Les 5 du Vin

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Tristesse de la pâleur (ou éloge de la couleur)

16 Commentaires

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La course à la pâleur dans les vins rosés fait rapidement son chemin depuis quelques années, et, selon moi, provoque des ravages. Chaque fois, ou presque, que je déguste un des ces machins pâlots, sans saveur particulière (sauf un peu de bonbon anglais, parfois) mais avec sa dose d’alcool réglementaire qui dépend, en gros, du binôme cépage/climat, j’en suis de plus en plus convaincu. A contrario, chaque fois, ou presque, que je déguste un rosé ayant une robe soutenue, à mi-chemin entre blanc et rouge, je ressent davantage de saveurs, de tenue en bouche et (c’est l’essentiel il me semble) du plaisir. Je sais bien que ceci est un peu caricatural, mais ce constat est quand-même basé sur un grand nombre d’expériences et sur un tout petit peu d’analyse. En tout cas, comme disait le maire de la commune voisine « c’est mon avis et je le partage ».

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Tout cela n’est pas le seul fait de la Provence, même si la dictature par l’absence de couleur dans les vins rosés est très largement inspirée par la réussite de ces vins passe partout, et qui plaisent, apparemment, à « tout le monde »: donc à personne. Je ne suis pas contre la réussite commerciale, bien au contraire (salut Luc !). Ce qui m’horripile dans cette affaire est la banalisation d’un style, et le comportement « moutonnesque » de la plupart des autres régions, à commencer par le Languedoc-Roussillon ou le Bordelais : régions qui, il n’y a pas si longtemps, faisaient beaucoup de vrais vins rosés avec de la couleur, du goût et tout et tout, et pas essentiellement des faux blancs. Mais la Provence a fait du rejet de la couleur un système de jugement de la qualité. J’en veux pour preuve le fait que la quasi-totalité des appellations de cette région refusent d’agréer des vins rosés qui dépassent une certaine intensité de ton, et cette barre est placée bien bas ! Même Bandol, grand fief des rouges de caractère et de garde (merci au Mourvèdre), a été un moment gagné par ce diktat de la pâleur pour ses vins rosés devenu, malheureusement, le type de vin majoritaire de cette appellation. Je crois que les choses sont en train, doucement, de s’inverser dans cette appellation qui doit absolument garder ses différences avec l’océan des rosés pâles qui l’entoure, mais le constat est bien triste. Et si j’étais producteur en Provence, je me garderais bien de mettre tous mes œufs dans le même panier (rose). La mode est volatile par définition.

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Dans cette période où la communication à outrance sur tout ce qui est supposé être « naturel et donc bon » (quelle foutaise, aussi!), est-ce qu’on parle des techniques utilisées pour retirer de la couleur des moûts ou des vins quand Dame Nature, qui n’est ni bonne ni mauvaise et qui se fiche pas mal de tout cela, fournit les conditions qui augmentent températures et couleur dans la peau des baies ? Bine sûr que non. Et pourtant, c’est bien une intervention technique, une de celles-là mêmes qui sont tant décriées par les tenants d’une interférence minimale de l’homme et ses outils dans le vinification (autre sujet qui pourrait déclencher un article bientôt). Je vois dans tout cela soit un paradoxe, soit une méconnaissance des faits.

Pour évoquer une autre région, gagnée elle aussi par la même mode absurde, la dégustation au cours de la semaine passée de deux Champagnes rosés qui vont à contre-courant de cette triste tendance m’a conforté dans mon opinion. La dernière version du Ruinart Rosé est un vrai vin rosé, bien coloré, très expressif en fruit, et avec assez de structure pour tenir sur autre chose que des chips. Pareil pour le Nicolas Feuillatte  Rosé 2006, Cuvée 225, qui est aussi savoureux que frais, long en bouche et parfaitement défini dans son profil. Voilà deux exemples de ce qui peut être un vrai Champagne rosé, c’est à dire autre chose qu’un blanc à peine teinté, ce qui est le cas, par exemple, de la dernière livraison du Veuve Clicquot Rosé (la version 2008 de ce vin m’a bien déçu, contrairement au blanc du même millésime).

Osons un petit écart sur le chemin glissant mais passionnant du marketing, car c’est bien sur ce terrain que s’est bâti le réussite des rosés de Provence, et, par extension, de la catégorie toute entière. Quel est donc l’intérêt de faire un vin rosé qui n’est qu’une petite variation sur la même chose en blanc ? Question rhétorique bien entendue. Mais tentons d’y répondre : dans l’imaginaire, le pâleur donne une impression de légèreté. La transparence est aérienne, et non pas terrienne et, j’ose rajouter, elle induit la notion de « pureté » dans les têtes d’une partie de la population de plus en plus obsédée par ce concept touchant à l’alimentaire. Même si c’est surtout inconscient, je crois bien que cela joue. Cette légèreté ressentie, dans le domaine du vin, convient aussi à une consommation par temps chaud et c’est bien cela qui a donné un aspect très saisonnier à la vente des vins rosés, même si des producteurs ayant misé à fond sur ce type de produit luttent pour en étendre les périodes de consommation.

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no comment !

Je pose, à la fin, une autre question rhétorique.  La mode (nécessairement stupide selon moi) doit-elle tout emporter, même dans le domaine du vin ? Bien sûr que non, nous sommes d’accord, mais elle a des influences bien plus importantes que celles que nous admettons généralement, et ces influences ont des socles plus profonds que ceux que nous sommes prêts à reconnaître facilement. Ce n’est pas une raison suffisante pour y céder. Il faut juste ouvrir ses sens et son cerveau.

 

David Cobbold

Auteur : Les 5 du Vin

Journalistes en vin

16 réflexions sur “Tristesse de la pâleur (ou éloge de la couleur)

  1. Bonjour David. Vous rapprochez à juste titre pâleur du rosé et légèreté. Des clients m’ont dit, cet été, qu’un rosé plus pâle est aussi moins fort en alcool ! D’autres ont assimilé pâleur avec élégance et finesse. Où devons-nous aller dans nos caves ? Dans le sens du vent ou à contre-courant ?

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  2. Bonjour Dominique. Je suis clairement en faveur de la deuxième option. Cela implique du courage et la capacité de fournir des explications. Vous avez les deux, manifestement.

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    • D’accord bien sûr pour ramer à contre-courant mais il nous faut beaucoup d’énergie. Mais ça marche comme nous l’enseigne le marketing, mon ancien job. Voir à ce propos la campagne publicitaire de Steve Jobs qui a relancé Apple en mauvaise passe à la fin des années 90 avec le slogan « Think different ». Pour avoir la puissance d’Apple, il faudra tout de même qu’on se groupe !

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  3. J’ai un jour participé à un concours de rosés où les autres jurés à ma table (des sommeliers en vogue), sous-notaient systématiquement les rosés colorés – y compris des rosés du Languedoc ou des Tavel. Comme je trouvais cela injuste, ils m’ont répondu que dans leurs établissements (des bons restaus gastronomiques du Midi), ils ne pouvaient pas vendre ce genre de produits, que «la clientèle voulait du pâle».
    Incidemment, cela fait réfléchir: est-ce à dire que même dans les beaux établissements où on se paie le luxe d’employer un sommelier (ce qui devient rare) celui-ci n’a aucune influence, aucune possibilité de donner du conseil? Les bons sommeliers n’ont-ils plus d’autre avenir que de servir de caution aux foires aux vins des discounters en mal de crédibilité?
    Qu’on se rassure, j’ai continué à donner de bonnes notes aux rosés que j’estimais bien faits, indépendamment de la couleur, qui me semble une donnée très secondaire. Et j’ai même réussi à faire pencher la balance assez fort pour que nous primions un Tavel.

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    • Une autre conclusion plus déroutante encore, s’impose: les cotes ne sont pas données pour la qualité intrinsèque d’un vin, mais pour une supposée meilleure commercialisation…

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  4. Quand on souhaite élaborer un bon rosé on se retrouve devant un vrai casse tête chinois : il ne doit pas devenir orange au bout de 3 mois (oxydation), il ne doit pas sombrer aromatiquement dés la fin de l’été (si non quid du stock qui n’est pas encore vendu)et il doit être particulièrement aromatique pour passer par dessus les fortes chaleur et le manque d’hygrométrie de l’été… Pour obtenir cette caractéristique et éviter les deux autres défauts, il est nécessaire

    1 – de récolter des rouges qui développent des thiols avec des arômes secondaires et tertiaires (à la bonne maturité aromatique)
    2 – de procéder à un débourbage sévère au froid afin d’éliminer les phénols responsable de l’oxydation (et de la couleur), et éviter l’amertume lors de la fermentation qui ne doit alors pas être à trop basse température..
    3 – de vinifier à une température plutôt entre 17 et 20° pour développer à côté des thiols des arômes secondaires et tertiaires qui permettront dés avril et surtout après l’été de donner une seconde vie au vin avec ses arômes plus fins et une grande longueur en bouche.

    Enfin pour la couleur pour ceux qui veulent plus foncé, ils peuvent réaliser une macération pédiculaire… Pour les autres après tout ce travail méticuleux la couleur sera assez pâle…

    Pourquoi on ne se pose pas la même question pour les blancs !?

    En attendant très peu de cépages rouges combinent cette capacité à faire un grand rosé, et les saignées réalisées sur des rouges à bonne maturité pour faire justement des rouges, ne sont pas faite pour faire des rosés intéressants !

    Et comme les plus grands rosés sont souvent pâles… Même les mauvais le deviennent pour faire croire qu’ils sont grands, mais à quel prix d’intrants œnologiques ?

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  5. Bravo Hervé. Pas de commentaire sur les sommeliers incompétents ! Et cette affaire de couleur s’applique à tous les types de vins. Il me semble très difficile, voire impossible, de dire quoi que ce soit sur la qualité d’un vin par sa seule couleur ou tonalité. C’est pourquoi je ne comprends pas l’attitude des commissions d’agrément qui refusent un vin sur ce seul critère. Si un producteur veut se démarquer d’une mode, libre à lui si son vin de présente pas de défauts majeurs qui pourraient nuire à l’image de l’appellation.

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    • Toutes ces discussion que je prends en court de route sont toutes intéressantes. Il est vrai que la clientèle a tendance à rechercher des rosé pales. Le mien par exemple est plutôt soutenu (0.53 d’IC ce qui n’est pas énorme non plus !) et a le droit régulièrement à des remarques… même de la part de cavistes qui le trouvent trop « fort » (il fait 13.5° mais aucun déséquilibre) et qu’ils auraient du mal à vendre… On est tous conditionnés, même les pros.
      En fait, je rebondis sur ta remarque David « … les commissions d’agrément refusent un vin sur ce seul critère » … Normalement le Cahier des Charges défini une Intensité Colorante (Tavel par exemple : une intensité colorante modifiée (DO 420 nm + DO 520 nm + DO 620 nm) comprise entre 0,50 et 3). Dans le cas d’un Tavel en dehors de cette plage, il est logique qu’il soit refusé… car il ne respecte pas le CdC.
      « se démarquer d’une mode… » oui, bien sur pourquoi pas mais dans certains cas en perdant l’appellation : Un Tavel trop pâle ou supérieur à IC3 par exemple.
      En revanche, si le CdC ne précise rien (je ne sais pas si ça existe… apparemment oui, je n’ai rien vu dans le CdC Côtes de Provence), il n’y aurait aucune raison (analytiquement parlant) de refuser un vin sur ce seul critère (qui n’est pas défini). A mon avis, le comité qui aurait du mal a accepter une couleur doit trouver un autre prétexte pour justifier son refus, mais en tout cas pas sur un critère ou norme analytique.

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  6. Très bonne intervention, David. Sujet très énervant pour tous les amateurs de rosés colorés, fruités, parfumés, charmeurs et de gastronomie, capables même de vieillir (Tavel en est un bon exemple).
    Cette mode des rosés incolores est le résultat d’un habile marketing, fondé sur le fait que de nombreux vignerons de la « Provence du rosé pâle » (surtout pas toute la Provence, cela va sans dire) ont trouvé commode de vinifier des récoltes de raisins pas forcément bien mûrs, provenant de jeunes vignes, et produisant des tonnages important. Opportunité dont les résultats positifs en terme de vente a rapidement convaincu les autres de faire pareil. Succès !! Le conditionnement du consommateur a été rapide et des AOC comme Bandol, patrie du Mourvèdre et de vins rouges remarquables, ont cédé à la tentation.
    Dans notre Haut Vaucluse, les vignerons élaborent des rosés teintés, fruités, très agréables, bien loin de ces rosés insipides de bord de piscine. Il est vrai que les personnes qui viennent dans nos caveaux posent des questions sur le sujet, imprégnés qu’il sont par la mode des rosés transparents. De façon générale, la dégustation apporte une réponse déterminante. Mais il faut insister, c’est vrai.
    Scène vécue il y a quelques temps chez un caviste de Carpentras : entre dans la boutique un jeune couple, visiblement très novice en matière de vins, qui demande à acheter du « rosé de Provence ». Le caviste, avec patience et pédagogie, leur explique qu’ils sont en Provence, à Carpentras et aux alentours, dans la vaste AOC Côtes du Rhône, mais que les rosés dits « de Provence » constituent une catégorie de vins particulière qui est peu élaborée dans le secteur des Côtes du Rhône (enfin, pas trop). Et il leur fait déguster un rosé plus que pâle de Provence, qu’il dit avoir acheté au super marché pour disposer d’un élément de comparaison (coût : moins de 4 €), puis un rosé bien coloré de l’espace CdR. Les deux jeunes trouvent effectivement que ce dernier est plein de charmes…mais optent pour un rosé de Provence car, disent-ils : « c’est un vin que nous devons offrir à nos amis de Paris et nous avons peur qu’ils soient un peu déroutés face à un rosé aussi coloré »…. La messe était dite ; le caviste, dépité, les a envoyés au super marché car il ne vendait pas ce genre de produit…
    Que d’efforts ne devrons-nous pas déployer pour inverser le sens de cette mode stupide !! Et Hervé s’indigne à juste titre : Comment des sommeliers talentueux peuvent-ils se laisser influencer jusqu’à oublier leur rôle de pédagogue convaincant ? C’est un peu la même chose avec les VND, que les sommeliers ont du mal à conseiller lors du choix des mets d’un repas car, dans le cerveau du consommateur, s’est installé le côté désagréable hyper-sucré de certains de ces VDN bas de gamme.

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  7. Vous appuyez tous là où cela fait mal. Pour des raisons non pas humanitaires, mais d’humanité (un proche « dans l’embarras »), Christine et moi avons décidé de repousser de 10 jours l’entame de nos vendanges.
    Elle n’est toujours pas disponible et ne le sera sans doute pas dans les semaines qui suivent et nous vendangeons en plus avec une équipe très réduite (4 «externes» seulement). Pas facile à gérer.
    J’ai commencé aujourd’hui, du macabeu dans la matinée: il est au frais au fond de la cave, d’un état sanitaire comme je n’ai jamais vu mais des grains de la taille d’un petit pois de gros calibre! Et un peu de grenache noir cet après-midi: 20 caisses peu pleines contre 50 à 60 sur cette parcelle, d’ordinaire. En faisant les comptes, cela va coûter presque 35 centimes d’euros le kg, rien qu’en main d’oeuvre! Et il faut entre 180 et 200 kg pour faire 100 litres de jus à débourber, cette année! Demain matin, très tôt, avant que Christine ne prenne ses fonctions de garde-malade bénévole, on mettra 1,2 tonnes de raisins non-égrappés dans le pressoir (un 27 hl surdimensionné, d’occaze, 1988 mais qui marche très bien) avec un rien de protection et … j’irai ensuite rejoindre l’équipe pour compléter avec un peu de syrah. C’était ma recette l’an dernier et nous sommes hors stock depuis le 15 août. On me dit : «Il est bon, ton rosé». Je le pense aussi mais je ne suis pas certain de gagner un euro entier par bouteille! Et je le vends au même prix que mon premier rouge, pourtant. Normal, il est élaboré avec les raisins de même qualité, et plus de frigories à générer, de surcroît.
    Quant à la couleur, elle est comme elle vient. Mais j’avoue arrêter la montée en pression quand ça coule… vraiment teinté. L’informatique qui gère l’automatisme n’est plus fiable depuis 4-5 ans et les relais coûtent cher chez Bucher, donc on fait tout «à la main» et «au pif». Après, je partage à peu près les mêmes goûts (préférences) que David pour cette couleur.
    Une différence, par coquetterie, il dit ne pas apprécier les arômes de «bonbon anglais». C’est un comble! Mais je pense que c’est de la démagogie en vue d’obtenir sa naturalisation plus vite. Moi, c’est le «cuberdon» que je n’aime pas dans le rosé. Vous savez ce petit cône tout rouge plein d’amarante, d’arôme synthétique de grenade et de gomme arabique. Pourtant, il est le symbole même des mauvaises confiseries belges de la Mer du Nord (des «fancy-fairs à la fraise» de Souchon aussi).
    Les grands esprits se rencontrent …

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  8. Le plus emmerdant dans toutes ces histoires de robes, c’est que indépendamment de la couleur (blanc taché, fuchsia, grenadine, clairet…) il existe dans toutes ces catégories des rosés superbes, certains même ayant l’étoffe de grands vins, à Bandol par exemple. Et si la mode semble bien installée, n’oublions pas qu’il y a 70 ans le Bordelais était plutôt blanc alors qu’il est vite devenu rouge, sans parler de politique bien sûr. Il reste que tant qu’il y aura un paquet de fric à se faire avec des gogos adeptes de rosés Angelina & Brad en magnum, avec plusieurs cuvées histoire de bien élargir la gamme, le rosé couleur nymphette anglaise vivra de beaux jours. 😉 Et disons-le aussi, un verre de rosé au bord d’une piscine un soir d’été, même avec un glaçon dedans, c’est pas si dégueulasse que ça !

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  9. Brexit ou pas, la Grande Bretagne n’est pas à l’abri de la vogue du pâle, et même « beyond the pale »: « frosé »; voir ici: https://www.theguardian.com/society/2016/sep/13/consumers-drink-pink-rose-sales-double-rise-frose-brose-english-wine

    Gageons que le phénomène déboulera bientôt ici aussi…

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  10. Permettez-moi, cher David, d’entrer dans la discussion pour mettre en lumière les rosés du Val de Loire, avec ses trois AOC Rosé de Loire, Cabernet d’Anjou et Rosé d’Anjou; les deux dernières étant des demi-secs. Le Val de Loire est le deuxième vignoble après la Provence pour sa production de rosé qui totalise près de 500 000hl. Ces vins ont beaucoup progressé en complexité, en vivacité, en fraîcheur, traçant leur voie au niveau de la couleur sans trop se soucier des modes ni chercher des pâleurs anorexiques. Il m’a été dit que la couleur d’un beau Cabernet d’Anjou devait être proche de celle de la rose « cuisse de nymphe émue » originaire de Doué-la-Fontaine, en Anjou.

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  11. J’en ai planté, de la rose appelé « Cuisse de Nymphe Emue ». Jolie couleur, bien que pâle et très agréable parfum aussi, mais très fragile face à des maladies habituelles du rosier.

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  12. Que c’est agréable de lire un tel article ! Nous produisons en Coteaux du Languedoc un de ces rosés qui n’a rien de pâle. Nous allons même jusqu’à en vinifier la moitié en barriques avant cinq mois d’élevage sur lies. C’est un rosé vineux, de repas, qui s’apprécie toute l’année et supporte avec bonheur un peu de bouteille. Nous avons parfois l’impression de prêcher dans le désert face à la déferlante des rosés « plus pâle que moi tu meurs ». Ça fait du bien de nous voir en si bonne compagnie…

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  13. Pingback: La mode des rosés pâles s’est emparée de l’Espagne | Les 5 du Vin

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