Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin


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#Carignan Story # 270 : allez, encore un effort…

Quelques fois je suis pris de découragement. Je me dis que je pourrais mettre la clef sous la porte, que ce serait beaucoup plus simple pour moi de ne plus rien écrire, de ne rien faire, de profiter de mes vacances toscanes sous les regards protecteurs de mes saints voisins, Domenico et Caterina. Laisser les choses glisser sur mon cuir tanné par les ans et, tout simplement, vagabonder corps et âme. Faire comme mes confrères qui, lorsqu’ils sont en vacances, donnent parfois sur le registre du strict minimum syndical. Commencer par dresser une liste de choses à ne surtout pas négliger, comme siroter mon Campari-soda un peu plus à l’ombre que d’habitude, oublier le Carignan, penser à goûter les pici au ragoût de lièvre, dénicher un bon Sangiovese ne dépassant pas 10 €, passer boire une tasse de chocolat chaud chez Nannini (le roi du café), écouter les musiciens du Tubo, m’asseoir sur le marbre bien frais pour lire un chapitre de mon Livre de Poche en tirant sur mon mini Romeo y Julieta… En voilà des choses à faire en cette bonne ville de Siena, des choses faciles, belles, capitales et urgentes.

Siena, vue du Jardin botanique de l'Université. Photo©MichelSmith

Siena, vue du Jardin botanique de l’Université. La pluie menace… Photo©MichelSmith

Au lieu de ça, je rumine. Je pense à entretenir cette satanée rubrique que personne ne songe à lire. Tiens, par exemple, je me questionne encore sur le rôle parfois excessif que jouent certains œnologues dans la conception d’un vin. La chose n’est pas nouvelle et pourtant elle alimente encore les pensées du vieux critique en vins que je suis devenu. Sujet bateau, s’il en est, marronnier de toujours, débat insoluble mais pourtant capital.

Il y a quelques mois, je m’étais énervé ici même sur un Carignan que je trouvais mal fagoté, Les Jamelles, acheté à un prix très raisonnable dans un magasin des Corbières : le vin puait la noix de coco et cela avait eu le don de me mettre hors de moi d’autant plus que je savais que j’allais recevoir, à ma demande, des échantillons d’une autre cuvée de Carignan conçue par le même œnologue bourguignon, Laurent Delaunay, acclamé un peu partout, surtout dans les pays anglo-saxons, comme un talentueux créateur de vins. Pis, il m’avait été recommandé par un ami vigneron qui le savait « fou de Carignan ».

Mais avant d’aller plus loin, voici un petit avant-goût de ce qui m’attendait au travers du site d’une des maisons que l’oenologue sus mentionné a créé : « Convaincu par le formidable potentiel des terroirs du Languedoc, c’est en 2005 qu’il (Laurent Delaunay, ndlr) rachète la Maison Abbotts, créée en 1996 à Marseillette, près de Carcassonne par la jeune et talentueuse oenologue australienne, Nerida Abbott. Séduite par la région et la diversité de ses terroirs, animée par une grande rigueur et une infinie précision, elle a toujours travaillé à produire les meilleurs vins des appellations du Languedoc-Roussillon ».

Je me lance donc en compagnie de quelques amis, et les vins d’Abbotts & Delaulay sont placés au milieu d’une dégustation informelle où se trouvent quelques crus du Sud. Les trois échantillons de Carignan, en Vin de France, sont goûtés en tentant d’effacer de mon esprit les reproches passés. Cela commence par un 2012 où, rebelote, le goût de vanille teintée de noix de coco se met en avant, certes de manière un peu moins caricaturale que lors de ma dégustation des Jamelles, mais suffisamment pour me choquer.

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Qu’à cela ne tienne, je laisse passer l’orage. J’attaque le second échantillon, version 2011 du même vin : là, j’admets que la matière s’impose avec plus d’ambition. Mais la puissance arrive telle un tsunami et déroule son tapis de planches macérées à l’alcool. Un bon point tout de même puisque la fraîcheur semble faire surface… Las, avec le 2010, on tombe de nouveau dans les mêmes travers avec ce yukulélé exotique pour moi insupportable. Il y a bien du fruit en finale, mais aussi un paquet de bois carrément inhospitalier.

Mes camarades trouvent que j’exagère un peu. Ils me font remarquer que cette série est certes « commerciale », mais techniquement bien faite. Alors…

Alors, quelques semaines plus tard, avant d’aller boire mon café au bar Il Palio sur la fameuse place du Campo, je jette à nouveau un coup d’œil sur le site de la maison australo-languedo-bourguignonne Abbotts & Delaunay histoire d’en savoir un peu plus. Est-ce le même Carignan 2012 qui compose la cuvée Alto Stratus mise en avant sur le site ? Bien que n’ayant pas noté ce nom de cuvée sur mes petits papiers, je n’en doute pas. « La vendange est manuelle, et faite seulement avec des raisins mûrs. 40% de la vinification est faite traditionnellement, et 60% à partir de vendange entière. L’élevage est de 9 mois, 60% en fûts et 40% en cuve inox afin d’apporter de la fraîcheur. A la dégustation, on aperçoit une robe foncée et vive. L’Alto Stratus a un nez légèrement sauvage et végétal, avec des notes de rhubarbe, de réglisse, de pain d’épice et de poire. Son attaque est très ronde et gourmande. Ses notes crémeuses et fruitées rappellent le clafouti aux griottes acidulées de mon enfance ».

J’en déduis que je dois me faire trop vieux, qu’il est temps que j’arrête, que je laisse tomber le pinard et que je me mette à l’aquarelle une bonne fois pour toute. Cerise sur le clafoutis, ce vin fort nuageux est commercialisé sur le site maison à 19,50 € la bouteille ! On m’annonce que Bettane et Desseauve l’avaient (trop généreusement ?) noté 14,5/20. Je ne sais pas pourquoi, mais cette dernière précision me rassure… Ciao tutti !

Michel Smith


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2014 en primeur? No thanks I’ll lunch instead @Les Belles Caves (Tours)

Les Belles Caves

Les Belles Caves

Last week Les 5 gave a substantial sign our collective good sense – none of us were in Bordeaux for the annual en primeur madness.

Many acknowledge that late March/early April after the vintage is too early to assess wines that will not be bottled for around another 18 months. Furthermore there is little guarantee that the blends tasted this last week will be the final blend. Indeed it would be strange if the definitive blend was decided this early.

Despite these well-founded doubts thousands of merchants, consultants and journalists descended on Bordeaux to taste the 2014. Many will have spent the Easter weekend writing up the hundreds if not thousands of tasting notes they took aiming to publish as soon as possible. Tasting notes are always a snap shot but these notes on unfinished wines are even more transitory than usual.

With Robert Parker now opting out of tasting en primeur, there is an added incentive for leading critics signed up for the 2015 Parker Handicap Chase to get their notes out as early as possible to have a chance of moving up the pecking order.

Christian Seely of Pichon-Baron reported that over last week he had well over 2000 visitors at the château. Surely another insanity! All these merchants, journos rushing up and down the Médoc and across to Saint-Emilion – driving trying to keep up to their crowded appointment agenda. How many litres of fuel wasted in a week?

Anyone putting together a sensible programme would arrange for all of the en primeur wines to be tasted centrally in Bordeaux thus drastically curtailing the amount of driving. Of course this won’t happen. The reverse is the case with more and more châteaux opting to oblige tasters to make appointments to taste at the château. You can see why this is so attractive to the châteaux. Impossible to taste blind and an opportunity to impress with their new stunning tasting room, new cuverie etc.. No point splashing the cash if no one notices…

All this for an en primeur system that has recently served the ultimate consumer or investor badly as Will Lyons has shown in The Wall Street Journal. A process that has thinned people’s wallets as efficiently as a 24-year Bromley scamster:

‘Let’s run through the numbers. Figures from Liv-ex, the London International Vintners Exchange, show that Château Lafite Rothschild 2010 was released at a price of £12,000 for a case of 12 bottles. Today it is trading at £5,600—a loss of 53%, or £6,400.’ More here.

Instead of Bordeaux we opted instead to have Wednesday lunch to the fine Bistrot des Belles Caves in central Tours, one of Jacky and Joelle Blot’s businesses. In Touraine there are many three-course weekday lunches for between 10-12 €. Two courses at the Bistrot des Belles Caves costs 18€ with three-courses 24€. The difference being that the cooking at the Bistrot is very good with an amuse bouche included. Six euros more for fine dining. Not that a basic menu can’t be fun and good value. Rather that six euros moves the whole experience up a number a notches.. Furthermore the wine list is extensive and excellent – strong, of course, in the Loire but also Burgundy.

Bistrot 4 Bordeaux 0

The brilliant 2009 Vendanges Entires from Vincent Pinard.

The brilliant 2009 Vendanges Entières from Vincent Pinard.

The fine first course featuring an oeuf mollet

The fine first course featuring an oeuf mollet

Anita's salmon

Anita’s salmon

Chicken with spring vegetables

Chicken with spring vegetables

My very good entrecôte cooked just I ordered.

My very good entrecôte cooked just I ordered.

J-Elvis1


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Beychevelle, grand cru de précision

C’est sur le site de Terre de Vins: le Château Beychevelle se dote d’un nouveau chai qui devrait « amener de la précision ».

Vous allez dire que j’accorde trop d’importance aux mots. Mais c’est le genre de phrase qui m’interpelle au niveau de mon vécu de dégustateur.

Qu’est-ce que la précision, dans le vin?

Voyons le dictionnaire. Précision: « Exactitude stricte; netteté rigoureuse dans la pensée et dans l’expression; exactitude dans l’action; détermination stricte; étroitesse de l’accord entre les résultats… »

Voila qui ne nous aide pas beaucoup dans notre quête. Peut-on dire d’un vin qu’il est exact ou au contraire, qu’il est erroné?

Les nouveaux propriétaires de Beychevelle trouvent-ils que leur vin n’est pas tout à fait net?

Je sais, je cherche la petite bête.

Mais avouez avec moi que parler de précision, pour un vin, c’est vague.

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Château Beychevelle (Photo (c) H. Lalau)

Ses arômes sont-ils flous? Sa construction bancale? Ou veut-on dire qu’il manque de cohérence, selon les millésimes? Ou bien de cohésion entre ses différentes composantes – nez, bouche, finale? Ou bien encore Castel et Suntory jugent-ils que les procédés de vinification actuels sont imprécis?

Je lis que le nouveau cuvier permettra de mieux respecter les raisins. Total respect.

Pourtant, ils ne me semblaient pas trop malmenés: parlant du Beychevelle 2012, mon confrère Fabian Barnes évoquait dans In Vino Veritas « un vin élégant, bien élevé et complexe »; il en faisait un de ses coups de coeur de l’année, lui donnant la même note (16/20) qu’au Château d’Issan, et juste un point de point de moins qu’au Château Palmer.

Quant au 2011, il en fait même une de ses rares « Belles bouteilles » du Médoc pour ce millésime, à l’égal de Château Lagrange, de Château Lafon Rochet, de Château Haut-Marbuzet, de Château Sociando-Mallet et de Château Poujeaux. Il figure aussi dans sa sélection des primeurs 2014.

Pas de quoi rougir! Pas de quoi non plus justifier la construction d’un nouveau chai ultramoderne, sauf peut-être pour renforcer sa comm? Il est amusant de voir comment des propriétés qui se réfèrent sans arrêt à un classement vieux d’un siècle et demi, font aujourd’hui dans la surenchère architecturale contemporaine – voyez Faugères, voyez Cheval Blanc…

Je saurais gré aux nouveaux vinificateurs de Beychevelle de m’apporter quelques… précisions.

Hervé Lalau


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Une chouette invitation

Ce matin, mon amie Hedwige m’apporte cette chouette invitation:

« Le Président, le Conseil d’Administration et la Direction de l’ODG XXX (1), ainsi que son vigneron, sont heureux de vous inviter à une dégustation exclusive et comparative de son vin.

Plusieurs bouteilles de la cuvée, dans le même millésime, seront en effet proposées aux dégustateurs préalablement formés. Notre vin, produit naturel, s’affranchit de toutes normalisations. Le dégustateur honnête se doit donc d’accepter une certaine variabilité entre les bouteilles d’un même vin. Loin de témoigner d’un défaut de conception, ceci illustre le côté vivant du produit.

jupiter-compared-to-saturn

La date de l’événement a déjà été fixée: il s’agit du 21 décembre 2020, date de la Grande Conjonction entre Jupiter et Saturne, qui, comme on le sait, revient approximativement tous les 19 ans 3/4, et dont l’influence sur les courants telluriques, la corne de vache et le crottin de cheval n’est plus à démontrer.  On relira à ce propos l’excellent ouvrage du Professeur Benviniste, La Mémoire du Vin, aux éditions Illuminati.

L’heure exacte de la dégustation vous sera communiquée en temps utile – elle devra être adaptée en fonction des observations astronomiques des jours précédents, afin que la comparaison entre le vin puisse se faire dans les conditions optimales, au moment adéquat. Une fois le panel dûment briefé sur les potentialités de la cuvée, le mage annoncera le millésime choisi.

Un buffet de poissons végétariens (péchés à Loire descendante) sera servi aux dégustateurs.

D’ores et déjà, merci de réserver cette date dans votre calendrier astral. Réponse souhaitée par retour de chouette. »

J’en bave d’avance.

imagesHervé Lalau

 (1) A la demande de notre conseil juridique, Maître Folace, afin de ne pas tomber sous le coup de la nouvelle loi Santé, toute mention pouvant être interprétée comme une publicité pour une marque de poison, même légal et assujetti à la taxation, a été supprimée de la lettre.

 


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Les 5 de l’Evin – l’avenir des blogs de vin en France?

Lu et approvée – l'administration Loi Evin 2016

Ce billet lu et approuvé – Loi Evin 2016

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L’explication: La France doit-elle en finir avec le vin ?

Loi Évin : le vin face à de nouvelles menaces de censure

Could the French parliament ban the Breton’s  » Nuits d’ivresse  » ?


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Pots de vin

Tordons le cou à une rumeur persistante: l’administration belge n’a rien contre le vin.

La preuve avec ce document des archives télévisées belges (le passage précis commence à 2.24, mais on pourra remettre le problème dans son contexte en étudiant la bande complète).

http://www.rtbf.be/video/detail_les-snuls-administration?id=1960114

 

Hervé

 


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Et le commercial, dans tout ça?

Les articles de presse ou les commentaires de vin sur les blogs font-ils vendre du vin?

Comme le dit très bien l’ami Luc Charlier, « ça dépend du vin ». Ca dépend aussi du media. De l’adéquation entre les deux.

Je serais surpris qu’un commentaire de vin dans L’Humanité puisse faire vendre beaucoup de Mouton-Rothschild. Mais qui sait?

Moi, en tout cas, j’ai très rarement l’aspect commercial à l’esprit quand je commente un vin.
C’est paradoxal, puisque sans vente, plus de vin. Mais j’essaie de faire abstraction de tout ce qui n’est pas le contenu de la bouteille.

Tout au plus me permettrai-je, une fois le vin dégusté, de m’enquérir de son prix et le cas échéant, d’insister sur son bon rapport qualité-prix. Je m’efforce en tout cas de ne jamais faire varier mon commentaire en fonction de la notoriété du vin, de sa disponibilité, ou même du volume produit.

Ce qui vous vaut le plaisir (?) de lire mes notes sur des trucs parfois difficiles à trouver, genre fino chypriote, rosé et muscat tunisiens, rouge crétois ou traminer slovène. Mais aussi, à l’occasion, des bulles de Loire ou d’Alsace produites en très grosses séries et vendues pour de très modiques sommes. Aucune coquetterie là-dedans. Juste le plaisir d’avoir découvert quelque chose et de le faire partager.
A l’inverse, je suis plutôt moins intéressé par les produits possédant déjà un grand statut. Parce que j’ai l’impression que je n’ai rien à apprendre à quiconque, que le service après-vente est déjà fait, et bien fait.

Aucun mépris de ma part. Ces vins-là peuvent être très bons.

icone

« Iconic »

Il y a quelques années, pour In Vino Veritas, j’avais lancé la rubrique Icones, ce qui m’a permis de passer en revue quelques « incontournables » – et même, de les déguster (car bien souvent, même chez les pros, on en parle plus qu’on en boit).

Le premier, je crois, c’était Haut-Brion. Si ma mémoire est bonne, il y a eu aussi Château Margaux, Beaucastel, Quinta de Noval. Et puis Klein Constantia. Grange, Tignanello, Egon Müller (grâce à Luc, d’ailleurs). Mon copain Gérard Devos a commenté Le Clos Sainte Hune, aussi. Marc (oui, notre Marc), Vega Sicilia.

J’ai bu de belles choses. C’était sympa. Surtout pour le côté historique: comment devient-on une icone? Pourquoi celui-là et pas un autre? Est-ce que c’est toujours du vin? Combien ça coûte? Est-ce que ça se garde? J’avais encore quelques idées (notamment pour la Bourgogne et puis l’Italie); mais ça ronronnait un peu; alors on a mis la rubrique en sommeil.

Et puis, je n’ai qu’une vie, mes journées sont déjà longues, je dois faire des choix.

« A quoi sert une chronique si elle est convenue,

Me disaient des Chiliens, les mains pleines d’invendus » (merci à Roda Gil).

Ma « mission », c’est moins Haut-Brion que le plaisir de la découverte partagée.

Alors je crois que je vais continuer à déguster à l’aveugle et à faire semblant que le prix et le statut n’ont pas d’importance. A ne pas déguster beaucoup d’icônes parce qu’on les voit rarement dans les dégustations organisées par leurs appellations; et qu’à 52 ans, non seulement je n’ai toujours pas de Rolex, mais je ne reçois toujours pas de Romanée Conti à déguster pour mes étrennes.

Quitte à gâcher mon beau talent, je crois que je vais me garder les vins trop abordables, méconnus, limite insignifiants.

Et vous savez quoi: le pire, c’est que ça me plaît!

Hervé Lalau

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