute d’orthographe sur le mot « destillación », qui s’écrit destilación, en espagnol, et qui a été maintenue. Mais peut-être le plus significatif est le visage du singe lui-même, il n’a pas une tête de singe,  il présente des caractéristiques humanoïdes ! Il existe plusieurs légendes qui tentent d’expliquer ce détail. L’une d’elle soutient tient qu’il y avait un singe à l’usine. La famille Bosch avait des biens et des affaires en Amérique, l’un de ses navires aurait  apporté un singe, qui a finalement été installé dans la distillerie. Il est devenu très illustre et les gens venaient  pour  le voir jouer. Cela a rendu la société  populaire et elle fut  connue comme « l’anis du singe ».Une autre théorie dit que Vincent Bosch, notaire et célèbre homme d’affaires, a profité du débat suscité par les théories de Darwin, pour annoncer leur marque comme la plus évoluée. Sur l’étiquette, un primate humanoïde tient un parchemin proclamant: « C’est le meilleur, moi, je ne mens pas ».Il y a aussi l’opinion selon laquelle le visage du primate humanoïde, est le même que celui de Charles Darwin. Certains croient que les frères Bosch étaient contre la théorie de l’évolution de Darwin et qu’ils ont voulu le caricaturer…

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La « Fabrication »

L’Anis del Mono est une liqueur qui se compose d’alcool et d’un mélange de différentes herbes et anis. Les ingrédients sont très simples: eau déminéralisée chimiquement pure, alcool, sirop de sucre raffiné et filtré, et  herbes (anisées). L’anis del Mono ne contient que de la « matalauva »(de la graine d’anis) de première qualité,  et d’autres plantes comme la badiane, le fenouil rigoureusement sélectionnée à partir de laquelle on extrait l’huile essentielle qui fournit le bouquet si caractéristique du produit. Le procédé de distillation a lieu dans des alambics de cuivre, datant du XIXe siècle. Deux variétés d’anis, sec (étiquette verte) et doux (label rouge) sont fabriquées.

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Le mariage avec le tourteau des Rois

J’ai toujours entendu dire dans ma famille que, l’Anís del Mono, en plus d’être délicieux, avait des propriétés digestives. Il se buvait dans des très petits verres à température du placard où il était rangé après le repas, ou encore, on en versait quelques gouttes dans le café le matin les jours de grand froid. Par conservatisme, j’ai voulu le gouter à température ambiante, mais finalement, nous l’avons dégusté glacé, il est bien meilleur ! Je n’avais pas de petit verre, de « chupito », j’ai donc choisi celui qui m’a paru le plus approprié, mais pas idéal.

Ça n’est pas le meilleur accord que j’ai connu avec le gâteau, mais pas mal quand même, déjà la couleur transparente s’harmonise bien avec la blancheur du sucre, le nez est suave. Le gout de la liqueur est puissant (35º),  mais la bouche  douce et rafraichissante, contraste avec le moelleux et la légèreté de la brioche. Evidemment, le sucre domine, accompagné des parfums comme la fleur d’oranger et l’amande amère. Le gout d’anis s’accorde bien avec les fruits confits, l’ensemble produit une agréable saveur sucrée équilibrée par l’amende amère.

C’est assez improbable comme mariage, cette liqueur étant totalement oubliée, mais  depuis quelque temps déjà,  à force de passer devant en allant marcher, et de sentir ces odeurs d’anis quand la distillation a lieu,  je m’étais promis de « plonger » dedans. Voilà, c’est fait. La bouteille est au frigo, il ne faudra pas compter sur le facteur pour la terminer !

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ANIS DEL MONO anís dulce botella 70 cl: 7,80 €, allez-y essayez, l’expérience ne vous ruinera pas.

 

Hasta Pronto,

 MarieLouise Banyols