Les 5 du Vin

5 journalistes parlent du vin

Le marathon de fin janvier

12 Commentaires

Des photos, peu de texte

Roussillon concours Grenache 128

Cette année, c’est à Perpignan que tout a commencé. La veille de la Convention d’affaires autour des Rencontres du Muscat se tenait le premier Concours International des Grenaches du Monde. Ce style de compétition est dans l’air du temps, mais ce dernier me semble bien plus intéressant que celui du barbant Merlot ou de l’usant Sauvignon, sans parler de celui du Chasselas…

Roussillon concours Grenache 019

la belle couleur d’un Grenache ambré

Pour les résultats www.grenachesdumonde.com/fr

Le souci de cette première mouture, l’absence de pointures. Il y avait bien quelques belles bouteilles, mais les grands ténors du genre manquaient à l’appel. Mais ne faut-il pas toujours un round pour rire avant de se faire envahir par une nuée de flacons prestigieux ? Un vœu pieu, certes.

Les Grenaches venaient d’Australie, d’Afrique du Sud, du Brésil, d’Espagne, de France, d’Italie et de la République de Macédoine, soit 364 vins en compétition. L’avantage du Grenache ou plutôt des Grenache, c’est qu’ils existent en plusieurs couleurs et de l’effervescent au VDN;  de quoi ne pas s’ennuyer!

Roussillon concours Grenache 032

Un vin incroyable! Il développe des amertumes sucrées superbes, j’y reviendrai, 1913 a été le dernier millésime mis en bouteille; le suivant, l’année prochaine, ce sera 1914 – une année particulière…

Millésime Bio 2013 (49)

Enchaînement avec Millésime Bio, déjà la 20ème  édition. Et sincèrement une montée en qualité assez remarquable. Quelques belles découvertes de cépages, de nouveautés, …

et quelques potes rencontrés

Florian Andre

Avec Frédéric David, Florian André a acheté 1 ha à Châteauneuf, ils l’ont coupé en deux et tiré au sort le côté à conduire

Frédéric David

Malgré le même terroir (derrière La Gardine), l’élevage différent en fait deux vins proches mais… différents

Passage au « off » de Palavas. Les offs sont un peu le sel des ins, ils se renforcent les uns les autres, drainent plus de visiteurs.

Millésime Bio 2013 (98)

Millésime Bio 2013 (104)

Vient après la Percée du Vin Jaune. Cette année, c’est le village de Voiteur au pied de Château-Chalon qui accueillait ce grand évènement jurassien.

Percée 2013 036

On y a connu toute les saisons, du matin ensoleillé à la fuite sous la neige fondante et la grêle mêlée, une expérience humide que j’ai trouvée amusante.  

Percée 2013 034Percée 2013 058Percée 2013 067

Le Salon des Vins de Loire termine le parcours avec une étape au off de Renaissance au Grenier St Jean. L’affluence y est toujours surprenante, l’ambiance fait penser au marché moyenâgeux, bigarrée, pleine de rencontres exaltantes.

Percée 2013 082

Michel Augé du Domaine des Maisons Brûlées

Le lendemain, le Salon, son Blog Wine Trophy, ses allées peuplées, et l’idée de déguster les satellites ligériens, de la Côte Roannaise au Gros Plant Nantais.

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Vincent bosse.

Percée 2013 099

Michel s’ennuie (et Dominique Hutin compatit)

Percée 2013 091

Nous, on déguste de la Côte Roannaise…

Percée 2013 124

ou ce superbe Gros Plant.

Percée 2013 134

Ou encore, clin d’œil, un vieux Bourgueuil 1974, chez Lamé Delisle Boucard (Johan Degroef, d’IVV, a l’air d’apprécier).

Ciao

Roussillon concours Grenache 021

Marc

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Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

12 réflexions sur “Le marathon de fin janvier

  1. Marc, il n’y a pas que les pointures pour se trouver absentes du salon des grenaches.
    Je m’en suis ouvert à Yves Zier, une des chevilles ouvrières de l’organisation. C’est un homme charmant, très actif et avec qui j’entretiens les meilleures relations par ailleurs. J’aurais bien aimé présenter 3 ou 4 vins, qui auraient eu leur place. Mais on demandait PLUS DE 100 EUROS de participation par vin (109 ou 118 €, je ne sais plus par coeur). Je trouve cela inadmissible, d’autant que notre interprofessionnelle est déjà financée par l’impôt et par nos cotisations volontaires obligatoires.

    • Il est tout à fait vrai que les concours ont toujours un coût relativement élevé et que ça met en défaveur les petits domaines qui ont déjà du mal à survivre. Mais quelle serait la solution Luc? Un subside selon le revenu du domaine? L’idéal, un absolu certes, c’est que tous les Grenache existants participent au concours…

      • Marc, cette contribution ne couvre pas des frais, elle alimente une caisse. Je n’ai pas dit que cette caisse est illégale ou détournée, entendons-nous bien, mais elle sert à autre chose que payer la table, les nappes et les seaux à glace.
        Les « frais administratifs » réels n’atteignent qu’une poignée d’euros et nous sommes tous prêts à les payer, ainsi que le port. Je te signale que le Guide Hachette ne demande RIEN, ne prend aucune pub et nous vend les colleretttes et autres gimmicks à des tarifs très raisonnables. Le dépôt des échantillons se fait localement.
        Quand un salon déguste 10.000 échan. comme certains s’en flattent, cela fait un budget de fonctionnement de plus d’un million d’euros, rien qu’avec l’obole des vignerons. Pas mal, non, pour une médaille en chocolat !
        En outre, quand c’est une interpro, et avec la grosse machine de Sud de France en plus, c’est leur BOULOT de le faire, putain de merde. Les contribuables et les vignerons paient leur salaire.
        Vous vous déplacez pour « juger », à tous les sens du terme, des progrès d’une région, ou d’un cépage, ou de que sais-je encore. Il est normal que ce qu’on vous montre soit au moins représentatif de l’offre, ou d’un segment de l’offre, pas rien que de ceux qui peuvent se … l’offrir. Même plus, si les cadors ne sont pas là, ce n’est pas normal. On ne peut pas dire : tant pis pour eux. Que penser d’un Concours Musical Reine Elisabeth où les 12 meilleurs espoirs ne se rendraient pas ? On appellerait cela le « crochet musical de la vallée du Maelbeek ».

  2. Loin de moi l’idée de chercher à nous faire plaindre – et je pense que Marc pense comme moi. Il y a des métiers sacrément plus durs et beaucoup moins enrichissants que le nôtre. Mais cette période des salons est vraiment harassante – d’ailleurs, cette année, j’y ai renoncé. On en arrive presque à la saturation, non seulement des papilles, mais des neurones, sans parler du reste du corps qui s’épuise dans les trajets. Et il faut toujours être au mieux de sa forme, quand même, par respect pour les producteurs.
    Je n’ai pas de solution, il nous faut bien sortir et aller à la rencontre des gens pour bien travailler – c’est même l’esprit de notre métier, mais c’est comme en tout, qui trop embrasse mal étreint, le volume nuit à la qualité, etc, etc.
    Alors chapeau Marc!

    Hervé

  3. Juste une remarque idiote en passant. Je suis souvent effaré de l’écart qui existe entre le type de vins, l’endroit où ils sont faits, la démarche de certains producteurs… et le type de lieu où ils exposent leurs produits lors des salons, vagues hangars en lisière de zones commerciales, sur des stands modules anonymes ouverts aux quatre vents.
    Le contraste est saisissant sur les photos de Marc.
    Ah, que je préfère le genre Circulade des Terrasses du Larzac où l’on déguste en plein air…

    Hervé

  4. Oui les concours sont très chers. Par principe, 100 € pour ça, c’est juste ridicule, pas crédible. Bien d’accord avec toi Luc. Mais je vais plus loin. Franchement, les concours de cépages ça me désole. Grenaches du monde, Jugement de Paris, Concours mondial de la syrah et autres Chardonnay du monde. Je trouve ça tellement triste pour ces cépages qui ont été patiemment sélectionnés, améliorés, "massalisés" dans leurs régions d’origine, comme on améliore une viande de boeuf ou une lavande. Il se trouve que ces cépages ont souvent été portés à leur summum d’expression en France. Le cépage c’est beaucoup plus noble que ça et ca ne veut plus rien dire dans un tel cadre. Alors on réunit des jurys dont la compétence ira du pire au meilleur qui goutent des vins qu’ils connaissent plus ou moins bien, on rend des décisions collégiales: je n’aime pas les décisions collégiales. On compare des vins qui n’ont rien à voir et on sort un classement qui ne veut rien dire avec des dizaines médailles et pour faire un peu crédible on crée une catégorie "super médaille d’or". Je ne suis pas contre comparer des vins d’origines différentes mais il faut que ce soit bien fait, pensé et que la comparaison puisse avoir un
    peu de sens. Ce n’est pas le cas dans un tel concours. Rien de plus facile pour un jury qui en a envie que de démontrer qu’un chardonnay australien opulent est "meilleur" qu’un jeune Puligny bien austère et bien fermé dans sa jeunesse. Alors, si c’est pour faire la promotion d’un cépage, ça ne veut encore rien dire, car alors si ce cépage est cultivé partout, on fait la promotion de qui et de quoi ? Il se peut dans ce cas que l’arroseur se retrouve arrosé.. On sait très bien que le cépage pris isolément, ça ne veut rien dire!! On le sait, non ? Si c’est de promo qu’il s’agit, je préfère largement l’explication du cépage dans son contexte climat, travail, culture avec la profondeur de vue qu’apportent les vins vieux, quand c’est possible. Je signale que chaque fois qu’on a planté un cépage à tour de bras et partout, fait sa promotion…etc.. cela a correspondu à une "dévalorisation" du cépage concerné. Je suis désolé mais le Chardonnay et le Cabernet sont moins prestigieux depuis qu’ils sont plantés partout. Ils ont même tendance à emmerder le monde parfois. Alors on retient la leçon pour le grenache on non ? Non. Les concours de cépage, c’est non.

  5. Quand cessera-t-on de saigner le pôôôvre vigneron, j’vous l’demande ? Et quand le vigneron cessrera-t-il de céder aux sirènes des médailles et diplômes ? Quand le vigneron arrêtera de vouloir collectionner tous les médailles, coupes et diplômes du monde ?

  6. Les concours ont tout intérêt à continuer, tous les participants en sortent gagnants, les gros faiseurs qui ont besoin de légitimité pour écouler leur stock, le concours qui empoche le prix de vente des macarons adhésifs, le revendeur, caviste ou GMS, qui voit ses ventes facilitées par une médaille, et enfin même le consommateur qui se convainc d’acheter un meilleur vin. En fait, les concours, surtout quand ils grossissent, ressemblent de plus en plus aux gros salons où les grands faiseurs rencontrent les grands distributeurs. Et nous, membres de temps à autre d’un jury, on y perd un peu de temps certes, mais on y retrouve des connaissances qu’on voit peu souvent, on en rencontre d’autres, on visite selon le programme des contrées parfois peu connues, … et on s’en fait une opinion. Il faut y participer au moins 2 ou 3 fois et dans différents concours pour s’en faire une bonne idée.

  7. Oui mais en définitive, nous comme journalistes, qu’y gagne-t-on vraiment?
    On ne peut pas savoir quels vins on déguste, il est difficile d’utiliser des notes éventuelles, et donc de rentabiliser notre temps.

  8. Et bien voilà à quoi sert un blog. Je n’avais jamais envisagé les choses sous l’angle de Barruol et regrettais de ne pas pouvoir m’offrir une participation de temps à autre. Il a peut-être raison, je dois en fait m’en réjouir! Quant à vous autres, les cinq, vous nous dites que tout le monde peut y gagner quelque chose. D’ailleurs, on vous y voit en photo. Mais en fait, les seuls qui doivent payer, c’est qui ? ….. Pas les huiles, pas le préfet de région, pas les ronds de cuir des interpro, pas les journaleux, mais bien ceux qui offrent les échantillons, après en avoir payé les frais d’acheminement et …. les coûts de production et de stockage depuis souvent deux ou trois ans. Quant à la médaille, elle peut aider à vendre si on a une production de masse. Moi, jamais un client particulier ni un restaurateur ne m’a demandé la couleur que j’avais obtenue à Mâcon, Paris, Vienne (Autr.) ni Londres. Et la seule tête qui se gondole vraiment, c’est le trésorier de l’organisateur. Oh le joli trait d’esprit !

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